Histoire

ESPELETTE (LABOURD)

– EZPELETA

EZPELETA « D'argent au lion de gueules » (LAN -SVN)
Maison noble citée en 1249 domun despeleta (JBO)
Les Ezpeleta, originaires du village de même nom seront très tôt au service du roi de Navarre. En 1408, ils seront possessionnés par Charles III de la vicomté de Valderro (val d'Erro) en Navarre, juridiction de Aioz, située à proximité du Pays de Quint et comprenant les montagnes des Aldudes ; le bénéficiaire fut Beltran d'Ezpeleta. Ils seront également pourvus d'une maison noble à Ossès par le roi de Navarre. Les Ezpeleta seront aussi présents à Marquina (Biscaye), ils sont seigneurs de Gostero (Souraide).
Une enquête de 1311 faite sous Edouard III d'Angleterre, établit que le seigneur d'Ezpeleta possédait en propre les terres de la paroisse d'Ezpeleta.
La terre d'Ezpeleta fut érigée en baronnie, avec droit de haute, moyenne et basse justice en 1462 par le roi de France Louis XI, en faveur de Jean d'Ezpeleta, vicomte de Valderro, qui fut tué en 1471 par les partisans de la maison de Beaumont. Il avait été également nommé Mérino (gouverneur) à vie d'un château fort près de Pampelune ; preuve que les nobles d'une certaine importance pouvaient se déclarer vassaux de plusieurs souverains, comme le permettaient les usages moyenageux.
Garcie Arnaud d'Ezpeleta fut chevalier croisé au côté de Saint Louis et Thibaut II de Champagne, roi de Navarre. Bertrand d'Ezpeleta ayant combattu la France au sein de l'armée espagnole, le parlement de Bordeaux, en 1637, ordonna la confiscation de la baronnie et le château d'Espelette fut rasé .La baronnie fut donnée au duc de Grammont ; mais il dut la restituer par transaction en 1690 à dona Enriquez de Lacarre-Navarre, petite fille et héritière de Bertrand d'Ezpeleta. Elle reprit possession de la baronnie en 1690. Décédée sans alliance, elle légua le château d'Espelette aux curés de la paroisse.

*APB *RH *SVN *HVN

AGUERROA « D'azur à la croix potencée d'argent et une bordure d'or chargée de huit coquilles de gueules » (SVN)
Deux maisons de ce nom existent à Espelette. Ces armes sont d'inspiration jacquaire ; elles sont sans doute en relation avec le prieuré d'Otsantz situé non loin de là dans les bois d'Ustaritz-Souraide et qui était tenu par les Prémontrés de Lahonce, de même qu'ils tenaient la Chapelle Saint Sauveur à Jatxou, la Magdelaine à Saint Jean le Vieux et la grange (on dénommait ainsi un domaine agricole) Saint Sauveur d'Orthicole à Urt
Ces armes sont peut-être celles d'un prieur du prieuré.

ARMES COMMUNALES DE ESPELETTE « « D'argent au lion de gueules »

ESPES UNDUREIN (SOULE)

– EZPEIZE ÜNDÜRÜÑE

SPONDE « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à deux truites d'or posées en fasce et rangées en pal celle du bas contournée ; aux 2 et 3 de gueules à une croix de calvaire d'or entrelacée en cœur d'une couronne d'épines de sable » (APB)
Guicharnaud de Sponde, décédé vers 1481, il avait épousé Johannette de Viscarret. Son fils Gracian de Sponde épousera Marguerite de Barrèche, fille de Gracian de Barrèche, seigneur du Domec de Libarrenx ; d'où Johannot de Sponde, sieur de Guicharnaud, père de Eneco de Sponde.

Eneco de Sponde, sieur de Guicharnaud à Undurein, conseiller et secrétaire de Jeanne d'Albret, fut massacré par les Catholiques. De son troisième mariage, sont issus notamment Henri de Sponde, né en 1568, évêque de Pamiers en 1626, démissionnaire en 1641 il décède en 1643.

Jean de Sponde, frère d'Henri, est lieutenant général de la sénéchaussée de La Rochelle, il meurt en 1595. Marié à Aimée le Grand. Il est père de Jean de Sponde, évêque de Mégare en 1634, qui succède à son oncle Henri, comme évêque de Pamiers en 1641 et décédera en 1643, deux mois avant son oncle.

