Histoire

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SAINT ESTEBEN ( BASSE NAVARRE)

- DONOZTIRI


SAINT ESTEBEN « D'or à un arbre de sinople sommé d'une pie de sable » (AB- SVN-ABN)

Maison noble citée en 1249 sancto stephano, 1366 la sale de sent esteben (JBO)
Ce sont les armes d'origine des seigneurs de Saint Esteben qui apparaissent en Arberoue vers 1350.
La paroisse se dénomme « san esteban de arberoa » (Saint Etienne) en 1321.
Des membres de cette famille vicomtale furent capitaines de cavalerie, cuirassiers du roi ; ils furent décorés des divers ordres de chevalerie et en 1558, un Saint Esteben périt au siège de Thionville. On voit que, comme ceux d'Apat à Bussunarits, les Saint Esteben d'Arberoue furent surtout des militaires au service du roi de France et du duc de Guise chef des catholiques, alors qu'apparaissent les prémices des guerres de religion. Jean de Saint Esteben est gouverneur d'Arberoue en 1568 et 1582.
Plusieurs religieux sont connus : Gabriel de Saint Esteben, évêque de Couserans en 1680 ; Tristan de Saint Esteben est curé d'Iholdy en 1670 ; Jean Louis de Saint Esteben est jésuite à Paris ; Jean Louis Xavier de Saint Esteben, curé de Ciboure et député du Clergé de Labourd à l'Assemblée Constituante de 1789.

Pierre de Saint Esteben épouse vers 1520 Adrienne d'Apat, héritière d'Apat à Bussunarits ; il sera l'un des Cent Gentilshommes du roi de 1520 à 1549 et officier du roi au Château neuf de Bayonne ; sa fille Catherine Suzanne épouse en 1550 Antoine d'Echauz, vicomte de Baïgorry. Jean et Bertrand de Saint Esteben continueront le lignage des Apat-Saint Esteben.

Bertrand de Saint Esteben, seigneur de la Salle de Saint Esteben, épouse vers 1640 Marie d'Olce d'Iholdy, sœur de l'évêque de Bayonne Jean d'Olce (qui mariera Louis XIV à Saint Jean de Luz en 1660) .Ils auront deux fils Jean Louis, militaire qui décède à Hasparren le 26 mai 1725 et Jean, l'aîné qui portera la Seigneurie.

Jean de Saint Esteben, (1647-1726) chevalier, seigneur de Saint Esteben et baron de Sault, épouse le 10 mars 1685 à Paris, Françoise d'Ibusty de Mendionde (fille de Laurent d'Ibusty et de Françoise d'Urtubie), héritière de la baronnie de Sault d'Hasparren, qu'elle tenait de sa mère. A partir de cette date, les seigneuries de Saint Esteben et de Sault sont réunies et Jean s'installera au château de Zaldua à Hasparren ; il eut de nombreux démêlés avec les habitants d'Hasparren, notamment pour des problèmes de préséance à l'église. De cette union naîtront Jean Baptiste Gabriel et Françoise Henriette qui épouse en 1711 Charles de Saint Martin, seigneur de Saint Martin à Larressore et de Uhaldia à Halsou.

Jean Baptiste Gabriel de Saint Esteben, (1690-1765) chevalier de Saint Louis, vicomte de Saint Esteben et baron de Sault, épouse le 25 avril 1716 Marie de Haraneder, noble famille de Saint Jean de Luz, dont la dot de 16000L servit à payer celle due à Françoise Henriette (13000L). C'est Jean Baptiste Gabriel qui, le premier, porte le titre de vicomte de Saint Esteben. Il dut ce privilège sans doute à sa brillante carrière militaire : capitaine de cavalerie dans le régiment de Bezon, puis dans celui de Beringain et enfin major de Broglie. On sait que Louis XV, par un édit rendu en 1750, voulait récompenser les militaires qui le servaient après quinze à vingt années de service. On peut raisonnablement penser que l'érection de Saint Esteben en vicomté eut lieu en 1750
De l'union de Jean Baptiste Gabriel de Saint Esteben et de Marie de Haraneder sont issus : Alexis, fils cadet, chevalier de Saint Louis, Jean Louis Xavier, curé de Ciboure et un fils aîné dont on ignore le nom, décédé avant 1763, laissant un fils en bas âge (Jean Gabriel Alexis qui suit, avait 10 ans) ; son oncle Alexis assurera le tutorat. Cette fonction fut ensuite remplie par Jean Louis Xavier, oncle survivant en 1778.
Jean Gabriel Alexis de Saint Esteben, (1753-1778), vicomte de Saint Esteben, baron de Sault capitaine de cavalerie au régiment des cuirassiers du roi, épouse le 20 avril 1777, Dominica Justine d'Urdos de la maison noble de Baïgorry, qui lui apporta 30000L de dot. Il meurt l'année suivante à Lisle en Flandre, intestat et sans postérité.

La branche aînée s'éteint donc à cette date. La succession de la vicomté de Saint Esteben et de la baronnie de Sault passeront à la descendance de Françoise Henriette de Saint Esteben, fille de Jean qui avait épousé Charles de Saint Martin et dont la fille aînée Françoise de Saint Martin s'était alliée à Henri de Lafutsun baron de Lacarre en 1739. La condition de la cession était le paiement des dettes de l'ancien vicomte, qui s'élevaient à 23225L ; le versement à l'abbé Jean Louis Xavier de Saint Esteben, dernier représentant de la famille, d'une rente viagère annuelle de 3000L et bien sur le remboursement de la dot de Dominica Justine d'Urdos (30000L).
Charles de Lafutzun, baron de Lacarre, fils de Henri et de Françoise de Saint Martin, est en prise à de graves difficultés financières. Après avoir vendu ses dîmes inféodées (sans doute de Sault) à des particuliers d'Hasparren pour 60000L, il vendra en 1788 la vicomté de Saint Esteben, ainsi que les seigneuries de Gamarthe et Iriberry à Pellegrin de Soubelette, écuyer de Ciboure. En 1789, ce sera au tour de Sault, Saint Martin et Uhaldia, cédées aux Diesse, famille bourgeoise de Larressore.

*SSLAB-1930- M. Etcheverry- Contribution à l'Histoire du Château de Sault
*J. Nogaret- Château de Sault *APB *RH

SAINT ESTEBEN « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'or au lion de gueules armé et lampassé du même ; à la bordure de sinople chargée de huit flanchis d'or ; aux 2 et 3 d'or au chêne de sinople et à la bordure d'hermine » (AB-APB)

Ces armes sont portées par Jean de Saint Esteben , à la suite de son mariage en 1685, avec Françoise d'Ibusty héritière de la baronnie de Sault d'Hasparren (âgée alors de 13 ans, son époux en avait 38), fille de Laurent d'Ibusty et Françoise d'Urtubie Le 1 et le 4 sont les armes brisées de Sault (d'or au lion de gueules) le 2 et le 3 sont les armes d'origine brisées des Saint Esteben d'Arberoue ( d'or au chêne de sinople sommé d'une pie de sable)
En 1696, ces armes ont été déposées et enregistrées dans l'armorial d'Hosier au nom de Jean Baptiste Saint Esteben.

*AB * Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III- Béarn 1696 (page 17)

SORHABURU « D'argent à une fleur de lys de gueules à la bordure du même » (LAN-DN-ABN)

Maison noble citée en 1249 sorarburu, 1366 la sale de. (JBO)
En 1266, Oger de Sorhaburu, fils puîné de Arnaud Guillaume I de Gramont, est seigneur de Sorhaburu.
En 1424, Eléonor de Sorhaburu est dame de Garra de Hélette et d'Elizaitzine d' Arraute ; elle était la seconde épouse de Auger d'Uhart, baron de Uhart et Sorhapuru. Leur fille Isabelle, apanagée de la seigneurie d'Elizaitzine, s'alliera à Robert de Gramont
En 1637, Bernard de Sorhaburu est exécuteur testamentaire de Pierre II de Sainte Marie à Hélette, ce qui laisse penser qu'ils étaient en parenté.
Marie de Sorhaburu, fille cadette de Sorhaburu, s'allie à François de Jaureguiberry de Libarrenx vers 1650, leur fille Marie de Jaureguiberri épouse vers 1680, Pierre de Lostal, seigneur de la Salle d'Ermont à Saint Palais.
Au début du XVIII° siècle, l'héritière de Sorhaburu épouse Jean Louis de Lascor de Jaxu, maison natale de Saint François Xavier ; Jean Louis de Lascor est sieur jeune de Sorhaburu et alcalde d'Arberoue ; il est reçu pour Sorhaburu en 1721.
Simon de Sorhaburu est reçu aux Etats en 1731
Magdeleine Iriart est propriétaire de Sorhaburu en 1781.
En 1783, M. d'Abbadie (sans doute l'époux de Magdeleine Iriart) est reçu pour cette Salle.
En 1785-87-89, M.Jean de Sorhaburu, sans doute de fils de M. d'Abbadie, est reçu aux Etats de Navarre ; il avait épousé en 1786 Françoise Pauline de Salha, maison noble de Bardos.

*SSLAB-n°100 *RH *EK-n°43 *JJ et R.Ritter- La Maison de Gramont *AB

LARRONDO « D'argent à trois chevrons d'azur accompagnés au canton dextre d'un trèfle de sinople » (LAN)
alias « D'or à trois chevrons d'azur accompagné de trois arbres de sinople » (DN-SVN)
LARRONDO- MUN « D'azur à un monde cintré et croisé d'or » (ANF)

Cette maison est citée en 1435, lors de l'anoblissement de 128 maisons en Arberoue, dissurj, seynor de la casa de larrondo. (JBO)

Le DN et le SVN citent cette famille en Pays de Mixe. Le LAN et le DT, la situent à Méharin, en précisant qu'elle
fut anoblie en 1435. Mais lors de l'anoblissement des 128 maisons en Arberoue en 1435, aucune ne figurait à Méharin. La maison Larrondo, qui fut effectivement anoblie en 1435, se trouve en fait à quelques kilomètres de là, à Saint Esteben en Arberoue ; cette grande maison bourgeoise existe toujours.
Cette maison de Larrondoa devient propriété de la famille de Mun au XIX°siècle ; elle était dans les biens de Anne Christine de Nogués-Assat, héritière de la vicomté qui avait épousé Louis François de Navailles le 19 avril 1768. Leur petit fils Bernard de Mun (1854-1921) hérite des Saint Martin (métairies, moulins, château…). Cette famille est originaire de Mun, village éponyme de Bigorre où elle est citée dès le haut Moyen Age.
Sur la façade sud de Larrondoa sont sculptées les armoiries des Mun (de) telles que citées ci-dessus.

*ANF * JBO * AB * SSL Pau 1890-1891 *La Chenaye-Desbois : Dictionnaire de la Noblesse (1863)
* SSL Pau 1911 -V. Dubarrat * SSL Pau 1964 -JF. Massié
*Gure Herria- 1924 - JB. Daranatz


ARMES COMMUNALES DE SAINT ESTEBEN « D'or à un arbre de sinople sommé d'une pie au naturel » (ALBNS- 2003)

SAINT ETIENNE DE BAIGORRY (BASSE NAVARRE)

- BAIGORRI


ECHAUZ « D'argent à trois fasces d'azur » (LAN-DN-SVN)
alias « D'azur à trois fasces d'or » (AL-RH)
Maison noble citée en 1350 echaoz (JBO)
Ces armes étaient déjà portées par le vicomte de Baïgorry Semen Garcia III en 1304 ; les Etchauz ont continué à les porter lorsqu'à leur tour ils deviennent vicomtes.
Les seigneurs d'Echauz, sont aussi Vicomtes de Baïgorry vers 1375. Le château d'Etchaus fut peut être construit ou réhabilité à cette époque. C'est après le mariage de Semen Garcia II, vicomte de Baïgorry, qui épouse vers 1300 Girautine N…que, dans sa descendance cadette, apparaît le nom d'Echauz ; peut être Girautine N…était-elle déjà d'Echauz ?
La Vicomté de Baïgorry fut crée par Sanche le Grand roi de Navarre, vers 1033 au bénéfice de Garcia Loup I. Garcia Loup I avait épousé vers 1030 Semena Sanche de Pampelune, fille naturelle de Sanche le Grand. Les premiers vicomtes sont donc essentiellement navarrais et la vicomté ne comprend que le bourg de Baïgorry et quelques 11 villages autour ; c'est dire si elle est réduite.

Semen Garcia, vicomte de Baïgorry, épouse vers 1230, N. de Sault, fille de Pierre Arnaud de Sault et de Raymonde de Saint Pée. En 1249, il cautionne la dame de Sault, sa belle-mère, avec tout le lignage des Sault pour les sommes qu'elle devait au chapitre de Bayonne.
Garcia Semen I, vicomte de Baïgorry vers 1257, servait comme mesnadier de la reine de Navarre. Marié deux fois vers 1260 et 1270, il eut du premier lit N. de Baïgorry (mariée à Raymond Guillaume de Caupenne), qui après un jugement du roi de Navarre récupère la moitié de la vicomté, à savoir les terres, rentes et moulins d'Occos qui est un hameau de Baïgorry. Il faut noter qu'elle aurait du hériter de l'ensemble de la vicomté, car une fille du premier lit prime sur un garçon du second.

Semen Garcia II, fils du second lit, hérite lui du titre de vicomte de Baïgorry avec l'autre moitié des biens. Il est chevalier et alcaïde du château de Maya. Il utilise un sceau « écu à trois fasces » Il épouse vers 1300, Guirautine, qui devait être de la maison des Echauz car ses six descendants mêleront désormais ce titre à celui des vicomtes de Baigorry.

Garcia Semen II, fils aîné, est qualifié de vicomte de Baïgorry du vivant de son père ; il sert en 1322 et 1323 comme mesnadier du roi de Navarre ; il meurt en 1346 ne laissant qu'un fils illégitime.

Raymond Guillaume, son frère, est vicomte de Baïgorry en 1346. En 1346, il reçoit de Charles le Mauvais une mesnade de 20 livres par an, sa vie durant, pour ses bons services. En 1360, il commande une compagnie dans laquelle servait son fils bâtard Machin d'Echauz Michel et Loup d'Echauz ses neveux. Il avait épousé en 1345 Elvire Semeniz ; outre un fils naturel Machin, il eut :

Semen Garcia IV, vicomte de Baïgorry et seigneur d'Echauz, servait le roi avec une compagnie de gens d'armes en 1368 et 1371. Il fut armé chevalier par Charles le Noble en 1389. Semen Garcia, touchait 80 livres par an pour ses caballerias. Son sceau « écu penché armorié de trois fasces et timbré d'un heaume à lambrequins » cimier : une tête de chien. Semen Garcia avait épousé en premières noces, vers 1375, N. de Gramont, fille de Arnaud Raymond I, seigneur et baron de Gramont, Bergouey, et Bidache.
En secondes noces, il épouse vers 1380 Jeanne d'Harizmendi, dame de la salle Harizmendi d'Ossés. De ce mariage il eut un fils Sanche d'Echauz, seigneur de Harizmendi d'Ossés que Charles le Noble fit chevalier de Saint Jean de Jérusalem : son fils Charles d'Echauz, continuera la lignée des Harizmendi. Semen Garcia IV, eut aussi un fils naturel Garcia d'Echauz, seigneur d'Etcheberry d'Irouléguy, chevalier en 1397.

Jean I d'Echauz, vicomte de Baïgorry, épouse en 1398 Doña Juana Diez de Villegas ; il servira le roi de Navarre Charles III. Son fils Charles d'Echauz, vicomte, épousera Marguerite de Beaumont, fille de Charles de Beaumont, châtelain de Saint Jean Pied de Port gouverneur de la vicomté de Soule, bailli du Labourd et ricombre de Navarre. Il fut mesnadier du roi de Navarre. Il eut trois enfants, dont :

Charles d'Echauz, vicomte de Baïgorry, épouse en 1423, Marguerite de Beaumont. Son fils Philippe d'Echauz lui succède ; il épousera vers 1480, Suzanne de Gramont ; leur fille cadette s'alliera à Jean d'Espelette, vers 1500.
Gratien d'Echauz, vicomte de Baïgorry, allié à Jeanne de Labets, dame de Labets. Son fils Antoine d'Echauz, vicomte d'Echauz, est aussi seigneur de Labets et Sallejusan, il s'allie à Catherine Suzanne de Saint Esteben, fille du seigneur d'Apat.

Jean II d'Echauz, vicomte de Baïgorry, se marie vers 1580 à Jeanne d'Aguerre, dame de Lasse, d'Aguerre de Bustince, de Berrutagibel et Argave à Uhart Cize, de Ganaberro à Jaxu. Leur fille cadette Catherine s'allie en 1604 à Charles d'Arberats.

