Histoire

ALOS- SIBAS- ABENSE DE HAUT (SOULE)

ALOZE- ZIBOZE- ONIZE GAIÑA

ETCHANDY (à Abense) « D'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même » (APB)

Cette famille est connue depuis le XVII° siècle, avec Pierre d'Etchandy, prébendier laïque, qui épouse vers 1680 Jeanne de Garicoche (sans doute Garacoche de Garaikoetxea)

Le domec d'Abense, dont on ne connaît pas les armes, est cité en 1327. En 1511, Petrissantz de la Salle épouse Catherine de Luxe, fille cadette de Jean III de Luxe, baron de Luxe et de Tardets.

*APB *RH *JBO

SIBAS (le domec) « D'azur à la fasce d'or chargé d'un arc de sable couché accompagnée en chef d'un chien passant d'argent et en pointe d'un ouroboros du même » (ADPA-Manuscrit de Jaurgain)

SIBAS (la Salle) « D'or au château d'azur à trois tours, celle du milieu crénelée les deux autres couvertes et girouettées » (NB)

Maison noble citée en 1327 Lostau de lasalle de sivas ez gentil.
Potestat de Soule. Loup Garcia de Sibas suivit Thibaut II, roi de Navarre, à la croisade de 1270 (Thibaut II était le gendre de Saint Louis).
La maison noble de Sibas est attribuée par sentence du 24 Juin 1482 à Johannot Athaguy seigneur d'Arabéhère (maison franche de Sibas citée dans le CS) et cadet d'Athaguy à Alcay. Par les femmes, la Salle passera aux Muret-Goyenetche et aux du Martin. En 1675, Julien Joseph de Vidart-Behasque épouse Charlotte de Lassalle (de Sibas), fille et héritière de Pierre du Martin et de Marie de Lassalle, seigneur et dame de la Salle de Sibas.
Arnaud de Vidart Lassalle, seigneur de la Salle de Sibas, se marie le 19 décembre 1735 à Marie d'Etcheberry de Béguios ; d'où Engrâce de Lassalle héritière qui épouse Jean Pierre d'Arthez le 12 juin 1765. Jean Pierre d'Arthez était le fils de Pierre d'Arthez (famille Orthezienne) né vers 1680, et qui vint s'installer à Mauléon ; il avait épousé le 23 avril 1714, Gabrielle de Hegoburu de Maytie, fille de Jean Pierre de Hegoburu, lieutenant général civil et criminel et bailli royal de Mauléon.

*JBO *NB *RH

ARTHEZ « D'azur à la tour d'argent ouverte du même maçonnée de sable » (NB)
VIDART-BEHASQUE « De gueules au sanglier passant contre un pin le tout au naturel et huit flanchis d'or posés en orle 3, 2 et 3 » (NB)
ARTHEZ-LASSALLE « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au château d'azur à trois tours, celle du milieu crénelée les deux autres couvertes et girouettées ; aux 2 et 3 de gueules au sanglier passant contre un pin le tout au naturel et huit flanchis d'or posés en orle 3, 2 et 3 ; sur le tout d'azur à la tour d'argent ouverte du même et maçonnée de sable » (NB)
Soit un écartelé de la Salle de Sibas et des Vidart-Béhasque, sur le tout des Arthez.
Réunion de Alos et Sibas le 23 octobre 1843 ; réunion de Alos-Sibas avec Abense le 16 avril 1859.

AHAXE - ALCIETTE - BASCASSAN (BASSE NAVARRE)


AHATSA- ALZIETA- BAZKAZAN


AHAXE « Parti, au 1 d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal ; au 2 d'or à trois fasces de gueules » (AB –CDS- APB)

Maison noble citée dès 1194 domina de ahacha, 1366 el palacio de hadssa.
S.d'Ahaxe est témoin en 1247 de l'engagement à P. de Livaren, du chapitre de Bayonne, de la dîme de Sault.
Les seigneurs d'Ahaxe, descendent des vicomtes de Labourd par les vicomtes d'Arberoue. Sanche Fortum, fils puîné du vicomte d'Arberoue, est à l'origine des seigneurs de Cize, de Guiche et d'Ahaxe. Arnaud Sanche de Cize, fils de Sanche Fortum, épouse vers 1105, N.. d'Ahaxe, fille et héritière de Bonet I, seigneur d'Ahaxe.
La dame d'Ahaxe possèdait la paroisse de Caro et de Saint Michel. En 1199, elle vend Caro à l'abbaye de Ronceveaux pour une somme de 1000 sous.

Bernard d'Ahaxe, fils cadet de Arnaud Sanche seigneur d'Ahaxe, se marie avec N. de Sault d'Hasparren vers 1235. Ils formeront la branche des Sault Cibitz ( en Ostabarret ) des Sault -Saint Vincent ( à Mendive ) des seigneurs de Recart ( à Mongelos ) et des seigneurs de Carresse ( éteints dans la maison des Domezain). En effet, Pierre Arnaud I de Sault, le grand-père de N. de Sault, obtint le domaine de Cibits (ainsi que d'un domaine à Ozcate en Navarre), du roi de Navarre Thibaut I, au service duquel il était rentré ; les descendants de Bernard d'Ahaxe à Cibits garderont le nom de Sault de Cibits.

Bonet IV, fils aîné de Arnaud Sanche, est seigneur d'Ahaxe. En 1245, Arnaude d'Ahaxe, fille et héritière de Bonet IV d'Ahaxe se marie à Guillaume Arnaud de Tardets, seigneur de Tardets, qui fut un des principaux capitaines du roi d'Angleterre Henri III. La seigneurie passe dans les biens des Tardets.
Vers 1235, Bernard d'Ahaxe, fils cadet de Bonet IV, épouse N.. de Sault, dame de Sault-Cibits.
Vers 1365, Arnaud Sanche de Tardets, seigneur de Tardets, d'Ahaxe, épouse Saurine de Luxe, qui, au décès de sa sœur, avait hérité des biens des Luxe. Les seigneuries de Tardets et Ahaxe seront désormais chez les Luxe.