*APB *JJL

ETCHARRY (SOULE)

– ETXARRI

OYHENART- TARTAS « D'argent à trois chênes de sinople rangés en fasce sur une terrasse du même ; ceux de dextre et senestre plus petits sommés de deux coqs de bruyère affrontés de sable et accostés de deux lévriers passants affrontés de gueules et colletés d'or » (JJ- Arnaud d'Oyhenart )

alias « D'or à un arbre arraché au naturel , accompagné de deux arbres plus petits du même chacun sommé de deux corbeaux affrontés de sable et au pied de chacun des deux arbres deux loups affrontés de sable » (DOH)

Famille noble citée en 1385 oyhanartd (JBO)
Jacques, seigneur de la Salle d'Oyhenart d'Etcharry, marié à Catherine de Berraute ; son fils aîné Roger d'Oyhenart épouse en 1574 Isabelle de Tartas, dame de la maison noble de ce nom à Etcharry. L'un de leurs enfants, François d'Oyhenart, lieutenant du bailli d'Ostabarret, avait épousé Marie de Gainchurigarai (il y avait une autre maison Gainchuri juson) héritière de cette maison de Cibits qui était franche en 1412, anoblie en 1679. La maison de Tartas fut anoblie sans doute tardivement ; sur le Censier de Soule (1377), il y avait deux maisons franches de ce nom lostau de tartas ; tartas juzon.

Selon Jaurgain, les Oyhenart d'Etcharry n'ont pas de lien avec la famille de l'historien mauléonnais Arnaud d'Oyhenart marié vers 1626 à Jeanne d'Erdoy. Pourtant dans le même ouvrage, Jaurgain se contredit quelque peu en citant Bernard Etienne d'Oyhenart d'Erdoy, descendant de l'historien Arnaud d'Oyhenart et de Jeanne d'Erdoy, seigneur de la Salle de Cibits, utilisant en 1744 un sceau ou figurent les trois arbres des Oyhenart d'Etcharry et l'écartelé des Oyhenart-Erdoy. Il est donc fort probable à la lecture de ce sceau, que les deux familles Oyhenart étaient issues d'une souche commune.
En 1658, Roger de Tartas était seigneur des maisons nobles Elizetxe et Halzpuru à Uhart Cize ; il vendit ces deux Salles à Pierre de Berrogain.

*JJ- Arnaud d'Oyhenart *SSLAB-1933- J.B.Daranaz

GABAT ( BASSE NAVARRE)

– GABADI

JAUREGI « D'argent à trois jarres de gueules » (DN-SVN)
alias « D'argent à trois jarres de sable » (LAN)

Maison noble citée en 1125 spagnol de gabat ; 1350 la salle (JBO)

Le seigneur de Gabat possédait également la seigneurie de Masparraute. Vers 1300, l'héritière de Gabat et Masparraute, épouse Auger de Gramont, fils puîné de Arnaud Guillaume III de Gramont. Leur fils Espain de Gramont est seigneur de Gabat ; il sera mesnadier (militaire rétribué) de Charles le Mauvais, roi de Navarre en 1355.

Le seigneur de Gassion possédait la dîme et la Salle de Gabat au XVII° siècle. En 1793, Abbadie d'Ithorotz possédait la Salle de Gabat.

*MG- Tome III *JJ- La Vasconie

GARAT « D'or à cinq cotices d'azur » (ABN-RH)
Ces armes ne sont données à Gabat que par l'ABN, (reprises par P. Haristoy) ; il pourrait s'agir de Garai citée en 1350 et qui était une maison fivatière de la Salle de Gabat.

GAMARTHE (BASSE NAVARRE)

– GAMARTE

AINZINE « Tiercé en pal de sinople d'argent et d'azur à l'arbre de sinople, au lion de gueules contourné et brochant, attaché à l'arbre par une chaîne (de sable) » (SVN)
alias « D'argent à l'arbre de sinople au lion de gueules regardant attaché à l'arbre par une chaîne d'or » (APB)

Maison non citée à Gamarthe. Il existe toutefois à Gamarthe une maison Ainzinekoborda, non loin de l'emplacement ou devait se situer le fort royal de Rocabrun.
Jean d'Asme est seigneur d'Ainzine, maison infançonne, avant 1670. Les maîtres de cette maison ne devaient pas avoir d'entrée aux Etats.
*RH

GARINDEIN (SOULE)

– GARINDAÑE

ARROKAIN « Ecartelé au 1 d'azur à une croix d'argent chargée de quatre croissants d'azur ; au 2 de gueules au lion d'argent couronné d'or rampant contre un rocher de six copeaux d'or mouvant du flanc dextre ; au 3 d'or au dragon ailé de sinople ; au 4 d'azur au sautoir d'or chargé de quatre coquilles d'azur posées dans le sens du sautoir » (ADPA–Manuscrit de Jaurgain)
alias « Ecartelé ; au 1 d'argent à la croix recroisettée en filet de sable et cantonnée de quatre croissants d'azur ; au 2 de gueules au lion d'argent couronné d'or rampant contre un rocher de six coupeaux d'or mouvant du flanc senestre ; au 3 d'or au dragon ailé de sinople couronné de sable ; au 4 d'azur au sautoir alaisé d'or cantonné de quatre coquilles d'argent » (APB)

Maison noble citée en 1327 lostau darroqueyn de guariney ez ostau gentiu (JBO)
Jean de Larrokain est cité en 1465 ; le seigneur d'Arrokain est juge à la cour de Licharre de 1688 à 1734.
Les d'Arridolle possèdent Arrokain dans la seconde moitié du XVII° siècle.
Les d'Arridole, originaires de Sauveterre, seigneurs de Guinarthe, près de Sauveterre, au XVIII siècle. Très proches des Gassion, ils étaient également seigneurs d'Osserain.


