Histoire

UHART CIZE ( BASSE NAVARRE)

– UHARTE GARAZI

HEGOBURU « D'argent à la chaudière de sable chargée de deux fasces de gueules ; à la bordure engrêlée d'azur » (ABN)
Maison noble citée en 1264 goaburu , 1366 heugaburu (JBO)
En 1708, ayant hérité cette Salle de sa mère, M. de Hosta est reçu aux Etats de Navarre. Tristan de Hosta vendra ce fief, ainsi que la maison Margotenea, à Jean Baptiste Gaillardon, en 1719. Jean Baptiste Gaillardon était curé de Saint Jean le Vieux. Son héritier M. Dupin de Saut sera admis à son tour en 1755.

*SSLAB-n°100

YBARNEGARAY « D'or à l'arbre déraciné de sinople au loup de sable brochant sur le fût » (EPV)
Armes de l'ancien sénateur (1888-1956), fondateur de la Fédération Française de Pelote Basque et ancien ministre de Vichy.

UHART MIXE ( BASSE NAVARRE)

- UHARTIRI


UHART « De gueules à cinq besants d'or posés en sautoir » (LAN-ABN-SVN)
alias « D'or au chevron de sable chargé de trois croissants d'argent et accompagné de trois étoiles de gueules 2 et 1 » (DN-SVN-HVN)

alias « De gueules à trois besants d'argent 2 et 1, chargés chacun d'une étoile de gueules » (CS)

alias « D'or à trois tourteaux de gueules chargés chacun d'un croissant d'argent » (SVN)
Ces dernières armes sont attribuées par le SVN aux Uhart en Soule, c'est à dire à Sauguis, lieu où s'éteindra le lignage des Uhart ; J.B. d'Uhart sera député de la noblesse du Pays de Soule aux Etats Généraux de 1789.

Maison noble citée en 1268 seynor de huart, la sale duhart (JBO)

Pierre d'Uhart est cité dès 1135 dans un acte du Cartulaire de Sorde avec Loup d'Ainhice ; ils donnent ensemble l'église de Saint Just à l'abbaye de Sorde, ils étaient sans doute parents.
Les Uhart à Uhart Mixe (Uhart Suson distinct de Uhart Juson d'Aïcirits) sont aussi barons de Sorhapuru par alliance, vers le milieu du XIII° siècle ; Larribar relevait des seigneurs de Pikasarri ; cette dernière seigneurie devint propriété des Uhart au XVIII° siècle.

Thibaut de Luxe, fils cadet de Pierre Arnaud I de Luxe ( qui possédait Lantabat et Ostabat ) devient seigneur d'Uhart-Suson et de Sorhapuru par son mariage avec l'héritière des Uhart. Il fut père de Raymond Arnaud de Luxe, seigneur d'Uhart-Suson et baron de Sorhapuru en 1269. Son gendre Arnaud Guilhem lui succède en 1294 comme seigneur d'Uhart-Suson.
Auger d'Uhart, seigneur de Uhart et Sorhapuru, épouse vers 1430, Audine d'Arbide, fille du seigneur de la Salle d'Arbide de Juxue.

Arnaud-Guilhem d'Uhart, seigneur d'Uhart et Sorhapuru ; il épouse en 1460 Marguerite de Domezain. Leur fille cadette Marie s'allie en 1505 à Tristan, seigneur d'Ibarbeiti et d'Ascarat.

Jean d'Uhart, seigneur d'Uhart et Sorhapuru, épouse en 1507, Catherine d'Ursua. Jacques d'Uhart, son fils, épouse Hélène de Domezain en 1543. D'où : Gabriel d'Uhart, seigneur d'Uhart et Sorhapuru épouse Florence de Belsunce, veuve de Bertrand de Haramboure, seigneur de Pikassarri. Gabriel d'Uhart , rejoignit les Réformés et fut un excellent capitaine au service de Jeanne d'Albret.

Jacques d'Uhart II, fils de Gabriel, seigneur d'Uhart et Sorhapuru, est pourvu en 1663 de la charge de bailli d'Ostabaret ( sauf à Ostabat et Lantabat qui relevaient des Luxe), charge que les Uhart tiendront jusqu'à la révolution ; la justice criminelle étant appliquée par le sénéchal, officier royal. Jacques d'Uhart II épouse en 1597 Elisabeth de Montréal-Urtubie, fille de Tristan, seigneur de Sault, de Domezain et baron de Monein. Le petit-fils de Jacques d'Uhart, Clément d'Uhart épouse en 1679 Louise de Montréal ; c'est son nom qui est cité sur le linteau du château d'Uhart Mixe, comme ayant réalisé les dernières réparations en 1699.

Gabriel d'Uhart II, seigneur de Uhart et Sorhapuru, bailli d'Ostabarret, épouse en 1710, Madeleine de Sauguis ; son fils cadet Armand Jean d'Uhart épouse Marie de La Place, héritière d'Arbouet.

Clément d'Uhart II, baron d'Uhart et de Sorhapuru, seigneur de Sauguis, pourvu de la charge de bailli d'Ostabaret en 1750, épouse en 1763 Dorothée de Caupenne d'Amou, fille de Henri de Caupenne d'Amou, vicomte de Echauz et de Marthe de Saint Martin.
Jean Bernard d'Uhart , baron d'Uhart et Sorhapuru , seigneur de Sauguis , bailli d'Ostabarret ,officier du roi en Soule , marquis des Deux Siciles par diplôme du roi d'Espagne , sans doute pour services rendus ( son frère Armand fut capitaine dans les armées espagnoles) . Il sera député de la noblesse de Soule lors des Etats Généraux en 1789.
Clément Barbe Gustave d'Uhart, sous préfet du 4° arrondissement des Basses Pyrénées, décédé à Sauguis. En 1833, il vend à Mr Berdoly, tous ses biens (il n'avait plus de revenus) et se retire chez sa fille à Limoux; son fils Charles, dernier du nom, enseigne de vaisseau, meurt sans descendance à Rio de Janeiro en 1851. En 1926, Mr Lassa est propriétaire.
En 1699, les Uhart possédaient quarante deux fivatiers à Uhart, Sorhapuru et Larribar qui s'acquittaient de leurs redevances de fiefs seigneuriaux en nature , argent ou corvées à Noël. Ils en possédaient aussi à Saint Esteben et Saint Martin d'Arberoue. En 1768, le seigneur d'Uhart achète au chevalier de Bela le Domec de Libarrenx.
En 1730, les Uhart possédaient Pikasarri à Larribar.


* SSLAB-n°100 *APB *MG –Tome III *JN

URCUIT (LABOURD)

– URKETA

SOUHY « Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur au lion d'argent ; au 2 d'or à l'arbre de sinople ; au 3 de gueules à trois coquilles d'or 2 et 1 » (RH)

Famille noble citée zuhi (JBO)

Pierre Diez, seigneur de Souhy, épouse au XVII°siècle, Marie Diharce, petite-nièce de Salvat Diharce, évêque de Tarbes ( famille des Diharce de Hasparren) .
Leur fils Bernard Diez, seigneur de Souhy, épousera Catherine d'Olce, sœur de Mgr d'Olce. Leur fille Suzanne, se marie à Antonin de Gouzian de Saint Martin, militaire. Leur arrière-petit-fils, Adrien de Souhy, fut maire de Mauléon de 1895 à 1945.

