Histoire

HALSOU (LABOURD)

– HALTSU

UHALDE - ALSUHALDE « De gueules à deux cavaliers armés sur des chevaux au galop (posés en fasce ?) le tout d'argent, accompagnés en chef d'une étoile d'or » (SVN-DOH)

Famille noble citée en 1245 uhalde et en 1505 alsuhalde (JBO).
Le château est toujours existant face à l'église. A l'origine, Halsou est un quartier de Larressore.
Vers 1500, une fille de Uhalde Handia se rendant à Larressore pour entendre la messe, se noie en traversant la Nive grossie par les eaux. Vers 1506, Martin d'Uhalde et Marie de Haitze, sans doute sa femme, construisent, avec l'assentiment du curé de Larressore, une chapelle dédiée à la Vierge, où seraient dispensés les offices religieux.

En 1711, Charles de Saint Martin de Larressore est seigneur d'Uhalde d'Halsou.

*RH
ARMES COMMUNALES DE HALSOU « Parti au 1 d'or au lion de gueules tenant dans sa patte dextre un dard péri en barre du même ; au 2 d'azur à l'aulne arraché d'or »

HASPARREN (LABOURD)

– HAZPARNE

ARRIBEHAUDE « D'argent à une rivière de sable ondée en bande » (APB)

L'APB donne cette famille installée à Hasparren au XVIII° siècle, sans citer ses sources ; mais elle est originaire de Gascogne, elle y a produit un notaire royal à Tartas en 1617.
Nous sommes peut être en présence d'armes parlantes ; en effet, « arribe » en gascon signifie « rivière ».

*AL *APB

IHARCE (d') « Ecartelé, aux 1 et 4 d'or à un et quatre ours de sable ; aux 2 et 3 d'or à deux et trois arbres de sinople » (APB)

Cette famille, dont la maison existe toujours (la maison de l'évêque) à la limite entre Ayherre et Labastide Clairence, s'est divisée en trois branches : Labastide, Hasparren et Saint Jean de Luz.

Au XVII° siècle, la branche d'Hasparren est propriétaire de la maison Alzieta, pour se distinguer des autres, elle prit le nom de Diharce d'Alzuyet. Laurent Diharce et son épouse Isabeau Diharce, sieur et dame d'Alzuyet, apportèrent leur concours à l'abbé Daguerre lors de la fondation par celui ci de la maison de retraite d'Hasparren. Gratien Diharce, frère de Laurent, fut le premier aumônier de cette maison. Leur sœur, Marie Diharce, avait épousé en 1720 noble Jean Pierre d'Aguerre, seigneur d'Aguerria d'Hasparren. La branche d'Hasparren a produit l'abbé Diharce de Bidassouet (1765-1843) auteur d'ouvrages originaux.
Pierre Diharce d'Alzuyet épouse Gracieuse Peruerteguy, héritière de la maison noble de Luroa à Cambo ils fonderont la branche des Diharce-Luroa .Sont issus de ce mariage: Salvat Diharce (1723-1794), seigneur de Luroa, capitaine au régiment de Labourd, marié en 1763 avec noble Jeanne de Haitze d'Ustaritz ; Martin Diharce, curé de Cambo ; et Marie Anne Diharce qui avait épousé Dominique Barreneche de Lahet, seigneur de Lahet à Sare, capitaine au régiment du Labourd. La famille Lahet s'éteignit avec leur petite fille Elisabeth Lapeyre de Lahet, mariée en 1808 à Bertrand Joachin d'Urtubie, baron de Garro, dont elle n'eut pas de postérité.
Alphonse Diharce, se marie en 1821 avec Gratianne Cornu, héritière d'Arraidua, maison infançonne d'Ayherre. Gratianne Cornu était la petite fille de Jacques d'Iharce, issu de Soccobia à Isturits, sieur d'Arraidua par mariage. Alphonse Diharce était le frère du capitaine, chevalier de la Légion d'Honneur, de ce même nom, mort à Bayonne en 1861.

*APB *RH *PY


IRAOLA « D'or à deux lions affrontés de gueules accompagnés en chef de trois fleurs de lys d'azur posées en fasce » (SVN)

Famille noble dont la souche se trouve à Ichaso près d'Azpeitia en Guipuscoa. Après Usurbil, l'une des branches s'installera à Hasparren au début du XX° siècle.

*SVN *Archives familiales Iraola d'Hasparren

LAGARDE « Vairé d'or » (V. Dubarat et JB. Daranatz- Recherches sur la Ville et sur l'évêché de Bayonne)

Raymond de Lagarde, chapelain (curé d'Hasparren) et son frère Sanche fondèrent en 1310 en la cathédrale Sainte Marie une chapellenie dont la présentation était réservée à Bernard de Lagarde et à son épouse, sieurs de cette maison à Hasparren.
Le nom de Lagarde pourrait être la francisation de Burguzain (gardien du bourg), maison noble d'Hasparren citée en 1247.

*LOB *RH


ARRIPE « D'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux tulipes d'argent et en pointe d'un rocher du même» (RH)

Selon P.Haristoy, cette famille serait probablement originaire d' Hasparren.
Si l'on se tient à l'étymologie, « Arripe » vient de aribe découlant lui même de aribehere qui signifie « en bas des pierres » ; Arripe pourrait alors être d'origine basque. Seulement « Arripe » peut aussi découler du gascon arribe qui signifie « rivière ».
Pourtant, nous pensons que « Arripe » est plutôt d'origine basque à cause de la présence d'un rocher en pointe (en bas) dans l'armoirie ci-dessus ; nous serions dans ce cas en présence « d'armes parlantes ».
Il existait aussi effectivement une maison Darripe (à la place ou à côté d'Elhiaria) et un quartier du même nom, situé entre Barandea et Xilbendea (Haizpea, Golartenea, Hiriartea…) sur une ancienne carte du XIX° siècle.
Les Arripe ont produit des directeurs de la monnaie de Bayonne de 1745 à 1774, puis de 1806 à 1827. Pierre Pascal d'Arripe, conseiller du roi est directeur de la monnaie de Pau, contrôleur de la chancellerie de Navarre en 1769, baron de Lannecaube, (près de Thèse en Béarn), possesseur des terres nobles de Lalongue et de Lannecaube. Il fut aussi conseiller du roi au parlement de Navarre, il avait acheté cette charge à Antonin de Broca en 1777.
Pierre d'Aripe, directeur de la monnaie à Bayonne, achète en 1759, le Grand Lissague à Saint Pierre d'Irube.

*DHB *AL *SSLAB- 1983 (G. Desport) *G. Ascarat- Cartographie Ancienne


BARRANDEGUI « D'or au lion rampant de gueules couronné d'argent » (DOH)

Maison franche sans doute, citée en 1249 barrendeguy (JBO)
Il s'agit de la maison existante Barrandei Zaharra.

*APB


CORNU « D'or à l'arbre de sinople, au cerf au naturel brochant sur le tronc » (APB)

Famille citée à Fontarabie, Irun et Hasparren où une famille de ce nom existe toujours. Le SVN cite Cornus avec ces mêmes armes en Guipúzcoa.

*SVN *APB


EULATE « D'azur à deux loups passants d'or membrés de gueules et rangés en pal à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or » (LAN-HVN)

Famille originaire de Eulate en Navarre, non loin de Lizarra, dont les seigneurs sont cités en 1513, 1603, 1723, 1745,1818. Elle est citée dans le LAN au XVI° siècle. Issues de cette famille, des branches s'installeront à Hasparren (Labourd) et à Salvatierra (Alava).
* HVN *LAN

DUHAGON ou UHAGON « De sinople à une tour d'argent ouverte de gueules surmonté de six besants d'or posés en fasce 3 et 3 et un bras d'argent issant de la tour tenant le besant du milieu de la seconde fasce » (SVN)


Cette famille est originaire d'Ayherre, de la maison Etxezaharra près du moulin Uhagunea et qui fut anoblie en 1435 par Jean d'Aragon roi de Navarre, en même temps que 128 maisons en Arberoue. Les Uhagon feront souche à Hasparren et à Bilbao.
A Uhagunea, Joannes de Belsunce, de la branche Berhouet-Aphara toujours à Ayherre, épouse en 1689 Jeanne de Haranbillet qui est alors héritière d'Uhagunea
A Hasparren, avant de devenir sieurs de Hoditea (au quartier Elizaberri) par alliance, les Duhagon sont sieurs de Pitresteguy (« Pitrestea » se situe à Hasquette près d'Aldabidea, elle est occupée ce jour par H. Abbadie).