*APB *AB

GARRIS (BASSE NAVARRE)

– GARRUZE

BERROBURU ou BERHO « D'azur à la fasce d'argent chargée de trois flanchis de gueules ». (LAN - ABN)
alias « De sinople à la fasce d'argent chargée de trois flanchis de gueules » (SVN)
alias « D'or à la fasce d'argent chargée de trois flanchis de gueules » (DN)
Ces dernières armes ne respectent pas la règle héraldique des émaux.
Au XVIII° siècle Armand d'Esquille, président au parlement de Navarre, est seigneur de Berho. En 1789, JP Etcheverry, curé de Labets, achètera cette maison noble.
*SSLAB n°99
IRIBARNE « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'azur au cheval d'argent ; aux 2 et 3 d'argent au corbeau de sable » (DN- SVN)
alias « Parti au 1 d'azur au cheval d'argent au 2 d'argent au corbeau de sable » (SVN)
Maison fivatière de l'abbaye de Sorde, citée en 1412 guilhen arnalt diribarren, 1551 iribarne (JBO)
Arnauton d'Iribarne, acquiert vers 1500, la maison Chouhirena. Son petit-fils Martin d'Iribarne, sieur de Chouhirena et Martirenea, épousera Jeanne d'Echessarry, héritière de la Salle de Pedeluxe à Garris (elle existe toujours) .Leur fille Jeanne d'Iribarne épouse en 1591 Arnaud d'Ekiotz de Sorhapuru.
Raymond d'Iribarne est seigneur de Zaldixuri de Mongelos vers 1680 ; il épouse vers 1670 Marie d'Issoste, fille de Jean d'Issoste, seigneur d'Issoste à Orègue.
En 1728, Guillaume d'Iribarne sieur de Zaldixuri, épouse Anne de Jaureguy, héritière de la Salle de Jauregi de Lantabat (à Azkonbegi). Anne est la fille de Jean de Jaureguy et de Claude d'Eliceiry de Lantabat mariés en 1697. Leur fils aîné Jean Pierre, seigneur de Jauregi, épouse en 1760 Jeanne de Consuelo, héritière de la Salle de Fleurdelis de Mongelos. Guillaume d'Iribarne, seigneur de Jauregi de Lantabat et de Fleurdelis, épouse en 1792 Marie d'Aguerre, de Saint Martin d'Arberoue, maison anoblie en 1435.

Il y avait une autre branche des Iribarne à Méharin, anoblie en 1503 par Jean d'Albret, qui porte les armes originelles des Irbarne « D'argent au corbeau de sable » alias « D'azur au corbeau d'argent ».
L'écartelé des Iribarne cité ci -dessus , rappelle l'alliance de ces derniers et des Zaldixuri ; ceux-ci figurant avec des armes parlantes (cheval blanc pour Zaldixuri)

*APB
ETXESARRI « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'azur au château d'argent ; aux 2 et 3 d'argent à l'arbre de sinople à la bordure générale de gueules chargée de dix flanchis d'or » (SVN-DN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au château d'argent ; aux 2 et 3 d'argent à l'arbre de sinople ; à la filière générale d'argent » (LAN)

Maison noble citée en 1412la salle dechassarrj (JBO)
En 1568, Sannati de Gensanne d'Orsanco, est seigneur d'Etxesarri.
M. d'Esquille est reçu aux Etats pour cette Salle le 9 juin 1746; mais les Esquille étaient déjà seigneurs d'Etxasarri avant 1698.
Mr. Arnaud de Vivié est seigneur de Etxesarri en 1773.