*APB

ARMES COMMUNALES DE URCUIT « Tranché de sinople et de gueules chargé chacun de trois oiseaux d'argent volants de face posés en pal, au chef d'argent à la couronne à l'antique issante surmontée des initiales URKETA et à la champagne cousue d'azur ondée d'argent chargée d'un saumon contourné du même posé en fasce »

URRUGNE (LABOURD)

– URRUÑA

URTUBIE « D'argent à trois trangles de gueules accompagnées de neuf loups passants de sable posés entre les trangles 3 , 3 et 3 » (LAN)
alias« Parti ,au 1 de gueules à trois fasces d'argent chacune chargée de trois loups passants de gueules ; au 2 écartelé au I d'or à trois loups passants de sable posés en pal ; au II de gueules à une porte d'argent ; au III d'argent à un pin de sinople et un sanglier de sable brochant sur le fût ; au IV de gueules à un pal d'argent chargé de trois mouchures d'hermine ; et sur le tout du 2 de gueules aux chaînes de Navarre » (AL)

Ces dernières armes sont attribuées à André d'Urtubie, baron de Garro, elles furent enregistrées en 1698.

L'une des plus anciennes familles labourdines. On cite les seigneurs d'Urtubie dès le début du XII° siècle parmi les barons de la cour vicomtale du Labourd.
Bonion I est seigneur d'Urtubie vers 1120, il fut père de Sanche Bonion ; Bonion II, lui succède vers 1169. On trouve ensuite Alphonse d'Urtubie vers 1175, B. d'Urtubie vers 1193 et A. d'Urtubie vers 1235.
N... , héritière d'Urtubie épouse vers 1290 Pierre Arnaud de Tartas. Leur fils Martin, seigneur d'Urtubie, reçut le 4 mai 1341, l'autorisation de construire un château de pierres avec murailles et fossés.

Auger d'Urtubie est seigneur d'Urtubie vers 1363. Marié vers 1320, il eut deux enfants : Johanicot, l'aîné, seigneur d'Urtubie, à qui Charles II roi de Navarre confie la garde du fort de Rocafort en Arberoue en 1375 ; son frère Adam, lui succède.

Pierre Arnaud , fils d'Adam, seigneur d'Urtubie , écuyer , est gouverneur du château d'Ujué le 23 septembre 1387 pour Charles III le Noble . Son fils , Esteban , est chambellan de Jean II d'Aragon , roi de Navarre en 1433 , il eut un frère Martin père d'une fille Domilia qui héritera d'Urtubie au décès de Esteban son oncle, mort sans postérité.

En 1415 , Domilia Martinez d'Urtubie , héritière d'Urtubie , épousa noble Sauvat de Sault , seigneur de Sault-Neuf de Hasparren, petit-fils de Catherine de Sault et de Loup de Saint Julien .Sauvat de Sault mourut vers 1444 .Il avait eu trois fils de son mariage avec l'héritière d'Urtubie , qui lui survécut au moins jusqu'en 1470 : Jean , Auger et Martin Sanche .

Jean d'Urtubie est qualifié seigneur d'Urtubie et de Sault en 1438 .Le 28 juin 1448, le connétable de Bordeaux , au nom du roi d'Angleterre , concède à Jean , seigneur de Sault et d'Urtubie le droit de bâtir une maison (Fagosse) et une forge dans les paroisses d'Urrugne et d'Ascain .
Jean d'Urtubie et de Sault épousa vers 1445 Theresa de Lazcano, fille de don Juan-Lopez, seigneur de Lazcano, chevalier, célèbre capitaine Guipuzcoan. Devenue veuve, Thérèse de Lazcano épousera en 1456, Jean Ibañez de Montréal, seigneur d'Arazuri, conseiller du roi et trésorier du royaume de Navarre ; lors de la guerre civile en Navarre, il avait pris le parti de l'infant don Carlos et s'était réfugié en Labourd après la fuite du prince de Viane en 1456.

De la première union de Thérèse de Lazcano, est née Marie, héritière de Sault et d'Urtubie. Jean Ibañez de Montréal avait un fils Jean de Montréal, issu de son premier mariage et encore adolescent lorsqu'il épouse en secondes noces Thérèse de Lazcano.
Jean de Montréal, âgé de dix sept ans, enlève Marie d'Urtubie, fille de sa belle-mère ; il l'épouse en 1460.
Jean de Montréal, seigneur d'Urtubie, se mettra au service de Louis XI, puis avec Charles VIII, il participe à la prise de Naples en 1494. Sa femme, Marie d'Urtubie, se sentant sans doute délaissée, épousera en 1469 Rodrigo de Gamboa, seigneur d'Alzate en Navarre. Ce double mariage de Marie entraînera, entre les Montréal et les Gamboa, un imbroglio successoral qui ne trouvera son épilogue qu'en 1562, après 70 ans de procédures. (voir Montréal ci-dessous)
Marie d'Urtubie meurt en 1505. Dans un premier temps, Louis de Montréal, fils aîné de son premier mariage, est seigneur d'Urtubie et de Sault. Oxoa d'Alzate, fils de Rodrigo de Gamboa son second mari, se maintint de force dans les terres d'Urtubie. En 1540, le Parlement de Bordeaux attribue Urtubie à Oxoa d'Alzate ; Sault et Miotz revenant à Jean de Montréal, fils aîné de Louis de Montréal.

Oxoa d'Alzate, seigneur d'Urtubie, épouse Anne d'Ezpeleta, fille de Jean d'Ezpeleta, comte de Valverdo et baron d'Ezpeleta. Il meurt vers 1557. François d'Alzate, fils aîné de Oxoa, lui succède ; il se marie en 1555 à Marie de Belsunce, fille de Jean de Belsunce, vicomte de Macaye.
Jean d'Alzate, leur fils, est seigneur d'Urtubie. Il épouse en 1574, Aimée de Montréal, fille de Jean de Montréal et de Isabelle de Domezain. Ce mariage réunit les deux branches issues du double mariage de Marie d'Urtubie.
Tristan de Urtubie, fils de Jean d'Alzate et Aimée de Montréal, est seigneur d'Urtubie ; il s'allie en 1598 à Catherine de Montagne de Bordeaux. De là :

Salvat d'Urtubie, est seigneur d'Urtubie, de Fagosse, de Gamboa-Alzate, de Sault (en 1655) et de Garro (en 1641).
En 1655, il achète pour 54300L la terre de Sault à Jean Jacques de Montréal. D'une première union avec Françoise de Castagnède, il eut deux enfants : André d'Urtubie qui continuera le lignage des Urtubie et Françoise d'Urtubie qui s'alliera à Laurent d'Ibusty, Maître des Postes à Bayonne.
En secondes noces, Salvat d'Urtubie, épouse le 27 juillet 1641, Marie de Garro, héritière de Garro ; de cette alliance naît un autre André de Garro, qui continuera le lignage des Garro.