Pierre I de Uhagon marié vers 1590, est régisseur municipal de Hasparren en 1626.
Dominique de Uhagon sieur de Pitresteguy marié avec Marie de Irigoyen par contrat du 2 juillet 1616.
Pierre II de Uhagon, sieur de Pitresteguy, marié par contrat du 31 octobre 1639 à Gratianne Labirihirigoyen (peut être Labiri Irigoyen). Leur fils Sauveur né en 1651, est aussi sieur de Pitresteguy.
Saubat de Uhagon épouse en 1678 Marie de Hody héritière de cette importante famille d'Hasparren ; ils s'installent à Hoditea, (voir ci-dessous) après la construction de cette maison vers la fin du XVII° siècle. De ce mariage :
Pascal de Uhagon (1680-1762) sieur de Hodieta, épouse en 1705 Catherine Lissarague de Berinos-Idiartia.
Bertrand de Uhagon (1709-1768), leur fils, sieur de Hoditea, épouse Jeanne de Eyheralde et en secondes noces il s'allie en 1736, à Isabelle de Larrea, fille du sieur de Larrea d'Urcuray ; de cette seconde union, quatre enfants :
-Marie (1737-1767) mariée en 1759 à JB. Ducout
-Bernard (1738-1802) qui suit
-Guillaume (1740-1813) marié en 1779 à Marie Rita Lucia de Olea de Bilbao ; de cette union sont issues de nombreuses branches : Barreiro, Ibarreta, Laurencin…
-Dominique (1744-1807) lieutenant au régiment du Labourd ; célibataire.

Bernard de Uhagon (1738-1802, second des enfants) est marié en 1776, à Isabelle Duhalde ; c'est lui qui agrandit Hoditea en 1777. De cette union quatre enfants dont :
-Gratianne de Uhagon de Hoditea mariée en 1795 à Pierre Hiriart, fils du notaire Michel Hiriart. Deux enfants dont :
-Bernard de Uhagon (1796-1870) marié en 1850 à Dominica Ainciboure sa cousine, d'où :
-Marie de Uhagon de Hoditea (1851-1921), marié en 1871 à Saint Martin Lissarague (1846-1936) ; les Lissarague, puis les Loyatho continueront d'occuper Hoditea.


* M. Haristoy – Archives Familiales *RH * Ekaina 1982- Descendance des Belsunce
*Marquis de Laurencin- Los Uhagón Señores de Hoditegui

HODY « D'azur au château d'or accompagné de trois fleurs de lys d'argent, une en chef et deux sur les flancs » (EPV)

alias « De gueules au château d'or soutenu d'une onde d'azur et d'argent » (EPV)

On trouve des familles de ce nom à Ustaritz, Mouguerre, Saint Jean de Luz, Bayonne et Hasparren. A Hasparren, la famille de Hody est d'abord installée à « Hodizahar » (Ttattilatea), près de la chapelle des Missionnaires. Vers la fin du XVII° siècle, les Hody construisent une maison à Elizaberri, « Hoditea », à proximité d'une ancienne maison également appelée Hoditea, mais qui était totalement ruinée. En 1678, l'héritière Marie de Hody épouse Saubat Duhagon ; ils s'installent à Hoditea. La branche cadette s'est développée à Hodizahar jusqu'en 1805, elle s'éteint par les mâles et cette maison est vendue. Les Hody possédaient aussi tout près de Hodizahar, une autre demeure Hodienea, qui sera vendue au supérieur des Missionnaires, l'abbé Garat, en 1834 pour y installer les Filles de la Croix. Par alliance en 1871, les Hody-Duhagon continueront avec les Lissarague à Hoditea et Hodizahar.
Vers 1690, Pierre de Hody, sieur de Hody, médecin à Hasparren, donna en mariage une de ses filles Marie à Vincent Gillet de Lagrenade, sieur de Sorhouet de Bardos et une autre Marguerite à Saint Avit de la maison Pelamondeguy de Hasparren En 1743, l'abbé de Hody dirige le grand séminaire.
Les armes ci-dessus sont sans doute celles de la branche de Saint Jean de Luz, qui donnera plusieurs lieutenants de bailliage au XVIII° siècle.

*RH *SSLAB - n° 12- 1933 * Archives familiales Marie Lissarague
*PY


SAULT VIEUX (Zalduzahar) « D'or au lion de gueules » (SVN-APB)

Maison noble citée en 1125 salt (JBO)
Les Sault sont originaires de la Chalosse, Sault sur le Luy .Après le mariage en 1250 de Marie Bertrand de Sault et de Garcie Arnaud de Navailles, Sault sur le Luy deviendra Sault de Navailles en Béarn.
La succession de la seigneurie de Sault sur le Luy fut l'objet d'une guerre fratricide entre Guillaume Raymond de Sault, héritier légitime et son frère Fort Arner I. Celui-ci après avoir tué son frère, s'empare de la seigneurie vers 1119.

Les trois enfants de Guillaume Raymond de Sault se voient contraints de se réfugier en Labourd. Ainsi, N… de Sault qui s'alliera à Garcia, seigneur de Zubernoa à Urrugne ; Aner de Sault, chevalier, qui vivait encore en 1165, père de Messariat de Sault ; mais surtout Arnaud I de Sault, qui épouse vers 1135, Marie Bertrand de Bayonne, fille et héritière de Bertrand, vicomte de Labourd et de Atharèse vicomtesse d'Arberoue.

Arnaud I de Sault, reçut la baronnie d'Hasparren du vicomte Bertrand, il bâtira le château de Sault Vieux vers 1125 ; il meurt vers 1150 et Marie Bertrand épouse en secondes noces, Arnaud II de Laguingue, seigneur de Laguingue en Soule. De l'union de Arnaud I et de Marie Bertrand, naissent Guillaume Raymond IV qui suit et Bertrande de Sault, mariée à Raymond Arnaud de Came, seigneur de Came, à qui elle amène vers 1193, la vicomté d'Arberoue qu'elle tenait de sa mère.

Guillaume Raymond IV de Sault, seigneur de Sault Vieux, devient vicomte de Labourd à la mort de son grand-oncle Arnaud Bertrand de Bayonne vers 1193. Il est seigneur de Sault sur le Luy à la mort de ses cousins éteints sans postérité. Il avait épousé vers 1165 Milescut, dame de Laguingue, fille du premier lit d'Arnaud II de Laguingue (son beau-père).

Guillaume Raymond IV de Sault, fut le dernier vicomte de Labourd. En 1194, Richard Cœur de Lion, duc d'Aquitaine et roi d'Angleterre, lui rachète tous ses droits sur la vicomté pour 3680 florins et les Labourdins seront désormais administrés par des baillis nommés par le roi-duc. De son mariage, sont issus : Pierre Arnaud I qui suit ; Pierre Bertrand de Sault, chanoine à Lescar ; Arnaud II de Sault, fils cadet, apanagé de Sault sur le Luy et de Laguingue, il eut aussi en partage un domaine improprement appelé (improprement) baronnie de Navailles (du nom de l'époux de Marie), situé à l'emplacement de l'actuelle abbaye des Bénédictines de Belloc ; sa fille Marie de Sault, épousera en 1250 Garcie Arnaud de Navailles, elle vendra Laguingue en 1263, leur postérité prendra le nom de Sault de Navailles.

Pierre Arnaud I de Sault, seigneur de Sault Vieux et de Saint Pée (en Labourd) après son mariage en 1190, avec Raymonde de Saint Pée, héritière de Saint Pée. Il fut au service de Thibaut I et reçut en échange, vers 1238, un domaine à Cibits en Ostabarret. Il meurt vers 1247, laissant de son union avec Raymonde six enfants : Pierre Arnaud II qui suit ; Arnaud de Sault, héritier, mort sans postérité ; Guillaume Arnaud I, héritier à la mort de Arnaud et dont la fille N… de Sault, apanagée de Cibits, épouse Bernard d'Ahaxe en 1235, leur descendance formera la branche des Sault-Cibits ; Raymond Arnaud de Sault, dont les fils Jean et Bernard épouseront respectivement les héritières de Haitze à Ustaritz et Irumberri à Saint Jean le Vieux ; N… de Sault qui épouse en 1230 Semen Garcia II, vicomte de Baïgorry et autre N… de Sault, alliée à Sanche, seigneur d'Ezpeleta.