Le château d'Ahaxe fut incendié en 1569 durant les guerres de religion par les protestants et il ne fut pas reconstruit.
On trouve les armes des Ahaxe dans de nombreuses familles en Basse Navarre (Hosta, Arbide à Juxue ; Urdos, Lassa et Leizarazu à Baïgorry, Ansa, Suhescun...), preuve de leurs nombreuses alliances.
Par contre, C. Urrutibehety (Diez siglos de Historia en Ultra Puertos) cite Garci Alonso de Torres selon qui les mêmes armes furent concédées aux seigneurs de Leizarazu, Urdoz, Ansa et Hosta entre autres (il ne cite pas Ahaxe) par le pape lors d'un pèlerinage à Rome, pour la lutte engagée contre les Maures ; ils bénéficièrent également des dîmes prélevées sur leurs biens et du patronage de leurs églises.

*JBO *JJ- La Vasconie *EPV *LOB *JN
*CU- Diez siglos de historia en Ultrapuertos


ETXEBERRI (à Alciette) « De gueules à trois coquilles d'argent à la bordure engrêlée du même » (DN-SVN)
alias « De gueules à trois coquilles d'or à la bordure engrêlée d'or » (LAN)

Maison noble citée en 1350 echeverri, 1412 lasalle detcheverri.
M. Etcheberry d'Alciette est reçu aux Etats dès 1667. Héritier de son oncle M. de Eliceiry, prieur de Béhaune, M. d'Eliceiry de Lantabat est admis aux Etats le 6 juillet 1697. M. Dominique Lalanne, possesseur de ce fief et malgré l'opposition de M. Larregoyen, est reçu aux Etats le 16 juillet 1702. En 1727, cette Salle était aux Burguzahar d'Asme, data à laquelle Dominique Alexandre de Burguzahar est reçu aux Etats. En 1766, la Salle de Etcheberry est vendue par Burguzahar à Guillaume de Pelegrin de Garris.

*JBO *SSLAB-n°99


GARAT (à Ahaxe) « D'or à deux chevrons de sinople accompagnés de trois étoiles de gueules » (LAN-DN-SVN)

Maison noble citée en 1366 garat
De 1581 à 1601, Bernard de Garat est alcade de Cize.
En 1582, Catherine de Garat, est la seconde épouse de Jean V d'Irumberri, seigneur d'Irumberri à Saint Jean le Vieux et de Sallaberri à Bussunarits. Elle est la fille de Simon de Garat, seigneur de Garat et de Harrieta à Saint Jean le Vieux.
M. de Garat assiste aux Etats en 1669. En 1683, Guilhem, propriétaire de la maison Curuchet d'Ahaxe, possède la Salle de Garat, qu'il affecte à une prébende.M. de Monet, bénéficiaire de cette prébende, demande son admission aux Etats de Navarre pour cette Salle de Garat en 1757 ; cette demande sera rejetée. En 1786, Jean Léon Lafaurie, nouveau prébendier, verra sa demande également rejetée, les biens nobles étant passés en biens de mainmorte ; c'est à dire qu'ils sont devenus biens ecclésiastiques.
A noter que le SVN et le DOH donnent également ces mêmes armoiries à Beltran de Garat de Beguios, qui en 1604 demande certification de ses armes.

*JBO *SSLAB-n°100 *NB *RH

IRIBERRI de Lozoroz (à Bascassan) « D'argent à une bordure de gueules chargée de douze billettes d'or » (SVN- DN-RH)

Maison noble citée en 1366 viellanave
Cette famille originaire de Lozoroz en Navarre, s'installera en Cize ; P. Haristoy la situe à Bascassan.

*J. Carlos de Guerra- La Heraldica entre los Euskualdunas *SVN

GAZTELUSARRI (à Bascassan) « D'argent à une bande ondée de gueules, accostée de deux coquilles du même » (LAN)
alias « D'argent à une bande engrêlée de gueules accostée de deux coquilles du même » (DN)
alias « D'argent à une bande de gueules accostée de deux coquilles du même » (SVN)

Maison noble citée en 1366 gatztelussarry.

SAINT JULIEN (à Ahaxe) « D'argent à une croix de gueules chargée en cœur d'une coquille d'or et cantonnée de quatre coquilles d'azur » (LAN-DN-SVN)

Maison noble citée en 1120 sancius de sancto juliano, 1366 sent jullian.
Loup de Saint Julien, chevalier, capitaine et châtelain de Mortain pour le roi de Navarre en 1369 et 1370 épouse, vers 1365, Catherine de Sault, héritière de la seigneurie de Sault, qui était la fille de Espain (dit Boton) de Sault, bailli du Labourd en 1361. Loup de Saint Julien devint ainsi seigneur de Sault. Par lettres du 12 avril 1377, Loup de Saint Julien, ainsi que son fils, reçut du roi d'Angleterre le bailliage du Labourd.
Jean de Saint Julien, fils de Loup, seigneur de Sault, bailli du Labourd, est aussi seigneur de la terre d'Arbonne qu'il vendra en 1408 à Jean d'Amezqueta, seigneur de Saint Pée sur Nivelle.
Sauvat de Sault, fils de Jean de Saint Julien, épouse vers 1415, Domilia-Martinez, héritière d'Urtubie, réunissant ainsi les seigneuries de Sault Neuf et d'Urtubie.
Jeanne de Saint Julien d'Ahaxe épouse au XVI° siècle Jean d'Etchepare, seigneur de Sarrasquette.
En 1704, Catherine de Saint Julien, fille et héritière de Pierre de Saint Julien, seigneur de Saint Julien et de Suzanne de Larralde, épouse Arnaud de La Futsun de Lacarre, baron de Lacarre. En 1722, M. de Lafutsun est reçu aux Etats de Navarre pour Saint Julien.