Salvat d'Urtubie, pour acheter Sault en 1655, avait emprunté la moitié de sa valeur d'achat à Etiennette Duvergier, baronne d'Orthe. Ne pouvant tenir ses engagements, il devra revendre Sault à sa créancière en 1661 ; en 1678, celle-ci vend à son tour la seigneurie à Françoise d'Ibusty, fille de Salvat, devenue veuve et c'est sa fille, autre Françoise d'Ibusty qui héritera de Sault et qui, vers 1693, épousera le vicomte Jean de Saint Esteben.

En 1654, Salvat d'Urtubie, obtint l'érection de la seigneurie d'Urtubie en vicomté et de celle de Garro en baronnie. Le 15 décembre 1654, il est pourvu par le roi Louis XIV, de la charge de bailli de Labourd, charge qui était chez les Caupenne d'Amou, seigneurs de Saint Pée.

André d'Urtubie, fils de Salvat d'Urtubie, vicomte d'Urtubie, bailli de Labourd, épouse en 1662, Catherine Marie d'Aspremont, fille du vicomte d'Orthe.
Henri d'Urtubie lui succède dans les mêmes charges ; marié en 1697 à Jeanne de Laborde (sa nièce, fille de J.Jacques de Laborde et de Catherine d'Urtubie), il aura quatre enfants : Louise et Angélique, toutes deux religieuses de la Visitation, André et Ursule.
André d'Urtubie, vicomte d'Urtubie, bailli de Labourd, succède à son père vers 1703. Il meurt sans postérité en 1736 et sa sœur Ursule hérite de la vicomté. La charge de bailli de Labourd ne pouvant se transmettre par les femmes, c'est son cousin Pierre d'Urtbie- Garro, baron de Garro, qui hérite de cette fonction.

Ursule d'Urtubie, dernière héritière de la branche aînée des Urtubie, est vicomtesse d'Urtubie en 1736. Elle avait épousé en 1733, Pierre de Lalande Gayon, capitaine de cavalerie, d'une famille bayonnaise. Leur fille et unique héritière, Jeanne d'Urtubie- Lalande, se marie à Pierre de Raymond de Lalande, marquis de Castelmoron, conseiller au parlement de Bordeaux. Issu de ce mariage, Jean de Raimond de Lalande, mort sur l'échafaud en 1794. En 1830 François Louis de Larralde Diusteguy, acquit Urtubie de Pierre Eloi de Lalanne.


*JJ- Urtubie *PY- Le Pays de Labourd avant 1789 et SSLAB-1909 *APB *AL




GAMBOA « D'or à trois panelles d'azur » (SVN)

Famille de Renteria .Juan-Luis de Gamboa était le père de don Rodrigo de Gamboa qui épousa Marie d'Urtubie, héritière de Sault et d'Urtubie, en 1469, alors que celle ci était déjà mariée à Jean de Montreal . De ce mariage est issu Otxoa de Gamboa-Alzate. (Voir Alzate ci-dessous)

*JJ. –Urtubie *PY- Histoire de Labourd avant 1789


ALZATE « D'or à deux loups passants de sable rangés en pal, à la bordure componnée d'or et de gueules » (SVN-DN)
alias « D'or à deux loups passants de sable rangés en pal , à la bordure engrêlée de gueules » (SVN)

Famille du Palacio d'Alzate à Vera. Marie d'Alzate était la mère de don Rodrigo de Gamboa, seigneur d'Alzate, qui épousera Marie d'Urtubie en 1469, du vivant de son mari Jean de Montréal.
(voir Urtubie ci-dessus).

Alors que Louis de Montréal, fils et successeur de Jean de Montréal, était rentré en possession des biens d'Urtubie au décès de Marie d'Urtubie en 1505, Otxoa d'Alzate fit appel au Parlement de Bordeaux et se maintint dans les terres d'Urtubie par la force, avec semble-t-il le soutien des habitants d'Urrugne. Il soutenait que le premier mariage de sa mère était nul, car obtenu par la force.
Sous l'entremise de Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux, un arrangement survint en 1540, aux termes duquel, Jean de Montréal, (fils majeur de Louis de Montréal, décédé en 1516) eut les seigneuries de Sault et de Miotz et le quart d'un moulin de Labastide Clairence qui était dans les biens des Sault ; Otxoa d'Alzate aura la seigneurie d'Urtubie, mais il devra payer 1200L à Jean de Montréal, car Urtubie (qui avait été reconstruit) est mieux bâti que Sault.

Otxoa d'Alzate mourut vers 1557 ; il avait épousé Anne d'Ezpeleta, fille de Jean d'Ezpeleta, comte de Valverdo et baron d'Ezpeleta. Son fils aîné François d'Alzate se marie en 1555 à Marie de Belsunce, fille de Jean de Belsunce, vicomte de Macaye ; elle lui laissera un enfant Jean d'Alzate.

Cependant, la soulte de 1200L n'ayant pas été payée, Jean de Montréal assigna Marie de Belsunce, comme tutrice de Jean d'Alzate. Elle fit appel du jugement de la Sénéchaussée des Lannes la condamnant, au prétexte que les titres de la maison d'Urtubie ne lui avaient pas été remis ; l'échange des titres et le paiement de la soulte eurent lieu en 1562, terminant une procédure de 70 ans.

Les deux familles issues de Marie de Montréal, seront enfin réunies par le mariage de Jean d'Alzate et d'Aimée de Montréal, fille cadette de Jean d'Urtubie et de Isabelle de Domezain, acte du 17 septembre 1574.

*JJ- Urtubie *PY- Histoire de Labourd avant 1789.


MONTREAL « D'argent à la croix de gueules chargée d'un léopard lionné d'argent , accosté de deux griffons rampants et affrontés du même » (RH- AL et PL- Les Salles des Croisades)
alias « De gueules au chevron d'or accompagné de trois panelles du même »(LAN)
alias « De gueules au chevron d'or accompagné de trois panelles d'argent (JJ- Urtubie)

Ces dernières armes sont celles du palacio de Arazuri (Navarre), armes familiales de Jean de Montreal avant qu'il ne soit seigneur d'Urtubie.

Johan-Ibanez de Montreal s'exila au Labourd à la fin de la guerre civile de Navarre et la défaite des Beaumont. Il épouse en 1456, Theresa de Lazcano, veuve de Jean d'Urtubie, seigneur d'Urtubie et de Sault, leur fille Marie d'Urtubie étant héritière des deux seigneuries.

Jean de Montreal, fils aîné du premier mariage de Johan-Ibanez alors âgé de 17 ans, qui selon certains historiens, enleva Marie, héritière de Sault et d'Urtubie, qui devait elle avoir 15 ans. Qu'il y ait eu violence ou non le mariage fut contracté en 1460.