Jean III d'Echauz, vicomte de Baïgorry, il épouse en 1605 Louise de Montréal et Louise de Lur Saluces en 1616. Naîtront : Guillaume d'Echauz, héritier, mort sans postérité ; Claude Honorée qui héritera de la vicomté et qui se marie en 1650, à Bernard de Saint Martin, vicomte de Biscarosse ; en 1670, le vicomte d'Echauz acquiert la seigneurie d'Otikoren.
Jean de Saint Martin I et II, vicomtes de Baïgorry se succèdent, puis Marthe Madelaine de Saint Martin, la vicomtesse qui épouse en 1737 Henry de Caupenne d'Amou, baron d'Arsague.
Bernard de Caupenne est le dernier vicomte de Baïgorry. Il épouse Françoise Olympe Siry ; l'une de ses deux filles, Jeanne-Marie Marguerite épouse le 23 janvier 1795 Jean Isidore Harispe, qui deviendra maréchal d'Empire. Ce mariage sera plutôt un échec ; une fille en naquit qui meurt en bas âge ; le maréchal résidera à Lacarre, la vicomtesse occupera Echauz. En 1848, le château d'Echauz est aux Abbadie d'Arrast.
A la veille de la révolution, les Echauz possédaient 244 fivatiers qui payaient un fief, 4 moulins à droits seigneuriaux, la dîme de la Vallée et la moitié des bénéfices des forges.

*JJ *APB *JN
*J. Etcheverry-Ainchart- SSLAB 1956- Baïgorry au XVIII° siècle


AMANUBERRI « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à une bande d'azur accompagnée de six roses de gueules feuillées de sinople 3 et 3 ; aux 2 et 3 d'argent à quatre tours de sable ouvertes d'or ; à la bordure générale d'azur à trois fleurs de lys d'or posées aux cantons du chef et en pointe » (SVN)

Seul le SVN cite ces armes à Baïgorry. Plus qu'une famille bas navarraise, il s'agit sans doute d'un membre du lignage des Albret, comme le montre la bordure aux armes de France ; elle dérive sans doute de Amanieu, prénom très couramment utilisé chez les Albret.

*SVN

ETCHEBERRIA « De gueules à six bandes d'argent » (SVN-DOH)

Maison noble d'Occos, citée en 1350 echeverri (JBO)


HARISPE « D'azur au cheval passant gai d'or, terrassé de sable, et surmonté de deux étoiles d'argent rangées en chef; au franc-quartier des barons militaires d'Empire : de gueules à l'épée haute d'argent» (Ph.Lamarque –Héraldique Napoléonienne)

Jean Isidore Harispe (1768-1855) naît à Baïgorry ; son père était d'Ascarat (maison Harispea) et sa mère Jeanne Harizmendi de la maison Ainchart à Baïgorry. Militaire dans les armées révolutionnaitres, il commande une compagnie de Chasseurs Basques en 1792 ; il participe à la prise de Vittoria, Pampelune et Bilbao, tombées aux mains de l'armée française, la paix sera signée en 1795. Jean Isidore Harispe épouse, Jeanne-Marie Marguerite de Caupenne de la maison d'Etchaus de Baïgorry le 23 janvier 1795. De cette union naquit un fils unique, mort en bas-âge. Dans les armées du premier Empire, il devient général de brigade en 1807, de division en 1810 et Comte d'Empire en 1813. Harispe fut chargé de couvrir la retraite de Soult lors de la campagne d'Espagne, commencée par la défaite de Vitoria en 1813 devant les Anglais de Wellington et terminée à Toulouse en 1814. Harispe se rallie à l'Empereur lors de son retour de l'île d'Elbe en 1815 ; il fut chargé de la défense des Pyrénées. Retiré en Pays Basque, il achète le château de Lacarre. Napoléon III l'élèvera à la dignité de Maréchal de France en 1851.

*RH *APB


LEIZARAZU « D'azur à trois coquilles d'argent posées en pal ; parti d'or à trois trangles de gueules » (LAN)
alias « D'azur à trois coquilles d'argent posées en pal ; parti d'or à deux trangles de gueules » (DN-ABN)

Mêmes armes que Ansa, Urdos, Ahaxe, Hosta et Lasse. On ne connaît pas la cause de ces similitudes, même si C. Urrutibehety cite Garci Alonso de Torres, selon qui les mêmes armes furent concédées aux seigneurs de Leizarazu, Urdoz, Ansa et Hozta entre autres (il ne cite pas Ahaxe) par le pape lors d'un pèlerinage à Rome, pour la lutte engagée contre les Maures, mais cela n'est guère convainquant. Ils bénéficièrent également des dîmes prélevées sur leurs biens et du patronage de leurs églises.
Martin de Leizarazu fera enregistrer ces armes en 1696 sur la généralité du Béarn.
Sancho de Leizarazu, vivant au XIV° siècle, épouse Marie, dame d'Ursua (vallée du Baztan), son arrière petite fille hérite d'Ursua.
Marie de Leizarazu aura une liaison, vers 1358, avec Louis de Beaumont-Navarre, frère de Charles II, roi de Navarre. De cette liaison, trois enfants : Tristan, chanoine de Pampelune ; Carlos, né vers 1361, qui sera comte de Beaumont, alferez de Navarre ; puis Jeanne de Beaumont qui épousera Pées de Laxague, seigneur de Laxague d'Asme.
Jean de Leizarazu, seigneur de la salle de ce nom, archer des ordonnances du roi, (1555). Il épousa Florence de Belsunce, fille de Jean III de Belsunce, vicomte de Macaye et de Marie d'Armendarirz-Méharin. Son fils cadet, Domingo, allié à Anne de Navailles ; ils fonderont la branche de Cescau, établie en Béarn. L'aîné, Jean de Leizarazu, épousa Marie de Garro ; est issu de son mariage :
Pierre de Leizarazu, qui servira le roi de France en 1599 dans la suite du seigneur de Gramont. Il épouse Marie d'Ursua, fille de Sanz d'Ursua, seigneur d'Arrossagaraia à Saint Martin d'Arrossa.
Leur fils aîné Tristan de Leizarazu épouse en 1630, Gracianne de Lohitegi, fille de Bertrand de Lohitegi, seigneur de Lohitegi et Iparza à Caro. D'où : Paule qui épousera Arnaud d'Ilharre, seigneur de la Salle de Gensanne à Orsanco ; Louise, seconde femme vers 1666, de Guillaume Saint Jayme, seigneur de ladite Salle à Ibarre ; et Martin de Leizerazu, seigneur de Leizerazu qui épouse Catherine d'Aroue, fille de Valentin d'Aroue, vicomte de Saint Martin d'Arberoue.
Antoine de Leizarazu, fils de Martin, épousera en 1701, Marie d'Arrac de Vignes, fille de Gabriel, baron de Sault de Navailles. Leur fille et héritière Rose de Leizarazu, épouse en 1733, Ferdinand Félix de Casemayor, abbé laïc d'Arette.
Les Leizarazu seront régulièrement reçus aux Etats de Navarre ; Casemajor d'Arette-Leizerazu, sera reçu en 1733, son fils en 1761.

*SSLAB-n°100 *NB *B. Leroy- Le royaume de Navarre XIII-XV° siècle *APB
*Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III Béarn 1696 (page 128)
*CU - Diez siglos de Historia en Ultra Puertos

MOKOZAIN « D'argent au pal d'azur accosté de deux loups de sable » (DN-LAN-SVN)
Maison noble à Urdos, citée en 1366 mokozugain (JBO)
En 1764, Jean de Mocacain est seigneur de cette Salle.

*EK-n°43

URDOS (La Salle) « D'azur à trois coquilles d'argent posées en pal , parti d'or à trois fasces de gueules » (LAN-ABN-DN)

Maison noble citée en 1366 lassalle durdoz (JBO)
Guillaume d'Urdos fera enregistrer ces armes en 1696 dans la généralité du Béarn.
En 1664, Catherine d'Urdos, dame de la salle d'Urdos épouse Guillaume d'Inhurry, de la maison Jauretche de Garris. Sur l'acte de mariage, il est dit que les nouveaux mariés avaient acheté les salles de Etcheverry, Irouléguy et Sorhouet des mains de don Domingo d'Etchenique et Joachine de Sorhouet. D'où : Marie qui épouse Guillaume Pellegrin de Garris ; Marie-Pomponne qui s'alliera avec Martin d'Ibarbeiti d'Ibarre et Marie-Ursule qui épousera Pierre Pedeluxe de Garris en 1724.

Guillaume d'Inhurry-Urdos, fils aîné de Guillaume d'Inhurry, seigneur des Salles d'Urdos, Sorhoeta et Etcheberri d'Irouleguy, épouse en 1708, Françoise Ursule de Goyenetche, fille d'Arnaud de Goyenetche et d'Anne de Saint Macary.
Claire d'Urdos, fille de Guillaume, épouse en 1740, Jean Baptiste d'Etchepare, seigneur d'Etchepare et Apat à Bussunarits ; son frère Antoine d'Urdos, recevra la Salle de Etcheberri en 1738. Marie, autre fille de Guillaume d'Inhurry-Urdos, épouse Martin d'Alhaste, seigneur de Berroetagibel d'Uhart Cize.

Pierre d'Inhurry-Urdos, héritier de Guillaume d'Urdos, écuyer et seigneur des Salles d'Urdos, Etcheberri et Sorhoeta, fut reçu aux Etats de Navarre pour cette dernière Salle le 14 octobre 1732 .Il se marie avec Jeanne Sorhaindo, mais était-elle issue de cette famille bourgeoise de Bayonne, armoriée en 1696 ?
Dominique d'Urdos, fille cadette de Pierre d'Urdos, épousera Jean Gabriel Alexis de Saint Esteben, vicomte de Saint Esteben et baron de Sault, le 29 avril 1777.
Anne Lucine d'Urdos, fille aînée et héritière de Pierre d'Urdos, épouse en 1785, Valentin de Salha, quatrième fils de Salvat de Salha, marquis de Salha à Aïcirits, baron de Saint Pée en Cize, lieutenant du roi en Guyenne et de Marie Louise de Casamajor de Charritte. Valentin de Salha, lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint Louis en 1790, général de division et ministre de la guerre en Westphalie avec Jérôme Bonaparte ; Napoléon I lui attribuera le titre de comte d'Empire en 1812. De ce mariage sont issus : Pierre Louis de Salha, militaire, il fit la campagne de Prusse et fut tué en 1807 au bourg d'Eylau et Jean Baptiste de Salha, marquis de Salha, officier supérieur, mort sans postérité de son mariage avec Marie Louise Charlotte Caroline de Salha, sa cousine germaine.
Valentin de Salha sera admis aux Etats de Navarre le 2 mai 1785 pour la Salle d'Urdos.

*SSLAB-n°100 *AB *APB *RH
*Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III Béarn 1696 (page 127)


VALENTIN de SALHA « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à une serrure d'argent à quatre clous accostée à dextre d'une clef du même posée en pal, le panneton en chef ; aux 2 et 3 de gueules à trois chevrons d'or ; au franc quartier des comtes ministres des puissances confédérées (de sinople à la tête de lion arrachée d'or) » (PL)

Soit un écartelé des Lacarry et des Luxe, qui furent respectivement seigneurs de Salha à Aïcirits vers 1585 et 1276.

*APB

ARMES COMMUNALES DE BAIGORRY « D'or à trois trangles ondées d'azur au chef du même chargé d'un croissant versé d'argent et une champagne également d'azur chargée d'une étoile à huit rais d'argent »

SAINT JEAN DE LUZ (LABOURD)

  • DONIBANE LOHITZUNE


ETCHEGARAY « Parti : au 1 d'azur à trois chevrons d'argent et une ancre d'or brochante ; au 2 d'argent à l'arbre terrassé de sinople et un lévrier passant de sable brochant sur le fût de l'arbre tenant de sa patte droite une épée du même; à la champagne de gueules chargé du signe des chevaliers légionnaires » (P. Lamarque- Héraldique Napoléonienne)

Michel Etchegaray, capitaine de frégate, lieutenant colonel, chevalier de Saint Louis et officier de la légion d'honneur, est né à Saint Jean de Luz en 1773, mort à Saugnac (Landes) en 1829 .Il avait épousé en 1807 Marguerite Elisabeth Augustine Victoire de Borda.

*APB *RH


HODY « D'azur à un château d'or ouvert et éclairé de sable accompagné de trois fleurs de lys d'argent une en chef à les deux autres sur les flancs » (EPV)

On connaissait plusieurs familles de ce non notamment à Mouguerre, Ustaritz Bayonne, Hasparren et Saint Jean de Luz. De cette dernière cité sont notamment connus au XVIII° siècle :
Jean de Hody, conseiller du roi, succède à Pierre de Castera à la lieutenance du bailliage du Labourd de 1712 à 1736. Il avait épousé Marie Martine de Lisson, fille de Latimendia de Saint Jean de Luz. Ils auront deux enfants : Martin, le cadet, né en 1714, il sera archidiacre du diocèse d'Aix et supérieur des missionnaires des Missions Etrangères dès 1779. Il refusera de prêter le serment constitutionnel et se réfugie à Amiens en 1792. Il décède le 11 octobre 1796 et François de Hody qui succède à son père en 1736. Il était né à Saint Jean de Luz le 9 novembre 1711 ; il épouse Marie Josèphe de Jalday dont il eut deux fils Jean et Louis, avocats à Ustaritz. François de Hody laissera sa charge à son fils en 1781.
Jean dit Jean Baptiste de Hody est lieutenant du bailli le 11 juin 1781 ; il avait 48 ans. Il épouse à Bayonne Marguerite Duthil de Saint Jean de Luz, le 5 juin 1764. Lors de la Révolution, le bailliage d'Ustaritz et son tribunal s'installent à Bayonne devant l'église des Carmes (au 23 rue Thiers). Jean de Hody devint l'un des juges dans un premier temps mais il fut suspecté et traité comme citoyen dangereux. Il décède le 8 mai 1794 à l'hôpital des détenus.

*PY *Archives des Missions Etrangères


HARANEDER) « D'argent au prunier de sinople, feuillé du même, fruité de pourpre, le tronc de l'arbre servant de stangue à une ancre de sable » (RH)

Ces armes sont celles de Joannot de Haraneder qui fut anobli pour avoir don au roi de France de deux navires. Il fit graver ces armes sur sa cheminée en 1641. Il voulut en faire des armes parlantes, sauf qu'il ne maîtrisait pas l'étymologie basque. Haraneder ne vient pas de aran « prunier » mais de haran « vallée » et Haraneder signifie « belle vallée ».
Vers 1150, Bertrand, vicomte de Labourd, fit don de la ville de Saint Jean de Luz au Chapitre de Bayonne, avec tous les droits seigneuriaux (basse, moyenne et haute justice ; présentation à la cure ; péage ; pontage ; pêche …) En 1570, la ville racheta aux chanoines du Chapitre de Bayonne la baronnie de Saint Jean de Luz, moyennant 2000 livres tournois.
Les Haraneder semblent issus du Guipuzcoa ; ils s'établieront à Ciboure et Saint Jean de Luz au XVI° siècle.
Jeannot de Haraneder, capitaine de navire, voyage aux Indes et devient armateur. En 1624, il offre au roi deux vaisseaux armés pour ravitailler l'Ile de Ré, assiégée par la marine anglaise ; cet acte lui valut de recevoir des lettres de noblesse. Très fortuné, il fait preuve de générosité et construit de ses deniers un hospice désaffecté. Les jurats le remercient en lui donnant une maison sur le port, appelée depuis « la maison de l'Infante » Marié à Françoise de Chibau, d'une riche famille luzienne, il aura trois enfants, tous morts sans postérité.
Martissans de Haraneder, son frère, également commerçant, eut six enfants, dont l'aîné, Martin de Haraneder né vers 1600, bayle de Saint Jean de Luz vers 1660, accueillit Louis XIV et l'infante d'Espagne en 1660. Le roi logera à la maison Lohobiague, cousins des Haraneder.
Martin de Haraneder, marié à Marie de Hirigoity, eut sept enfants qui formeront les branches de Haraneder-Putil, Haraneder-Monsegur, Haraneder-Gerolimea.