*EK-n°43 *RH *AB *SSLAB- n°99

GARRIS « D'argent à trois sangliers passants de sable » (LAN-SVN)

Sans doute le château d'origine des Garris, Gaztelu cité en 1120 (JBO)
Arnaud Garsie de Garris cité dans un acte en 1120. (CDS)
Le SVN donne ces armes aux Garris en Arberoue (Garris n'est pas en Arberoue) pour les différencier de celles qu'il attribue aux Garris du Palacio. (voir ci-dessous)
Les seigneurs de Garris sont issus du lignage des Gramont. Bergon I Garcia, seigneur de Gramont, est le second fils de Garcie Arnaud, vicomte de Dax ; vers 1040, il est apanagé au moment de son mariage des baronnies de Gramont, de Bergouey et de Garris. Son fils Garcia Bergon de Gramont est seigneur de Garris ; lui succède Arnaud Garcia de Garris, mort vers 1119. Arnaud Aragon de Garris, assiste à la fondation de l'hôpital d'Urdos en 1151. La généalogie des Garris nous est inconnue, alors que Garris fut la capitale de Mixe avant d'être remplacée par Saint Palais ; ce lignage s'installera également en Navarre.

*JJ- La Vasconie *SVN

LE PALACIO DE GARRIS « D'argent à trois losanges de sable et une bordure dentelée de gueules » (DN-SVN)

Le SVN attribue ces armes aux « Garris du palacio de Mixe » Il s'agit sans doute du château-fort royal, édifié sur le mont Tourouna (turon), différent de la Salle des Garris. Il s'agit plutôt des armes d'un capitaine, peut-être un Garris, commandant la garnison du fort.
Ce château, situé près de celui des Luxe, fut rasé par les troupes castillanes de Ferdinand d'Aragon en 1514. Celui-ci cherchait à asseoir son autorité sur la Basse Navarre restée fidèle à Jean d'Albret et Catherine dépossédés du royaume de Navarre en 1512.
Le capitaine de Garris est cité avec la noblesse lors des premiers Etats Généraux de Basse Navarre en 1522 ; il devait certainement s'agir du châtelain de Garris, mettant en évidence le rôle stratégique tenu par cet ouvrage dans le royaume de Navarre.

*CU

SORMENDI « D'argent à une croix pommetée de gueules chargée de cinq besants d'or » (ABN-DN)
alias « D'argent à une croix tréflée de gueules chargée de cinq besants d'or » (LAN)
alias « D'argent à une croix de gueules chargée de cinq besants d'or » (SVN)

Maison noble citée en 1412 lostau de sormendj gentju (JBO)
Ces armes sont une brisure des armoiries des Casamajor d'Aroue, les Saint Martin d'Arberoue puis les Aroue possédaient la seigneurie de Casamajor.
Tristan de Saint Martin est cité comme seigneur de Sormendi, lors de son mariage avec Jeanne de Belsunce le 14 juin 1556. Son petit-fils, Valentin d'Aroue est seigneur de Sormendi en 1620, lors de son mariage avec Marie d'Alzate-Urtubie ; Valentin d'Aroue est vicomte de Saint Martin d'Arberoue en 1657. Sa fille et héritière Catherine d'Aroue, vicomtesse de Saint Martin, est dame de Sormendi, elle épouse en 1652 Jean Paul Bidou, gouverneur du château de Pau.
M. de Saint Martin est admis aux Etats de Navarre en 1710 pour Sormendi ; si l'on ne peut dire qui était le nouvel assermenté, on observe que Sormendi était toujours dans la famille vicomtale d'Arberoue à cette date et le demeurera jusqu'en 1746.

*SSLAB-n°100 *AB *APB

ARMES COMMUNALES DE GARRIS « D'argent à trois sangliers passants de sable »

GESTAS (SOULE)