De cette union vinrent deux enfants Louis et Louise .Jean de Montreal part ensuite de longues années au service du roi Louis XI. Sa femme , durant son absence, se laisse séduire par don Rodrigo de Gamboa , seigneur d'Alzate (Vera) en Navarre et de Renteria en Guipuzcoa .Elle jouera sur la nullité de son mariage et en 1469 , elle épouse don Rodrigo de Gamboa et lui donne six enfants : Alain , qui mourut vite après son père sans postérité, Jean , surnommé Ochoa , Johannot , Marie , Catherine et Anne . Don Rodrigo meurt vers 1495. Il faut dire qu'il ne fut jamais troublé, ni dans son ménage, ni dans sa possession d'Urtubie par le premier mari de sa femme qui, après la mort de Louis XI, continua son service auprès de Charles VIII et prit part, en 1494, à la conquête de Naples.

En fait, il revendique ses droits d'époux qu'après la mort de Rodrigo de Gamboa. Un arrêt rendu par le parlement de Bordeaux le 23 juin 1497 réintègre Montreal en la jouissance « de la personne et des biens de ladite Marie d'Urtubie » .Marie refuse de se soumettre à l'arrêt de justice ; elle fait raser le château d'Urtubie et se réfugie en Navarre dans la maison d'Alzate, où elle meurt avant le 20 avril 1505. Jean de Montréal, s'installe au château de Sault à Hasparren.

Les enfants, issus du premier mariage de Marie d'Urtubie et de Sault avec Jean de Montreal, étaient nous l'avons vu au nombre de deux .Louise qui par contrat du 18 juin 1480 épouse don Juan de Beaumont-Navarre ; elle eut de son père en partage le palacio et la seigneurie de Arazuri, dans la merinad de Pampelune. Louis d'Urtubie, seigneur de Sault et de Miotz, qui vécut au service du roi Louis XII dont il fut l'échanson. Le 15 novembre 1512, il passe un contrat de mariage avec Marie de Chacon, fille de Jean d'Echacon seigneur de Saint Péé en Labourd et d'Echacon (Bussunarits). Louis d'Urtubie fut tué dans un combat contre les Guipuzcoans en 1517 .De cette union, naît Jean d'Urtubie .

On connaît un sceau armorié de Louis d'Urtubie de 1514 « Ecartelé ; aux 1 et 4 de gueules au chevron d'or accompagné de trois panelles d'argent (qui est Montréal d'Arazuri) ; aux 2 et 3 d'argent à trois fasces de gueules surmontées chacune de trois loups passants de sable (qui est d'Urtubie) ; sur le tout, de gueules au cavalier armé d'argent (qui est de Sault-Neuf) (JJ-Urtubie)

Les Gamboa d'Alzate n'avaient cependant pas renoncé à faire valoir leurs prétentions sur la succession d'Urtubie .Après une longue procédure, c'est par lettres du 26 février 1539 que François I ordonnant une nouvelle révision du procès, Charles de Grammont amena les parties à transiger le 2 avril 1540.
La seigneurie d'Urtubie fut attribuée à Otxoa d'Alzate, mais il devra payer 1200L à Jean de Montréal, car Urtubie (qui avait été reconstruit) est mieux bâti que Sault.


Cependant, la soulte de 1200L n'ayant pas été payée, Jean de Montréal assigna Marie de Belsunce, comme mère et tutrice de Jean d'Alzate, petit-fils d'Oxoa d'Alzate. Elle fit appel du jugement de la Sénéchaussée des Lannes la condamnant, au prétexte que les titres de la maison d'Urtubie ne lui avaient pas été remis ; l'échange des titres et le paiement de la soulte eurent lieu en 1562, mettant ainsi un terme à une longue période procédurale de 70 ans.


Jean de Montreal, seigneur de Sault et de Miotz était marié par contrat passé à Bayonne le 10 février 1551 à Isabelle de Domezain, fille de Jean, seigneur de Domezain, Beyrie, Caresse, Amendeuix, Sault de Cibits ...et de Catherine de Moneins, baronne du lieu.

En secondes noces, Isabelle de Domezain épousera en 1572 Jean de Gamboa-Alzate, baron de Garro ; elle héritera des biens des Domezain-Moneins au décès sans postérité de son frère Valentin de Domezain en 1574, les léguant à son fils aîné du premier mariage Tristan de Montréal.

En 1552, Jean de Montréal se distingue au siège de Metz où il commandait en chef l'artillerie. Il fut tué devant Lectoure, durant la campagne de Montluc en Gascogne en 1562. Trois enfants vinrent de l'union de Jean de Montréal et de Isabelle de Domezain: Tristan, François et Aimée de Montréal.
François de Montréal, fils cadet de Jean de Montréal, dont les descendants seront seigneurs d'Armendaritz, après son mariage avec Marie de La Salle, fille de Marie d'Armendaritz.
Aimée de Montréal, fille cadette de Jean de Montréal, qui par contrat du 17 septembre 1574 se marie avec Jean d'Alzate, seigneur d'Urtubie, fils de Marie de Belsunce et de François d'Alzate (fils de Oxoa d'Alzate) réunissant ainsi les deux familles issues de Marie d'Urtubie .

Tristan de Montréal, héritier de Jean de Montréal, seigneur de Sault et de Mioz, puis baron de Moneins, Domezain, Beyrie et Caresse au décès de sa mère Isabelle de Domezain ; il est ensuite seigneur de Barcus après son mariage avec Catherine de Belsunce, héritière de Armand de Belsunce et Catherine d'Arbide de Lacarre. Il vend le château de Miotz le 29 octobre 1581 à Adam de Larralde de Villefranque. Décédé en 1608, il laissera sept enfants.

Clément de Montréal, fils aîné de Tristan, est seigneur de Sault, Domezain, Barcus…, se marie en 1615 avec Isabelle de Montesquiou. Son fils aîné Jean Jacques de Montréal, héritier, s'alliera en 1653, à Marie Madeleine de Mériteins de Lago, fille de Louise de Trois Villes. En 1655, Jean Jacques de Montréal, vendra pour 54300L, la terre de Sault à Salvat d'Urtubie, baron de Garro, après son mariage en secondes noces, avec Marie de Garro le 27 juillet 1641.


Jean Armand de Montréal, fils et héritier de Jean Jacques de Montréal, seigneur de Moneins, Beyrie, Domezain, Barcus, Orsanco, Caresse…épouse en 1687 Françoise de Gassion, fille du marquis de Gassion.

Armand Jean de Montréal, marquis de Moneins, seigneur de Barcus, Domezain, Beyrie, Orsanco…Par donation de Joseph Henri de Peyré, il devient également comte de Trois Villes, baron de Tardets et Montory. Son fils Jean de Montréal, sera héritier de ces biens considérables ; il épousera en 1775 N…d'Aspremont d'Orthe.

Il faut remarquer que les Urtubie et les Montréal , lors de leurs alliances , ont fait ériger tous leurs biens en baronnies ( Garro et Sault en 1654 par Louis XIV ; Armendaritz en 1634; Saint Martin d'Arberoue en 1634) et en vicomtés ( Urtubie en 1654; Saint Martin d'Arberoue en 1657 ) .