*JBO *SSLAB-n°100 *JJ-Urtubie *APB

LIBIETABEHERE « De gueules, parti d'argent à trois fasces de sinople » (ABN-RH)

Maison noble citée en 1264 lagueta, 1350 liguete iusson.
Il existait également liguete suson, autre maison noble. Ce nom de Liguete se transformera en Libieta et Libietabehere. Ces deux maisons nobles étaient rattachées à la paroisse Saint Blaise, constituée autour de la Commanderie d'Aphat-Ospital, des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. En 1670, M. de Aincildeguy, de Saint Michel, est reçu aux Etats de Navarre pour Libietabehere, après avoir produit une attestation de la communauté de Saint Blaise, prouvant que la maison est exempte de charges de tous temps et un contrat d'engagement de Libietabehere en faveur de M. de Saint Esteben, seigneur d'Apat, qui qualifie la maison de palacio.
En 1730, Dominique de Casalong, seigneur d'Alzu de Saint Michel, vend cette Salle de Libietabehere à son oncle Benoît de Casalong de Licharre en Soule.
Libieta et Libietabehere appartenaient toutes les deux aux Aincildeguy en 1675.

Réunion des trois villages le 11 juin 1842.

*JBO *CU- Diez siglos de Historia en Ultrapuertos *ABN *SSLAB-n°100


ARMES COMMUNALES DE AHAXE-ALCIETTE-BASCASSAN « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à trois coquilles d'argent 2 et 1 parti d'or à trois trangles de gueules ; au 2 de gueules à trois coquilles d'argent 2 et 1 et une bordure engrêlée du même ; au 3 d'argent à une bande engrêlée de gueules accostée de deux coquilles du même »

AHETZE - AHETZE (LABOURD)

AGUEZA « D'or à deux chevrons de gueules chargés chacun de deux léopards passants d'or et une bordure dentelée d'azur » (SVN-APB)

S.Inge de Aheze et Sanso Coldea de Ahese sont cités comme témoins vers 1150.
Cette maison est l'une des deux seules en Pays Basque à arborer des léopards, symbole anglais par excellence.
*LOB
ARMES COMMUNALES DE AHETZE « « Parti au 1 d'or au lion rampant de gueules tenant entre ses pattes une croix processionnelle à six clochettes le tout de sable ; au 2 d'azur au bâton de pèlerin d'or posée en pal la gourde du même , surmontée de deux coquilles aussi d'or »

AICIRITS - CAMOU - SUHAST ( BASSE NAVARRE)

AIZIRITZ- GAMUE- ZOHAZTI

JAUREGI (à Camou) « D'azur au loup passant d'or armé de gueules, à la bordure cousue de gueules chargée de huit flanchis d'or » (SVN- DN)
alias « D'azur à un loup passant d'argent à la bordure d'argent chargée de huit flanchis de gueules (LAN)
alias « D'azur au loup passant d'argent à la bordure cousue de gueules » (LAN)

Maison noble citée en 1316 seynor de camo.

Tristan de Camou, seigneur de Camou, bailli de Mixe de 1450 à 1452, épouse Eléonor d'Uhart, fille puîné de Oger d'Uhart, seigneur d'Uhart et Sorhapuru.
Marie Camou, fille aînée et héritière de Camou épouse en 1453, Fortaner de Gramont, fils naturel de Gracian de Gramont, d'une branche cadette des Gramont seigneur de Haux, Olhaby et Montory.
De cette union, Espagnon de Camou, fils cadet, qui sera seigneur de Labets ; Marie de Camou, qui s'allie à Arnaud de Charritte ; et Gracian de Camou, seigneur de Camou, qui épouse vers 1500 Anne de Luxe, fille cadette de Jean II de Luxe.
De cette dernière union naquit Jean de Camou, seigneur de Camou, bailli de Mixe en 1555, dont Jeanne de Camou, héritière de la Salle (après le décès sans descendance de son frère Jean) et qui épouse vers 1546 Arnaud d'Arbouet, seigneur d'Arbouet, amenant pour quelque temps la Salle de Camou chez les seigneurs d'Arbouet. Paule d'Arbouet, leur petite-fille, est dame de Camou et d'Arbouet ; elle teste en 1635.
En 1660, les Gassion sont seigneurs de Camou, cette terre sera érigée en baronnie en 1660 en leur faveur. A la veille de la Révolution, outre Jauregia, il possédait également Ainziburu, autre maison noble de Camou, ainsi qu'une trentaine de maisons fivatières.

*JBO *APB *AB *MG –Tome III

GASSION « Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur à la tour d'or maçonnée de sable ; au 2 d'or à trois pals de gueules ; au 3 d'argent à l'arbre de sinople au lévrier passant de gueules brochant sur le fût, accolé d'azur bordé d'or et bouclé du même » (AB)

Ces armes qui figurent sur la chapelle face au château de Camou, sont accolées de celles de Madelaine de Colbert du Terron « D'or à une couleuvre ondoyante d'azur posée en pal ». Pierre de Gassion, marquis de Gassion, avait épousé Madelaine de Colbert le 20 août 1670.
Le marquisat de Gassion, qui ne comprenait pas moins de 35 seigneuries, fut érigé par lettres patentes de Louis XIV de février 1660, en faveur de Jean Gassion, président au parlement de Navarre
A la Révolution, les Gassion possédaient en Mixe 30 maisons fivatières à Camou, 13 à Suhast ; 10 métairies à Labets, Sussaute, Biscay, Masparraute, Bergouey et Escos. Apparaissent également dans leurs biens les maisons nobles : Jauregui et Ainziburu de Camou ; la Salle Jauregui de Saint Palais ; Jauregui et Elizetxe de Suhast ; Jauregui et Etcheberry à Labets ; Elizalde à Ilharre et la Salle Biscaye ( sans doute Biscay) .