*RH *APB


HARANEDER « Coupé, au 1 ondé d'argent à un navire équipé de sable, les mâts et les cordages de même, voguant à pleines voiles qui sont d'argent, le pavillon et les guidons de même, le corps du navire enrichi d'or ; au 2 parti de gueules et d'azur, le gueules chargé d'un lion d'or couronné d'une couronne de vicomte du même et l'azur chargé d'une crosse en pal d'argent » (RH- AL)

Les armes ci-dessus sont celles de Jean de Haraneder-Poutil, bayle de Saint Jean de Luz, qu'il fit enregistrer en 1696. La commune de Saint Jean de Luz se dotera de ces armoiries. On y reconnaît l'allusion aux Haraneder avec le vaisseau, le lion est au vicomte du Labourd et la crosse evoque l'évêché de Bayonne qui posséda la ville.
Joannis Haraneder-Putil, l'aîné des six enfants de Martin de Haraneder et Marie de Hirigoity fut officier de marine. Marié en 1655, il eut dix enfants, morts sans descendance. La charge de bayle fut semble t-il portée par cette branche.

Jean de Haraneder-Monségur, second des fils, marié trois fois : en 1640 avec Gracie de Ancillon, en 1650 avec Catherine de Morère dame de Monségur à Serres et en 1674 avec Marie de Lohobiague. De ces trois unions, il eut dix enfants, mais sa seule descendance viendra de sa fille qui épousera un Béarnais, Daniel de Périé, baron d'Ussau, gouverneur du fort de Socoa.

Pierre de Haraneder-Gerolimea, troisième fils de Martin, épouse vers 1644 Marie de Berau de Ciboure, dame de Gerolimea. Il fut également marin puis armateur. Décédé en 1693 à 65 ans, il eut sept enfants, dont l'aîné Dominique (1646-1731), marié vers 1669 à Marie de Gazteluzar de Belchenea et Jean Periz. La descendance de Dominique de Haraneder (Haraneder-Boutran) sollicita en 1771 l'anoblissement de la terre de Boutran, située à Urrugne.

Jean Periz de Haraneder, dernier enfant de Pierre de Haraneder-Gerolimea, né en 1652, épouse en 1679 Etienette de Bereau, sa petite cousine dont il aura douze enfants. De Ciboure, il se fixera à Saint Jean de Luz où il construit en 1724, une magnifique maison Joanperitzenea, détruite par un incendie à la fin du XVIII° siècle. Jean Periz était à la tête d'une fortune considérable ; il possédait 18 navires et pendant les périodes d'hostilités, il transformait ses navires en flotte de corsaires et offrait ses services au roi contre forte rétribution bien sur. Il acquiert la propriété de Jolimont à Urrugne ; Louis XIV l'érigera en vicomté en 1694 pour services rendus. On ne sait lequel de ses enfants héritera de Jolimont. En 1694, Jean de Haraneder possédait la Salle d'Ascain. Jean Periz mourut à Ciboure en 1730, à 78 ans, il fut inhumé dans l'église paroissiale. Parmi les enfants de Jean Periz :
Marie Haura qui épouse Salbat d'Urtubie, baron de Garro ;
Marie Ursule qui épouse en 1716 Jean Baptiste Gabriel de Saint Esteben, vicomte de Saint Esteben et de Sault ;
Marie qui épouse en 1719 Charles de Belsunce, vicomte de Méharin ;
Dominique, lieutenant général garde-côte, épouse Geneviève de Roqueton, leur fille Etiennette de Haraneder épousera en 1729 Louis de Lalande, baron de Hinx et seigneur de Saint Cricq et enfin :

Pierre de Haraneder, vicomte de Macaye, qui épouse en 1719 Marie René de Castaignoles, héritière de la vicomté de Macaye. D'où :

Pierre Nicolas de Haraneder, vicomte de Macaye, député de la noblesse du Labourd aux états généraux de 1789, émigré lorsque éclate la révolution ; il décède à Chandernagor (Indes) en 1827, il avait épousé le 18 mai 1785 Jeanne Betbeder. Le domaine de Macaye fut saisi par les instances révolutionnaires ; sa veuve après bien des démarches parvint récupérer ce bien, arguant du fait que Chandernagor étant français, la condition d'immigré ne pouvait s'appliquer.

Louis Valentin de Haraneder, est vicomte de Jolimont. Son fils Eienne de Haraneder fut le dernier vicomte de Jolimont. On ne sait rien de lui, sinon qu'il était berger sur la Rhune au début du XIX° siècle, la déchéance de cette famille fut foudroyante.

A la veille de la Révolution, les biens de la vicomté de Macaye possédés par Pierre Nicolas de Haraneder et Marie de Castaignoles, comprenaient Paganduria, maison noble, avec sa métairie et trois moulins banaux ; la maison noble Jauregia (Etxehandia) et dix maisons fivatières situées à Macaye, Mendionde et Louhossoa.
Les biens des Haraneder-Boutran, comprenaient Boutran, Boutransahar, Belchaenea, ainsi que quatre métairies et d'une chapelle dotée de fondations de messes.
Saint Jean de Luz eut des problèmes avec sa voisine Ciboure, devenue paroisse en 1603, qui n'était jusqu'alors qu'un quartier d'Urrugne. Les incidents se succèdent au motif de l'accès des embarcations dans La Nivelle. Les marais de La Nivelle, en amont du port actuel, abritaient à l'époque un port et des entrepôts et chaque paroisse revendiquait le droit d'accès aux installations.


*SSLAB-1933 – JN- Les Haraneder de Saint Jean de Luz
*APB *MG – TomeIII *RH *RB


ARMES COMMUNALES DE SAINT JEAN DE LUZ « Coupé au 1 d'azur au vaisseau de sable équipé et guidonné d'argent voguant sur une mer du même, la coque brochant sur l'onde ; au 2 de gueules au lion d'or couronné d'une couronne de vicomte du même ; parti d'azur à une crosse épiscopale d'argent posée en pal »

SAINT JEAN LE VIEUX (BASSE NAVARRE)

– DONAZAHARRE

Saint Jean le Vieux, du nom de l'ancienne paroisse Saint Jean d'Urruti, l'épithète « le Vieux » qualifiant l'antériorité sur sa voisine Saint Jean Pied de Port, est mentionné sous cette dénomination en 1293. Elle est la vénérable ancienne « capitale » de Cize, dejà connue et occupée par les Romains. C'est le roi de Navarre, sans doute Sanche le Sage, qui fonde la ville neuve de Saint Jean Pied de Port durant le XII° siècle. Mais avant cette fondation, éxistait déjà, au pied des ramparts, l'antique paroisse Sainte Eulalie d'Ugange, surmonté d'un château royal primitif.

ARSORITZ (à Zabalza) « D'or à une fasce de sinople entre deux coquilles d'azur, l'une en chef, l'autre en pointe » (SVN-DN)
Maison noble citée en 1264 arçorritz, 1268 arssoritz, 1366 lospitau darssoritz.(JBO)
Commanderie relevant des Augustins de Ronceveaux en 1350; il existe toujours à ce jour une maison Arsoritzea à Saint Jean le Vieux.
A l'origine, elle fut une abbaye laïque qui, en 1147, appartenait à Marie de Lahet, fille de Martin de Lahet, seigneur de Peralta membre du conseil du roi de Navarre en 1135. Marie de Lahet, fera donation de l'abbaye d'Arsoritz à l'évêque de Pampelune qui la remettra aux chanoines de Ronceveaux sans doute au XIV° siècle, puisqu'en 1366 elle est dénommée « lospitau ».

*RH

DONAZAHAR (à Zabaltze) « D'or à neuf besants-tourteaux partis d'or et de gueules 3, 3 et 3 » (APB)
Ces armes citées par l'APB, sont par ailleurs totalement inconnues ; et l'APB ne cite malheuresement pas ses sources.
Elles sont de plus mal construites : le parti aurait du être inversé en tourteaux-besants (gueules-or) car le fond est d'or (métal sur métal).
Maison citée en 1479, donazahar etcheberria, comme étant « dîmière de Ronceveaux »
Nous citons ces armes car la commune de Saint Jean le Vieux a, hélas, adopté ces armes.

ETCHEPARE (à Zabalza) « D'argent à trois bandes d'azur et à la bordure cousue d'argent » (DN- RH)
alias « D'argent à une bande de trois pièces d'azur à la boudure cousue d'argent » (SVN)

Maison noble citée en 1340 la major de çabalça ; 1366 casamajor (JBO)

HARRIETA (à Urrutia) « D'or à une fasce de gueules, à la bordure du même chargée de huit flanchis d'or » (DN-SVN)
alias « De gueules à une fasce d'or accompagnée de quinze flanchis du même en orle » (LAN)

Maison noble citée en 1150 ferriete, 1249 herryeta, 1350 arrieta, 1412 la salle de harrieta (JBO)
En 1582, Simon de Garat de la maison noble de ce nom à Ahaxe, est seigneur de Harrieta.
Le château passera aux Larralde de Villefranque au XVII° siècle, sans doute par achat. César de Larralde est seigneur de Harrieta vers 1650 ; la terre de Harrieta sera érigée en baronnie au bénéfice de son fils, Sauveur de Larralde, en 1691. Ce furent ensuite Jean de Larralde et Jehan Sauveur de Larralde qui se succèdent à la baronnie.
Les Larralde seront seigneurs de Harrieta jusqu'à la révolution.

*APB *AB *EK-n°43


IRUMBERRI (à Urrutia)« Parti ; au 1 d'or au lion rampant de gueules coupé d'or à deux vaches de gueules passantes rangées en pal ; au 2 de gueules à la croix pommetée d'or » (LAN)
alias « Parti ; au 1 d'or au lion rampant de gueules coupé d'or à deux vaches de gueules passantes rangées en pal ; au 2 de gueules à la croix pommetée d'or à la bordure d'argent » (LAN)
alias « Parti ; au 1 d'or au lion rampant de gueules coupé d'or à deux vaches de gueules passantes rangées en pal ; au 2 de gueules à la croix pommetée d'argent à la bordure cousue d'azur chargée de six flanchis d'or » (DN)

Maison noble citée en 1249 hyruberri, 1366 lassale dirumberry
Ces armes portent les partis de Sault, Armendaritz de Saint Pée (en Cize) et Irumberri.
Vers 1247, Bernard de Sault, devint seigneur d'Irumberri par son mariage avec l'héritière de cette Salle. Bernard de Sault est le petit-fils de Pierre Arnaud de Sault et de Raymonde de Saint Pée en Labourd.
Se succèdent à la seigneurie : Guillaume Arnaud I, II, III, IV et V d'Irumberri, qui seront mesnadiers des rois de Navarre.

Jean I d'Irumberri est lui aussi au service du roi en 1420 ; en 1400, il avait épousé Catherine de Sallaberri, héritière de la Salle de ce nom à Bussunarits. Pierre d'Irumberri I (Peyretou), fils du précédent, épouse en 1430 Dona Graciosa de Lacarre, fille de Mosen Juan d'Assiayn, seigneur de Lacarre et de Gamarthe. Pierre I d'Irumberri est seigneur de Sallaberri à Bussunarits.

Jean II d'Irumberri est seigneur d'Irumberri et Sallaberri, il se marie en 1466 à Léonore d'Armendaritz -Saint Pée, fille de noble François d'Armendaritz, seigneur de Saint Pée en Cize. (les Armendaritz sont seigneurs de Saint Pée en Cize depuis le 1427).
Jean III d'Irumberri, seigneur d'Irumberri et Sallaberri, capitaine, épouse en 1501 Claire de Larramendy de Juxue.
Jean IV d'Irumberri, seigneur d'Irumberri et de Sallaberri, se marie en 1525 à Isabelle de Laxague d'Asme.

Pierre II d'Irumberri, seigneur d'Irumberri, Sallaberri et Laxague, capitaine de 300 hommes en 1562 dans les armées de Charles IX. En 1550, il avait épousé Jeanne d'Arbide de Lacarre, fille de Jean d'Arbide (seigneur de Lacarre, Gamarthe, Bascassan, Suhescun, Arbide, Sainte Engrâce et de la salle de Gotein) et de Catherine de Lacarre. Restée veuve, Jeanne de Lacarre épouse Jean de Fleurdelis, seigneur de Lannevielle à Amendeuix et de Galoz, maison noble de Sussaute, qui meurt en 1591 ; puis elle s'allie à Domingo de Lohitegi, seigneur de Caro. Les deux enfants du premier mariage, Jeanne et Jean V, porteront tous les biens des Irumberri.
Jean V d'Irumberri, seigneur d'Irumberri et Sallaberri, épouse Jeanne de Saint Martin de Janitz à Lécumberry. En secondes noces il s'allie, en 1582, à Catherine de Garat, fille de Simon de Garat, seigneur de Harrieta à Saint Jean le Vieux et de Garat à Ahaxe.

Du premier mariage, est issu Jean d'Irumberri et de Sallaberri, marié à Catherine d'Apat. Leur fils Antoine, seigneur d'Irumberri et Sallaberri, épouse en 1614 Jeanne d'Etchepare d'Ibarolle.
Succède autre Jean d'Irumberri, qui épouse en 1641 Marguerite de Lostal ; d'où Dominique qui s'allie en 1667 à Claude de Sainte Marie.
Les Irumberri, seront reçus régulièrement aux Etats de Navarre jusqu'à la Révolution.


*SSLAB-n°77 *NB *EK-n°77 *APB


SAINT – PEE (ou Sampe à Zabaltze) « Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules à trois chevrons d'or accompagnés d'une étoile d'argent au canton senestre ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules passantes rangées en pal et adextrées d'un pal déjeté et cousu d'argent » (ABN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à deux vaches de gueules passantes rangées en pal ; aux 2 et 3 de gueules à trois chevrons d'argent » (LAN)

alias « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à trois chevrons d'or accompagnés d'un croissant d'argent au canton senestre ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules passantes rangées en pal et un pal d'argent brochant » ( DN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à trois chevrons d'or ; au 2 d'azur à un croissant d'argent ; au 3 d'or à deux vaches de gueules rangées et un pal du champ brochant » (SVN)

Ces armes sont des brisures de celles des Luxe et des Armendaritz qui seront seigneurs de Saint Pée en Cize respectivement vers 1350 et 1427.

A ne pas confondre avec San Per, le château situé au nord est du camp romain, qui fut détruit par Richard Cœur de Lion en 1177 et qui ne fut pas reconstruit. Il s'agit ici de l'actuel château de Salha en direction de Mendive.

Selon J de Jaurgain (confirmé en privé par C. Urrutibéhéty), c'est un descendant du lignage Sault- Saint Pée, Navarrus de Sault, qui construit ce château de Saint Pée, en lui donnant le nom de sa terre d'origine vers le milieu du XIII° siècle. Toujours selon Jaurgain, Navarrus de Sault, est cité dans une charte de 1328, avec son frère aîné Guillaume Arnaud de Sault- Ostabarret. Navarrus fut, comme beaucoup des siens, mesnadier du roi de Navarre.

C'est sans doute sa fille et héritière qui vers 1340, épouse Bernard de Luxe seigneur de la Salle de Récart à Mongelos, troisième fils de Arnaud Loup I de Luxe, seigneur de Luxe, Ostabat et Lantabat. Leur fils Garcie Arnaud, seigneur de Saint Pée en 1388, est homme d'armes de la compagnie de Martin de Lacarre. Pierre Arnaud, fils de Garcie Arnaud, seigneur de Saint Pée, est alcade du château de Turujen en 1412 ; sa fille Gracianne de Saint Pée, héritière, épouse vers 1427 Johanicot d'Armendaritz, capitaine du château de la Guardia (Alava), proche du prince de Viane Don Carlos.

Pierre de Lacarry est qualifié de seigneur de Saint Pée en Cize dans un acte du 25 septembre 1597 ; il avait épousé Jeanne d'Anciondo, dame de Salha d'Aïcirits et de la Salle de Larceveau. La Salle de Saint Pée est vendue à Jean de Sokarro, seigneur d'Etchacon. Jean Suhigaray, seigneur de la Salle éponyme de Bardos, devient seigneur de Saint Pée par acquisition vers 1618.
Son fils Antoine Roger obtient l'érection de Saint Pée en baronnie, puis son successeur Philippe, baron de Saint Pée, étant mort sans postérité, c'est sa demi-sœur Isabeau qui hérite ; Isabeau de Suhigaray épouse son cousin germain Antonin de Salha en 1676.
Le château de Salha fut acheté par Louis Etcheverry, député, au XX° siècle qui fondera en 1887 le journal Eskualduna, qui deviendra Herria. Il abrite aujourd'hui des colonies de vacances.

*JJ. Nobiliaire de Béarn *H.Dop - Les Seigneurs de Saint Pée *CU
*APB *RH *X. Arbelbide- Garazi


SAINT – PIERRE (ou San Pedro à Zabaltza «D'azur à deux clefs d'argent posées en sautoir et liées par une chaîne » (DN-LAN)

Maison noble citée en 1249 sancto petro (JBO)
Il s'agit ici du château de San Per, du nom de la paroisse primitive Saint Pierre d'Usacoa, distinct de la Salle de Saint Pée. En 1177, en vue d'assurer la sécurité des pèlerins de Compostelle Richard Cœur de Lion détruisit ce château qui ne fut pas reconstruit.