Pierre Arnaud II de Sault, seigneur de Sault Vieux et de Saint Pée au décès de son frère Guillaume Arnaud I, soutint une guerre avec les Garro vers 1254. Marié vers 1200 à Marie, il décède vers 1260. Il eut deux enfants : Guillaume Arnaud II qui suit et Pierre Arnaud de Sault, doté de la majeure partie de la seigneurie de Sault Vieux et qui sera tige des seigneurs de Sault Neuf (voir ci-dessous)

Guillaume Arnaud II de Sault, seigneur de Saint Pée et d'une petite partie de Sault Vieux qui ne devait comprendre que le vieux château et les terres attenantes. Vers 1273, il reconstruit le château de Sault Vieux, château qui avait été détruit en 1243, lors de l'invasion du Labourd par Thibaud I . D'un mariage contacté vers 1245, est issu Pierre Arnaud III de Sault, seigneur de Saint Pée et en partie de Sault Vieux.

Pierre Arnaud III de Sault eut deux enfants : Guillaume Arnaud de Sault qui suit et Guillaume de Sault. Guillaume de Sault est apanagé de la seigneurie de Saint Pée, sa fille Douce de Sault épouse Sanche, seigneur de Lahet ; son fils, Guillaume Arnaud III de Sault, héritier et seigneur de Saint Pée, marié en 1322 à Béatrix de Lahet, mourut au pont de Proudines en 1343. La petite-fille de Guillaume Arnaud III de Sault, Jeanne de Saint Pée, héritière de Saint Pée épousera Pedro Lopez de Amezqueta vers 1371 ; leur postérité continuera le lignage des seigneurs de Saint Pée.


Guillaume Arnaud de Sault, fut apanagé du château de Sault Vieux et des quelques terres attenantes.
En 1556, Jeannot de Sault est seigneur de Sault Vieux. C'est sans doute sa fille Marie de Sault, qui s'allie aux Ustubil, maison franche de Minotz, citée en 1249 ; en 1594, Marie de Sault et Marie d'Elhuyar, mère et fille, sont citées dames propriétaires de Ustubil et de Sault Vieux.A cette date, la communauté d'Hasparren avait acheté les droits seigneuriaux de Sault Vieux, par un acte du 20 janvier 1574. En 1623, cette même communauté acquiert la maison de Sault Vieux et ses dépendances ; détail croustillant, pour ce faire les Haspandars emprunteront 1200 écus au seigneur de Sault Neuf.



*JJ- Urtubie *JJ- La Vasconie * Gure Herria 1930-M.Etcheverry- Démêlés entre Hasparren et Sault
*Gure Herria 1961- M. Etcheverry- Le crépuscule d'un vénérable castel
*SSLAB-1930- M. Etcheverry- Contribution à l'Histoire du Château de Sault
*JN- *RH *PY * Archives Communales d'Hasparren



SAULT NEUF (Zalduberri) « De gueules au cavalier coiffé d'un heaume conique, tenant de la main droite une lance munie d'une oriflamme et un bouclier rond sur le bras gauche le tout d'argent, sur un cheval courant, bridé et tapissé toujours d'argent »
(JJ–Urtubie - JN)

Maison noble citée en 1310 saltu superiore (JBO)
Dans la pratique, les descendants de Sault Neuf, seront nommés seigneurs de Sault.

Pierre Arnaud de Sault, fils puîné de Pierre Arnaud II de Sault, est apanagé de la majeure partie de la seigneurie de Sault Vieux, avec, entre autres, la maison Sault-Aguerre, citée comme noble au XVII siècle.

Guillaume Arnaud de Sault, seigneur de Sault et Sault-Aguerre, épouse vers 1275 N… de Manx. C'est lui qui construira le château de Zalduberri en 1289. Il eut trois enfants : Guillaume Arnaud II qui suit ; Bernard de Sault, chanoine en 1317 et Pierre Arnaud de Sault, qui devient seigneur de Hirigoyen d'Ustaritz par son mariage avec l'héritière de cette Salle en 1305.

Guillaume Arnaud II de Sault, seigneur de Sault, épouse vers 1300 N… de Domezain. A cette époque les Sault, sans doute par acquisition, sont aussi seigneurs de Miotz, maison noble de Villefranque. Guillaume Arnaud II fut tué au pont de Proudines en 1343. Il eut de son mariage : Pierre Arnaud de Sault qui suit et Auger de Sault, (mort avec son père à Proudines) bailli de Labourd en 1337, qui eut trois enfants, dont deux hériteront de leur oncle Pierre Arnaud de Sault et Guillaume Arnaud de Sault, fils illégitime dit Gombaud, qui sera bailli de Labourd en 1361.

Pierre Arnaud de Sault, seigneur de Sault et de Miotz en 1344 à la mort de son frère Auger ; il meurt sans postérité vers 1349, l'héritage revenant à son neveu.

Arnaud Guillaume de Sault, fils d'Auger de Sault, seigneur de Sault et de Miotz en 1349, à la mort de son oncle Pierre Arnaud, meurt sans postérité. Son frère Espain de Sault, autre fils d'Auger de Sault, lui succède comme seigneur de Sault et de Miotz, il meurt en 1361, ne laissant qu'une fille Catherine de Sault.

Catherine de Sault, dame de Sault et de Miotz, épouse vers 1365, Loup de Saint Julien de la maison noble d'Ahaxe, capitaine-châtelain de Mortain en Navarre, également seigneur d'Arbonne et qui sera bailli de Labourd en 1377. Catherine de Sault, utilisait un sceau armorié « Ecu armorié d'un cavalier, l'épée haute et deux têtes de cheval dans le champ du sceau » (JJ – SSLAB – 1920).

Jean de Saint Julien, seigneur de Sault et de Miotz ; il vendra la seigneurie d'Arbonne en 1408 à Jean d'Amezqueta seigneur de Saint Pée. D'où :
-Sauvat de Sault, seigneur de Sault et de Miotz, il épouse en 1415, Domilia Martinez d'Urtubie, héritière d'Urtubie. Ils auront trois enfants : Jean qui suit ; Martin Sanche d'Urtubie et Auger d'Urtubie,
-Jean d'Urtubie, seigneur de Sault, Miotz et Urtubie, épouse en 1445 Thérèse de Lazcano, fille de don Lopez, seigneur de Lazcano. D'où :
-Marie d'Urtubie, dame de Sault, Miotz et Urtubie, qui épouse en 1460 Jean de Montréal. Marie d'Urtubie épousera en 1469, du vivant de Jean de Montréal, Rodrigo de Gamboa. Ce double mariage sera à l'origine de nombreux procès entre les enfants nés de chaque union.

Louis d'Urtubie, fils du premier mariage de Marie d'Urtubie est seigneur de Sault, et de Miotz. La seigneurie d'Urtubie, en attendant les décisions de justice, était occupée par les Gamboa. Louis d'Urtubie épouse en 1512, Marie de Chacon, fille de Jean de Chacon, seigneur de Saint Pée ; il sera tué dans une guerre contre les Guipuzcoans en 1517, ne laissant qu'un fils Jean.

Jean de Montréal, seigneur de Sault et de Miotz, épouse en 1551 Isabelle de Domezain, fille de Jean, seigneur de Domezain, Beyrie, Caresse, Amendeuix, Sault de Cibits ...et de Catherine de Moneins, baronne du lieu.


Tristan de Montréal, héritier de Jean de Montréal, seigneur de Sault et de Mioz, puis baron de Moneins, Domezain, Beyrie et Caresse au décès de sa mère Isabelle de Domezain ; il est ensuite seigneur de Barcus après son mariage avec Catherine de Belsunce, héritière de Armand de Belsunce et Catherine d'Arbide de Lacarre. Décédé en 1608, il laissera sept enfants.
Tristan de Montréal vendra le château de Miotz le 29 octobre 1581 à Adam de Larralde de Villefranque.

Clément de Montréal, fils aîné de Tristan, est seigneur de Sault, Domezain, Barcus…, se marie en 1615 avec Isabelle de Montesquiou.

Jean Jacques de Montréal, héritier, s'alliera en 1653, à Marie Madeleine de Mériteins de Lago, fille de Louise de Trois Villes.
En 1654, Jean Jacques de Montréal, vendra pour 54300L, la terre de Sault à Salvat d'Urtubie, baron de Garro, après son mariage en secondes noces, avec Marie de Garro le 27 juillet 1641. André, fils de Salvat d'Urtubie, continuera le lignage des Garro ; Françoise, sa fille, épousera Laurent d'Ibusty, bourgeois de Bayonne, issue d'une famille de Mendionde. La terre de Sault sera érigée en baronnie en 1654.

Selon certains historiens, Françoise d'Urtubie, fille de Salvat fut apanagée de Sault ; pour M. Etcheverry, qui tient ces éléments des archives de M. Diesse, dernier acquéreur de Sault, il en fut tout autrement. Salvat d'Urtubie, pour acheter Sault, avait emprunté la moitié de la valeur d'achat à Etiennette Duvergier, baronne d'Orthe, avec pour hypothèque le même domaine de Sault. Ne pouvant tenir ses engagements, Salvat d'Urtubie se voit contraint de revendre Sault à sa créancière en 1661. Soumise à son tour à des difficultés financières, en 1678, elle vend la terre de Sault à Françoise d'Urtubie, devenue veuve de Laurent d'Ibusty et c'est sa fille, autre Françoise d'Urtubie, qui héritera de Sault.