*JJ- Urtubie *PY- Histoire de Labourd avant 1789 et SSLAB-1909 *APB *AL
* SSLAB-1930- M. Etcheverry- Contribution à l'Histoire du Château de Sault
*Gure Herria 1961- M. Etcheverry- Le Crépuscule d'un Vénérable Castel



ARAN « De gueules à trois léopards d'or , cantonnés de quatre losanges d'argent chargés chacun d'une fleur de lys d'azur et accompagnés en pointe d'une onde d'argent et d'azur » (SVN)
alias « Coupé au 1 d'or à quatre panelles de sinople posées 2 et 2 ; au 2 de sinople à la tour d'argent » (DOH)
Une famille de ce nom est citée à Urrugne par le SVN.


ARMES COMMUNALES D'URRUGNE « D'or au lion de gueules tenant de sa patte dextre un dard péri en barre du même ; parti d'azur à une fleur de lys d'or »

URT - (LABOURD)

AHURTI

VERGES « D'argent au chevron de gueules accompagné en chef de deux pigeons affrontés de sable, onglés de gueules, et en pointe d'une rose de sable » (APB-AB)
Jehan de Vergez épouse en 1585 Anduitua de Sorhouette de Bardos ; il est présent en 1591 au château Suhy d'Urcuit, lors du mariage de Suzanne de Garat et de Sauvat d'Iharce. Il était également sieur de la maison Saubadon et Naguille d'Urt.
Pierre de Suhigaray, épouse Jeanne de Vergez de la maison noble, est seigneur de Vergez vers 1620. Il est le neveu de Pierre de Suhigaray, seigneur de la Salle de Bardos.
En 1647, Pierre de Cruchette est dit écuyer et seigneur de Vergez ; son fils , autre Pierre, épousera Gracy de Labadie, de la maison noble de Guiche. Leur fille et héritière s'allie avec Laurent Dujac ; d'où Denis Dujac, chevalier, seigneur de Vergez et d'Elizetxe d'Uhart Cize. Cette dernière Salle avait été acquise en 1657 par Jean de Dujac, père de Denis, de Pierre de Berrogain.
Denis Dujac, épouse Marguerite de Cazalar d'Hasparren, fille de Louis Cazalar, notaire, syndic du Labourd en 1689.
*Ekaina- M. Joly- Urt

LISSALDE (ou Elizalde) « D'azur au lion d'or armé et lampassé de gueules » (RH-AL)

Bertrand de Lissalde, maître d'hôtel du comte de Guiche, acquiert le Saudan (cette terre était une île à l'origine), par acte du 14 avril 1639 de Antoine II de Gramont. Il y construisit un château dont il ne reste que les dépendances. Il avait épousé Gracianne d'Uhart et décède en 1662.
Antonin de Lissalde, seigneur de Lissalde et Atissan ; il épouse Catherine de Lasson de Saint Jean de Luz.
En 1672, Babian de Bruix, d'une famille de notables bayonnais, est seigneur de Saudan (Lissalde).
En 1763, Joseph de Laborde, seigneur de Lissalde est lieutenant général de l'amirauté à Bayonne ; il est marié à Gracieuse Dubosq. Il sera maire de Bayonne de 1803 à 1806, il prendra le nom de Lissalde-Nogués.

*Ekaina- M. Joly- Urt

ARMES COMMUNALES DE URT « D'azur à un pont alaisé et cousu de gueules maçonné de sable ; une étoile d'argent en chef et en pointe deux saumons d'argent posés en fasce et rangés en pal, l'inférieur contourné »

USTARITZ (LABOURD)

  • UZTARITZE


ARQUIE « Ecartelé, aux 1 et 4 d'or à deux poissons d'azur posés en pal et rangés en fasce; aux 2 et 3 d'argent à deux croix pattées de gueules rangées en fasce » (RH)
alias « D'or à trois genets de sinople » (RH)
alias « Parti, au 1 écartelé de gueules à deux poissons d'argent et d'azur à deux croisettes pattées d'or ; au 2 d'azur à trois fasces d'argent chargée chacune de trois loups passants de sable » (APB)

Famille franche citée en 1256 arkhi, (JBO) mais qui fut anoblie durant la domination anglaise .
Dans un acte du 13 mai 1440 est cité Johanot seigneur jeune d'Arquie.
Les dernières armes citées ci-dessus rappellent l'alliance des Arquie et des Urtubie; Dominique d'Arquie les fit enregistrer en 1698 à l'Armorial des Généralités ; il avait épousé vers 1680 Louise d'Urtubie. De ce mariage sont issus :
Charles d'Arquie, prêtre, curé d'Urrugne en 1749 ;
Claude d'Arquie, qui épouse en 1710 Laurent de Haitze, seigneur de Haitze d'Ustaritz;
Dominique de Arquie, écuyer de la reine douairière Marie Anne de Neubourg. Il avait épousé la fille de Louis de Caselaide et de Jeanne d'Uhalde. D'où une fille:
Jeanne Marie d'Arquie, qui épouse Jean Valentin de Lalanne, seigneur de Lalanne d'Ispoure. Décédée sans descendance, la seigneurie revient à sa tante Claude d'Arquie, sœur de Dominique ; elle amène les biens des Arquie chez les Haitze au XVIII° siècle.
Outre les Lalanne, cette famille s'alliera également aux Irigaray de Mongelos en 1616, aux Larralde de Villefranque vers 1640 et donc aux Urtubie vers 1680.

*APB *RH *PY -SSLAB-1909

BERRIOTZ « D'azur à quatre fasces d'argent » (RH)

Maison noble citée en 1256 berriots. (JBO)
Arnaud Sans de Luc, famille bayonnaise, est autorisé de bâtir une maison forte à Berriotz au XIV° siècle, par le bailli du Labourd Loup Bergoinh de Bordeu. La famille bayonnaise Prat-Luc, possède Berriots au XVI° siècle ; Laurent de Prat, est échevin de Bayonne ; il deviendra lieutenant de maire (adjoint). Madeleine Prat, héritière de Berriots et Luc, épouse un fils d'Auger de Lalande, sans doute de la maison noble d'Ustaritz. Placide de Lalande-Berriots, héritière, avait épousé en 1732, Bernard de Haitze, seigneur de la maison noble d'Ustaritz.
Leur fils, Pierre de Haitze, seigneur de Haitze et Berriots, meurt sans descendance en 1798 ; son frère André de Haitze, devient seigneur de Haitze et Berriots ; il meurt à son tour sans postérité en 1813. André de Haitze avait légué Haitze et Berriots à son neveu Amédée de Laborde Noguez, gendre du maréchal (il le sera en 1851) d'Empire Exelmans. Amédée de Laborde Noguez sera maire d'Ustaritz en 1878 et en 1884.