– JESTATZE

JAUREGI (de Gestas) « De gueules à un dextrochère d'argent au chef dentelé cousu d'azur » (AL)
Maison noble citée en 1130 arnaldum raimundi de giestars (JBO) En 1532, Pès de Forpellat, jurat et bourgeois de Navarrenx, est seigneur de la Salle de Gestas et qu'à cette date, il achète pour 3001 écus sept sols, la seigneurie de Jasses qui appartenait à une branche des Navailles en Béarn. Déjà en 1509, son fils Bernard de Forpellat avait épousé Jeanne de Navailles, fille cadette de Pierre de Navailles, gentilhomme de la maison du roi et lieutenant du châtelain de Mauléon. Pour cette union, Pès de Forpellat avait touché une dot de 300 écus.
CASAMAJOR « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules au lévrier rampant d'argent accolé du même ; aux 2 et 3 d'azur à une tour d'argent ouverte, ajourée et maçonnée de sable » (AB-APB-Armorial de Guyenne)
Johannot de Casamajor, seigneur de Casamajor à Rivehaute, devient seigneur de la maison noble de Gestas avant 1570.
Les Casamajor, issus de Rivehaute en Béarn, très proche de Gestas, se sont divisés en trois branches au début du XVII° siècle : Gestas, Jasses et Charritte. Les armes ci-dessus sont celles de la maison principale, elles seront aussi portées par les branches de Gestas et Jasses ; celle de Charritte portera des armoiries différentes.Guicharnaud de Casamajor, fils aîné de Johannot, seigneur de Casamajor et de Gestas, est notaire à Navarrenx en 1567-1571, jurat de Navarrenx en 1579, contrôleur royal d'artillerie, reçoit les lettres d'anoblissement en 1583 pour Casamajor de Rivehaute. Il épouse Hélène de Marsolan de Navarrenx, puis en secondes noces, il s'allie à Françoise de Bonnefont . Il acquit la seigneurie de Jasses en Béarn vers 1589, sans doute de Bernard de Forpellat.Du premier mariage est issu Jean de Casamajor, seigneur de Casamajor et de Gestas, qui continuera la branche des Gestas ; il épousera Jeanne de Méritein. Son frère cadet, Josué de Casamajor, se marie en 1608 avec Jeanne de Charritte, héritière du potestat de Charritte-de-Bas et de Jaurigoien, maison noble de Chéraute. Jeanne était la fille unique de Antoine de Charritte et de Jeanne d'Etchart. Josué de Casamajor et Jeanne de Charritte, fonderont la branche des Charritte ; en 1619, ils vont acquérir le Domec de Lichos et la maison Casenave de Charritte (cette maison était anoblie en 1613) de Jean d'Abbadie, seigneur de Elizaga, autre maison noble de Charritte.Du second mariage de Guicharnaud de Casamajor, est issu Pierre de Casamajor, qui sera apanagé de la seigneurie de Jasses , après son mariage en 1614 avec Marguerite de Gontaut-Biron, ils formeront la branche des Casamajor de Jasses.
*AB * JJ- Arnaud d'Oyhenart et sa famille -Les Maisons nobles de Soule *AL

GOTEIN LIBARRENX (SOULE)

– GOTAÑE IRIBARNE

JAUREGI (la Salle de Gotein) « D'or à un palmier de sinople au sanglier passant de sable brochant sur le fût, à la bordure de gueules » (LAN)
alias « D'or au chêne arraché de sinople au sanglier passant de sable brochant sur le fût » (ADPA- Manuscrit Jaurgain)
Maison noble citée en 1338 seyner de gotein, la sale de guotein (JBO)
Ces armes sont celles des Arbide de Juxue.
Peyreton d'Arbide, seigneur d'Arbide de Juxue, est seigneur de la Salle de Gotein. Vers 1460, il épouse Gratiane de Louvie. Son petit-fils Jean I d'Arbide, seigneur de la Salle de Gotein, épouse en 1525 Catherine de Lacarre, héritière de Lacarre, Gamarthe et Suhescun.
Jean II d'Arbide, seigneur de Gotein, d'Arbide, de Lacarre, Gamarthe et Suhescun, épouse Jeanne d'Espes dont il eut deux filles et en secondes noces vers 1570, Marie de Grison. De cette dernière union, Pierre d'Arbide , est l'héritier des biens des Arbide (sans doute suite au renoncement des deux filles du premier mariage) et donc de Gotein, épouse en 1614 Marie de Belsunce, fille de Bertrand de Belsunce, châtelain de Mauléon et de Gratianne d'Etchart. Ils auront une fille unique Jeanne Marie d'Arbide héritière de la baronnie de Lacarre qui se marie en 1666 à Daniel de La Futsun.
En 1652, Arnaud de Meynaud acquiert la seigneurie de Gotein, sans doute de Pierre d'Arbide ; il en prit les armes.

*APB
ELISSAGARAY (à Gotein) « D'or à un château, girouetté et donjonné le tout de sable, ouverte du champ ; parti d'azur à une fasce d'or accompagnée en chef d'un croissant tourné d'argent et en pointe, d'un ouroboros du même » (APB)
En 1344, elle était fivatière de la Salle de Gotein.
Le parti de ces armes est des Uhalt de Tardets ; ils s'allieront aux Elissagaray en 1862 et ces armoiries sont logiquement postérieures à cette date.
Famille établie à Gotein au XVII° siècle, n'était pas anoblie à cette date.
Arnaud d'Elissagaray, épouse en 1640 Gracianne d'Etchecopar. Leur fils Arnaud d'Elissagaray, sieur d'Elissagaray, épouse en 1663 Marguerite d'Elissalt, fille de Arnaud d'Elissalt, sieur de Sallaberri, maison franche d'Ossas.

Pierre d'Elissagaray, sieur d'Elissagaray et de Sallaberri, notaire royal de Soule, épouse en 1713 sa cousine Marie Josèphe de Vidart de la Salle de Sibas.

Jean Pierre d'Elissagaray II° du nom, seigneur d'Elissagaray et de Sallaberri, lieutenant au régiment des Milices de Soule, épouse en 1772 Jeanne de Lebrun de Tardets.