Françoise dUrtubie, dame de Sault, épouse en 1685, Jean de Saint Esteben, seigneur de Saint Esteben en Arberoue. Le nouveau baron de Sault eut de nombreux démêlés avec les paroissiens d'Hasparren, relatifs notamment à des questions de préséance à l'église.De cette union naîtront Jean Baptiste Gabriel qui suit et Françoise Henriette qui épouse en 1711 Charles de Saint Martin, seigneur de Saint Martin à Larressore et de Uhaldia à Halsou.

Jean Baptiste Gabriel de Saint Esteben, (1690-1765) chevalier de Saint Louis, baron de Sault et vicomte de Saint Esteben, épouse le 25 avril 1716 Marie de Haraneder, noble famille de Saint Jean de Luz, dont la dot de 16000L servit à payer celle due à Françoise Henriette (13000L). C'est Jean Baptiste Gabriel qui, le premier, porte le titre de vicomte de Saint Esteben. Cette érection eut lieu vers 1750, pour rétribuer une brillante carrière militaire au service du roi de France. De ce mariage sont issus : un fils décédé avant 1763, qui fut père de Jean Gabriel Alexis qui suit ; Alexis, chevalier de Saint Louis et Jean Louis Xavier curé de Ciboure qui assura le tutorat de Jean Gabriel Alexis son neveu.

Jean Gabriel Alexis de Saint Esteben, (1753-1778), baron de Sault et vicomte de Saint Esteben, capitaine de cavalerie au régiment des cuirassiers du roi, épouse le 20 avril 1777, Dominica Justine d'Urdos de la maison noble de Baïgorry, qui lui apporta 30000L de dot. Il meurt l'année suivante à Lisle en Flandre, intestat et sans postérité.
La succession de Sault passe alors à la descendance de Françoise Henriette de Saint Esteben et de Charles de Saint Martin. Leur fille aînée Françoise de Saint Martin, devient dame de Sault ; elle avait épousé Henri de Lafutsun, baron de Lacarre en 1739.
La condition de la cession était le paiement des dettes de l'ancien vicomte, qui s'élevaient à 23225L ; le versement à l'abbé Jean Louis Xavier de Saint Esteben, dernier représentant de la famille, d'une rente viagère annuelle de 3000L et bien sur le remboursement de la dot de Dominica Justine d'Urdos (30000L).

Charles de Lafutzun, baron de Sault, baron de Lacarre, fils d'Henri de Lafutsun et de Françoise de Saint Martin, est en prise à de graves difficultés financières. Après avoir vendu ses dîmes inféodées (sans doute de Sault) à des particuliers d'Hasparren pour 60000L, il vendra en 1788 la vicomté de Saint Esteben, ainsi que les seigneuries de Gamarthe et Iriberry à Pellegrin de Soubelette, écuyer de Ciboure. En 1789, ce sera au tour de Sault, Saint Martin et Uhaldia, cédées aux Diesse, famille bourgeoise de Larressore.

*RH *PY *JJ- Urtubie * Gure Herria 1930-M.Etcheverry- Démêlés entre Hasparren et Sault
*Gure Herria 1961- M. Etcheverry- Le crépuscule d'un vénérable castel
*SSLAB-1930- M. Etcheverry- Contribution à l'Histoire du Château de Sault
*JN


SAULT-AGUERRE « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à un cavalier armé d'une épée haute le tout d'argent ; au 2 d'or à un sanglier de sable terrassé de sinople ; au 3 d'or au lion de gueules » (ALBNS- Archives familiales de Aguerria)

Ces armes sont sans doute du XVIII° siècle. Le 1 et 4 sont de Sault Neuf ; le 2 est des Larramendy, installés depuis plusieurs générations à Agerria et qui ont produit deux maires d'Hasparren ; le 3 est de Sault Vieux.
Sault-Aguerre, est issue du partage de la baronnie de Sault ; cette maison est portée noble au XVII° siècle. Pierre Arnaud de Sault est tige de cette importante branche de Sault Neuf, à laquelle appartient Sault-Aguerre, aujourd'hui Agerria à Labiri.

Sébastien d'Aguerre épouse le 7 mai 1675 Suzanne de Saint Martin, de la maison infançonne de ce nom à Villefranque ; puis en secondes noces Marie de Saint - Castet d'où un fils, Jean - Pierre d'Aguerre, héritier de la maison d'Aguerre, né le 24 juin 1695 qui épousa le 16 octobre 1720 à Marie Diharce d'Hasparren.

*RH *PY *JJ- Urtubie * Gure Herria 1930-M.Etcheverry- Démêlés entre Hasparren et Sault
*Gure Herria 1961- M. Etcheverry- Le crépuscule d'un vénérable castel
*SSLAB-1930- M. Etcheverry- Contribution à l'Histoire du Château de Sault
*JN


TROLLIET « D'azur à une épée d'argent accostée de deux losanges du même » (ALBNS- Archives P.Trolliet)
alias « D'azur à la croix à deux traverses d'or » (ALBNS- Archives P. Trolliet)
Famille d'entrepreneurs, installée à Hasparren au début du XX° siècle, qui participa activement avec d'autres, à l'éclosion d'un important centre industriel de la chaussure dans la cité.
Cette famille est originaire de Pérouges dans l'Ain où elle est citée dès 1368 ; Pierre et Etienne Trolliet y furent notaires en 1450 et 1491. Georges Trolliet est châtelain en 1531. A partir de 1668, cette famille n'est plus présente à Pérouges ; on la retrouve à Bourg en Bresse avec Claude Trolliet, bourgeois et chapelain.

*Archives familiales P. Trolliet à Hasparren


ARMES COMMUNALES DE HASPARREN « D'azur à la croix ancrée d'or chargée d'un cœur de gueules » L'écu est accosté d'une guirlande de feuilles de chêne.

HAUX (SOULE)

– HAUZE

HAUX (alias de AUX) « D'argent à l'arbre de sinople terrassé du même et un sanglier de sable brochant sur le fût » (LAN)

Maison noble citée en 1337, domec daaus (JBO)
Raymond Arnaud de Haux, seigneur de la Salle, vivait en 1315.
Marguerite de Haux, dame de la seigneurie de Haux, épouse vers 1365 Arnaud Guillaume d'Olhaby, seigneur de Olhaby, Chéraute et Bideren en Béarn. Leur fille Gracie (ou Gracianne) de Haux (elle avait repris le nom et les armes de Haux) épouse vers 1384, Bernard (dit Berdot) de Gramont, troisième fils de Arnaud Raymond I de Gramont.
Leur fils Gracian de Gramont, seigneur de Haux, Olhaby, Montory, capitaine châtelain de Saint Jean Pied de Port, épouse en 1424, Marguerite de Navarre, fille naturelle de Lancelot de Navarre, patriarche d'Alexandrie.
Roger de Gramont, fils de Gracian, seigneur de Haux, d'Olhaby et Montory, épouse en 1469, Léonor de Béarn, héritière des biens de la branche aînée des Gramont (Gramont, Bergouey, Bidache, Came…), sa parente au quatrième degré.
La seigneurie de Haux demeurera chez les Gramont jusqu'en 1638, date à laquelle Arnaud de Peyré, seigneur de Trois Villes, lieutenant de la compagnie des Mousquetaires en 1629, acquiert de Antoine de Gramont souverain de Bidache, la Salle de Haux, Montory, Laguinge, Restoue et Atherey, fiefs souletins. Arnaud de Peyré obtint en 1643 l'érection de sa terre de Trois Villes en comté ; il avait épousé en 1637 Anne de Guillon.
Son fils Joseph Henry de Peyré, comte de Trois Villes, seigneur de Haux…sans descendance, fera donation de ses biens à Armand de Montréal, son parent, désormais possesseur de biens considérables tant en Basse Navarre qu'en Soule, biens qu'il possédait toujours à la veille de la Révolution.

*APB * JJ et R. de Ritter - La Maison de Gramont
* MG- Histoire Générale du Pays Basque -Tome III
*AS

DIEZ de (H) AUX « D'argent au soleil de gueules » (SVN)

Cette maison pourrait aussi être celle de la sale daox, maison noble citée en 1337 (JBO)
Seuls les armoriaux navarrais mentionnent cette maison ; le LAN l'indique à Haux et le SVN (par erreur) en Basse Navarre.
Jaime Diez de Haux s'installera en Aragon puis près de Tudela en Navarre.Il sera seigneur de Cadreita et capitaine général des troupes de l'archevêque de Saragosse don Alonso de Aragón.