*MG-Tome III *AB

AÏCIRITS (église de) « D'azur à deux clés d'or posées en sautoir adextrées d'un monde du même au chef d'argent chargé de trois croix pattées de gueules » (APB)
Ces armes inconnues apparaissent sculptées sur le mur de l'église d'Aicirits ; elles ressemblent fort à des armes épiscopales. Beaucoup d'évêques (voire d'évêchés) ont arboré les clefs de Saint Pierre en sautoir dans leurs armes, mais à ce jour, on n'en connaît ni dans le diocèse de Dax qui englobait le Pays de Mixe, ni dans celui de Bayonne. Le chef aux trois croix nous rapproche lui de l'abbaye de Cagnotte, dont les armes étaient « D'azur à trois croix ancrées d'or », issues de la « Croix ancrée de gueules » propre à l'Ordre de Saint Sauveur, fondé par Alphonse le Batailleur après la prise de Saragosse en 1118.
Ces armes seront adoptées pour la bourgade d'Aïcirits.

*CDS *J. Jacques Lartigue- Armorial de l'Episcopat Français
UHART-JUSON (à Aïcirits) « D'argent à trois fasces ondées de sable » (ABN
alias « D'or à trois fasces ondées de sable » (LAN)
alias « D'or à trois fasces ondées d'azur » (DN)
alias « D'or à cinq fasces ondées d'azur » (SVN)
Maison noble citée en 1135 petrus de uhart, 1316 tiebaut seyner duhart iuson.
Ces armes sont très proches de celles des Uhart d'Ainhice (d'or à trois fasces ondées d'azur). Pierre d' Uhart, d'Uhart Mixe (Uhart Suson) et Loup d'Ainhice sont cités dans le Cartulaire de Sorde en 1135 ; ils donnent ensemble l'église de Saint Just, ce qui laisse penser qu'ils étaient parents et donc que les Uhart d'Aïcirits, d'Ainhice et d'Uhart Mixe ont probablement une origine commune.
Cette seigneurie d'Uhart Juson était aux Luxe dès 1392.
Pero Periz de Luxe, devient seigneur d'Uhart Juson par son mariage avec Agnès d'Uhart-Juson (nommée aussi Dona Inès), héritière de la salle d'Uhart-Juson d'Aïcirits qui était en 1392 demoiselle de l'infante du roi . Elle lui donna au moins un fils : Juanicot de Luxe, seigneur d'Uhart-Juson, page du roi en 1401.
Pero Periz de Luxe, écuyer, seigneur d'Uhart-Juson, échanson de Charles le Mauvais, était le fils de Pierre de Luxe, mesnadier en 1346, Ricombre de Navarre le 26 juin 1350, mort en 1375 .Pierre de Luxe était le fils cadet de Arnaud Loup I de Luxe.
Au XVII° siècle, le Salle d'Uhart Juson est à M. Doat, président au parlement de Navarre et à dame Marthe de Laforcade-Gouze, son épouse, tous deux Béarnais. En 1704, ils vendront cette Salle à Jean de Lamereins d'Oloron, qui fut reçu aux Etats de Navarre en 1704. Les Lamereins furent régulièrement admis aux Etats jusqu'en 1786.

* JBO *SSLAB-n°100 *JJ- La Vasconie *CDS *AB

SALHA (à Aïcirits) « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'azur à trois colombes d'argent ; aux 2 et 3 de gueules à la croix d'argent ; sur le tout, de gueules à trois chevrons d'or » (LAN-SVN-DN-ABN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à une serrure à quatre clous d'or accostée à dextre d'une clef d'argent posée en pal, le panneton en chef ; aux 2 et 3 de gueules à trois chevrons d'or » (RH)

Maison noble citée en 1125 salfa, 1412 la sale de salha.

Ces dernières armes, écartelées des Lacarry et des Luxe, furent portées par les Salha après l'alliance de Isabelle, dame de Salha et de Larceveau qui, en 1576, épouse en secondes noces, Sans de Lacarry, seigneur et potestat de Lacarry en Soule.

Pierre Arnaud de Luxe, cinquième fils de Pierre Arnaud II de Luxe, est seigneur de Salha vers 1270, après son mariage avec l'héritière de cette Salle. Il était mesnadier du roi de Navarre en 1276.
Pierre Arnaud de Salha, seigneur de Salha épouse vers 1381 Oronce, sœur de Pées de Laxague, seigneur de Laxague à Asme et de Sumberraute. Sa petite-fille N… est dame de Salha et de Larceveau (sans que l'on sache comment cette dernière Salle se trouve dans les biens des Salha), elle épouse Jean de Lacarre en 1418.
Jayme de Salha, bailli de Mixe de 1490 à 1513, épouse Marie d'Oneix. Jeanne, dame de Salha et de la Salle de Larceveau; d'où Isabelle, dame de Salha et de Larceveau qui épouse en 1567, Bernard d'Ainciondo ; puis en secondes noces en 1576, Sans de Lacarry, seigneur et potestat de Lacarry.
Jeanne d'Ainciondo, fille du premier mariage, épouse Pierre de Lacarry, héritier de Sans de Lacarry, qui est dit seigneur de Saint Pée en Cize en 1597. Les Suhigaray achètent la Salle de Saint Pée vers 1610.
Pierre de Salha épouse en 1639 Claude de Saint Pée de Saint Jean le Vieux, fille de Jean Suhigaray, seigneur de Saint Pée en Cize, d'Iriberri et de la Salle de Bardos. Pierre de Salha obtient l'érection en baronnie de la Salle de Salha en 1650.
Antonin de Salha, fils de Pierre, baron de Salha, épouse en 1676, Isabelle de Suhigaray, fille d'Antoine Roger de Suhigaray, (fils de Jean de Suhigaray et donc frère de Claude de Saint Pée) ; il est seigneur de Saint Pée en Cize, d'Iriberri et de la Salle de Bardos. Antonin de Salha et Isabelle de Suhigaray, cousins germains, réunissent les seigneuries de Salha, Saint Pée et Bardos.
Valentin de Salha, (voir armes ci-dessous) général d'Empire en 1808, ministre de la guerre du roi Jérôme de Westphalie en 1812, avait épousé en 1785 Anne Lucine d'Urdos, fille de Pierre d'Urdos d'Etcheverry de Sorhouette de la vallée de Baïgorry.

Les Salha, sont régulièrement reçus aux Etats de Navarre pour cette Salle et celle de Saint Pée jusqu'en 1789.