A ce propos, voici ce que pense M. Urrutibeheti (que j'ai interrogé le 23-02-2001) Après réflexion de quelques jours, il dit que Saint Pierre (ou San Per ou San Pedro) est effectivement le château qui fut rasé en 1197 à Saint Jean le Vieux (près d'Urrutia), mais qui ne fut jamais rebâti. Ce château de San Per est distinct du château de Saint Pée (voir ci-sessus), qui deviendra le château de Salha, toujours à Saint Jean le Vieux.

*CU Archives personnelles * JJ. Nobiliaire de Béarn *RH *APB


SOCARRO (à Zabaltza) « Tiercé en pal ; au 1 d'argent à trois coquilles de gueules posées en pal à la champagne du même ; au 2 d'argent au lion de gueules accompagné en chef d'un corbeau de sable et en pointe d'un arbre terrassé de sinople et un sanglier de sable brochant sur le fût ; au 3 de gueules à deux fasces d'or » (ABN)

Maisons nobles citée en 1293 socarro iuson (Socarro behere); 1366 socarro suson (Socarro garai) (JBO)
En 1599, Jean de Socarro est seigneur de Villenueva (Iriberri à Bustince).
En 1734, Bernard de Socarro est seigneur d'Elizetxe à Ainhice, par donation de sa tante, dame d'Elizetxe.
Arnaud de Lafaurie, notaire royal à Lecumberri, achète la Salle de Socarro en 1730. Son fils Jean de Lafaurie (décédé en 1777) se marie à Catherine d'Etchepare d'Ibarolle en 1763, leur descendance prend le nom de Lafaurie-Etchepare. Leur fils Jean Alexandre Léon Lafaurie d'Etchepare, seigneur de Socarro, émigre à la Révolution ; il sera amnistié en 1812 et il portera les armes de Socarro. Il épousera en 1806, Antoinette Josèphe Marie Piscou, fille du maire de Saint Palais, ville où il mènera une vie de rentier.
Ayant acheté la Salle de Socarro à M. de Elizetxe, Arnaud de Lafaurie est reçu aux Etats de Navarre en 1745, en même temps que son fils héritier présomptif.

* SSLAB-n°100 *SSLAB-n°99 *RH * Ekaina-n° 77-78-79


URRUTIA (à Urrutia) « D'azur à un croissant versé d'argent et une étoile d'or en pointe » (LAN-DN)
Maison noble citée en 1350 urrutia, 1366 lassale d'urrutie (JBO)
Située au quartier du même nom à Saint Jean le Vieux ; les ruines de l'ancienne chapelle Saint Jean (en 1350 sant johan de urruthia) sont à proximité de Urrutia.

*RH



ARMES COMMUNALES DE SAINT JEAN LE VIEUX « D'or à neuf besants-tourteaux parti d'argent et de gueules, 3, 3 et 3 » (ALBNS 2001)

SAINT JEAN PIED DE PORT (BASSE NAVARRE)

  • DONIBANE GARAZI


ANSA « Parti, au 1 d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal , au 2 d'or à deux fasces de gueules » (DN-LAN)
Les familles de Hosta et de Lassa à Baïgorry portent les mêmes armes. Cette famille s'alliera aux Irumberry.
Cette famille Ansa, est citée vers 1572, puis avec Dominique Berragain dans les rôles de 1729.
Au XVIII° siècle, cette Salle était à M. de Salha ; il la vend à Jean Miguel de Larroque en 1742 ; son fils Pierre de Larroque sera reçu aux Etats pour cette maison de Ansa.

*SSLAB- n°98 *DN *RH

LOGRAS « De gueules au chêne d'or accosté de deux oiseaux affrontés d'argent becquetant l'arbre et cantonné de quatre étoiles d'or » (DN-RH)

Cette famille de Saint Jean Pied de Port apparaît au XVI° siècle, avec Martin de Logras, procureur général en 1574 à 1587. Ils sont surtout avocats au parlement durant les XVII et XVIII° siècle
M. JL Logras, avocat au parlement, est sieur de la Salle d'Olhonce (à Çaro) vers 1750. Il est également sieur des maisons Xaharena et Tartasenea, toutes deux à Saint Jean Pied de Port ; il tenait sans doute ces maisons de sa femme Jeanne de Cortiade, qui était donnée « dame » de ces deux maisons. Bertrand Dominique Joachim de Logras est seigneur d'Elissetche, maison noble d'Uhart Cize, en 1781.
Clément de Logras, chevalier est reçu aux Etats de Navarre pour Elissetche en 1771. M. de Logras est admis pour la Salle d'Olhonce à Çaro en 1700.

La terre d'Olhonce sera érigée en marquisat en 1758 en faveur de Jean de Logras. Jean de Logras (mort en 1778) avait épousé en 1748, Madeleine Angélique Legendre (1720-1795). Leur fille aînée Jeanne Martine de Logras s'alliera en 1769, à Laurent d'Urtubie (1740-1787), baron de Garro et bailli du Labourd.
C'est Dominique Bertrand Joachim Logras, l'aîné des enfants mâles de Jean de Logras (il eut six enfants) hérite du marquisat à la veille de la Révolution ; il se marie à Françoise d'Elissalde en 1791.
En 1789, le marquis de Logras est chargé de présenter le cahier des griefs de Navarre au roi de France.

*SSLAB-n° 100 *RH *EK-n°47 *Les Amis de la Vieille Navarre- année 2006


BEAS « D'or au chêne de sinople fruité d'or et un sanglier de sable passant au pied de l'arbre » (SVN)

Famille totalement inconnue, uniquement citée par le SVN ; même si Biscay parle lui d'une maison rémissionée Beole.

*RH *SVN *DN

IRIGOYEN « Parti au 1 d'argent à un Saint Jean apôtre de carnation, bénissant, à la tunique d'azur et au manteau de gueules, tenant de la main dextre un calice d'or duquel sort un serpent de sinople; au 2 de gueules à trois tours d'argent 1 et 2 » (SVN)

Maison noble citée à Ugange 1305 enequo santz dirigoyhen - 1366 yrigoyen dugange (APB)
La maison mère de cette branche établie à Saint Jean Pied de Port se situait à Añoa, village proche d'Urdax.

*APB *SVN




ARMES COMMUNALES DE SAINT JEAN PIED DE PORT « De gueules à la tour crénelée d'argent maçonnée de sable, senestrée d'un saint Jean Baptiste de carnation, nimbé et vêtu d'or la main droite posée sur la tour et portant de la main gauche une croix haute d'or ornée d'une banderolle d'argent ; un agneau d'argent couché sous le saint Jean Baptiste ; les chaînes de Navarre sous la tour »

SAINT- JUST- IBARRE (BASSE NAVARRE)

  • DONAIXTI - IBARRA

Saint Just était un hôpital tenu par les Bénédictins de Sorde. L'activité jacquaire de cette vallée se traduit sur les armes de Saint Jayme et Ibarbeity ; les pèlerins venaient des vallées béarnaises et, à travers la Soule, rejoignaient Ostabat.

PRIEURE de SAINT JUST « Losangé d'or et d'azur à une fasce de sinople »
(J. Meugey-SSLAB 1931)
Ces armes furent attribuées d'office en 1696.

AMETZAGA (à Ibarre). « De sinople à un dextrochère d'argent armé d'une lance d'or à une bannière d'argent » (DN)
alias « De sinople à un dextrochère d'argent mouvant du canton senestre du chef armé d'une bannière écartelée en sautoir d'or et d'argent (LAN)
Maison noble citée en 1350 ametçaga, 1412 la salle damezçague (JBO)
En 1674, de Haristoy ayant épousé Catherine d'Etchart héritière de cette maison, est reçu aux Etats le 19 août 1675. Le sieur de Villeneuve d'Ibarre y est reçu en 1705, après son mariage avec autre Catherine d'Etchart. M. d'Ametzague est reçu lui en 1739 ; il fut sans doute l'oncle de M. Saint Jayme, reçu lui comme héritier de son oncle en 1761 ; cette maison était donc aux Saint Jayme, autre maison noble d'Ibarre, au XVIII° siècle.
Il existait à Baïgorry une branche des Ametzaga.
Saint Just dépendait de l'abbaye de Sorde et deviendra une commune au XVI° siècle ; elle sera réunie à Ibarre en 1841.

*DT *DN *LAN *SSLA n° 98

SAINT JAYME (à Ibarre) « D'or au chevron d'azur à la bordure de gueules chargée de huit coquilles d'argent » (DN-ABN-LAN)

Maison noble (Donaiki ou Saint Jacques) citée en 1365 lostau de sent jagme ; 1412 lostau de s. yacuve. (JBO)
Guillaume Arnaud de Saint Jayme naît vers 1315. Son fils, Ochoa de Saint Jayme est capitaine et châtelain du fort de Rocabrune (Ostabarret), il décède en 1407. Jayme de Saint Jayme, décède sans postérité en 1568 ; sa sœur hérite et épouse Domingo de Casenave de Saint Palais. Vers 1586, Marie héritière de Saint Jayme, épouse Arnaud de Milhayn, de la branche cadette des Luxe.

Guillaume de Saint Jayme, fils de Marie, épouse vers 1612 Jeanne(ou Marguerite ?) d'Elizagaray, fille et héritière de Arnaud d'Elizagaray et de Jeanne de Larronde, veuve de Jean d'Arcangues, seigneur d'Arcangues et de Curucheta d'Ayherre. En secondes noces, Guillaume de Saint Jayme épouse en 1666, Louise de Leizarazu de Baïgorry.

Le seigneur de Saint Jayme est aussi seigneur d'Ametzague d'Ibarre au XVIII° siècle. M. de Saint Jayme est reçu aux Etats de Navarre pour la Salle d'Ametzague en 1761. Il avait hérité de son oncle Jean Pierre d'Ametzague, lequel avait épousé N..de Saint Jayme.

*SSLAB-n° 98 *APB *RH

IBARBEITI (à Ibarre ) « D'azur à la fasce vivrée d'or accompagnée de deux coquilles d'argent » (LAN)
alias « De sinople à la fasce vivrée d'or accompagnée de deux coquilles d'or, une en chef l'autre en pointe » (DN)

Maison noble citée en 1365 salle ibarty, 1412 divarrbeheyti (JBO)
Jean d'Olce est seigneur de Ibarbeity avant 1670.
Martin d'Ibarbeity épousera Marie Pomponne d'Inhurry, fille de Guillaume d'Inhurry seigneur de Jaurechea à Garris et de Catherine d'Urdos.
Gratiane d'Arbide est dame propriétaire de la Salle de Ibarbeity vers 1720.
Ibarbeity est reçu régulièrement aux Etats de Navarre.

*SSLAB-n°100 *Ekaina-n°43 *APB *RH

Réunion de Saint Just et Ibarre le 25 juin 1841.

ARMES COMMUNALES DE SAINT JUST IBARRE « Ecartelé au 1 d'azur au pèlerin d'argent au bourdon de sable à la gourde d'argent cantonné en chef à senestre d'une coquille d'or et à dextre d'un cœur croisé le tout d'or ; au 2 d'or à une montagne montante de sinople et une rivière d'argent brochante en pointe ; au 3 d'or au hêtre arraché de sinople fruité d'or ; au 4 d'azur à une brebis passante au naturel accornée d'or posée en pointe et une palombe volante d'argent posée en chef » (ALBNS -2003)

SAINT MARTIN D'ARBEROU (BASSE NAVARRE)

E - DONAMARTIRI

SAINT MARTIN « Bandé d'hermine et de gueules de dix (ou huit) pièces, les mouchures d'hermine posées en bande » (LAN- ABN-DN)

Maison noble citée en 1249 sant martin, 1366 lassale. (JBO)
Tristan de Saint Martin, seigneur de Saint Martin d'Arberoue, d'Elicetche de Suhast, de Sormendi de Garris, épouse le 14 juin 1556 Jeanne de Belsunce, fille de Jean III de Belsunce, vicomte de Macaye et de Marie d'Armendaritz. En 1572, il testa en faveur de son neveu Charles d'Aroue.

*APB


AROUE (Jean Valentin) « Ecartelé, au 1 d'argent à la croix tréflée de gueules; au 2 d'argent au lion d'azur armé lampassé et vilené de gueules ; au 3 d'argent à trois bandes de gueules; au 4 bandé d'hermine et de gueules de huit pièces » (AB)

Le 1 est d'Aroue ; le 2 de Lacarre; le 3 d'Elissetche de Suhast ; le 4 de Saint Martin.
Charles d'Aroue devient en 1572 seigneur de Saint Martin d'Arberoue, alcade d'Arberoue, après que son oncle Tristan de Saint Martin ait testé en sa faveur. Seigneur de Casamajor d'Aroue, il est le fils de fils de Jean d'Aroue et de Catherine de Saint Martin ; Charles d'Aroue épouse en 1589 Jeanne de Belsunce, fille de Jean IV de Belsunce, vicomte de Macaye et de Catherine de Luxe dont : Jean Valentin (qui suit) ; Catherine qui épousera le 12 novembre 1606 Tristan de Montréal-Domezain, seigneur d'Armendaritz, châtelain de Saint Jean Pied de Port ; Claude qui épouse 16 février 1613 Gédéon de Pinsun.
Jean Valentin d'Aroue., seigneur de Saint Martin, de Casamajor, de Sormendi et d'Elicetche, lieutenant du gouverneur de Soule, alcade et capitaine du Pays d'Arberoue, épouse vers 1620, Marie de Alzate Urtubie dont : Catherine qui épouse Martin de Leizarazu ; Angélique, religieuse chez les Ursulines de Saint Jean de Luz ; autre Catherine qui épouse Tristan de Sainte Marie de Hélette le 11 juin 1667 et ;
Catherine d'Aroue, qui devint vicomtesse de Saint Martin, épouse vers 1652, Jean Paul Bidou, gouverneur du château de Pau.
La seigneurie de Saint Martin fut érigée en baronnie au mois de mai 1634 (en faveur de Jean Valentin d'Aroue qui avait épousé Marie Alzate Urtubie) et en vicomté en décembre 1657.

Il faut remarquer que les Urtubie et les Montréal , lors de leurs diverses alliances , et forts de leur influence auprès du roi, ont vu toutes leurs terres érigées soit en baronnies ( Garro en 1654; Armendaritz en 1634; Saint Martin d'Arberoue en 1634 toujours) soit en vicomtés ( Urtubie en 1654; Saint Martin d'Arberoue en 1657 ) . Les Urtubie-Montréal ont produit de grands capitaines, très proches des rois de France ; c'est en récompense de leur fidélité qu'ils obtinrent pour leur descendance l'anoblissement des terres.

*AB *APB


BIDOU (vicomte de Saint Martin) « D'argent au chêne de sinople, un sanglier de sable brochant sur le fût ; parti, bandé de gueules et d'hermine de huit pièces » (AB)

Soit un parti des Bidou et des Saint Martin.
Les Bidou sont originaires de Lasseube en Béarn.
Jean Valentin de Bidou fera enregister ces armes auprès de Charles d'Hosier en 1696.
Jean Paul de Bidou, alcade et capitaine du pays d'Arberoue, né en 1626, décédé le 11 février 1689, gouverneur du château de Pau, devient vicomte de Saint Martin par son mariage vers 1652 avec Catherine d'Aroue, vicomtesse de Saint Martin d'Arberoue. Marie l'une de ses filles, épouse le 31 mai 1676 André Alzate, baron de Garro.
Leur fils, Jean Valentin de Bidou, vicomte de Saint Martin, épouse Marie de Capdeville, fille du baron de Brassempouy, conseiller au parlement de Navarre, par contrat du 14 mai 1680.
Antoine Charles, héritier de Jean Valentin, vicomte de Saint Martin, épouse Diane Françoise de Lons, fille de Antoine de Lons, marquis de Lons. Antoine Charles de Bidou décéda le 31 mai 1772. Il eut une fille, Marie Angélique Valentine, qui épouse le 26 mars 1729 Louis de Capdeville, baron de Brassempouy et conseiller au parlement de Navarre ; elle décédera en 1761.
Antoine Charles de Bidou survécut à sa fille et meurt en 1772. Par testament du 24 octobre 1768, il lègue son office d'alcade d'Arberoue à Anne Christine de Noguès Assat, femme de Louis François de Navailles Mirepeix, officier du roi. Anne Christine était arrière petite fille de Marie Gracie de Bidou, sœur de Jean Valentin de Bidou. Anne Christine testa pour son mari le 21 juin 1774. Dans sa requête adressée au parlement de Navarre le 14 juin 1777 , pour l'enregistrement de ses lettres , ce dernier se qualifie Louis François de Navailles , vicomte de Saint Martin , baron de Mirepeix , seigneur d'Aubertin et autres lieux .Sa fille Jeanne Victoire Henriette de Navailles , vicomtesse de Saint Martin née en 1770 , épouse en 1785 Armand Désiré du Plessis de Richelieu duc d'Aiguillon dont elle n'eut pas d'enfants . Elle se remarie en 1802 avec Alexandre François Louis de Girardin, dont elle eut trois enfants.