*LAN *SVN

ANDURAIN « D'or à deux griffons ailés de sinople rangés en fasce à la bordure de gueules cantonnée de quatre coquilles d'argent et de quatre flanchis d'or alternés » (ANF)

Maison noble citée endureinh daoux, ez caver et judjant (JBO)
Pierre d'Andurain cité à Haux et marié vers 1490.
Pierre d'Andurain, seigneur de Andurain, épouse en 1642 Anne de Berteretche, d'où Jeanne d'Andurain, héritière d'Andurain, mariée en 1668 à Pierre de Guirail, reçu à la Cour de Licharre comme juge-jugeant en 1675.
Leur fils Pierre d'Andurain seigneur d'Andurain, épouse en 1700 Marie de Sibas. Jeanne leur fille unique s'allie en 1728 à Michel de Reyau Laruns, seigneur de Barnetche de Laruns. Cette même année, Pierre d'Andurain vendra la seigneurie d'Andurain à son frère Pierre Thomas d'Andurain.
Pierre Thomas d'Andurain épouse en 1731 Dona Isidora Catalina Maria de Casanova. De cette union : Antoine qui suit, Antoinette fille cadette alliée en 1748 à Pierre de Caro, seigneur d'Athaguy et Lacarry et Catherine , autre cadette, épouse en 1750 de Charles de Sainte Marie, seigneur dudit lieu à Hélette.

Antoine Vincent François d'Andurain, fils héritier qui épouse en 1761 Marie Suzanne Louise de Camou Lagarde.
Jean Julien d'Andurain, seigneur d'Andurain, maire de Licharre, conseiller général des Basses Pyrénées (1826-1884) qui épouse en 1798, Marguerite de Méharon de Maytie, fille de Clément Méharon seigneur de Maytie. Leur fils aîné Clément d'Andurain également maire de Licharre et conseiller général, qui épouse Elisa Forsans.
Marie Jules Edouard d'Andurain de Maytie (1876-1971), avocat, conseiller général, qui épouse Marie Henriette Loubet.

*APB


ANDURAIN de MAYTIE « Ecartelé au 1 d'argent à l'aigle de sable parti d'azur à six besants d'or rangés en pal 3 et 3 ; au 2 d'or à deux griffons ailés de sinople rangés en fasce à la bordure de gueules cantonnée de quatre coquilles d'argent et quatre flanchis d'or alternés ; au 3 de pourpre au pilier d'argent surmonté d'une couronne d'or adextré d'un lion d'or et senestré d'une tour donjonnée de trois pièces d'argent maçonnée de sable et ouverte et ajourée du champ ; au 4 d'argent au losange de gueules chargé d'une tour donjonnée de trois pièces d'argent maçonnée de sable ouverte et ajourée du champ et cantonnée de quatre roses de gueules » (ANF)

alias « Ecartelé au 1 d'argent à l'aigle de sable parti d'azur à six besants d'or rangés en pal 3 et 3 ; au 2 d'or à deux griffons ailés de sinople (rangés en pal ?) et une orle de gueules chargé de quatre coquilles d'argent et de quatre flanchis d'or alternés ; au 3 de pourpre au pilier d'argent adextré d'un lion d'or et senestré d'une tour donjonnée de trois pièces d'argent maçonnée de sable et ouverte du champ ; au 4 d'argent à la bande alaisée et potencée d'azur accompagnée de deux fleurs de lys de sable cantonnées aux 1 et au 4 » (APB)

Ces armes sont celles de la branche Andurain –Maytie, issue de l'alliance de Jean Julien d'Andurain et de Victoire Jeanne Méharon de Maytie en 1798.
On identifie les diverses alliances des Andurain. On reconnaît dans le premier quartier les armoiries des Guirail, dans le 2 celles des Andurain, le 3 est pour les Casanova et le 4 est aux Castillo. Bizarement, on ne trouve pas les armes des Maytie dans cet écartelé, on s'interroge pourquoi même si le lignage des Maytie était éteint par les mâles depuis 1681. Le nom et les biens des Maytie se trouveront chez les Hegoburu d'abord puis chez les Méharon et dont Victoire Jeanne était la dernière représentante.
La branche aînée des Andurain s'était alliée aux Guirail en 1668 ; aux Casanova en 1731 et aux Maytie en 1798.
Jean Julien d'Andurain sera maire de Licharre et et conseiller général (1826-1854).
Clément d'Andurain de Maytie sera aussi maire de Licharre en 1821. Il sera sous prefet de Mauléon, nommé par Louis Philippe en 1840.
Edouard d'Andurain de Maytie, avocat, sera conseiller général ; le dernier représentant de ce lignage Arnaud d'Andurain de Maytie ambassadeur de France en Afghanistan, décède en 2001 à Pau sans descendance.

*AS *APB

HELETTE (BASSE NAVARRE)

- HELETA

AGUERRE « D'argent au loup passant de gueules à la bordure engrêlée d'azur »(SVN)
alias « D'argent au loup passant de sable, armé et lampassé de gueules ; à la bordure dentelée d'azur » (ABN)
alias « D'argent au loup passant au naturel à la bordure engrêlée d'azur (LAN)

Maison noble citée en 1249 aguerrea et 1366 aguerre de helete. (JBO)

Ces armes semblent être une brisure de celles des Garra, également de Hélette, peut être à la suite de l'alliance de Beltran de Garra et de Jeanne Aguerre, héritière de la Salle.
En 1385, un seigneur d'Aguerre suit le prince de Viane au Portugal avec Belsunce, Armendaritz, Méharin. La famille d'Aguerre s'est alliée aux Salha de Larceveau, Irumberri, Sainte Marie …
En 1715, Jean d'Artaguiette d'Iron de Mendionde est reçu aux Etats pour cette Salle ; il l'avait achetée en 1709 à Elisabeth de Saint Pée et son fils Philippe, marquis de Salha.

*SSLAB- n°98 *RH *LN

GARRA « D'argent au loup passant de sable allumé et lampassé de gueules » (ABN-RH)

Maison noble citée en 1314 la sale de garre suson (JBO)
Beltran de Garra épouse Jeanne d'Aguerre, héritière de la maison noble de ce nom à Hélette. (LN)
Ceci pourrait expliquer la similitude des armoiries des deux maisons.
En 1424, Eléonor de Sorhaburu (de Saint Esteben) est dame de Garra et de Elzaitzine ; elle était la femme de Auger d'Uhart, seigneur d'Uhart et de Sorhapuru. Si l'on sait que la Salle d'Eizaintzine apanagera sa fille Isabelle qui épousera Robert de Gramont, nous ne savons pas ce qu'il advint de Garra.

* JJ et R.Ritter- La Maison de Gramont

SAINTE MARIE « De sable à deux lions rampants d'argent rangés en fasce» (LAN)

alias « D'or à deux lions d'argent posés l'un derrière l'autre » (DN- non conformes)

Maison noble citée en 1249 sancta maria

Guicharnaud, seigneur de Sainte Marie, assiste en 1390 au couronnement de Charles III, roi de Navarre, et lui fait serment de fidélité.
En 1453, Johan de Sainte Marie est commandeur d'Ordiap et chanoine de la cathédrale de Pampelune.

Marie de Sainte Marie, héritière d'Augerot de Sainte Marie, épouse en 1580 Martin de Lannevieille d'Amendeuix, cadet de cette maison, qui reprit de ce fait le nom et les armes de Sainte Marie.
Pierre de Sainte Marie, capitaine d'infanterie pour le roi d'Espagne, épouse en 1610 Gratianne d'Ursua. Leur fils aîné
Charles de Sainte Marie, seigneur de Sainte Marie, capitaine-major de Saint Jean Pied de Port, épouse en 1636, Catherine de Montréal, fille de Tristan de Montréal, seigneur d'Armendaritz et de Catherine d'Aroue de Saint Martin.

Tristan de Sainte Marie, seigneur de Sainte Marie, capitaine d'infanterie, épouse en 1667 Catherine d'Aroue, fille de Jean Valentin d'Aroue, vicomte de Saint Martin et de Marie d'Alzate d'Urtubie, sans postérité. En secondes noces, il s'allie en 1690 à Gracie de Ruthie, fille de Pierre seigneur de Ruthie à Aussurucq.