*JBO *SSLAB-n°100 *APB *RH

VALENTIN de SALHA « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à une serrure d'argent à quatre clous accostée à dextre d'une clef du même posée en pal, le panneton en chef ; aux 2 et 3 de gueules à trois chevrons d'or ; au franc quartier des comtes ministres des puissances confédérées (de sinople à la tête de lion arrachée d'or) » (PL)

Armes écartelées des Lacarry et des Luxe, au franc quartier des comtes d'Empire.
Valentin de Salha, (1758-1841) décédé à Saint Palais, général de brigade en 1808, général de division, ministre de la guerre du roi Jérôme de Westphalie en 1812, officier de la Légion d'Honneur en 1819. Il avait épousé en 1785 Anne Lucine d'Urdos, fille de Pierre d'Urdos d'Etcheverry de Sorhouette de la vallée de Baïgorry et de Jeanne de Sorhaindo. De ce mariage, deux fils : Pierre Louis, militaire tué en 1807 et Jean Baptiste de Salha (1789-1883), lieutenant colonel, avait épousé Marie Antoinette Charlotte Léopoldine de Salha, sa cousine. Sans postérité.

*APB *RH
AINZIBURU (à Camou) « D'argent à une chaudière de gueules cerclée de deux trangles d'or ; à la bordure engrêlée d'azur » (LAN)
alias « D'argent à une chaudière de gueules chargée de deux trangles d'or à la bordure engrêlée de gueules » (DN)

Maison noble citée en 1412 la salle danciburue.
A partir de la fin du XVII° siècle, cette maison était aux Gassion.

*JBO *MG- Tome III

ZUHASTI (à Suhast) « D'or à trois arbres de sinople » (APB)

Maison noble citée en 1350 la sala.
Armes parlantes ; en basque zuhasti signifie la chênaie.
En 1294, Don Miguel de Zuhasti est commandant du château d'Irouléguy.
En 1669, M. de Capdeville de Saint Palais est admis aux Etats pour cette Salle.

*JBO *SSLAB-n°100 *RH

ELIZETXE (à Suhast) « D'or à trois bandes de gueules à la bordure cousue d'argent » (DN-LAN-SVN)

Les Saint Martin en Arberoue étaient seigneurs d'Elizetxe. En 1572, Tristan de Saint Martin ayant testé en sa faveur, Charles d'Aroue devient seigneur de Saint Martin et d'Elizetxe. Au XVIII° siècle, les Gassion possèdent Elizetxe et la Salle Zuhasti.

*AB *MG- Tome III

Réunion de Camou et Suhast le 22 mars 1842.

ARMES COMMUNALES DE AICIRITS-CAMOU-SUHAST
Trois écus posés 2 et 1 :
1- « D'azur à deux clefs d'or posées en sautoir, adextrées d'un monde du même au chef d'argent chargé de trois croix pattées de gueules » pour Aïcrits
2-« D'azur au loup d'or lampassé et onglé de gueules ; à la bordure du même chargée de huit flanchis d'or » pour Camou
3-« D'or à trois chênes arrachés de sinople fûtés d'argent » pour Suhast

AINCILLE - AINTZILA ( BASSE NAVARRE)

ARRETXEA « Coupé , au 1 de gueules au château d'or ajouré de sable ouvert du champ et une traverse brochante d'argent , parti d'azur à cinq étoiles d'or posées en sautoir , au 2 échiqueté d'argent et de sable » ( DN-RH)

Maison noble citée en 1366 arheche.
Le SVN cite cette maison avec ces armoiries en Navarre.
La dîme d'Aincille était au seigneur d'Alzu au XVIII° siècle.

*JBO *MG- Tome III


ARMES COMMUNALES DE AINCILLE « Ecartelé au 1 d'azur au pont d'or maçonné de sable brochant sur une onde d'argent mouvante de la pointe et accompagné en chef de trois étoiles d'argent rangées en fasce ; au 2 d'or à une aigle de sable lampassée du même au vol abaissé ; au 3 de sinople à une vache d'or colletée et clarinée d'azur posée en pointe et une brebis au naturel accornée d'or posée en chef ; au 4 d'azur à une église d'or couverte et contrefortée du même ajourée de sable et adextrée d'un clocher d'or couvert du même sommé d'une croisette de sable , ouvert et ajouré du même »

AINHICE MONGELOS (BASSE NAVARRE)

- AINHIZA MONJOLOSE



ELIZETXE « D'argent à un cerisier de sinople fruité de gueules » (LAN-DN)
Maison noble citée en 1366 eliceche.
Les Elizetxe sont reçus aux Etats en 1665 ; en 1734 l'héritière de la Salle fait une donation à son neveu Bernard de Socarro, qui sera reçu à son tour aux Etats pour Elizetxe.

*JBO *SSLAB-n°99
ERREKARTE (ou Recart) « D'or à dix billettes d'azur posées en pal 5 et 5 » (SVN)
alias « D'or à dix billettes d'azur posées posées en pal 3, 4 et 3 » (DN)

Maison noble citée en 1366 lasale de recart.
Bernard d'Ahaxe, fils cadet de Arnaud Sanche seigneur d'Ahaxe, se marie avec N. de Sault d'Hasparren vers 1240. Outre les Sault de Cibits et les Saint Vincent à Mendive, en sont issues : les Errekarte de Mongelos.
*JBO *JJ. La Vasconie
UHART « D'or à trois fasces ondées d'azur » (ABN-SVN)

Cette maison n'a pas de citation médiévale à Ainhice, à moins qu'il ne s'agisse de uharte, maison noble citée en 1366 dans la commune voisine de Suhescun.
Ces armes sont très proches de celles des Uhart d'Aïcirits (Uhart Juson) qui portaient « d'argent à trois fasces ondées de sable » ; il s'agit visiblement de la même famille.
D'autre part, Pierre d' Uhart, d'Uhart Mixe et Loup d'Ainhice sont cités dans le Cartulaire de Sorde en 1135 ; ils donnent ensemble l'église de Saint Just à l'abbaye de Sorde, ce qui laisse penser qu'ils étaient parents ; de ce fait, tous les Uhart, qu'ils soient d'Aïcirits, d'Ainhice et d'Uhart Mixe, semblent issus d'une même souche.