Jean Pierre d'Elissagaray, III° du nom, marié en 1862 à Marie Louise d'Uhalt ; d'où Renaud d'Elissagaray, né à Tardets en 1871, adopté par Jean de Jaurgain, historien et auteur notamment de La Vasconie. Renaud d'Elissagaray, épouse en 1898, Marie Thérèse Pauline Cazeaux. Leur descendance prendra le nom de Elissagaray de Jaurgain.

*APB *CS

JAUREGUIBERRY( à Libarrenx ) « D'azur au cerf arrêté d'argent à la bordure d'or chargée de quatre chaudrons de sable alternant avec quatre loups du même » (APB)
Maison noble lostau de jaureguiberrie (JBO)
Guilhem Arnaud était seigneur de Jauregiberri à Libarrenx de 1471 à 1482. Arnaud de Jauregiberri, seigneur de Jauregiberri, épouse en 1572 Marie de la Salle de Sibas. Charles de Jauregiberri, s'allie en 1673 à Gracianne d'Irigaray de Jauregizahar, maison noble de Menditte.
Leur fille et héritière Marie, dame de Jaureguiberri, épouse Jean de Guichonguet, sieur de Hattie. De cette union, Marie de Hattie, dame de Jaureguiberri qui s'alliera en 1727 à Michel de Lohiol d'Aussurucq ; d'où Pierre de Lohiol, seigneur de Jaureguiberri.
Marie de Jaureguiberri, fille de François de Jaureguiberri, écuyer et de Marie de Sorhaburu, épouse vers 1685, Pierre de Lostal, seigneur de la Salle d'Ermont à Saint Palais.
En 1777, Marie Anne de Jauregiberri, héritière et fille de Jean Pierre de Jauregiberri et d'Anne de Noguez, épouse Laurent d'Etchecopar d'Idaux (voir ci-dessous).

*APB *AB *AS


ETCHECOPAR « De gueules au chevron d'argent chargé de trois coquilles de sinople accompagné d'un canton d'hermine à senestre et d'une tour de d'argent en pointe » (APB)
Cette famille est originaire d'Idaux. Laurent d'Etchecopar épouse en 1777, Marie Anne de Jauregiberri, héritière de la maison noble du même nom à Libarrenx, fille de Jean Pierre de Jauregiberri avocat au parlement et d'Anne de Noguez. Laurent d'Etchecopar fut reçu aux Etats de Soule le 6 avril 1785 comme seigneur adventice de Jauregiberri. Leur descendance prendra le nom d'Etchecopar de Jauregiberri.

*APB *AS

GUETHARY (LABOURD)

– GETARIA


ACHESON « D'argent à l'aigle bicéphale éployée de sable armé et becquée de gueules ; au chef de sinople chargé de deux étoiles d'argent » (SVN)
Famille anglaise, établie à Guéthary en 1611.


ARMES COMMUNALES DE GUETHARY « D'argent à la mer d'azur à une barque d'or la voile de gueules brochante sur le champ chargée de six pêcheurs au naturel, quatre ramant, celui de dextre contournée, celui de senestre harponnant une baleine au naturel, le tout accompagné au flanc dextre d'une falaise au naturel sur laquelle se tient un guetteur de sable »

GUICHE (LABOURD)

– GIXUNE (Pays de Gramont)

GAZTELU - ALBRET « De gueules plain » (F. Luz –Blasons des Familles d'Europe)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or ; aux 2 et 3 de gueules plain » (AL)
Maison noble citée en 1083 villa guissen (JBO)
La seigneurie de Guiche fut démembrée de la grande vicomté du Labourd, crée en 1023 par Sanche le Grand. Arnaud Sanche, descendant des premiers vicomtes du Labourd, est tige des seigneurs d'Ahaxe et de Guiche à la fin du XI° siècle. Lui succèdent : Bonnet II d'Ahaxe, Bonnet III d'Ahaxe, Guillaume Arnaud, dont la fille Thalèse de Guiche vend la seigneurie à Guitard d'Albret en 1329 (voir ci-dessous). Dès le XII° siècle, la seigneurie de Guiche comprend Briscous, Bardos et Urt. Lors de son érection en baronnie en 1444, la seigneurie de Guiche comprendra aussi les territoires de Bardos, Urt, Came, Sames, Saint Pée de Leren et Briscous.
Les dernières armes décrites ci-dessus, sont écartelées de France ; elles furent concédées par Charles VI roi de France en 1389.
Arnaud-Armanieu d'Albret, abandonne le parti anglais et devient homme-lige de Charles V roi de France qui lui fera épouser une de ses belles-sœurs en 1368. Les Albret sont alors comblés de faveurs royales et Charles I d'Albret est connétable de Charles VI en 1403 ; Charles II d'Albret sera l'un des principaux artisans de la reconquête de la Gascogne sur les Anglais ; ceci pour expliquer la concession des armes royales.
Les Albret produiront cinq évêques aux XV et XVI° siècles ; tous porteront leurs armes écartelées de France.
Les Albret acquérront la terre de Guiche de Talèze de Guiche, fille et héritière de Guillaume Arnaud seigneur de Guiche, vers 1329, au bénéfice de Guitard d'Albret. En 1340, Bernard Aiz d'Albret, seigneur de Guiche, donne la seigneurie à Pierre (Pées) d'Albret, fils naturel de Amanieu VIII d'Albret, vicomte de Tartas et de Dax . Pées d'Albret eut des démêles sanglants avec Arnaud Guillaume III de Gramont, qui se terminent par un traité de paix en 1348 ; il construit le château de Guiche en 1351. Jeanne d'Albret, héritière de Pées d'Albret est mariée à Arnaud de Curton.
Leur fille Anne de Guiche, épouse en 1407, Charles de Beaumont, ricombre de Navarre, fils illégitime de Louis de Beaumont et de Marie de Leizarazu et neveu de Charles II, roi de Navarre. La seigneurie de Guiche passe aux Beaumont.