Pierre de Sainte Marie, seigneur de Sainte Marie, fils aîné de Tristant, capitaine d'infanterie, épouse en 1712 Jeanne de Villeneuve d'Ossès (plutôt d'Iriberri, maison franche d'Iriberri, quartier d'Ossès) ; Pierre de Sainte Marie sera reçu aux Etats de Navarre en 1708. Charles de Sainte Marie, son héritier, se marie en 1750 à Catherine d'Andurain de Haux ; il fut reçu aux Etats de Navarre avec son père en 1737, et il le fut jusqu'en 1789.

*APB *RH *SSLAB-n°100


ARMES COMMUNALES DE HELETTE « De sable à deux lions rampants d'argent rangés en fasce »

HENDAYE (LABOURD)

– HENDAIA

A l'origine, Hendaye (comme Ciboure) est un quartier d'Urrugne, cité comme tel en 1305. Après 50 ans de revendications, Hendaye se libère enfin de la tutelle d'Urrugne en 1654.

PELLOT « De sable à trois bandes d'or » (RH)
Etienne Pellot, naît à Hendaye en 1765 d'une famille de Biriatou. Il fut capitaine de vaisseau corsaire et durant 34 ans il combat les Anglais. Il s'installa à la maison Priorenea, peut être la maison du prieur de Zubernoa, prieuré cité 1149, qui dépendait de l'abbaye d'Arthous. On y trouvera un hôpital Saint Jacques en 1347.
Etienne Pellot fut maire d'Hendaye, il décéde en 1856.

*APB *JF *RH *JBO

ABBADIE-THOMPSON « D'or à la fasce vivrée d'azur chargée de trois étoiles d'argent et accompagnée d'un soleil d'or au franc quartier » (Abbé Guilhem d'Abbadie d'Arrast)

Armes maternelles de Antoine d'Abbadie, scientifique français qui construira et s'installera au château Abadia à Hendaye où il sera inhumé ; l'architecte sera Viollet-le-Duc. Réfugié en Irlande lors de la Révolution, Arnaud son père y épousera Elisabeth Thompson à Dublin. Antoine y naquit, la famille rentra en France en 1820. Cette famille est issue des Abbadie d'Arrast en Soule.
Les Abbadie d'Arrast portaient « D'azur au château d'argent ouvert ajouré et maçonné de sable girouetté d'argent (ou de sinople) et accompagné de trois étoiles d'or, deux aux cantons du chef, une en pointe »

*Abbé Guilhem d'Abbadie d'Arrast


ARMES COMMUNALES DE HENDAYE « D'azur à la baleine d'argent nageant sur une mer du même, surmonté de trois harpons de sable posés 1 en pal et 2 en sautoir, accompagnée en chef d'une couronne royale d'or accostée des lettres capitales H à dextre et E à senestre »

HOSTA (BASSE NAVARRE)

– HOZTA

HOZTA-JAUREGI « D'azur à trois coquilles d'argent posées en pal, parti d'or à deux fasces de gueules » (LAN-DN)
Maison noble citée en 1365 la sale dozte (JBO)
Mêmes armes que Ansa, Leizarazu, Urdos, Ahaxe et Lasse. C. Urrutibehety cite Garci Alonso de Torres selon qui les mêmes armes furent concédées aux seigneurs de Leizarazu, Urdoz, Ansa et Hozta entre autres (il ne cite pas Ahaxe) par le pape lors d'un pèlerinage à Rome, pour la lutte engagée contre les Maures ; ils bénéficièrent également des dîmes prélevées sur leurs biens et du patronage de leurs églises.
Jean Pierre de Hosta est seigneur jeune de la Salle de Hozta en Ostabarret, de celle de Hegoburu à Uhart Cize vers 1700. Il est sans doute le fils de Tristan de Hosta, qui est seigneur de cette Salle en 1687.
Tristan Ignace de Hosta épouse Catherine d'Orègue. Leur fils Pierre épouse en 1760 Jeanne Marie de Garro.
Ayant hérité de la Salle de Hegoburu du chef de sa mère, M. de Hosta est reçu aux Etats en 1708. Pierre de Hosta est reçu aux Etats de Navarre pour la Salle de Hozta en 1749. Les Hosta sont également admis aux Etats pour la Salle d'Orègue en 1784. Pierre de Hosta, curé de Hosta, est reçu en 1731 aux Etats pour la Salle d'Amendeuix qu'il tenait de M. de Trois Villes.

*SSLAB-n°98 et 100 *EK-n°43 *RH

IBARROLLE (BASSE NAVARRE)

– IBARLA

UHALDE « Coupé ; au 1 aux chaînes de Navarre ; au 2 d'azur à cinq coquilles d'argent posées en sautoir » (SVN-DN)
alias « Coupé ; au 1 aux chaînes de Navarre ; au 2 d'azur à cinq panelles d'argent posées en sautoir » (ABN)
alias « D'azur à cinq panelles d'or au chef de gueules chargé de demi-chaînes de Navarre issante du chef » (LAN)
Maison noble citée en 1350 uaut, 1412 lostau duhaut (JBO)
Jean de Uhalde est reçu aux Etats de Navarre pour cette Salle en 1731. Guillaume d'Uhalde vend ce fief à Salvat de Lespade, curé d'Ahaxe, qui fut admis aux Etats le 5 mars 1742. M. d'Etcheverry d'Arbouet est seigneur de cette salle après achat en 1773. En 1775, cette Salle était aux mains de Casamajor Salabert de Sauveterre.

*SSLAB- n°100


ETCHEPARE « D'argent au chêne de sinople et un sanglier passant de sable brochant sur le fût de l'arbre » (LAN-DN-SVN)
alias « D'or à un arbre de sinople et un sanglier passant de sable brochant sur le fût » (ABN)

Maison noble citée en 1350 casamajor (JBO)
Pierre d'Etchepare épouse vers 1488 Jeanne d'Uhart, fille de Arnaud Guillaume d'Uhart, seigneur de d'Uhart et Sorhapuru. Son fils Jean, seigneur de la Salle d'Etchepare, épouse l'héritière d'Uhart à Ainhice.
Cette famille s'éteint par les males avec le seigneur Tristan d'Etchepare, qui a une fille Marie d'un premier mariage et deux autres filles d'un second mariage avec Jeanne d'Irumberry. Marie l'héritière du premier mariage épouse Pierre d'Iriart de la maison noble d'Arros.
Avant 1777, Salomon Barthélemy, frère de Jean Baptiste chevalier d'Etchepare, achète Jaureguia et la Salle Larregoyen, toutes deux d'Ascarat.
En 1763, Catherine d'Etchepare, héritière de la Salle du même nom, épouse Jean de Lafaurie, avocat au Parlement de Navarre, seigneur de la Salle de Socarro de Zabaltze à Saint Jean le Vieux. Les Lafaurie étaient de Donamaribehere à Lécumberry (plutôt Donamartebehere, maison noble san martin iusson). Arnaud de Lafaurie, père de Jean, notaire royal à Lécumberry, avait acheté Socarro en 1730. La descendance de Catherine d'Etchepare et de Jean de Lafaurie (décédé en 1777) prendra le nom de Lafaurie-d'Etchepare. Ainsi, leur fils Jean Alexandre Léon Lafaurie d'Etchepare, seigneur de Socarro, émigrera pendant la révolution et il sera amnistié en 1802. En 1806, il épouse Antoinette Josèphe Marie Piscou, fille du maire de Saint Palais, ville où il mènera une vie de rentier.
Jean Alexandre Léon Lafaurie d'Etchepare portera les armes de Socarro.

*Ekaina-n° 77-78-79 *APB


LARRATZEA « D'argent au chêne de sinople à l'ours dressé de sable appuyé contre le tronc » (DN)
alias « D'argent au chêne de sinople au sanglier de sable brochant » (LAN)

Maison sans doute franche peut être leritze (pour larratze) citée en 1350,1412 et 1551 (JBO)
Le DN et le LAN la dénomment larracea à Ibarolle ; mais on ne connaît rien de cette maison.

IDAUX MENDY ( SOULE)

- IDAUNZE MENDI

ETXECOPAR « De gueules au chevron d'argent chargé de trois coquilles de sinople et accompagné à senestre d'un franc-canton d'hermine, et en pointe d'une tour d'argent » (APB)

Maison connue au XVIII° siècle ; en 1777, Laurent d'Etxecopar, sieur d'Etxecopar, épouse Marie Anne de Jauregiberri, fille et héritière de la maison noble de ce nom à Libarrenx. Laurent fut admis aux Etats de Soule pour Jauregiberri.
*APB *AS

IHOLDY - (BASSE NAVARRE)

IHOLDI

ELIZABELAR « D'or au pal dentelé d'azur » (SVN-DN)
alias « D'argent au pal dentelé d'azur » (LAN)
Maison franche citée en 1350 eliçavelar (JBO)
Cette maison était anoblie au XVII° siècle, M. Elizabelar se qualifie de noble en 1670 . Dès 1666, il avait été reçu aux Etats; Jean de Belça est reçu à son tour pour cette Salle en 1730. Les Belça possédaient toujours cette Salle à la veille de la Révolution.
En 1732, Pierre de Belza-Elizabelar, écuyer à Iholdy, épouse Marguerite de Casalar, fille de Pierre de Casalar, notaire à Hasparren.