*PY *M. Duhart- Le Vieil Ustaritz

LALANDE « Ecartelé au 1 d'or à trois pals de gueules ; au 2 d'azur à une tête de cheval d'argent bridée de sable ; au 3 d'argent à l'aigle au vol abaissé de sable ; au 4 d'or au lion passant de gueules » (DOH-APB)

Maison noble citée en 1170 le lane
Une maison Lalanderena, aujourd'hui disparue, existait à Ustaritz ; elle était semble-t-il en parenté avec les Lalande, famille patricienne connue à Bayonne au XV° siècle.
Vers 1560, un fils d'Auger de Lalande, épouse Madeleine Prat, héritière de Berriots à Ustaritz et Luc à Bayonne. Auger de Lalande, issu des Lalande-Gaillac, l'une des nombreuses branches des Lalande, était homme d'armes au Château Vieux, il avait épousé Catherine de Marrac.

Pierre de Lalande, fils de Madeleine Prat, est seigneur de Berriots et Luc ; il avait épousé Gentianne de Marca. Il en eut trois fils, dont Jacques de Lalande-Berriots, héritier, maître des Ports (Douanes), marié à Marie de Segure, père de Madeleine de Lalande-Berriots qui s'alliera en 1631 à Adam Dolives, fils de Mathieu Dolives, lieutenant de Labourd de 1640 à 1680.

André de Lalande-Berriots, fils de Pierre, héritier, marié à Aymé d'Urtubie, fille de Tristan, seigneur d'Urtubie. Il eut quatre fils, Jacques qui suit ; Tristan, marié à Jeanne de Sorhueta, maison noble d'Ustaritz, puis à Marie de Heguy et dont une fille Angélique se marie en 1688, à Pierre de Castera qui devint lieutenant général de Labourd de 1708 à 1712 ; Raymond, qui devint sénéchal des Lannes ; Auger, qui eut Mathieu, lieutenant général de Labourd de 1691 à 1696 et Jacques marié à Gratianne Tellechea , coupable de meurtre sur la personne de Pierre de Larre, lieutenant général de Labourd de 1680 à 1691.

Jacques de Lalande-Berriots, seigneur de Berriots et de Luc, maître des Ports ; en 1672, il épouse en secondes noces Claude d'Olce, nièce de Mgr. d'Olce. En sont issus quatre enfants : Jeanne, Jean, Gabriel et Tristan. Jacques et sa femme, mourront à deux jours d'intervalle en 1689, sans doute victimes de la dernière épidémie de Peste.

Jean de Lalande-Berriots, seigneur de Berriots et de Luc, n'avait que quinze ans à la mort de son père ; les fonctions occupées par celui-ci furent concédées à Mathieu de Bats, seigneur de Garritz, maison noble de Bayonne (à Saint Etienne) et dont la fille épousera finalement Jean de Lalande-Berriots. Il eurent de nombreux enfants dont : Angélique, mariée à Jean Valentin Ferrière, lieutenant général des armées du roi d'Espagne ; Marie, née en 1712, qui prit le voile et fut une des premières compagnes de Mlle Etcheverry, fondatrice de la maison religieuse d'Hasparren ( sans doute les Filles de La Croix) ; Placide de Lalande-Berriots, qui épouse en 1732 Bernard de Haitze, seigneur de Haitze ; Placide héritera de Berriots, au décès de son père en 1755 ; sa sœur Jeanne, héritera de la maison de Luc.

*PY - * M. Duhart – Le Vieil Ustaritz

BELOKI « D'argent à trois bandes d'azur » (DOH-SVN)
Maison noble citée en 1588 beloquia (JBO)
Cette famille s'alliera aux Echauz.

*APB

GARAT Dominique Joseph (dit le jeune) « De gueules à la rivière d'argent en bande , accompagnée en chef d'une montagne de trois coupeaux d'or , et en pointe de trois pieds de maïs du même , tigés et feuillés de sinople ; au franc-quartier des comtes sénateurs ( qui est : d'azur au miroir d'or en pal après lequel se tortille et se mire un serpent d'argent) » (PL)

Avocat au Parlement de Bordeaux. Avec son frère aîné Dominique (dit l'aîné) également avocat, il fut député du Tiers Etat du pays de Labourd aux Etats Généraux de 1789. Les deux frères, aux ambitions politiques affirmées, n'avaient pas obtenu la députation de Bordeaux. Ils reporteront leurs aspirations sur le Biltzar, avec sans doute le patronage de l'assemblée paroissiale d'Ustaritz. Leur action ambiguë à l'Assemblée Nationale, leur valut une menace de destitution de la part du Biltzar. Il est ministre de la justice en 1792, puis ministre de l'intérieur en 1793. Il est nommé Comte Sénateur d'Empire en 1808.
Dominique Joseph était le fils de Pierre Garat, médecin à Ustaritz, et de Marie Hiriart de Maroye ; né à Bayonne en 1749, décédé à Ustaritz en 1833. Son fils Joseph Dominique Paul, portera le titre de comte héréditaire par décision du conseil du sceau du 27 juillet 1859.

*PL *APB *RH * M.Goyenetche- Histoire générale du Pays Basque- Tome IV

HAITZE « D'argent à un chêne terrassé de sinople, au sanglier de sable brochant sur le fût de l'arbre » (RH)
alias « D'azur (plutôt d'argent) au chêne terrassé de sinople, au mouton d'or brochant sur le fût de l'arbre » (SVN)

Maison noble citée en 1233 haitse (JBO)
Les Haitze sont connus depuis 1168. Bonnet de Haitze est cité par les gentilshommes labourdins en 1193. Sans de Haitze fut évêque de Bayonne de 1259 à 1279 .Jean de Sault fut seigneur de Haitze par son mariage avec N.. , dame de Haitze, vers 1245 ; il mourut en 1250.
Vers 1516, Jeanne de Haitze se marie à Oger d'Arcangues.
Louise de Haitze, épouse Pierre de Chibau de Saint Jean de Luz, lieutenant de Labourd de 1600 à 1639 ; leur fille Marie, épouse Martin d'Aguerre, fils de Pierre d'Aguerre de la maison noble de Mouguerre.
Vers 1710, Laurent seigneur de Haitze, militaire, épouse Claude d'Arquie de la maison noble d'Ustaritz, qui héritera de sa nièce Jeanne Marie d'Arquie de la seigneurie d'Arquie d'Ustaritz, amenant ces biens aux Haitze.
En 1732, Bernard de Haitze, seigneur de Haitze, épouse Placide de Lalanne-Berriots, fille de Jean de Lalande-Berriots, qui héritera de la maison noble de Berriots en 1755 à la mort de son père.
En 1763, Jeanne de Haitze, sans doute fille cadette de Bernard de Haitze, épouse Salvat Diharce (1723-1794) seigneur de Luroa à Cambo, capitaine au régiment de Labourd.

Pierre de Haitze, fils de Bernard et de Placide, seigneur de Haitze et de Berriots, meurt sans descendance en 1798. Son frère André de Haitze, ancien gouverneur de Socoa, devient seigneur de Haitze et Berriots. Mort sans postérité en 1838, il léguera ses biens à l'un de ses cousins André de Laborde- Noguez.