ARREGI « D'argent à un chêne de sinople et un loup passant de sable passant au pied de l'arbre ; parti d'or à quatre pals de gueules ; à la bordure générale de gueules chargée des chaînes de Navarre d'or » (SVN-LN)
Famille originaire du Guipuzcoa, dont une branche se constituera à Ainhice. Juan Arregi de Anisa se marie avec Jeanne Santafé de Peralta
*LN
ZALDIXURI « D'azur à un cheval d'argent » (ALBNS-SVN)
Maison citée en 1350 el caval blanc, 1412 lostau dou cabat blanch.
Armes parlantes ; zaldixuri signifie cheval blanc.
Ces armes apparaissent dans l'écu des Iribarne de Garris. Raymond d'Iribarne est seigneur de Zaldixuri vers 1680.
En 1728, Guillaume d'Iribarne sieur de Zaldixuri, épouse Anne de Jaureguy, héritière de la Salle de Jauregi de Lantabat (à Azkonbegi). Anne est la fille de Jean de Jaureguy et de Claude d'Eliceiry de Lantabat mariés en 1697. Leur fils aîné Jean Pierre, seigneur de Jauregi, épouse en 1760 Jeanne de Consuelo, héritière de la Salle de Fleurdelis de Mongelos.
Guillaume d'Iribarne, seigneur de Zaldixuri, de Jauregi de Lantabat et de Fleurdelis, épouse en 1792 Marie d'Aguerre, de Saint Martin d'Arberoue, maison anoblie en 1435.

*APB

AINHARP - SOULE

AIÑHARBE

ABERASTURI « D'or à trois bandes de gueules » (SVN)
alias (Añarbe) « D'or à trois bandes de gueules, parti de gueules à un lion d'or, à la bordure générale d'argent chargée de huit croix tréflées d'azur » (SVN)

La famille Aberasturi, possédait les maisons Aiñarbe (du nom du village ?) et Astua (également du nom du village de Restoue…). Cette famille devait tout simplement posséder deux maisons : l'une à Aïnharp, l'autre à Restoue.
Les Aberasturi sont issus d'Oroz en Navarre, mais on ne connaît pas cette famille par ailleurs ; le Censier de Soule ne la cite pas.
*SVN

AINHOA (LABOURD)

- AINHOA

HIRIGOYEN « Parti au 1 d'argent à un Saint Jean apôtre de carnation, bénissant, à la tunique d'azur et au manteau de gueules, tenant de la main dextre un calice d'or duquel sort un serpent de sinople; au 2 de gueules à trois tours d'argent 1 et 2 » (SVN)

Famille originaire d'Ainhoa, village qui à l'origine était d'Urdax dans le Baztan. Une branche de cette famille se retrouve à Saint Jean Pied de Port, avec les mêmes armes.
Ainhoa, fut fondé par les Prémontrés d'Urdax au début du XIII° siècle; il n'y a pas de maisons médiévales connues, sauf le monastère urdais en 1249.

*SVN

ARMES COMMUNALES DE AINHOA « D'or à la fasce haussée de gueules accompagnée en chef d'un flanchis d'azur et en pointe d'un cimeterre de gueules surmonté d'un croissant de sinople »

ALCAY - ALCABEHETY - SUNHARETTE (SOULE )


ALTZAI - ALTZABEHETY - ZUNHARETTA

ATHAGUY « D'azur au loup d'argent à mi-corps sortant d'une ruche d'or chargé de sept losanges de sinople, accompagné d'abeilles d'or sans nombre et sans ordre se dirigeant vers la ruche » (LAN)
alias « D'azur à un rocher d'or chargé de sept pierres figurées en losange de sinople, un chat sauvage armé de gueules agrippé sur le rocher à senestre faisant face à sept abeilles d'or posées sans ordre » (SVN)
alias « D'azur à trois rochers représentés en pals d'argent alaisés, aiguisés et issants de la pointe, celui du milieu plus élevé que les autres, chargés respectivement de 2, 3 et 2 pierres en losanges de sinople ; un chat sauvage contourné d'argent, agrippé sur le pal de senestre, accompagné de sept abeilles du même sans ordre » (ADPA- Manuscrit Jaurgain)

Maison noble citée vers 1377, Athagi, lostau datcat ez gentiu.
Vers 1625 Martin de Caro, seigneur de la Salle de Caro, d'Aincille et de Bascassan, épouse Isabeau de Lacarry.
Vers 1670, Jeanne d'Atheguy épouse Pierre, seigneur de Ruthie d'Aussurucq ; leur fille aînée se mariera à Tristan de Sainte Marie de Hélette en 1690.
Par alliance les Caro seront seigneurs d'Athaguy à Alcay en Soule. Les Caro sont toujours cités seigneurs d'Athaguy en 1716.
En 1748, Pierre de Caro, fils de Jean-Pierre et de Marie de Mounicq, épouse Antoinette d'Undurein.
Lors de la préparation des Etats Généraux de 1789, dans les membres de la noblesse figure Athaguy de Lacarry ; le domec de Lacarry et la Salle d'Athaguy étaient alors aux Caro.

*CS *RH *EK-n°43 *BMB-n°153- JL. Etchecopar Etchart

GORRITEPE à Alçabehety « D'or à l'ours furieux et passant (plutôt levé) de sable » (SVN)

L'ours ne peut être que passant, assis ou levé ; le terme furieux (dressé sur deux pattes) ne s'applique qu'au taureau ; bien évidemment, il ne peut être furieux et passant…

Maison noble citée en 1337 gorritepe.

Au XVI° siècle, Pierre Arnaud de Urrutigoity, seigneur d'Urrutigoity est aussi seigneur de Gorritepe, il épouse Marguerite d'Armendaritz, fille cadette de Marguerite de Sauguis, dame de l'Abbaye de Sauguis et de Pedro d'Armendaritz.
Avant 1613, Pierre de Bouldoue avait acquis la Salle de Goritepe de Christian de Urrutigoity. Il s'alliera à Domingue d'Uhalt de Villeneuve-les- Tardets, fille de Arnaud d'Uhalt et de Domingine de Guilleguiet.
La maison noble de Goritepe fut achetée avec tous ses droits seigneuriaux par Armand Jean de Peyré, comte de Trois Villes vers 1646.