*SSLAB-n°99 *RH

AGUERRE « D'or à l'arbre de sinople au loup de sable brochant sur le fût » (SVN- DN)

Les Aguerre ou Aguerroa sont très nombreux des deux côtés de la frontière sans que l'on connaisse avec certitude leurs possibles liens de parenté.
Ces armes sont les mêmes que celles des Aguerre de Bustince et d'Armendaritz .Cette maison (qui n'a pas de citation médiévale) est citée dans les maisons rémissionnées en 1515, mais n'apparaît plus au XVIII° siècle.
En 1715, Joannes d'Aguerre, député du Tiers Etat, était d'Iholdy.

*HVN *LN *RH


ETCHEPARE « D'or à la fasce de gueules chargée de trois coquilles d'argent » (LAN)
alias « D'or à la fasce de gueules chargée de trois coquilles d'or » (DN)

Maison noble citée en 1307 echagapare (JBO)
Au XVII° siècle, cette Salle est aux Armendaritz. M. de Saint Esteben est reçu aux Etats pour ce fief en 1678. M. et Mme d'Armendaritz-Etchepare donnent ce bien avec droit d'entrée à Jean de Coustale de Salies en 1731.En 1743, Mme d'Armendaritz donne cette Salle à Paul d'Elissagaray de Méharin, avocat à la cour. En 1746, ce sera au tour d'Arnaud Larre de Hélette et en 1785, la baronne d'Armendaritz fera don de la Salle d'Etchepare à son fils le chevalier d'Armendaritz, qui sera admis aux Etats le 11 avril 1788.

*SSLAB-n°99 *RH

OLCE « De gueules à trois chevrons d'or accompagnés au canton dextre du chef d'une étoile d'argent » (DN-SVN-ABN)
alias « De gueules à trois chevrons d'or accompagnés au canton dextre du chef d'une étoile d'or » (LAN)
alias « De gueules à trois chevrons d'or accompagnés au canton dextre du chef d'une étoile d'argent et en pointe d'une vache du même » (JJL)

Ces dernières armes, sont celles de Mgr. D'Olce, évêque de Bayonne de 1648 à 1684 ; elles sont proches de celles figurant sur le linteau du château d'Iholdy, mais reprises dans un écartelé.

Maison noble citée en 1300, 1412 la salle dolço (JBO)
Pedro d'Olce, épouse en 1440 Orea de Aphara d'Ayherre; Pierre d'Olce épouse en 1590 Isabelle d'Echauz, fille d'Antoine d'Echauz, vicomte de Baïgorry et de Catherine de Saint Esteben d'Apat. De cette dernière union, est issu Jean d'Olce (1605-1681), évêque de Bayonne (1648-1684), qui mariera Louis XIV le 9 juin 1660 à Saint Jean de Luz Son frère aîné Antoine , seigneur d'Olce, épouse en 1640, Aimée de Montréal-Armendaritz, fille de Tristan de Montréal baron d'Armendaritz et de Catherine d'Aroue de Saint Martin.
Jeanne d'Olce, héritière d'Olce, épouse en 1667 Antoine de Sis, seigneur de Golard à Saint Martin de Hinx ; leur fille Françoise d'Olce, héritière de la baronnie, épouse en 1680, Pierre de Lalande, baron de Magescq ; le titre et les biens des Olce se trouveront portés par les Lalande-d'Olce.
La terre d'Olce fut érigée en baronnie le 14 mai 1654.

*RH *APB *AL *SSL Pau 1907

LALANDE d'OLCE « Ecartelé au 1 et 4 d'azur à quatre fasces d'argent ; au 2 et 3 de gueules à trois chevrons d'or adextrés en chef d'une étoile d'argent » (AL)

Ces armes sont celles des Lalande, écartelées de celles des Olce. Pierre de Lalande, baron de Magesq et d'Olce fera enregistrer ces armes en 1696, dans la généralité du Béarn.
Pierre de la Lande, écuyer, baron de Magescq, fils aîné de Bernard de la Lande, épouse le 26 janvier 1680, Françoise Sis de Golard, héritière d'Olce par sa mère Jeanne d'Olce ; celle-ci avait épousé Antoine de Sis, seigneur de Golard (à Saint Martin de Hinx).
Hyacinthe François de Lalande, baron d'Olce, épouse en 1811 Anne Françoise Augustine de Roll-Montpellier de Bayonne.
*AL *Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III Béarn 1696 (page 126)

UHALDE « De gueules au chevron d'argent » (ABN)
Maison noble citée en 1307 uhaut, 1412 la sale duhalde (JBO)
Pierre d'Uhalde épouse Marie d'Armendaritz vers 1580. Marie d'Armendaritz, dame d'Armendaritz, avait épousé en premières noces Arnaud seigneur de la Salle de Saint Palais, dont sera issue autre Marie, héritière, qui épousera en 1583 François de Montréal et amène la seigneurie d'Armendaritz chez les Montréal.
*RH *APB

ARMES COMMUNALES DE IHOLDY « D'or à la bande d'azur »

ILHARRE (BASSE NAVARRE)

  • ILHARRE

ELIZALDE ou LISSALDE « D'argent à une salamandre d'azur couronnée d'or dans sa patience de gueules ; parti d'or à trois merlettes de sable (en pal ?)» (Grand Armorial de France 1752)
Maison noble citée en 1350 eliçalde (JBO)
François de Lissalde, possesseur d'une maison noble en Mixe, fit son testament le 13 juin 1597, par lequel il choisit sa sépulture dans l'église d'Ilhare, plutôt que dans le tombeau de la maison noble Lissalde, située dans l'intendance de Bordeaux. Cette inhumation dans l'église de Ilhare, est le seul élément qui nous permet de penser que la maison noble que possédait François de Lissalde se trouvait à Ilharre.
Marié à Marie de Sallenave, François de Lissalde eut pour enfants :
-N… de Lissalde, héritier de Lissalde, marié lors du testament de son père
-N… de Lissalde mariée en Béarn vers 1597
-Ignace de Lissalde, marié par contrat passé à Bidarray le 30 décembre 1558 avec Catherine de Lissalde , sans doute une parente, issue d'une maison à Espelette, fille de Marsans de Lissalde et de Marie Baratciat, qui leur laisseront leur maison d'Espelette. De ce mariage :
-François de Lissalde, qui règle avec son frère, par un acte du 20 mai 1648, la succession de leur père.
-Jean de Lissalde qui s'établit en Condomois ; il suivit Henri IV en Guyenne.

*APB *d'Hozier- Grand Armorial de France 1752

IRISSARRY (BASSE NAVARRE)

- IRISARRI

Une seule maison noble citée à Irissarry, 1167 hospitali (JBO) qui fut un hôpital compostellan avant de devenir une commanderie des Hospitaliers de Saint Jean. Cette commanderie d'Irissarry fut reconstruite en 1607 par Martin de Larrea, de la maison noble d'Ispoure.
*APB
ARMES COMMUNALES DE IRISSARRY « D'azur à la bande d'or cantonnée en chef d'un croissant versé du même et en pointe de trois étoiles également d'or posées en orle »

IROULEGUY ( BASSE NAVARRE)

- IRULEGI
ETCHEBERRY « De gueules à six billettes d'argent posées en fasce 3 et 3 » (ABN)
alias « De gueules à six billettes d'argent posées en fasce » (SVN)
Maison fivatière du vicomte d'Echauz citée en 1412 sanz decheverri ; en 1397 garcie d'Echauz, (JBO) bâtard du vicomte était sieur d'Etcheberry.
Cette maison fut anoblie tardivement ; en 1664, elle était déjà aux Urdos. Antoine d'Urdos est reçu aux Etats pour Etcheberry le 21 juin 1738. Après contrat passé avec M. d'Urdos, Jean Louis Goyeneche est admis le 28 mai 1766.