*PY *RH *M. Duhart- Le Vieil Ustaritz *PY- SSLAB-1909 *APB

HIRIGOYEN « D'azur à la bordure d'argent chargée de neuf billettes au naturel (plutôt d'azur) » (LAN – APB)

Maison noble citée en 1249 hyrigoyen (JBO)
En 1339, Martin de Sault, seigneur de Hirigoyen est lieutenant du bailli du Labourd, fils de Pierre Arnaud de Sault qui avait épousé en 1305 l'héritière de Hirigoyen.
Jean de Hirigoyen, commandait des troupes anglaises, fait prisonnier, il s'évade à deux reprises vers 1450. Durant les guerres d'Italie, un Hirigoyen est lieutenant de Navarre ; il se distingue à Brescia et à Milan.
Le seigneur de Hirigoyen figure dans les rôles de 1556, 1573 et 1693. Au XVII° siècle, la seigneurie passe à Pierre Hayet qui avait épousé Catherine Etchegoyen, fille de Sorhueta, puis à leurs descendants les Ibarrat.
Vers 1771, la seigneurie revient à Dominique d'Ibarrat, avocat de la maison Mainguyague d'Ustaritz, fils de Pierre d'Ibarrat, avocat également et de Angélique de Harizmendi de la maison Barberanea de Saint Pée

*RH * M. Duhart – Le Vieil Ustaritz *JJ- La Vasconie

ETCHEGOYEN ( IBARRART d') « D'argent à trois chevrons de gueules , coupé d'or au lion de gueules » (AL)

Ces armes sont celles de la branche landaise des Etchegoyen d'Ustaritz et Cambo ; elles se différencient de celles portées par la maison mère des Etchegoyen de Cambo et de Sorhueta à Ustaritz.
Elles seront portées par Guy d'Etchegoyen au XIX° siècle (Ex Libris ; Cheryl Ithurralde –Archives Familiales)
Les Etchegoyen cités à Cambo en 1541, apparaissent à Ustaritz au XVII° siècle comme propriétaires de la maison noble Sorhueta. Plusieurs de ses membres furent syndic général et lieutenant criminel au bailliage. En 1750, Jean Harriet, avocat, fils de Martin Harriet, notaire à Larressore, épouse Dominique d'Etchegoyen, héritière de Sorhoeta.

La branche landaise est issue du mariage de Jean Louis Etchegoyen et Suzanne Neurisse de Dax. De cette union apparaît Jean Louis Bertrand (1762-1841) qui épouse Celine O'Connel ; il est gentilhomme de la chambre du roi ce qui lui vaudra le titre de baron. Leur fils Louis Charles Daniel, élevé à la dignité de vicomte par ordonnance du 27 septembre 1829. Il héritera du comté de son parrain O'Connel. Il portera les armes des O'Connel « Coupé d'argent et de sinople, au cerf d'or brochant accompagné de trois trèfles de l'un en l'autre »
Louis Charles Daniel n'aura pas de postérité de son mariage avec Félicité de Louvencourt ; devenue veuve celle-ci épousera son beau-frère Louis Philippe Isidore d'Ibarrart ; leur descendance prendra le nom de Ibarrat-Etchegoyen.
De l'union de Jean louis Etchegoyen et de Suzanne Neurisse est issue également Sophie Etchegoyen qui s'alliera avec Arnaud Joantho, famille noble souletine de Aroue.

*RH *M. Duhart –Le Vieil Ustaritz *APB *AL * Cheryl Ithurralde –Archives Familiales

SORHUETA « D'argent à l'arbre de sinople chargé d'une traverse du même, supportant à dextre un lion de gueules et à senestre une aigle de sable » (RH)
Maison noble citée en 1235 soroete (JBO).
En 1693, Sorhouet était aux d' Etchegoyen puis par alliance, aux Harriet et aux Ibarrart leurs descendants.
En 1750, Jean de Harriet s'alliera à Dominica d'Etchegoyen, héritière de Sorhoeta.

*RH *M. Duhart- Le Vieil Ustaritz

LARREGUIENEA « D'or à une vache passante de gueules, colettée et clarinée du même, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent » (ALBNS)
Ces armes apparaissent sculptées sur la façade de ce château situé à Herauritz, face à la très ancienne chapelle Sainte Catherine. Les ornements extérieurs (l'écu est posé sur un mantelet, il est surmonté d'une couronne de vicomte et entouré de deux branches de chêne) indiquent une origine contemporaine.
Ce sont peut être celles du général de brigade Emile de Langourian (1820-1889) qui occupe le château vers 1880 jusqu'à son décès. Il avait épousé le 28 juillet 1857 Rose Marie d'Arcangues.
Le château est sans doute édifié au début du XVIII° siècle, il est connu d'abord sous le nom de Moleresenea avant de s'appeler Larreguienea. Cet édifice fut saccagé pendant la révolution.
*M.Duhart – Le vieil Ustaritz

ARMES COMMUNALES DE USTARITZ « D'or au lion de gueules tenant de sa dextre un dard péri en barre du même ; parti d'azur à une fleur de lys d'or »

VILLEFRANQUE ( LABOURD)

– MILAFRANKA

ANXUBERRO (plutôt Alxuberro) « D'or à trois marteaux d'azur, cantonnés de quatre étoiles de gueules et accompagnées en pointe d'une onde d'azur et d'argent » (SVN)
alias « D'or à trois marteaux d'azur posés 2 et 1 cantonnés en chef de deux étoiles de gueules et accompagnés en pointe d'une onde d'azur et d'argent » (DOH)

Ce sont là des armes allusives, qui rappellent la profession de charpentier de marine, voire la corporation des charpentiers de marine. Alxuberria existe toujours dans les barthes de Villefranque.
Au Moyen Age, toutes les activités se situaient au bord de la Nive. Dans ces barthes immenses à l'entrée de Bayonne, on y trouvait un port avec ses équipements (ce qui expliquerait les armes ci-dessus), des salines importantes (en ruines mais toujours visibles), des tanneries. Les maisons nobles Miotz, Larralde, Santa Maria (située à l'ancien centre équestre) entouraient et surplombaient les quartiers bas actuels. Il en était de même de l'autre côté de la Nive à Bassussarry où domine la maison noble Urdainz, juste avant Berriotz à Ustaritz.
Toujours à Villefranque, Errabiola (autre maison noble) est également près de la Nive ; Donamarti, maison noble, est elle près de l'église.

ARRUMIAGA « Parti, au 1 d'or à deux chevrons de sable ; au 2 d'argent à trois fasces d'azur ; à la bordure générale de gueules chargée de huit têtes de léopards d'or » (SVN)
Cette famille est citée par le seul SVN.