Après la prise de Guiche par Gaston de Béarn, Louis II de Beaumont, seigneur de Guiche, qui avait refusé l'hommage au roi de France, se voit dépossédé de sa seigneurie et en 1494, Alain le Grand d'Albret est apanagé de la terre de Guiche.
En 1534, eut lieu un échange de terre entre Claire de Gramont, veuve de Menaud d'Aster, représenté par l'archevêque de Bordeaux et Henry d'Albret, père de Jeanne d'Albret. Contre les terres de Pellegrue et Jauzac, appartenant aux Gramont, Henry d'Albret cède la seigneurie de Guiche.

*JJ et R. Ritter- La Maison de Gramont *JJL *JJ
*JB. Laborde- Précis d'Histoire de Béarn *J. Garat Saint Martin- Guiche
*R. Cusacq- Guiche avant l'annexion Gramontaise

GAZTELU - BEAUMONT « Ecartelé aux 1 et 4 de Navarre ; aux 2 et 3 losangé d'or et d'azur » (LAN-RH)
alias « De Navarre ; parti losangé d'or et d'azur » (SVN)

Ces armes sont celles de Louis de Beaumont, connétable de Navarre et baron de Guiche (depuis 1407). Le lignage français des Beaumont portait lui, un écartelé de Navarre et de France. Le losangé d'or et d'azur, sont les armes d'origine des Beaumont (SVN).
Les Beaumont issus des Evreux, sont rois de Navarre en 1328, par le mariage de Philippe III d'Evreux et de Jeanne II, fille et héritière de Louis X le Hutin roi de Navarre et de France. Charles II, leur fils devient roi de Navarre en 1349, le frère de Charles, Louis de Beaumont aura une liaison avec Marie de Leizarazu de Baïgorry, il l'aurait même épousé contre l'avis de son frère, avant que celui-ci ne lui impose Jeanne de Naples en 1363.
De cette relation entre Louis de Beaumont et Marie de Leizarazu, naîtront trois enfants :
Tristan, chanoine de Pampelune,
Jeanne de Beaumont qui épousera Pées de Laxague. Pées de Laxague, est élevé à la cour de Navarre ; il sera très proche de Charles III, et
Charles de Beaumont, né vers 1361, qui recevra de son père le titre de comte de Beaumont et sera alferez de Navarre, comte de Lérin et seigneur de Guiche ; son fils Luis de Beaumont épousera Jeanne, fille naturelle de Charles III roi de Navarre. Charles de Beaumont eut un autre fils, Jean de Beaumont, que l'on cite à tort vicomte d'Arberoue, chancelier du royaume de Navarre et dont l'un des enfants, Martin de Beaumont, fondera la branche des barons de Behorléguy, dont les armes (ils portent cinq fleurs de lys) dérivent des Beaumont.
En 1407, Charles de Beaumont, comte de Beaumont, est seigneur de Guiche après son mariage avec Anne de Guiche, fille et héritière de Jeanne d'Albret (fille de Pées d'Albret) et d'Arnaud de Curton. Il était également gouverneur et châtelain de Soule. En 1409, il obtint d'Henri IV, roi d'Angleterre, les droits de péage sur l'Adour, malgré les protestations des Bayonnais qui n'hésiteront pas à incendier de nuit le château de Guiche.