*JBO *RH *AB *JJ- Arnaud d'Oyhenart et sa famille – Les Maisons nobles de Soule

ALDUDES (les) BASSE NAVARRE

- ALDUDE

ALDUDE « De gueules à cinq fleurs de lys d'argent posées en sautoir mantelé d'or, au chevron dentelé d'azur sur le mentelé » (SVN)

Citée aux Aldudes par le seul SVN, du nom basque du village.
JL Logras, avocat au parlement, sieur de la Salle d'Olhonce et de la maison Xaharena à Saint Jean Pied de Port dans laquelle il réside, est cité aussi comme sieur de la maison noble d'Aldude vers 1750.
Le village des Aldudes est de peuplement très tardif (XVII°). Urepel, qui à l'origine était un quartier des Aldudes, se voit érigé en commune le 15 février 1862.
Ces armes sont très peu conformes aux usages héraldiques en Pays basque : le mantelé, déjà peu utilisé par ailleurs, y est totalement absent.
*EK- n°47

ARMES COMMUNALES DES ALDUDES « Ecartelé , au 1 de gueules bordé d'or au monogramme de la Vierge d'or sommé d'une croisette du même et une bordure cousue d'azur ; au 2 d'argent à trois palombes d'azur; au 3 d'or au gant de lachua posé en bande et accompagné en chef d'une pelote le tout au naturel ; au 4 de gueules à la lettre majuscule K (Kintoa ) d'argent sommé d'une couronne royale d'or »

AMENDEUIX ONEIX (BASSE NAVARRE)

- AMENDÜZE ONASO

AMENDEUIX (la Salle) « Coupé, ondé d'argent et d'azur » (ABN)
Cette salle est citée en 1316 amindux ; en 1412 la salle damjnduz
En 1276, Bernard de Beyrie, mesnadier de la reine Jeanne I, est seigneur de Beyrie et d'Amendeuix. Arnaud Guilhem est le dernier représentant de la branche masculine des Beyrie. Sa fille Jeanne de Beyrie épouse vers 1440 Guillaume de Domezain, les Domezain deviennent seigneurs de Beyrie et d'Amendeuix.
Vers 1551, Isabelle de Domezain, fille de Jean de Domezain et de Catherine de Moneins, dame d'Amendeuix, de Beyrie et de Domezain, épouse Jean de Montréal, seigneur de Sault et de Miotz.
En 1731, Armand Jean de Montréal, cède la Salle d'Amendeuix à Pierre de Hosta, curé de Hosta, qui sera reçu aux Etats le 10 octobre 1731.

*JBO *RH *APB *SSLAB-n°98

LANABERRI ou LANEVIEILLE (à Amendeuix) « D'or à trois bandes d'azur » (LAN- DN-SVN)

Maison noble citée 1150 lane bielle, 1385, 1394.
Egalement appelée Lanevieille, sans doute le nom d'origine, précédant une nouvelle construction.
Raymond Brasc de Lannevielle est témoin comme témoin dans un acte en 1150.
En 1316 Pere Arnalt, seigneur de Lannevielle est cité parmi les trente deux nobles qui représentent la noblesse lors de la réforme de la Coutume de Mixe ; de même, le seigneur de Lannevielle fait partie des nobles lors des Etats Généraux en 1522. C'est à Amendeuix que se tenait généralement la Cour de Mixe.
Vers 1558, Léonor d'Elitzaintzine est héritière de la Salle de Lannevieille et de Galoz à Sussaute. A cette date, elle épouse Jean de Fleurdelys, capitaine de la maison noble de Mongelos. Leur fils Jean de Fleurdelys, seigneur de Lannevieille, épouse vers 1580, Catherine d'Echauz, fille d'Antoine d' Echauz, vicomte de Baïgorry. De cette union, une fille unique, Jeanne, héritière de Lannevieille, épouse le 16 juillet 1607 Jean d'Esquille et apporte cette Salle aux Esquilles.
M. de Sumberraute (petit-fils de Jean d'Esquille baron de Sumberraute) obtient que son fils et héritier Armand d'Esquille soit reçu aux Etats de Navarre en 1731.Le marquis d'Esquille, petit-fils de Armand, est reçu à son tour en 1787.

*JBO *SSLAB -n° 100 *EK- n°60 *JBO - Le Pays de Mixe *CDS


ONEIX (la Salle) « D'or au chêne de sinople et au sanglier de sable brochant sur le fût » (DN-ABN-SVN)

Maison noble citée en 1412 la salle, appelée Oñiz par le DN et le SVN.
Marie d'Oneix épouse vers 1500 Jayme, seigneur de Salha et de Larceveau.
Jacques d'Oyhenart, fils d'Arnaud II d' Oyhenart de Mauléon, est seigneur de la Salle d'Oneix. En 1612, il épouse Jeanne de Vidart, fille de Pierre de Vidart, seigneur de Labeague de Saint Palais, d'Aguerre et de la Salle de Béhasque. Avec ce mariage, Jacques d'Oyhenart est aussi seigneur d'Elisetche, maison noble d'Arraute, héritage de sa femme Jeanne de Vidart.
Réunion des deux villages le 27 août 1846.