LARRALDE « Parti ; au 1 d'argent au chevron d'azur accompagné de trois coquilles de sable 2 et 1 au chef d'azur chargé de trois têtes de loup arrachées d'argent ; au 2 d'or au chevron de gueules accompagné en chef de deux merlettes de sable et en pointe d'un pin de sinople » (Armorial Général de France 1768 -RH-APB)

Maison noble citée en 1615 larralde (JBO)

Seigneurs de Santa Maria, Miotz, Garat (à Villefranque), les Larralde possédaient les châteaux de Larraldia à Villefranque et Harrieta à Saint Jean le Vieux. Ils furent presque tous des militaires et plusieurs branches d'installent en Lot et Garonne et en Gironde.
Jeanne de Larralde est l'épouse de N…d'Arambos, baron de Chéraute. Elle eut une fille Françoise d'Arambos de Chéraute qui fut mariée par contrat du 15 septembre 1472 à Jean Pierre de Ruthie, seigneur de Ruthie
N… de Larralde, lieutenant colonel du régiment de Piedmont fut père de :
Adam de Larralde, écuyer, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, épouse en 1579 Marie de Dibitotz fille aînée de Etienne et Suzanne Diesse, dame de Garat.
Adam de Larralde achète la seigneurie de Miotz, maison noble de Villefranque le 29 octobre 1581, à Tristan de Montréal, seigneur de Sault, Domezain, Beyrie, Barcus… ; il occupait la même fonction militaire que son père. Du mariage de Marie et de Adam, sont issus six enfants ; mais c'est Charles, fils puîné, qui assure la succession.
Charles de Larralde achète en 1664 la seigneurie de Santa Maria, maison noble citée en 1615 à Villefranque pour 15000 livres. Décédé sans postérité, la seigneurie de Sainte Marie ira à son filleul Charles de Saint Jehan.

Saubat de Larralde, seigneur de Garat et Miotz, épouse en 1604, Jeanne de Lacarry. Arnaud de Larralde, leur fils aîné sera assassiné au château de Larraldia en 1675. Marie, fille cadette, se marie à Martin d'Arquie, maison noble d'Ustaritz.

Jeanne de Larralde, dame de Larralde et de Miotz, hérite à la mort de son frère Arnaud. Elle épouse en premières noces Mathieu de Saint Jehan, lieutenant du roi en la prévôté de Lannes ; en secondes noces elle s'allie vers 1660 à Jean de Cassebielle, bourgeois de Saint Jean de Luz
Charles de Saint Jehan (il prendra le nom de Larralde), fils du premier mariage de Jeanne, hérite de Larralde, Miotz et Sainte Marie, cette dernière de son parrain Charles de Larralde, vice-sénéchal des Lannes, se marie à Catherine d'Urtubie Leur fils Charles de Larralde épousera Gracieuse de Lamarque de Bidache.
Charles de Larralde, héritier, épouse en 1748, Catherine de Lespès de Hureaux de Bayonne. Sans postérité, sa sœur Marthe de Larralde est dame de Larraldia, Miotz et Sainte Marie ; elle épouse en 1733, Jean de Vergès d'Urt, capitaine d'infanterie.

Dans la branche cadette, César de Larralde, frère de Saubat, , militaire, est seigneur de Harrieta à Saint Jean le Vieux, sans doute par acquisition vers 1650. Il avait épousé Gratianne de Murulu, fille cadette de la salle Murulu de Larceveau.
Leur fils Sauveur de Larralde, brillant militaire, est seigneur de Harrieta vers 1650 . Pour services rendus, en 1691, la terre de Harrieta est érigée en baronnie en sa faveur.
Les Larralde seront seigneurs de Harrieta jusqu'à la révolution.

*APB *EK-n°43 *RH *PY- Histoire de Labourd avant 1789
*Grand Armorial de France – (Registre V) 1768


ARMES COMMUNALES DE VILLEFRANQUE « Parti au 1 d'or au lion tenant de sa dextre un dard péri en barre le tout de gueules posé en pointe ; au 2 d'azur à une fleur de lys d'or également posée en pointe ; sur la partition une croix latine d'argent chargé d'un chêne arraché de sinople » (ALBNS- 2004)

VIODOS - ABENSE de BAS (SOULE)

/ BILDOZE-ONIZEPE

JAUREGIBARNE (la Salle à Abense) « Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur au griffon d'or ailé d'argent ; aux 2 et 3 d'or à une bande de gueules accompagné de deux glands de sinople feuillus du même ». (SVN-APB)
Maison noble, citée, lostau de Jauregibarne ez caber et gentiu (CS)
Ces armes sont écartelées de la maison Carrere, maison noble d'Abense de Bas (voir ci-dessous) sans doute à la suite d'une alliance ou d'un achat.
Le seigneur de la salle d'Abense, Pétrisanz de la Salle, écuyer, épousa en 1511, Catherine de Luxe fille de Jean III baron de Luxe et de Tardets.
En 1731 M. de Uhart, cède le fief de Sorhapuru par contrat à Casimir de Lassalle d'Abense qui fut reçu aux Etats de Navarre le 10 octobre 1731 ; mais en 1783, Sorhapuru était revenu chez les Uhart.

*SSALB-n°100 *RH *APB

VIODOS (le Domec) « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au lion de gueules ; aux 2 et 3 d'argent à trois merlettes de sable » (SVN)

Ces armes données par le SVN biados sont sans doute celles du Domec de Viodos.
Arnaud est seigneur du Domec en 1613 ; un autre Arnaud est reçu aux Etats en 1721.

*JJ- Arnaud d'Oyhenart ; les Maisons nobles de Soule

PHILIPPES (Abbadie d'Abense) « De gueules à trois tours d'or ouvertes et maçonnées de sable au chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or » (ADPA-Manuscrit Jaurgain)

La famille de Philippes, était originaire du Périgord. On retrouve Pierre de Philippes en Béarn en 1572, il est secrétaire de Catherine de Bourbon.
Pierre de Philippes acquit l'abbaye d'Abense, maison noble, avec ses fiefs et dîmes, par contrats du 10 octobre 1599 et 25 février 1605, sans doute des Gramont .L'Abbaye de Chéraute avait été acquise par Gracian de Gramont en 1451. Pierre de Philippes avait épousé Hélène Burette, il mourut en 1615. Son fils Jean lui succède.
Jeanne de Philippes, fille de Jacques de Philippes, abbé laïque d'Abense et de Marie de Bordagaray, épouse en 1712 Armand Jean de Charritte, seigneur du potestat de Charritte et du Domec de Lichos.

*JJ- Arnaud d'Oyhenart * AB *SSLAB- n°21- 1937

CARRERE (à Abense) « D'or à la bande de gueules accostée de deux glands tigés et feuillés de sinople » (SVN-APB)

Maison noble citée en 1338 Carrere dabense ez caber et gentiu (C S).
Simon d'Onizmendi, maison noble d'Abense, fils de Pierre de Barrèche et de Jeanne d'Onizmendi héritière d'Onizmendi, est seigneur de Carrère par son mariage le 7 janvier 1596, avec Anne de Barrèche, héritière de Carrère et de Barrèche, maison franche de Viodos.

*JJ- Arnaud d'Oyhenart ; les Maisons nobles de Soule *SSLAB-1937- M. Etcheverry