*AB *Charles d'Hosier – Grand Armorial de France- volume III –Béarn 1696 (page 25)

CAPDEVILLE ( Marie de) « D'or à trois corneilles de sable ; parti d'azur à trois roses d'argent » (AB)

Femme de Jean Valentin de Bidou , elle porte les armes de la famille des barons de Brassempouy.


ALZURREN (ou ULZURREN ?) « D'or à une croix de gueules chargée de cinq étoiles d'argent » (APB)

Maison franche dans un premier temps, citée en 1119 alzurren, elle fait partie des 128 maisons d'Arberoue anoblies en 1435 par Jean II d'Aragon et Catherine de Navarre, sous le nom de « guilelmo seynor de la casa de elçurren ». Cette maison existe toujours sous le nom de Eltzurrunea
Les armes ci-dessus sont celles des Ulzurren de Pampelune ; rien ne permet d'affirmer (comme le fait l'APB, qui reprend partiellement Haristoy) que les Elzurren de Saint Martin sont du même lignage que ceux de Pampelune. Le SVN et le LAN ne parlent d'aucun lignage des Ulzurren de Pampelune en Iparalde.
Michel de Elzurrun, alcalde de Pampelune, prêta serment à Ferdinand le Catholique au nom de la ville de Pampelune en 1513. Les Alzurren étaient députés du tiers état au XVIII siècle ; très nombreux furent les notaires issus de cette famille.

*RH *APB *AB


IRIBARREN « D'azur à un cerf d'argent » (LAN- SVN)

Cette maison Iribarren est citée en 1350 et 1412 ; elle fut anoblie en 1435.
Plusieurs maisons en Navarre et en Guipuzcoa portent aussi ces mêmes armes. Elles sont données en Arberoue (Méharin) et en Mixe. Mais la découverte d'une pierre portant ces armes sculptées à Saint Martin d'Arberoue, nous laisse penser qu'elles sont bien aux Iribarren de Saint Martin.



ARMES COMMUNALES DE SAINT MARTIN D'ARBEROUE « Bandé d'argent herminé et de gueules de huit pièces» (ALBNS)

SAINT MARTIN D'ARROSSA (BASSE NAVARRE)

- ARROSSA

ARLAUSA - ARROSSAGARAIA « D'azur à une tour d'or adextrée d'une massue d'argent » (DOH)

Saint Martin d'Arrosa est à l'origine un quartier d'Ossès (Eyharce et Etxave) ; elle est érigée en commune en 1923.
Maison franche citée en 1249 erlausse behere, 1283 domingo de arlaussa, 1347 ostal de herlaussa iuson. Est aussi citée, toujours comme maison franche en 1350 et 1366 arlausse suson (Arlausa garai). Elle sera anoblie en 1571 par Jeanne d'Albret au bénéfice des Ursua, seigneurs d'Arrosagarai, sans doute par alliance. En 1572 et 1729, elle est citée comme noble arrosagarai pour aurlassa iuson.
Le seigneur de Leizarazu de Baïgorry, épousera Marie d'Arrossagarai. Une autre fille Gratianne , épouse en 1610 Pierre de Sainte Marie de Hélette L'héritière de la Salle, Jeanne d'Apalatz, fille du sieur d'Apalatz notaire royal du Pays d'Ossès, épouse au XVIII° siècle sieur Castanolles, qui sera reçu aux Etats en 1713.


*SSLAB -n°98 *JBO – La Vallée d'Ossès


URSUA (d'Arizcun) « D'or à trois pies au naturel, à la bordure engrêlée d'azur » (LAN)
Armes des Ursua d'Arizcun dans le Bastan, présents à Ossès dès 1360 et possessionnés par le roi de Navarre Charles II. En 1412, ils sont seigneurs de Harizmendi et au XVI° siècle de Arrosagarai

* JBO -La Vallée d'Ossès

VISCONDATIA « D'argent à trois fasces d'azur » (RH)
Maison noble située à Saint Martin d'Arrossa.
Armes des Echauz ; cette maison comme son nom l'indique devait être propriété du vicomte.
M. Dominique de Sauguis, pour cette Salle qui appartenait à son épouse (il s'agit de Marguerite d'Echauz, dernière fille de Bernard de Saint Martin, vicomte d'Echauz) est reçu aux Etats le 29 août 1689. M. Gabriel d'Uhart (d'Uhart Mixe) qui devint seigneur de Sauguis en 1710, fit don de Viscondatia à Joseph d'Aguerre-Jaurgain qui fut reçu aux Etats en 1735. Mais les Etats de Navarre estimèrent que d'Uhart ne semblait pas être propriétaire de Viscondatia. En 1738, c'est à Jean de Mendiry que ce fief est remis par d'Uhart ; M. de Mendiry, alcade et juge royal de Cize, est reçu aux Etats le 28 juin 1738.

*SSLAB – n°100

ARMES COMMUNALES DE SAINT MARTIN D'ARROSSA « D'azur à une tour d'or maçonnée et ouverte de sable adextrée d'une masse d'argent posée en bande et accompagnée d'une onde d'argent en pointe » (ALBNS- 2003)

SAINT MICHEL LE VIEUX (BASSE NAVARRE)

- EIHERALARRE

JAUREGUI – LA SALLE « Ecartelé ; au 1 d'argent à la croix tréflée d'or, aux 2 et 3 de gueules à une chaîne d'or posée en bande ; au 4 d'argent au loup passant de sable » (APB- DOH)
Maison noble citée en 1366 lassalle (JBO)

ALZU « D'or à deux fasces d'azur » (LAN)
Maison noble citée en 1249 alsu, 1366 el palacio dalçu (JBO)

Bourg royal au XI° siècle, Saint Michel était une commanderie de Ronceveaux
Bernard de Alzu, combat aux côtés de Thibaut I, lors de la guerre menée en Labourd en 1247.
En 1793 , les Alzu étaient seigneurs de la Salle de Caro , d'Aincildeguy (à Saint Michel), de Libiette ( à Ahaxe ) , de Elizaintzine ( à Arraute ) , d'Ibarbeyti ( à Ibarre ) , de Larrea ( Ispoure ) , de Goyenechia (à Saint Michel ) …
Bernard Cazalong d'Alzu héritera (par donation de Jean Valentin Lalanne) de Larrea d'Ispoure en 1768. Mais comme il s'était enfui à Pampelune en 1791, le domaine de Larrea fut décrété « bien national » par la République. De même, Elissaitcine à Arraute qui appartenait aux Cazalong d'Alzu, fut vendu aux enchères en 1793, également comme « bien national ». Bernard d'Alzu meurt à Pampelune vers 1792.
Le bien de Larrea fut acquis par François de Larregoyen d'Ascarat. Marie de Alzu, fille de Bernard , perdra un procès contre François Larregoyen en voulant récupérer son héritage en 1803 .
Une branche de cette famille installée à Mauléon porte « De gueules à trois chevrons d'or » (HVN-APB)

*Louis Baratchart- Les amis de la Vieille Navarre –1991 *MG-Tome III


EIHERALDE « De gueules au château d'argent » (DN-ABN)
Maison noble citée en 1366 eihrehalde (JBO).
Cette maison fut érigée en baronnie en 1724, en même temps que Larrea d'Ispoure au bénéfice des Lalanne, seigneurs de Larrea, qui possédaient Eiheralde dès 1570. (Louis Baratchart –Les amis de la Vieille Navarre – 1991)
Du reste, M. de Lalanne, héritier de Eiheralde est reçu aux Etats de Navarre de 1720. Les Lalanne y seront admis jusqu'en 1770.

* SSLAB- n°99


OSPITALEA « D'or à deux crosses de Ronceveaux de sinople, celle de dextre contournée » (ALBNS d'après le linteau ci-dessous)

Etablissement des Hospitaliers de Ronceveaux dès 1194 ; cité comme noble en 1366 Ospitale et en 1412 Lospitau. (JBO).
Cette commanderie se situait à la maison Arbelenia à Saint Michel ; elle arbore toujours deux crosses de Ronceveaux sur son linteau, accompagné de la date 1671, année de sa rénovation.
Pendant les Guerres de Religion, Jean de Lalanne fut possessionné de la Commanderie en 1570 par Jeanne d'Albret.

*L. Barachart- Les Amis de la Vieille Navarre *CU

AINCILDEGUY « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à l'aigle de sable ; aux 2 et 3 coupé ; en a) d'azur à trois clochettes d'or et un chef de sable ; en b), d'or à deux bandes de gueules » (SVN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à une aigle au naturel ; aux 2 et 3 d'azur à trois cloches (de sable ?) posées en barre, coupé d'or à deux bandes de gueules » (DOH)

Maison noble citée en 1350 ancile, 1412 ancildeguy (JBO)
Aincildegui est reçu aux Etats de Navarre en 1670 pour Libietabehere à Ahaxe ; ce fief était rattaché à la paroisse Saint Blaise d'Apat. Plusieurs maisons de cette paroisse (dont Libieta et Libietabehere) étaient rattachées à la Commanderie d'Apat qui dépendait des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem.
En 1793, la Salle d'Aincildeguy était aux Alzu.
Dominique Aincildeguy (était-il de cette famille ?) est cité comme seigneur d'Alon, en Béarn ; il porte dans l'armorial d'Hosier (attribuées d'office) « Losangé d'argent et de sinople à une fasce d'or » (AL)

*SSLA n°100 *MG-Tome III
*CU- Diez siglos de Historia en Ultrapuertos


ARMES COMMUNALES DE SAINT MICHEL « Ecartelé au 1 d'or à deux crosses de Ronceveaux de sinople rangées en fasce celle de dextre contournée ; au 2 de sinople à la brebis au naturel accornée d'or ; au 3 de sinople au mur navarrais d'argent en forme de bouteille maçonné de sable , portillé de tenné ( ou au naturel) fileté de sable et sommé d'une fenêtre d'argent filetée aussi de sable ; au 4 d'or à l'aigle de sable »

SAINT PALAIS (BASSE NAVARRE)

- DONAPALEU

ANGUELU « De gueules au chef losangé d'or et d'azur à trois tires » (LAN-DN)
Maison noble citée en 1352, lostau danguelue (JOB). C'est à la maison Angelu que se construit l'hôtel de la monnaie de Saint Palais en 1351.
En 1727, M. Lespade est reçu aux Etats pour cette Salle. Mathieu Lespade en 1745 fut reçu aussi pour Sainte Marie (plutôt Dona Maria) de Larceveau.

*SSLAB-n°100


ERDOY (ou GORGOA) « Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules à deux clés d'argent passées en sautoir, aux 2 et 3, d'azur au château d'or » (SVN-DN)

Maison anoblie vers la fin du XVI° siècle, sans doute par Henri IV, en la personne de Jean II d'Erdoy, conseiller à la chancellerie de Navarre. Avant lui, on trouve Pelegrin d'Erdoy, jurat de Saint Palais en 1448 et Firmin d'Erdoy, qualifié seigneur de Suhubiette de Masparraute en 1564.

Arnaud d'Erdoy, seigneur de la Salle, épouse en 1586, Jeanne de Gainxury, fille et héritière de Jean de Gainxuri, seigneur de ce lieu à Cibits et de la Salle de Cibits, et de Marie de Méharin.

Jeanne d'Erdoy, héritière de Gainxuri et de la Salle de Cibits, épouse en première noces en 1608 Jean de Lostal Maucor, seigneur d'Apat qui décède en 1616. Veuve, elle épousera en 1627 Arnaud d'Oyhenart, le célèbre historien né à Mauléon en 1592, avocat au parlement, intendant du comte de Gramont. Leurs descendants porteront la Salle de Cibits.
Les Oyhenart seront reçus aux Etats de Navarre en 1696, jusqu'en 1785. A cette date, la Salle fut vendue à M. Goyeneche qui est admis le 14 mai 1785.


*SSLAB-n°99 *APB *JJ- Arnaud d'Oyhenart et sa famille *CU- La Basse Navarre



JAUREGI (la Salle) « D'argent à la croix pattée de gueules chargé en cœur d'un lion cousu d'azur » (DN- LAN-SVN)
alias « De gueules à un sautoir d'argent chargé en cœur d'un lion d'azur » (ABN)

Maison noble citée en 1316 la sale de sent palay (JBO)
Cette Salle était aux Armendaritz-Montréal au début du XVII° siècle (qui occupaient la charge de capitaines châtelains de Saint Jean Pied de Port) ; mais pas très longtemps, car le 12 mai 1653, le baron Gabriel d'Armendaritz vendait la Salle à Jean Lafourcade, seigneur de Uhart (juson) d'Aïcitits, avec champs, bois, dîmes, fiefs et droits de justice, pour la somme de 16000 francs bordelais. La veuve de Jean Lafourcade revendait ces biens en 1662 au marquis de Gassion, baron de Camou et président du Parlement De Navarre. Cette Salle était située près du quartier des cagots,
La Salle de Saint Palais étendait sa juridiction seigneuriale sur la rue neuve de la ville, les appels se faisaient devant la cour du baile et des jurats.

*APB
*CU- La Basse Navarre


ERMONT- LOSTAL « D'argent à trois lions de sinople 2 et 1 » (AB)

La maison d'Ermont est anoblie en 1611 ; Pierre de Lostal de Saint Palais est cité avec ces armes lorsqu'il les fera enregistrer en 1696 dans l'armorial d'Hosier.
Pierre de Lostal, est seigneur de Cardesse, Saint Dos (Béarn). Il participe à la rédaction du nouveau For de Basse Navarre de 1611. Vice-chancelier de Navarre en 1597, il épouse, vers 1595 Jeanne de la Mothe, dame de Maucor de la salle d'Apat de Bussunarits et de la maison d'Ermont de Saint Palais. D'où Jean de Lostal qui est seigneur de la Salle d'Ermont, auquel succède son fils Pierre de Lostal, seigneur d'Ermont, avocat au parlement de Navarre, qui épousera Marie de Jauréguiberry de la maison noble de Libarrenx. (AB)
M. Ermont assiste aux Etats de 1665 à 1698. Pierre de Lostal est reçu aux Etats pour cette Salle en 1718, il y siège au nom de son père. A cette occasion, Pierre de Lostal se plaint de payer la Taille dans les deux corps (noble et roturier) alors que sa maison a été anoblie ; les Etats décident qu'il continuera à payer ladite Taille dans le rôle roturier et qu'il serait compris dans la capitation de la noblesse.
En 1766, Louis Moussar, devenu propriétaire, est reçu aux Etats pour la Salle d'Ermont.


* SSLAB –n°99 *AB * Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III Béarn 1696


GOYENETCHE « Losangé d'argent et de gueules à une fasce de gueules brochante » (AL)

Arnaud de Goyenetche reçut d'office ces armoiries en 1696. Il était conseiller du roi et assesseur au siège de Saint Palais.
En 1708, Françoise Ursule de Goyenetche, fille d'Arnaud de Goyenetche et de Anne de Saint Macary, se marie avec Guillaume d'Urdos, seigneur des Salles d'Urdos, de Sorhouet et d'Etcheberry d'Irouléguy.
En 1706, Arnaud de Goyenetche achète la seigneurie Aguerre de Behasque à Pierre de Vidart de Béhasque. Arnaud de Goyenetche, sera reçu aux Etats en 1706. Pierre Goyenetche, fils d'Arnaud, également assesseur et avocat au Parlement, sera également admis aux Etats en 1748. Un autre Pierre est avocat au Parlement et écuyer. Ce fief était toujours aux Goyenetche en 1783.


*APB *RH *AB
* SSLA n° 98- Ekaina n° 47


ARMES COMMUNALES DE SAINT PALAIS « De gueules au rai d'escarboucle pommeté et fermé d'or allumé en cœur de sinople ». (Anciennes armes de Navarre)

Les armes modernes de Navarre sont « De gueules aux chaînes d'or posées en pal, en fasce en sautoir et en orle, et chargées en cœur d'une émeraude au naturel »

SAINT PEE SUR NIVELLE ( LABOURD)

– SENPERE



SAINT-PEE « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'argent à un chaudron de sable » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à un chaudron d'or » (DN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à trois chaudrons d'or » (RH)

Maison noble citée en 1249 jauregi (JBO)

Ces armes des seigneurs de Saint Pée ont été adoptées par la commune de Saint Pée ; elles méritent quelques explications. Elles sont plus précisément issues de la branche maternelle de Pedro Lopez de Amezqueta, chevalier guipuzcoan qui devient seigneur de Saint Pée après son mariage avec l'héritière Jeanne de Saint Pée vers 1372.
Quoique étant l'aîné, mais comme le voulait la Coutume, avec ce mariage, Pedro Lopez renonce à la seigneurie de Amezketa en Guipuzcoa, au profit de son frère cadet Miguel Lopez qui, devenu chef d'armes, portera les armes seigneuriales d'Amezqueta et très logiquement, Pedro Lopez de Amezketa reprendra les armes maternelles.