*SSLAB-n°99 *AB

SORHOETA (la Salle) « D'argent à l'aigle bicéphale de sable ; coupé d'or à un arbre de sinople au sanglier de sable brochant sur le fût » (LAN-DN)
alias « D'argent à l'aigle bicéphale de sable ; coupé d'or à un arbre de sinople » (SVN)
alias « D'argent à l'aigle bicéphale de sable membré, becqué et allumé de gueules ; coupé d'or à un arbre de sinople terrassé de sable au sanglier du même brochant sur le fût » (ABN)
Maison noble citée en 1366 Jauregi, lassale de sorhoeta, (JBO)
La faveur de porter l'aigle impérial sur les armes a été concédée par Charles Quint au bénéfice de Jean de Sorhueta, chevalier navarrais au service de l'Empereur Charles V (Charles Quint).
Jean de la Salle de Sorhouet est au service du roi de Navarre au début du XVII° siècle.
Les Urdos de Baïgorry, sont seigneurs de Sorhoeta par acquisition, de don d'Etchenique et Joachine de Sorhouet, avant 1664.
Guillaume d'Inhurry de Garris épouse Catherine d'Urdos en 1664 ; il est dit seigneur d'Urdos, d'Etcheverry d'Irouleguy et de Sorhoeta. Leur descendance portera le nom d'Inhurry d'Urdos. Guillaume d'Inhurry d'Urdos, fils du précédent, seigneur de Sorhoeta, épouse en 1708 Françoise Ursule de Goyenetche, fille de Arnaud de Goyenetche, famille installée à Garris et Saint Palais, conseiller du roi.
Pierre d'Inhurry d'Urdos, fils de Guillaume et de Françoise, est reçu aux Etats de Navarre en 1732, pour la Salle de Sorhoeta ; il épouse Jeanne de Sorhaindo. L'aînée de leurs deux filles, Anne Lucine épouse en 1785, Valentin de Salha, général d'Empire ; la cadette Dominica Justine épouse Jean Gabriel Alexis de Saint Esteben d'Arberoue.

*DN *RH *APB * SSLAB-n°100 *SVN

ARMES COMMUNALES DE IROULEGUY « De gueules à six billettes d'argent posées en fasce 3 et 3 »

ISPOURE ( BASSE NAVARRE)

– IZPURA

JAUREGI « D'argent au chêne de sinople chargé d'un corbeau de sable » (ABN-RH-SVN)

Ce sont les armes de la famille Eliceiry (de Lantabat) ; mais une famille 1366 eliçayry est déjà citée à Ispoure.
Pierre II d'Eliceiry épousera Marie d'Ainciondo, héritière de la Salle d'Ispoure au début du XVIII° siècle.
Pierre d'Eliceiry de Lantabat est reçu aux Etats de Navarre le 24 juin 1734, pour la Salle Jaureguy d'Ispoure ; Salle qu'il tenait de sa grand mère.

*APB *SSLAB-n°100


LASTAUN « D'azur au chevron ployé d'or accompagné de trois coquilles du même » (DN-SVN)
alias « D'azur à un chevron ployé d'argent accompagné de trois coquilles d'or » (LAN)

Maison noble citée en 1366 lastaun (JBO)
Sans de Lastaun est cité en 1276 dans les troubles de la Navarrerie à Pampelune.

*APB *RH


LARREA ou LALANNE « Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à un arbre de sinople au sanglier passant de sable brochant sur le fût ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal, parti d'or à trois fasces de gueules » (DN)

Maison noble citée en 1366 la lane
Les Larrea sont cités en Navarre dès le IX° siècle.

En 1414, Michel Sanche de Lalanne est procureur de Charles de Beaumont, lequel dirigeait l'armée navarraise sous Charles III le Noble. En 1469, Martin de Lalanne est prieur à la Commanderie d'Apat-Ospital. Oger de de Lalanne est seigneur de Larrea vers 1500 ; il est aussi seigneur de Eyheraldia à Saint Michel.
Pierre de Lalanne, fils d'Oger, seigneur de Larrea, épouse une fille cadette d'Apat ; ils auront deux fils Jean et Marc.

Jean de Lalanne, seigneur de Larrea, est un proche de Jeanne d'Albret pendant les guerres de religion ; il défendait le château de Garris qui sera pris par les Luxe. Jean de Lalanne, fut emprisonné au château de Tardets ; il sera échangé contre Jean d'Amorots, qui était lui emprisonné à Pau.
En 1469, Martin de Lalanne est commandeur d'Aphat-Hôpital.
En récompense des services rendus, Jean de Lalanne, reçut en 1570, la Commanderie de Saint Michel en Cize (qui relevait de Ronceveaux et qu'il dut certainement restituer lors de la normalisation des rapports avec les Catholiques), et Marc, son frère, est pourvu en 1569 de la charge de châtelain de Saint Jean Pied de Port, charge qui restera dans la famille jusqu'en 1768. En 1602, Martin de Larrea est commandeur de l'hôpital d'Irissarry.
En 1724, la terre de Lalanne est érigée en baronnie par Louis XV, en faveur de Pierre de Lalanne. En 1768, la charge de châtelain de Saint Jean Pied de Port, est cédée par Jean Valentin de Lalanne à Bernard Cazalong d'Alçu, son parent éloigné. Jean Valentin, qui avait épousé Jeanne Marie d'Arquie, maison noble d'Ustaritz, meurt en 1770 sans descendance.
La sœur de Jean Valentin de Lalanne, Rosaline, elle aussi sans enfant, gardera la propriété de Larrea à Ispoure et de Eyheralde à Saint Michel ; elle décède en 1793.

Bernard d'Alçu est l'héritier de Larrea, mais comme il avait émigré à Pampelune lors de la Révolution, les biens de Larrea furent saisis comme biens national. François de Larregoyen d'Ascarat, cousin d'Alçu, fit valoir ses droits à l'héritage et il gagna un procès contre la République en 1798. Marie d'Alçu, fille de Bernard, tentera de récupérer l'héritage de Larrea ; elle perdra un procès en 1803.

*Louis Baratchart- Les Amis de la Vieille Navarre- 1991 *JN *SSLAB n°100



SAINT MARSAULT « De gueules à trois demi-vols d'or » (RH)
Famille connue dans les registres gascons, est citée à Ispoure, tardivement ; elle possédait la maison de Saint Julien à Ahaxe.
*RH

ISTURITS (BASSE NAVARRE)

– IXTURITZE

ISTURITS « De gueules à une tour donjonnée d'or sommée d'une chauve souris de sable » (DOH)
Ces armes non encore identifiées semblent être en relation avec une maison Etchepare à Isturitz (Etxeparia ?) anoblie en 1412. Elles pourraient être celles du fort de Rocafort qui, suivant son emplacement, avait une fonction de surveillance plutôt que de défense, (la chauve-souris symbolise la vigilance) plutôt que celles d'un des capitaines châtelain qui portaient généralement leurs armes familiales. Le village en a fait ses armoiries communales.
D'autres armoiries sont également attribuées à Etxeparia (confirmation de noblesse en 1774) : « De … à un taureau de… colleté et clariné ; coupé de… à deux fasces de…accompagnées de trois sautoirs de… »
Le premier quartier de ces armes semble être celui de la maison Aphara à Ayherre, qui passe dans la branche cadette des Belzunce en 1680 par alliance.
*SVN *EPV *DOH
SATHARITZ « D'argent au lion de gueules, couronné d'azur » (LAN)
alias « D'argent au lion de sable couronné d'or, armé lampassé et vilené de gueules » (ABN)
alias « D'argent à un lion de sable couronné du même » (SVN)

Maison noble citée en 1249 satelitz , 1374 satheritz (JBO)
Avant 1670, Jean de Satharitz est mérin d'Arberoue. Cette famille s'est alliée aux Olce d'Iholdy, aux Aguerre de Mouguerre, aux Saint Bois d'Urcuray à Hasparren.
Jean Baptiste de Satharitz, écuyer, est seigneur de Satharitz.
M. de Satharitz assistera aux Etats de Navarre de 1665 à 1781.

*SSLAB-n°100 *EK-n°43 *RH

ARMES COMMUNALES DE ISTURITS « De gueules à une tour d'or maçonnée de sable, ajourée du même, ouverte du champ, cantonnée en chef à senestre d'une chauve- souris d'argent » (ALBNS-2003)

ITXASSOU (LABOURD)

– ITSASU

BERROETA « Coupé au 1 d'argent à un chêne de sinople parti de sinople à trois coquilles d'argent ; au 2 d'azur à deux fleurs de lys d'or » (DOH-SVN)
Maison noble citée en 1587 berrouette (JBO)
Cette famille aura plusieurs branches à Peralta et Pampelune en Navarre.
*SVN *DOH *APB


ORONDO (plutôt Larrondo) « Coupé ; au 1 d'or à la demi-aigle de sable couronnée du même ; au 2 de sinople à la pierre tombale d'argent de dessous laquelle sortent des lézards au naturel » (DOH)

Maison noble citée en 1249 larrondo (JBO)