En 1444, Henri VI, roi d'Angleterre, érige la terre de Guiche en baronnie en faveur de Louis de Beaumont, fils de Charles de Beaumont, comte de Lerin et connétable de Navarre. Louis de Beaumont fut le chef du parti des Beaumont dans la guerre civile navarraise contre les Gramont (1451-1515).
En 1449, vers la fin de guerre de Cent Ans, le château de Guiche, qui comptait une garnison de 800 hommes, est assiégé par Gaston IV de Béarn. Les seigneurs labourdins, les Bayonnais et les Dacquois, organisèrent l'envoi de 1600 à 4000 hommes en renfort ; la bataille fut particulièrement sanglante (3 à 4000 tués des deux côtés, mais cela semble exagéré) et Gaston de Béarn s'empare du château de Guiche.

Après la victoire de Gaston de Béarn et du roi de France, Louis de Beaumont refuse l'hommage au roi de France, ce qui lui aurait permis de conserver la seigneurie, suivant les usages moyenageux. Il en est dépossédé en 1494, au bénéfice d'Alain le Grand d'Albret. Henry d'Albret, petit-fils d'Alain, est seigneur de Guiche en 1522 ; il est le père de Jeanne d'Albret et le grand père d'Henry IV.
En 1534, eut lieu un échange de terre entre Claire de Gramont, veuve de Menaud d'Aster, représenté par l'archevêque de Bordeaux et Henry d'Albret, père de Jeanne d'Albret. Contre les terres de Pellegrue et Jauzac, appartenant aux Gramont, Henry d'Albret cède la seigneurie de Guiche à Claire de Gramont. Celle-ci donnera pouvoir à Johannot de Charritte pour prendre possession du château et de la place de Guiche.
Charles IX érige cette baronnie en comté en 1563, au profit d'Antoine I de Gramont. En 1687, Guiche est érigée en duché ; les Gramont portent encore aujourd'hui le titre honorifique de duc de Guiche.

*JJ et R. Ritter- La Maison de Gramont * R. Cusacq- Guiche avant l'annexion Gramontaise
*B. Leroy- Le royaume de Navarre XIII-XV° siècle *PN *JJ *SVN
*J. Garat Saint Martin- Guiche


DIRASSEN « D'or au lion de sable tenant en sa patte dextre une rose de gueules » (APB)
Maison citée en 1340 irayshen (JBO)
François Dirassen s'allie en 1640 avec N…Garat, fille et héritière de Jean Garat et de Marie de Chuhenne, de la maison Guiton, maison qui semble anoblie à cette époque.
Jeanne Dirassen épouse Bertrand de Garat, bayle de Guiche.
Antoine Dirassen, notaire, s'occupera des biens des Gramont après la révolution.

*J. Garat Saint Martin - Guiche


LABADIE « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à une crosse de gueules adextrée d'une épée d'azur posée en pal, la pointe en bas ; aux 2 et 3 d'argent à trois merlettes de sable » ( J. Garat Saint Martin – Guiche)

Maison citée en 1340 abadie (JBO) ; abbaye laïque dès 1392.
En 1452, Augustine de Bessebat, dame de Labadie, adresse une requête à Charles II d'Albret, seigneur de Guiche, selon laquelle il y a une quinzaine d'années, le capitaine du château de Guiche l'avait spoliée du quart de la dîme de la paroisse. Le seigneur de Guiche, demande que l'on accède à la demande de la plaignante.
Jean de Labadie est seigneur de Labadie en 1552.
Jean de Labadie écuyer, seigneur de Labadie et de Pé de Garat, épouse en 1587, Gracie Suhigaray, fille de Marie de Colombots et de Pierre Suhigaray, qui deviendra seigneur de la Salle de Bardos en 1605.
Henry de Suhigaray de la Salle de St Pée en Cize (les Suhigaray avait acquis la Salle de Saint Pée à Saint Jean le Vieux vers 1610) se marie en 1663 avec Marguerite Labadie.
Laurence Marguerite de Suhigaray, dame de Saint Pée et de Labadie, épouse Jacques de Biaudos.
Jean de Biaudos, seigneur de Labadie et de Biaudos, se marie à Anne de Roll en 1723.
En 1774, Charles Antoine de Salha, baron de Saint Pée et de Salha ( à Aïcirits), seigneur de Bardos, est aussi seigneur de Labadie après son mariage avec Anne Marie Dupé , dame de Labadie..

*J. Garat Saint Martin – Guiche



ARMES COMMUNALES DE GUICHE « Coupé au 1 de gueules à une construction , couverte en appentis le tout d'or, à un large escalier de six marches du même convergeant vers une ouverture de gueules grillagée de sable, à un étage soutenue par quatre piliers toujours d'or ajouré de sable ; au 2 d'azur à une onde d'argent en pointe brochante sur une barque flottante et contournée du même au chef d'argent chargé de quatre arbres de sinople futés au naturel rangés en fasce »