Pedro Lopez de Amezketa était le fils de Martin Lopez de Murua et Lazcano, seigneur de Amezketa (du village du même nom au sud de Tolosa) et sa mère était Elvire d'Asteiz d'Oñaz et Loyola d'Azpeitia, maison natale de Ignace de Loyola, le fondateur de l'ordre des Jésuites en 1541. Les deux familles étaient probablement parentes, car issues toutes deux des Murua.

Du côté paternel de Pedro Lopez, les Lazcano portaient à l'origine une « bande engoulée de deux dragons » ; plus tardivement, sans doute après le mariage Martin Lopez, ils arboreront « deux chaudrons ». Du côté maternel, les Oñaz-Loyola portaient « trois bandes » pour les Oñaz et « un ou deux chaudrons » pour les Loyola.
Ce sont ces meubles des armes maternelles (les chaudrons et les bandes transformées en pals), qui figurent dans les armes de Pedro Lopez de Amezqueta, seigneur de Saint Pée, adoptées par la commune.

Raymonde de Saint Pée, fille et héritière de Raymond-Arnaud de Saint-Pée, épouse vers 1190 Pierre Arnaud de Sault d'Hasparren, fils de Guillaume Raymond IV de Sault, vicomte du Labourd et d'Arberoue et de Milescut, dame de Laguingue. Pierre Arnaud de Sault, fils cadet de Guillaume Raymond IV, hérite de la seigneurie de Sault. Il se mettra au service de Thibaut I roi de Navarre et vers 1238, après lui avoir prêté hommage, il recevra du souverain un domaine à Cibits en Ostabarret.

Arnaud de Sault, fils aîné de Raymonde de Saint Pée, est seigneur de Sault et de Saint Pée en 1247. Tombé malade, il meurt en 1249 sans postérité et son frère cadet Guillaume Arnaud I de Sault devient seigneur de Saint Pée et de Sault. Guillaume Arnaud I meurt vers 1253, ne laissant qu'une fille, N… de Sault, mariée vers 1235 à Bernard d'Ahaxe et héritière de Sault en Ostabarret. Mais la succession de Saint Pée revient à Pierre Arnaud II de Sault, frère de Guillaume Arnaud I ; on constate que la succession ne passe pas encore par les femmes.

Pierre Arnaud II de Sault, seigneur de Saint Pée et de Sault, soutint une guerre contre Amigot de Garro vers 1250 ; il donna le patronage de l'église d'Hasparren à Loup, prieur de Ronceveaux. Marié à Marie, son fils aîné Guillaume Arnaud II de Sault est seigneur de Saint Pée et en partie de Sault peu après 1255 ; la majeure partie de la baronnie d'Hasparren fut attribuée à son frère cadet Pierre Arnaud de Sault.

Guillaume Arnaud II de Sault, seigneur de Saint Pée, marié vers 1245, décédé après 1273. Son fils Pierre Arnaud III est seigneur de Saint Pée.

Guillaume Arnaud de Sault, est seigneur de Saint Pée vers 1280. Il marie sa fille Douce à Sanche seigneur de Lahet, et en 1322, son fils et héritier Guillaume Arnaud III épousera Béatrix de Lahet, sœur de Sanche.
Guillaume Arnaud III, seigneur de Saint Pée, fait partie des cinq seigneurs noyés à Miotz en 1343 par Pées de Puyanne, maire de Bayonne. Son fils Sanche lui succède comme seigneur de Saint Pée, mais il fut tué par le lignage d'Ezpeleta vers 1370, ne laissant qu'une fille Jeanne qui portera la seigneurie de Saint Pée aux Amezqueta.

Les gens de Saint Pée se mirent à la recherche pour Jeanne, d'un seigneur capable de venger la mort de Sanche, ils le trouvèrent en la personne de Pero Lopez , seigneur d'Amezqueta en Guipuzcoa. Durant les fêtes de mariage, Velche (sans doute Belza) d'Ezpeleta, vint défier Pero Lopez. Un duel à la lance opposa les deux hommes, désarçonné, Belza d'Ezpeleta fut tué. (voir ci-après)

*LAN *SVN *PY- Le Pays de Labourd avant 1789

*H.Dop –Les seigneurs de Saint Pée *JJ- La Vasconie
*J.J.- Revue de Béarn et du Pays Basque 1904- Jean d'Amézqueta, seigneur de Saint Pée


AMEZQUETA « D'argent à deux vaches de gueules rangées en pal » (LAN)
alias « D'or au chêne tauzin de sinople, accompagné à senestre d'un ours de sable appuyé contre le fût de l'arbre, et à dextre de deux clous de sable posés en chevron renversé » (SVN)
alias « D'argent à deux vaches de gueules colletées et clarinées d'argent » (DN)

La maison mère des Amezqueta en Guipuzcoa portait « D'argent à deux vaches de gueules en pal »
Les Amezqueta sont issus du Guipuzcoa. Ils devinrent seigneurs de Saint Pée par le mariage vers 1372 de Jeanne de Saint Pée, héritière de sa maison fille de Sanche de Saint Pée qui avait été tué au combat en 1370 par le seigneur d'Ezpeleta et de Pero Lopez de Amezqueta. Celui-ci, ayant été défié le jour de ses noces par Belza d'Ezpeleta, le tua en combat singulier.
Selon le SVN, une branche s'installera en Basse Navarre.
Pero Lopez d'Amezqueta, décède vers 1393 et Jeanne de Saint Pée, sa veuve, est tutrice de son fils aîné Jean d'Amezqueta. Pero Lopez d'Amezqueta avait acquis en 1387, le domaine d'Urdains, maison noble de Bassussary. Jeanne de Saint Pée, hérite en 1392 de la terre noble d'Arritzague à Anglet. Ces deux domaines demeureront dans la maison de Saint Pée jusqu'en 1813, date de la liquidation des biens.

Jean d'Amezqueta, seigneur de Saint Pée, ajoute une tour au château de Saint Pée, après autorisation du roi d'Angleterre en 1402. En 1393, il servait le roi de Castille, qui le dotera de terres en Guipuzcoa. Vers 1408, il acquit la seigneurie d'Arbonne, ainsi que les maisons de Sarria et d'Amisola à Ahetze de Jean de Saint Julien, seigneur de Sault, pour 1390L de Guyenne.
Jean d'Amezqueta épouse en 1413 Isabelle de Beaumont, fille naturelle de Charles de Beaumont, seigneur de Guiche ; cette même année, il soutint une guerre contre les Gamboa-Alzate. De son mariage, il eut Jeanne de Saint Pée, qui héritera de Saint Pée en 1450. Vinrent également six enfants naturels, dont Augerot de Saint Pée. Jean d'Amezqueta, demandera au roi d'Angleterre Henri II, la légitimation d'Augerot comme successeur du château de Saint Pée uniquement ( car il craignait de la part de ses parents du Guipuzcoa , des problèmes successoraux) ; le reste des biens, notamment Arbonne) est l'apanage de Jeanne de Saint Pée.

Augerot de Saint Pée, seigneur du château de Saint Pée vers 1441, fut un des principaux lieutenants du roi d'Angleterre en cette fin de la guerre de Cent Ans. Il soutint le siège de Dax, participa de façon active à la défense de Guiche en 1449, Gaston IV de Béarn qui combat pour le roi de France, n'aura de cesse de l'abattre. A la tête de 1500 hommes, il déferle sur Saint Jean de Luz, puis sur le château de Saint Pée qu'il incendie. Augerot, se trouvait lui à Pouillon, place forte qu'il devait contrôler, comme prévôt de Dax. Le vicomte de Béarn le poursuit dans les Landes. Blessé et épuisé, Augerot revient à Saint Pée, où il meurt le 26 avril 1450.

Jeanne de Saint Pée, fille de Jean d'Amezqueta et Isabelle de Beaumont, est dame de Saint Pée à la mort de son demi-frère Augerot de Saint Pée en 1450. Elle épouse Gracian de Luxe (appelé aussi Salazar), fils cadet de Tristan de Luxe, seigneur de Luxe et Ostabarret, vers 1451.

Leur fille Jeanne de Saint Pée (alias Salazar), héritière de Saint Pée, épouse vers 1488, Jean de Chacon( ou Etchacon) qui devait être seigneur de Etchacon, maison noble de Bussunarits , car son arrière arrière- petite- fille cadette Isabeau de Caupenne fut dotée de cette seigneurie lors de son mariage en 1592. (voir ci-après)


*H. Dop – Les Seigneurs de Saint Pée *JJ- La Vasconie *APB
*PY- Le Pays de Labourd avant 1789



ETCHACON ou CHACON « Ecartelé, aux 1 et 4 d'argent au chêne de sinople, au sanglier de sable brochant sur le fût ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'argent » (LAN-DN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au chêne de sinople, au sanglier de sable brochant sur le fût ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'argent » (SVN)

Jean de Chacon est seigneur d'Etchacon et de Saint Pée après son mariage vers avec Jeanne de Saint Pée (alias Salazar), héritière de Saint Pée vers 1488. De cette union naissent Jean de Chacon qui suit et Marie de Chacon qui épousera Louis de Montréal d'Urtubie le 13 décembre 1512.

Jean de Chacon, seigneur de Saint Pée (vers 1488) et d'Etchacon, bailli et gouverneur du Labourd, capitaine de mille hommes d'armes, qui épousa le 1 août 1514 Isabeau de Gramont, d'où une fille unique Françoise de Chacon, héritière de Saint-Pée, qui épouse le 29 décembre 1535, Jean III de Caupenne, baron d'Amou, qui devint la même année bailli du Labourd après son beau-père . Naîtront deux enfants : Charles et Marie. (voir ci-après)

*H. Dop – Les Seigneurs de Saint Pée *APB


CAUPENNE d'AMOU « Ecartelé, au 1 d'azur à trois panaches d'argent ; au 2 d'azur à trois larmes d'argent ; au 3 d'or à deux vaches passantes de gueules rangées en pal, accolées et clarinées d'argent ; au 4 de gueules à deux clefs d'argent adossées et rangées en fasce » (AL)

Armes enregistrées en 1698.
Après le mariage en 1535 de Jean III de Caupenne et de Françoise Chacon héritière de la seigneurie de Saint Pée, les Caupenne d'Amou sont seigneurs de Saint Pée, bailli du Labourd et commandant de la milice du Labourd.

Charles de Caupenne, seigneur de Saint Pée et d'Etchacon, baron d'Amou, est également bailli du Labourd ; il épouse en 1565 Marguerite de Bezolles qui lui apporte une dot de 15000L. Suivront quatre enfants : Jean Paul qui succède, Françoise, Jeanne qui épouse en 1590 Jean de Béarn, seigneur de Salies et de Saint Dos et Isabeau, alliée en 1592 à François de Méritein, seigneur de Nabas, qui reçoit en dot la seigneurie d'Etchacon à Bussunarits.

Jean Paul de Caupenne, seigneur de Saint Pée, vice-amiral de Guyenne, bailli de Labourd. En 1590, épouse en 1590, Jeanne de Baylenx Poyanne, fille de Jean de Poyanne, seigneur dudit lieu. Lui succède Jean IV de Caupenne, seigneur de Saint Pée, reçut la provision de bailli après la démission de son père en 1621. Capitaine de 1000 hommes, sous l'autorité de Gramont, il eut à combattre l'invasion des Espagnols en 1636 ; après les avoir repoussé, il alla porter le siège à Fontarabie. Il épouse Madeleine de Massiot qui lui donna cinq enfants : Léonard, Anne, Marguerite, Nicole et Marie.

Léonard de Caupenne, seigneur de Saint Pée, Arbonne. La terre d'Amou dut érigée en marquisat le 20 février 1664 par Louis XIV à son bénéfice, sans doute pour compenser sa décision d'attribuer le bailliage du Labourd à Salvat d'Urtubie, qui s'estimait légataire de cette fonction. Il se marie en 1660 à Marie de Gassion, fille du président à mortier du parlement de Pau, dont il eut sept enfants. Devenu veuf, il se remarie avec Rose de Poudenx en 1703.

Jean V de Caupenne, seigneur de Saint Pée, d'Arbonne et d'Aritzague, marquis d'Amou, épouse le 28 septembre 1692, Olive Lecomte de la Tresne. Son fils, Jean Baptiste de Caupenne, lui succède ; il épouse en 1740, Charlotte de Menou, il en eut sept enfants dont Henriette, qui s'alliera avec Pierre d'Armendaritz, baron d'Arberats.

Anne Henri Louis de Caupenne, succède à Jean Baptiste ; il épouse en 1771 Marie Sophie de Poudenx. Il eut à gérer « la révolte des femmes » d'Hasparren en 1784. Lors de la Révolution, il fut révoqué, il échappe de peu à la guillotine, il est incarcéré six mois au fort de Lourdes. Remis en liberté, il rejoint sa femme, elle aussi récemment libérée. Il eut deux filles qui se marièrent dans les Landes et qui vendirent tous les biens des Saint Pée ; le château de Saint Pée avait été incendié en 1793, lors d'une incursion espagnole.

Dans un dénombrement de la seigneurie de Saint Pée, présenté par Léonard de Caupenne en 1684, on peut apprécier l'importance du patrimoine. A Saint Pée, il possédait en propre le château et trois moulins. Les habitants en ayant construit un autre sur la Nivelle, un accord intervint pour que la propriété et les frais d'entretien de ces quatre moulins (Olha, Acquetesse, Elbaron, Moulin Neuf) soient partagés entre châtelain et roturiers. Autres possessions, les maisons nobles Albainitz à Arcangues, Urdaintz à Bassussary et Haritzague à Anglet, avec leurs terres attenantes (25 arpents à Anglet, soit 8 à 9ha).
Tous les domaines de la paroisse d'Arbonne, qui à l'époque débordait sur celles de Bidart, Ahetze et Arcangues, sont censitaires; à Saint Pée et dans les quartiers, 84 maisons (dont 44 à Olha) payent un cens au châtelain, ce qui semble correspondre au cinquième de l'ensemble, proportion considérable. Les Saint Pée possèdent les trois quarts de la dîme de la paroisse, le restant étant pour le Chapitre ; la dîme représentant le dixième de la production.

*H. Dop – Les Seigneurs de Saint Pée *PY- Le Pays de Labourd avant 1789


HABANS « D'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'une montagne de sable sur laquelle monte à senestre un agneau de gueules ; au chef d'azur à trois étoiles d'or » ( PY-EK-n° 8 )

Dominique de Habans, notaire à Saint Pée sur Nivelle, élu dans des conditions difficiles syndic du Labourd en 1673, procureur du roi en 1692, mort en 1712. Il fit enregistrer ses armes en 1696 et cet acte lui donne les titres « conseiller, avocat et procureur du roi »
Martin de Habans est chirurgien en 1707, comme l'indique un remarquable linteau sur sa demeure près de la mairie de Saint Pée sur Nivelle.

*PY- Dominique de Habans ( EK n° 8- 1983)


ARMES COMMUNALES DE SAINT PEE SUR NIVELLE « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à trois chaudrons d'or posées 2 et 1 »

SAINT PIERRE D'IRUBE ( LABOURD)

– HIRIBURU


IRUBE (alias IRUBIETA) « D'argent à une couronne de lauriers de sinople sur une onde d'azur et d'argent » (DOH)
Ces armes ne sont données que par le DOH.
Cette maison noble (Irube) est citée dans le Livre d'Or au XII° siècle. Arbèle d'Irube est citée en 1193 avec Guilhem Ramon de Sault, vicomte du Labourd. Les Irube, seigneurs de Lissague étaient possesseurs de la dîme de Saint Pierre en 1234. Cette terre de Lissague, sans doute par alliance au XIII° siècle, est aux Pagandure, maison noble de Macaye.

*DOH *RH *G.Desport- Le domaine de Lissague
BELSUNCE « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à deux vaches passantes de gueules rangées en pal ; au 2 d'azur à l'arbre d'argent ; au 3 d'azur à une hydre à trois têtes d'argent » (SVN)

Maison noble citée en 1249 belsunsa
Vers 1275, Garcie Arnaud I, est seigneur de Belsunce en Basse Navarre (c'est à dire à Ayherre), et de Pagandure, maison noble citée à Macaye en 1245. Il participe à la croisade de 1270. Il sera, ainsi que ses fils, pensionné par le roi de Navarre. C'est par achat ou par alliance que les Belsunce deviennent seigneurs de Pagandure et de Lissague, en cette fin du XIII° siècle.
Garcie Arnaud II, seigneur de Belsunce et Pagandure, bailli de Labastide Clairence, signe en 1321 la paix entre Labastide et l'Arberoue ; c'est peut être lui qui construit le château d'Ayherre.
Les Belsunce, famille navarraise, portaient au XIII° siècle un sceau avec « une vache passante ». Gracie Arnaud utilisera en 1276 « une vache colletée et clarinée accompagnée en pointe de deux coquilles », peut être à la suite de la croisade à laquelle il participe en 1270 aux côtés de Saint Louis et Thibaut II , roi de Navarre. En 1387, le sceau devient « deux vaches passantes l'une sur l'autre ».
Dans les armes de Belsunce, selon J. de Jaurgain, l'arbre au naturel est des Pagandure à Macaye et l'hydre est des Lissague à Saint Pierre d'Irube, pourtant les armes de Pagandure et de Lissague nous sont inconnues par ailleurs. Mais il faut aussi remarquer que l'arbre des Pagandure pourrait être « parlant »; Pagandure pouvant découler de « pago » ou « phago », désignant le hêtre en Basque.
J. de Jaurgain tient pour fausse l'acquisition d'une vicomté à Macaye en 1154 par les Belsunce; pour lui, il ne pouvait exister de vicomté à Macaye à cette date, ce qui paraît le plus vraisemblable. Le plus ancien document donnant le titre de vicomte de Macaye à un seigneur de Belsunce porte la date du 29 mai 1535.

Jean V de Belsunce, seigneur de Belsunce, vicomte de Macaye, en proie à de graves difficultés financières, vend Lissague à Marie d'Arbeletche, bourgeoise de Bayonne, pour 15000 livres, le 27 janvier 1615.
Marie d'Arbeletche décède vers 1640, c'est son fils Pierre Ogier de Larre qui hérite de Lissague. Pierre Ogier avait épousé Catherine de Lespès, famille aristocratique de Bayonne, qui occupait une maison « de Hureaux », rue Notre Dame. Est-ce cette particularité qui transformera le nom de Lespès en Lespès de Hureaux ? On ne saurait l'affirmer, d'autant qu'il existait une famille Hueaux à Bayonne. Catherine de Lespès décède en 1687.

*RH *RB *JB Daranatz- SSLAB 1920 *AB *APB

LESPES de HUREAUX « D'argent à trois coquilles de sable; écartelé d'azur au léopard d'or » (DHB)

C'est Salvat de Lespès de Hureaux, neveu de Catherine, qui hérite de Lissague, alors que cette dernière avait eu huit enfants avec Pierre Ogier Larre. Lissague était sans doute hypothéqué à cette date.
Au début du XVIII° siècle, le domaine de Lissague est partagé entre le Petit Lissague qui reste un bien des Lespès de Hureaux (il le restera jusqu'au début du XIX siècle) et le Grand Lissague qui devient propriété de Mgr Druilhet, évêque de Bayonne.
Plusieurs évêques possèderont le Grand Lissague ; celui-ci est vendu en 1778 à Mme Pons, veuve de JB.de Roll-Montpellier

*DHB *G.Desport- Le domaine de Lissague

ROLL-MONTPELLIER «D'or au mont de six coupeaux de sinople accompagné
en chef de deux roses de gueules ; au chef d'azur chargé d'un soleil d'or » (ANF-APB)

Les Roll-Montpellier posséderont Lissague jusqu'en 1803.

ARMES COMMUNALES DE SAINT PIERRE D'IRUBE « D'or au chevron d'azur chargé de trois coquilles limaçonnées du champ accompagné en pointe d'une hydre de sinople lampassé de gueules dont l'une des quatre têtes est en partie tranchée et ensanglantée de gueules , et en chef de deux canons adossés de sable »

SARE (LABOURD)

  • SARA

IBARROLA « D'argent au chêne de sinople au sanglier passant de sable brochant sur le fût » (APB)
Maison noble citée en 1520 Ibarrola (JBO)
La salle d'Ibarrola eut ses armoiries martelées pendant la révolution. Jean d'Ibarrola fut en 1520 commissaire du roi pour la promulgation de la coutume de Soule.

*APB


LAHET « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à deux poissons d'argent posés en fasce et rangés en pal ; aux 2 et 3 d'argent à deux vaches de gueules rangées en pal » (DN)
alias « Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules à deux poissons d'or posés en fasce et rangés en pal ; aux 2 et 3 d'argent à une vache de gueules » (LAN)

Maison noble citée en 1233 lehet, lahet (JBO)
Cette maison trouve son origine en Navarre ; les Lete sont ricombres du royaume. Martin de Lehet , membre du conseil du roi de Navarre (1135 ), Corbran de Lehet , ricombre , suivit en croisade, Saint Louis et Thibaut II , roi de Navarre.
En 1147, Marie de Lahet, fille de Martin de Lahet, seigneur de Peralta, possède Arsoritz à Saint Jean le Vieux, qui était à l'origine une abbaye laique, fait donation de cette abbaye à l'évêque de Pampelune ; lequel la remettra aux Augustins de Ronceveaux au XIV° siècle. En 1235, Nicolas de Lahet est gouverneur de Bayonne et de Dax.
En 1317, Sanche, seigneur de Lahet, épouse Douce, fille de Guillaume de Sault, seigneur de Saint Pée en Labourd. En 1322, Béatrix de Lahet, épouse Guillaume Arnaud III de Sault, seigneur de Saint Pée, fils de Guillaume de Sault. Leur fille Jeanne, héritière de Saint Pée, alliée vers 1372 à Pero Lopez d'Amezqueta, amènera la seigneurie de Saint Pée aux Amezqueta.

En 1545, Rodigon d'Alzate est seigneur advintice après avoir épousé l'héritière de Lahet ; les descendants prendront le nom et les armes des Lahet, comme le veut la coutume.

Auger de Lahet est bailli de Labourd en 1454. Il sera père de : Bertrand de Lahet, évêque de Bayonne (1504-1519) ; Auger de Lahet, chanoine (1525) ; Compaignet de Lahet, échevin et lieutenant de maire en 1474 ; Bernadou de Lahet, lui aussi échevin et lieutenant de maire en 1481. Saubadote, fille de Bernadon de Lahet, épouse Boniface de Laduchs, famille bourgeoise de Bayonne.
Jehan de Lahet épouse vers 1574, Jeanne d'Arcangues.
Au XVIII° siècle, les Barrenetche sont seigneurs de Lahet ; Dominique de Lahet, capitaine au régiment du Labourd se marie à Marie Anne Diharce d'Hasparren. En 1788, Gracieuse Barrenetche de Lahet épouse Arnaud de Lapeyre, chirurgien major des hôpitaux du roi ; leur fille Elisabeth Lapeyre de Lahet, épouse en 1808 Bertrand Joachim d'Urtubie, baron de Garro, sans postérité.
Demeuré veuf, Arnaud de Lapeyre, s'allie en secondes noces à Rose Celeste de Chammont à l'Ile Maurice, où il est muté en 1789.
Comme dans bien d'autres paroisses à cette époque, un conflit éclatera en 1788, entre la maison de Lahet et les jurats de Sare pour des problèmes de préséance à l'église.

*H. Dop- Les seigneurs de Saint Pée *RH *APB
*Dubarat-Daranaz- Recherches sur la ville et sur l'Eglise de Bayonne



ARMES COMMUNALES DE SARE « D'azur à la cuirasse d'argent surmontée d'une salade (casque) contournée et ornée de trois panaches du même ; accompagnée de trois fleurs de lys d'or »

SAUGUIS SAINT ETIENNE (SOULE)

- ZALGIZE DONEZTEBE

ABBADIE (ou Abbadia) « D'argent au lion de gueules » (SVN)
alias « D'or au lion d'azur, armé, lampassé et vilené de gueules » (AB)
Maison noble citée en 1327 abadie, 1347 apats salguys (JBO)
Ces dernières armes sont celles de Louis de Sauguis, né vers 1638, avocat au parlement de Navarre, fils de Jean Louis de Sauguis, branche cadette de Louis de Tardets, abbé-laïc de Sauguis.
Elles furent enregistrées en 1696 dans l'armorial d'Hosier au nom de Louis de Sauguis.
Johannot, seigneur de l'Abbadie de Sauguis, épouse en 1470, Marie de Tardets, fille de Arnaud Sanz, seigneur adventice de Ahetze de Peyriède à Ordiap. Marguerite de Sauguis, héritière de l'Abbadie, se marie en 1449 avec Pedro Armendaritz, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi de France.
Marie d'Armendaritz, dame de l'Abbadie de Sauguis, épouse vers 1520, Machin de Tardets son cousin ; leur fille cadette Marie de Tardets-Sauguis qui se mariera en 1539 à Pierre de Tardets, seigneur d'Ahetze de Ordiap et en secondes noces à Jean de Barrèche, seigneur de Barrèche de Laruns.
Louis de Tardets, fils aîné de Marie d'Armendaritz, seigneur et abbé-laïc de Sauguis, épouse Marie d'Ursua-Jentein, fille de Tristan d'Ursua, seigneur de Jentein à Ordiap et Dona Maria à Larceveau, et de Léonore Diez d'Aux d'Armendaritz.
Bertrand de Sauguis, héritier de l'Abbadie et du domec de Libarrenx (ce domec venait des Barrèche) en 1597, se marie avec Henrique ( ?) d'Abbadie. Il vend avec pacte de rachat, le domec de Libarrenx en 1608. Leur fils Jean de Sauguis, est seigneur de Sauguis et du domec de Libarrenx (il avait du le racheter), succède à son père en 1629 ; il était déjà marié à Claude Catherine de Béarn, fille de Henri de Béarn, abbé d'Arette, seigneur de Bonasse et de Jeanne de Belsunce.
Madeleine de Sauguis, dame de Sauguis et de Libarrenx, épouse en 1643, Guillaume d'Anciondo, fils de Dominique d'Ainciondo et Isabelle de Béhéty.
Dominique de Sauguis, seigneur de Sauguis et du domec de Libarrenx, se marie en 1679 à Marguerite d'Echauz, fille de Bernard de Saint Martin, vicomte d'Echauz et Claude Honorette d'Echauz. D'où, Jean Bertrand de Sauguis, grand archidiacre de Couserans en 1712.
Marguerite d'Echauz, possédait Viscondatia de Saint Martin d'Arrossa ; Dominique de Sauguis sera admis aux Etats de Navarre pour cette Salle le 29 août 1689.
Madeleine de Sauguis, fille de Dominique et héritière de Sauguis et du domec de Libarrenx, mariée en 1710 à Gabriel d'Uhart, baron d'Uhart (Uhart Suzon à Uhart Mixe), de Larribar et Sorhapuru…, grand bailli d'Ostabarret.

*AB *APB *SSLAB-n° 100
*Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III Béarn 1696 (page 17)

DIEZ de AUX d'ARMENDARITZ «Tiercé en pal ; au 1 d'argent au soleil de gueules ; au 2 d'azur à une tour d'argent, coupé d'or à deux vaches de gueules posées en pal ; au 3 d'or à deux vaches de gueules posées en pal, coupé d'azur à une tour d'argent » (LAN)
Lignage navarrais. Diez de Aux d'Armendaritz est seigneur de Cadreita et capitaine général des troupes de l'archevêque de Saragosse. Jaime de Diez de Aux, épouse en 1423 Graciana de Armendaritz, de la branche navarraise d'Estrain.
Léonore Diez d'Aux d'Armendaritz, épousera Tristan d'Ursua en Baztan, seigneur de Jentein à Ordiap et de Dona Maria à Larceveau. Leur fille Marie d'Ursua-Jentein épousera vers 1550 Louis de Tardets, seigneur et abbé-laïc de Sauguis.
*AB *LAN *SVN

SAUGUIS - ANCIONDO « Ecartelé ; au 1 d'azur à la tour d'argent, maçonnée de sable ; au 2 d'or à deux vaches de gueules accornées, colletées. et clarinées d'azur, passantes l'une sur l'autre ; au 3 d'or au sanglier de sable passant contre un arbre de sinople terrassé du même; au 4 losangé d'or et de gueules; et sur le tout d'argent au lion de gueules » (AB)
Cet écartelé reprend les diverses alliances des Sauguis : le 1 et le 2 sont d'Armendaritz ; le 3 d'Ahetze d'Ordiap : le 4 de Tardets ; sur le tout de Sauguis.
Les Ainciondo, famille noble d'Ascarat citée en 1366, deviennent seigneurs de Sauguis et du domec de Libarrenx en 1643, avec le mariage de Guillaume d'Ainciondo et de Madeleine de Sauguis.
Leur petite-fille, Madeleine de Sauguis, héritière de Sauguis, s'alliera à Gabriel d'Uhart, seigneur d'Uhart Mixe (Uhart Suzon), de Larribar et Sorhapuru en 1710.

*AB *APB

SOURAÏDE (LABOURD)

- ZURAIDE

ARMES COMMUNALES DE SOURAIDE « D'or au lion de gueules cantonné en chef de deux coquilles au naturel » (ALBNS- 1999)

Le hameau primitif de Souraide se nommait Gostoro, c'était un fief des Ezpeleta, seigneurs d'Espelette. Gostoro deviendra commune de Souraide en 1789, son histoire se confond avec celle d'Espelette.

Les Ezpeleta, se nommaient seigneurs d'Espelette, de Gostoro et d'Amotz, ce dernier quartier sera rattaché à Saint Pée sur Nivelle en 1789. Les Ezpeleta, Navarrais d'origine, serviront successivement le roi de Navarre, le roi d'Angleterre et le roi de France. En 1462, Louis XI érigera Espelette en baronnie en faveur de Jean II d'Ezpeleta, avec droits de justice ; mais on ne sait si Gostoro était intégrée à cette baronnie. En 1637, Richelieu, en représailles de leur soutien au roi d'Espagne, confisque la baronnie à Bertrand II d'Ezpeleta. Les paroissiens d'Espelette et sans doute aussi de Gostoro, en profiteront pour raser le château seigneurial ; il est évident qu'ils ne devaient pas les tenir en grande estime. Mais le Parlement condamnera ces actes et les paroissiens se verront astreints à verser 25000L pour la reconstruction du château ; cette dette ne sera soldée qu'en 1670.

Gostoro, fut un prieuré-hôpital situé à Elizaldea, face à l'église. Il fut tenu par les Prémontrés, et servait de refuge aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. Les Prémontrés étaient également présents au prieuré de Otzantze, cité en 1249 « Hospitale Paradisi » et dont on peut voir les ruines dans les bois de Saint Pée ; on trouvait aussi les Prémontrés au prieuré de Saint Sauveur à Jatxou. Cet « axe des Prémontrés » conduisait à l'abbaye d'Urdax. Au XIII° siècle, Garcie Arnaud d'Ezpeleta, fils de Sanz d'Ezpeleta seigneur d'Espelette, est cité comme hospitalier de Gostoro, sans que l'on sache s'il était Prémontré ou seigneur laïque.
On connaît Otzantze avec un sceau « un cavalier touné à droite tenant une épée haute de la main droite »

SUHESCUN (BASSE NAVARRE)

– SUHUSKUNE

JAUREGI (la Salle) « Ecartelé aux 1 et 4, d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal aux 2 et 3, d'argent à deux vaches passantes de gueules l'une sur l'autre » (ABN-DN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à trois coquilles d'argent 2 et 1 ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules posées en pal ; à la double bordure générale d'or et de gueules » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à trois coquilles d'argent 2 et 1 ; aux 2 et 3 d'argent à un arbre de sinople ; à la double bordure générale d'or et de gueules » (LAN)
alias « Coupé au 1 de Navarre ; au 2 d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal , parti d'or à trois fasces de gueules » (ALBNS)
Maison noble citée en 1366 lassale (JBO)
Ces dernières armes sont gravées sur le linteau de la Salle de Suhescun, accompagnées de la date de 1590. Elles sont coupées d'une part ; des armes de Enriquez de Lacarre (qui portait de Navarre), fils bâtard de Henri le Gros , frère de Thibaut II, roi de Navarre et de Jauregia de Suhescun ( qui portait trois coquilles) ; Enriquez reçut en 1404 de Charles III le noble la concession des armes de Navarre et d'autre part des armes des Arbide (portaient trois fasces) qui deviennent seigneurs de Suhescun en 1525.
Enriquez de Navarre, était nous l'avons dit, le fils bâtard de Henri le Gros, frère du propre roi de Navarre Thibaut II et qui montera sur le trône à la mort de Thibaut II en 1270. Henri le Gros avait eu une liaison avec l'héritière de Jauregia de Lacarre vers 1265. Juan Enriquez de Lacarre, fils illégitime, proche du roi, ne pouvait par contre hériter de la seigneurie de Lacarre. Il dut avoir une demi-sœur, car en 1319, Jeanne de Lacarre, héritière de Lacarre, épouse Ramire Sanche, seigneur d'Asiayn, qui meurt à Tafalla en 1379. En est issu un fils Jean d'Asiayn de Lacarre, qui aura une fille héritière Jeanne Enriquez d'Asyan.

Bertrand de Suhescun, seigneur de Suhescun, épouse au début du XV° siècle, Jeanne Enriquez d'Asiayn de Lacarre, héritière de Lacarre. De cette union, naît Bertrand de Suhescun, seigneur de Suhescun, Lacarre et Gamarthe, marié à Marie d'Arbouet en 1460. Son fils Jean de Suhescun, héritier, épouse en 1461 Jeanne de Belsunce.
Catherine de Lacarre, héritière de Suhescun, Lacarre et Gamarthe, petite-fille de Jean de Suhescun, épouse en 1525 Jean d'Arbide, seigneur d'Arbide et Santa Gracia à Juxue, ainsi que de la Salle de Gotein en Soule.
Jeanne Marie d'Arbide, héritière de Suhescun et Lacarre, épouse en 1666 Daniel de Lafutsun, famille béarnaise ; ils formeront la branche des Lafutsun-Lacarre.

Il semble que Daniel de Lafutsun ait alors vendu la Salle de Suhescun à Jean Valentin de Bidou de Saint Martin, vicomte de Saint Martin d'Arberoue qui avait épousé en 1680 Marie de Capdeville.

Louis de Capdeville, baron de Brassempoey en Béarn, reçoit de son beau-père et de son grand-père MM. de Saint Martin, la Salle de Suhescun en 1731. Il est admis aux Etats pour ladite Salle le 4 mars 1731.
Or, Louis de Capdeville, baron de Brassempoey, avait épousé en 1729, Marie Angelique de Bidou, fille de Antoine Charles de Bidou et petite-fille de Jean Valentin de Bidou, vicomte de Saint Martin d'Arberoue.

*SSLAB-n°100 *APB *AB *NB *RH


CAPDEVLLE « D'azur à trois roses d'argent 2 et 1 ; écartelé d'or à trois corneilles de sable, becquées et onglées de gueules 2 et 1 » (AB)
Seigneur de la Salle de Suhescun, baron de Brassompoey en Béarn.
Louis de Capdeville, par son mariage le 26 mars 1729 avec Marie Angélique Valentine de Bidou de Saint Martin, fille d'Antoine Charles de Bidou, vicomte de Saint Martin, reçut de son beau-père par contrat du 5 mars 1731, la Salle de Suhescun et fût admis pour ce fief aux états de Navarre.

*AB * SSLAB - n°100

ARMES COMMUNALES DE SUHESCUN « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal ; aux 2 et 3 d'argent à deux vaches de gueules également posées en pal »

TARDETS ( SOULE)

– ATHARRATZE

JAUREGI « Losangé d'or et de gueules » (LAN-DN)

Maison noble citée lasalle de tardetz (JBO)
Cette bastide, érigée en ville royale, fut fondée en 1299 par Auger III de Mauléon, mais il devait exister déjà une seigneurie de Tardets.

Guillaume Arnaud, seigneur de Tardets, est chargé en 1255 d'occuper le château de Gramont à Viellenave, pour le roi d'Angleterre. Guillaume Arnaud avait épousé en 1245, Arnaude d'Ahaxe, fille et héritière de Bonet IV d'Ahaxe, dont la seigneurie passe dans les biens des Tardets.
Vers 1365, Arnaud Sanche de Tardets, seigneur de Tardets, et d'Ahaxe, épouse Saurine de Luxe, héritière des biens de Luxe, après le décès de sa sœur Jeanne. Leur descendance prendra le nom et les armes des Luxe

Les seigneuries de Luxe et de Tardets seront réunies jusqu'en 1671, soit près de trois siècles, date à laquelle la baronnie de Tardets, est achetée par Armand Jean de Peyré.
Raymond Guillaume de Tardets, de la branche cadette (la branche aînée s'est fondue dans celle des Luxe), est cité en 1448. Il est père de Arnaud Sanz, Arnauton de Tardets, qui épouse vers 1445, Marianotte d'Ahetze, fille et héritière de Arnauton, seigneur d'Ahetze de Peyriède, maison noble à Ordiap et d'Erbis, maison franche à Musculdy. De cette dernière union sont issus six enfants, outre Arnaud de Tardets qui succèdera, sont connus :

Pierre de Tardets, admis à l'hôtel du roi en 1494, combat en Italie sous Charles VIII et Louis XII.
Martin (dit machin) de Tardets, également au service du roi de France ; il épouse vers 1520 Marie d'Armendaritz, dame de l'abbaye de Sauguis ; d'où Marie de Tardets qui s'alliera à Pierre de Tardets son cousin; et Louis de Tardets, seigneur de Sauguis, allié à Marie Ursua-Jentein
Domenge de Tardets, épouse en 1463, Pierre Arnaud, seigneur de Casenabe, maison noble de Suhare.
Johannette de Tardets, épouse en 1463, Clément de Jaurgain, seigneur de la maison noble de Jaurgain à Ossas.
Marianote de Tardets, épouse en 1470 Johannot, seigneur de l'abbaye de Sauguis ; leur fille Marguerite, dame de Sauguis, alliée en 1499 à Pedro d'Armendaritz, d'où Marie de Sauguis, héritière qui épousera son cousin Martin de Tardets.

Arnaud de Tardets, fils aîné et héritier de Arnauton de Tardets, seigneur d'Ahetze et d'Erbis, panetier de Louis XI de 1466 à 1470 ; il épouse Alemene du Domec de Cheraute. Sa fille cadette Agnès épouse le seigneur d'Uhalde de Halsou.
Pierre Arnaud de Tardets, fils de Arnaud, est seigneur d'Ahetze et d'Erbis après le décès de son frère aîné. Il épouse Jeanne de Casamajor, héritière de Casamajor, maison noble à Trois Villes et de Elizabe, maison franche également à Trois Villes.
Pierre de Tardets, seigneur d'Ahetze, d'Erbis, de Casamajor et d'Elizabe, épouse en 1539, Marie de Tardets-Sauguis, sa cousine (fille de Martin de Tardets et de Marie d'Armendaritz). Devenue veuve, Marie de Tardets, s'allie à Jean, seigneur de Barrèche de Laruns.

Héliénor de Tardets, héritière des biens des Tardets, épouse Arnaud d'Echauz, sans doute d'une branche cadette des Echauz.
Bernard d'Echauz, fils de Arnaud, épouse Françoise de Sauguis, sa parente (fille de Louis de Tardets et de Marie d'Ursua-Jentein). Il vendit le 12 octobre 1607, Casamajor et Elizabea à Jean de Peyré, seigneur de Trois Villes.
Henri d'Echauz, seigneur d'Ahetze, épouse en 1648 Gabrielle de Lohiteguy de Caro ; leur fille Martine, héritière, s'allie en 1675 à Arnaud de Bertereche.
Le 13 février 1671, Armand Jean de Peyré, comte de Trois Villes, acquit la baronnie de Tardets, de la branche aînée des Tardets-Luxe. Armand Jean de Peyré, capitaine châtelain de Mauléon, gouverneur de Soule, décède en 1700 sans alliance. Son frère cadet Joseph Henry de Peyré lui succède ; il meurt sans alliance en 1708. Il fera donation de tous les biens des Trois Villes et de la baronnie de Tardets à Armand Jean de Montréal, marquis de Monein, baron de Beyrie et Orsanco, baron de Montory, capitaine châtelain de Mauléon et gouverneur de Soule. Son fils Jean de Montréal, sera à la tête de ces biens considérables jusqu'à la révolution.

*APB *AB *JJ- La Vasconie

ARHAMPE « Coupé, en chef d'azur à un soleil d'or ; en pointe d'argent à un pont de sable à quatre arches » (APB- ADPA- Manuscrit Jaurgain)

Arnaud d'Arhampé épouse Marie de Sallaberry en 1721 ; leur fils André s'allie en 1750 à Anne d'Etchahon, d'où Jean Pierre d'Arhampé qui épouse vers 1785 Marie Anne d'Espeldoy.
Cette famille s'est alliée aux Jaurgain (1804), Arrokain (1813), Berterreche (1823), Uhalt (1827).

*APB

ARHANPE d'ESPELDOY « Parti, au 1 coupé d'azur au soleil d'or et d'argent au pont de sable; au 2 d'argent à la main de gueules » (APB)

Armes d'alliance entre les familles Arhampé et Espeldoy, réunies avec le mariage de Jean Pierre d'Arhampé et de Marie Anne d'Espeldoy vers 1785.

*APB


UHALT « D'azur à une fasce d'or accompagnée en chef d'un croissant contourné d'argent, et en pointe d'un ouroboros du même » (ADPA- Manuscrit Jaurgain)

Il peut s'agir de lostau duhaut, maison franche citée au XIV° siècle à Villeneuve. (CS)

Guilhem, seigneur d'Uhalt était jurat de Villeneuve-les -Tardets au XVI° siècle. Son fils Arnaud, seigneur d'Uhalt, épouse Domingine de Guibelleguiet, d'où : Domingue alliée à Pierre de Bouldoue, seigneur de la maison noble de Gorritepe à Alcabehety et Thomas d'Uhalt qui épouse Dochine de Hegoburu ; leur fille Marie, héritière d'Uhalt, épouse Menault de Goyheix.

Bernard d'Uhalt, fils de Marie, seigneur d'Uhalt et de Rospide d'Aroue par acquisition en 1679, notaire, épouse Jeanne de Costère ; leur fils Arnaud Jean d'Uhalt, s'allie à Maïster de Tardets. Deux fils :
Pierre Joseph d'Uhalt, fils aîné, seigneur de Rospide et d'Uhalt, marié à N.. de Galharret de Barcus, d'où Jean Pierre d'Uhalt, qui est seigneur d'Uhalt, d'Irigaray d'Alcay, de Casenave à Menditte et de Rospide d'Aroue Après son mariage vers 1766 avec Luce Irigaray, dame de Irigaray et de Casenave. Pierre Joseph d'Uhalt vendra la maison de Rospide à Jean Pierre de Joantho ; son fils Joseph d'Uhalt épousera en 1790 Madeleine Françoise de Joantho.
Jean Joseph d'Uhalt, fils cadet de Arnaud Jean d'Uhalt, avocat au parlement, allié à Gracie de Tapie Dufaur, décédé à Aramits en 1772.


*APB


ARMES COMMUNALES DE TARDETS « Losangé d'or et de gueules »

TROIS VILLES (SOULE)

– IRURI

PEYRER (ou Elizabea) « D'azur à une palme d'or posée en fasce et accompagnée de trois flammes du même » (APB –AB)
Maison franche citée vers 1377 elisabe (JBO) ; cette maison était apparemment anoblie au XVI° siècle. Cette famille Peyrer est originaire d'Oloron ; il acquerront Elizabea vers 1607.
Jeanne de Casamajor, héritière des maisons nobles de Casamajor et de Elizabea de Trois Villes (Elizabe était une maison franche en 1377), épouse vers 1530 Pierre Arnaud de Tardets (de la branche cadette des Tardets ; la branche aînée et la seigneurie de Tardets sont chez les Luxe depuis1365), seigneur d'Ahetze de Peyriède de Ordiap et de Erbis de Musculdy après le décès sans postérité de son frère aîné Tristan de Tardets. Leur fils Pierre, épouse en 1539, Marie de Sauguis, sa cousine, fille cadette de Marie d'Armendaritz, d'où Hélionor d'Ahetze, héritière de Ahetze, Casamajor et Elizabe de Trois Villes, qui épouse Arnaud d'Echauz.

Bernard d'Echauz, fils et héritier de Hélionor d'Ahetze et de Arnaud d'Echauz épouse Françoise de Sauguis, fille de Louis de Tardets, seigneur de Sauguis et de Marie d'Ursua ; il vendit Casamajor et Elizabe de Trois Villes, le 12 octobre 1607 à Jean de Peyrer, pour 15000 livres tournois. La fille cadette de Jean de Peyré, Marie Madeleine, épousera en 1653 Jean Jacques de Montréal, d'où Armand Jean de Montréal, qui héritera en 1708.

Jean Arnaud du Peyrer, fils du précédent, seigneur de Elizabea et Casamajor, né vers 1598, lieutenant général des armées du roi, capitaine-lieutenant des mousquetaires de la garde de Louis XIII, obtient l'érection de sa terre de Trois-Villes en comté au mois d'octobre 1643. Il acquit le 30 novembre 1638 pour 16000 livres, de Antonin de Gramont, souverain de Bidache, tous les droits sur les seigneuries de Montory, Haux, Laguinge, Restoue et Atherey. Il avait épousé en 1637, Anne de Guillon. Il mourut le 8 mai 1672 et fut enterré dans l'église paroissiale.

Jean Arnaud de Peyrer, comte de Trois Villes. Pour 70000 livres, il se porta acquéreur du domaine royal souletin mis aux enchères par Louis XIII en 1639, malgré les efforts des Souletins qui, voulant préserver leur indépendance, s'étaient portés adjudicataires .Le comte de Trois Villes voulut prendre possession du château de Mauléon, mais Armand de Belsunce refusa de le lui livrer. Louis XIII, donna raison à Trois Villes et ordonna la démolition du château de Mauléon en 1642. Jean Arnaud de Peyrer construisit l'actuel château d'Elizabea, sur l'emplacement de l'ancien, suivant les plans de Mansard, entre 1660 et 1663. Il y mourut en 1672.

Armand Jean de Peyrer, fils et héritier de Jean Arnaud, comte de Trois Villes, seigneur de Montory, né en 1639, acquit le 13 février 1671 la baronnie de Tardets, qui était aux Montgorency, héritiers des Luxe ; il fut capitaine châtelain de Mauléon et gouverneur de Soule. Il avait acheté cette charge de Henri de Gramont en 1676 et, à cours d'argent, il la revendra en 1681 à Armand Jean de Montréal, petit-fils de sa sœur Louise et qui héritera du comté en 1708. Il possédait également, par acquisition, la maison d'Arraing. Il meurt le 4 novembre 1700 sans alliance et l'héritage passe à son frère cadet Joseph Henry de Peyrer.

Joseph Henry de Peyrer, comte de Trois-Villes, baron de Tardets et de Montory, né à Paris le 14 décembre 1641 enseigne des mousquetaires du roi, maréchal de camp .Il meurt à Paris en 1708 sans avoir contacté alliance et il fera donation à Armand Jean de Montréal-Moneins, son parent, marquis de Moneins, seigneur de Beyrie, Orsanco, abbé laïc de Barcus, hérite du comté de Trois Villes, des baronnies de Montory et Tardets.

Jean de Montréal, fils de Armand Jean de Montréal, sera à la tête de tous ces biens jusqu'à la Révolution ; il avait épousé Mlle d'Aspremont d'Orthe en 1775.


*AB *APB * JM. Régnier- Histoire de la Soule *JN


MONTREAL- TROIS VILLES « D'argent à croix de gueules chargée en cœur d'un léopard lionné accosté de deux griffons rampants et affrontés du même » (AL –RH et PL – Les Salles des Croisades)

Selon P. Haristoy, les Montréal portent ces armes lorsqu'ils deviennent seigneurs de Moneins en 1551.

Joseph Henry de Peyré, comte de Trois-Villes, seigneur de Montory, baron de Tardets, meurt en 1708 sans avoir contacté alliance.
Armand Jean de Montréal-Moneins, son parent, marquis de Moneins, seigneur de Beyrie, Orsanco, abbé laïc de Barcus, hérite des biens des Trois Villes. Il est capitaine châtelain de Mauléon et gouverneur de Soule, charge qu'il avait acquise en 1681 de Armand Jean de Peyrer. Il épouse en troisièmes noces en 1739, Anne Elisabeth d'Argouges.

Jean de Montréal, fils de Armand Jean, marquis de Moneins, comte de Trois Villes, baron de Tardets et Montory, seigneur de Beyrie et Orsanco, né en 1741, colonel de cavalerie, épouse en 1775, demoiselle d'Aspremont d'Orthe.

Clément de Montréal, fut le dernier des Montréal de Trois Villes, décédé en 1878 ; son fils vendit tous ses biens à Charles d'Andurain.


*RH *AB *APB *JN *PL Les Salles des Croisades