*JBO *JJ- Arnaud d'Oyhenart *RH


ARMES COMMUNALES DE AMENDEUIX ONEIX « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à un chêne de sinople et un sanglier de sable brochant sur le fût de l'arbre ; aux 2 et 3 coupé ondé d'argent et d'azur » (2008)

AMOROTS SUCCOS (BASSE NAVARRE)

- AMOROTZE SOKUEZE

JAUREGI (à Amorots) « D'or à trois roses de gueules » (LAN)

Maison noble citée en 1412 Jauregi, la salle damarotz
Jean d'Amorots, seigneur d'Amorots, épouse vers 1550, Catherine de Camou, fille de Jean de Camou seigneur de Camou et bailli de Mixe.
Jean d'Amorots, seigneur d'Amorots et de Marroc de Garris, épouse vers 1628, l'héritière de Marroc et en secondes noces Jeanne d'Aroue, sœur de Valentin d'Aroue, baron de Saint Martin d'Arberoue. En 1656, Jean d'Amorots vend avec faculté de rachat, la Salle de Marroc au sieur Bernard d'Alguerre de Garris.
Est issu du premier mariage : Valentin d'Amorots, seigneur d'Amorots, militaire. Pour services rendus, il fut pourvu par Louis XIV de la Salle de Béhorléguy le 5 mai 1657 ; cette baronnie avait été enlevée au seigneur de Béhorléguy qui était mort au service du roi d'Espagne, lors de la guerre entre la France et l'Espagne, conclue par la paix des Pyrénées en 1659. Cette donation fut enregistrée le 1 juillet 1666, Valentin d'Amorots étant décédé avant cette date, il ne put en prendre possession. Valentin n'ayant pas de descendance, c'est donc Jeanne d'Aroue, sa belle-mère, qui hérite de cette Salle. Jeanne d'Aroue, veuve de Jean d'Amorots, épouse en secondes noces vers 1678, Jean Bertrand d'Issoste, seigneur d'Issoste à Orègue ; la seigneurie d'Amorots passera ainsi chez les Issote. Jean Pierre d'Issoste d'Amorots, fils unique des précédents, abbé lay.

*JBO *EK- n° 57

ZABALA – OSPITALIA (à Amorots) « D'or à la fasce de gueules accompagnée de trois étoiles du même » (LAN-DN)

Citée par le LAN (Zabale-Ospital) à Amorots ; désignée aussi Zorzaitoki en 1264
Il ne peut s'agir que des armes d'Ospitalia d'Amorots, commanderie qui dépendait des Chevaliers de Saint Jean d'Irissarry et dont le nom primitif était Zurzaitoki en 1264 et 1316. Ospitalia d'Amorots payait un cens annuel au commandeur d'Irissarry, consistant en une paire de chapons.
Un chemin de pèlerinage, parallèle à celui de Sorde-Saint Palais, partait d'Ospitalia à Masparraute. Par Succos et Ospitalia d'Amorots, il rejoignait Behaune puis Ostabat. A proximité de la petite chapelle de Succos au clocher-mur, existe toujours une benoîterie et une maison « Apatia ». On ne reconnaît plus hélas Ospitalia d'Amorots en cours de restauration.

*C.Urrutibehety- Casas Ospitalea. Diez Siglos de Historia en Ultrapuertos
*JB.Orpustan- Les noms des Maisons Médiévales en Labourd, Basse Navarre et Soule


MIREMONT (à Amorots) « D'argent au chêne de sinople au sanglier de sable passant au pied de l'arbre » (DN- ABN)
alias « D'or au palmier de sinople au sanglier de sable passant au pied de l'arbre » (LAN)

Maison noble citée en 1203, 1150 (miremont), 1350, 1412 la salle de miramont.
La Salle de Miremont apparaît dans les biens de Charles I de Belsunce en 1670. Il tenait ce bien de son père Armand de Belsunce et de sa mère Marie de Méharin, unis en 1600. Comme Miremont ne figure pas dans les biens de Jean IV de Belsunce, père de Armand, Armand de Belsunce, fils de Charles Ferrière de Belsunce, abbé laïc d'Artix, bailli de Mixe, donne à son frère cadet Louis Valentin, la Salle de Miremont d'Amorots le 17 juillet 1721 ; Louis Valentin, dit le chevalier de Belsunce-Miramont, est admis aux Etats de Navarre. Cette seigneurie revint à Henri François de Belsunce, neveu d'Armand, qui, en 1767, la donna à son beau- frère M. de Lalive d'Epinay.

*JBO *SSLAB-n°100

JAUREGI ou TROUSSECAILLOU (à Succos) « D'argent à la fasce de gueules accompagnée de deux vaches du même, l'une en chef, l'autre en pointe » (ABN)

Maison noble citée en 1316 Jauregi en pascoau seynner de trussecaylau donzet
Ramon Garcia de Trossa Callaou signe l'acte d'hommage de Vivian de Gramont à Sanche le Fort, en 1203.
Cette Salle était aux Gramont. Vers 1630, Jean d'Etchart, qui servait dans les armées de Gramont, acquit de Henri de Gramont, comte de Toulongeon, la maison noble de Troussecaillou, appelée aussi Succos-Jauregia. Jean d'Echart était le fils de Gabriel d'Echart de Saint Palais qui avait épousé en secondes noces vers 1610, Arnaudine d'Oyhenart, dont c'était aussi le second mariage et qui était une tante d'Arnaud d'Oyhenart l'historien mauléonnais.
Charles d'Etchart, (fils du premier mariage de Gabriel d'Etchart qui avait épousé en 1595 sa cousine Jeanne d'Etchart de Mauléon) sera seigneur et potestat de Amilchalgun à Etcharry. Il avait épousé en 1625 Marie de Vidart, fille de Pierre de Vidart seigneur d'Aguerre et de la Salle de Béhasque.
Cette Salle Troussecaillou passera de la branche cadette à la branche aînée des Oyhenart, sans doute par acquisition.
La Salle de Succos est aux Oyhenart-Erdoy de Saint Palais en 1696.En 1723, Jean d'Oyhenart donne la Salle de Troussecaillou à son fils Bernard Etienne qui est reçu aux Etats de Navarre. Après achat, Simon d'Iriberri est admis aux Etats pour Troussecaillou en 1749. Ce fief, sans doute vendu à réméré (avec possibilité de rachat), revient chez les d'Oyhénart, car en 1782, M. d'Oyhenart (sans doute Philippe Victor d'Oyhenart) est à son tour admis aux Etats de Navarre pour Troussecaillou.

*JBO *SSLAB-n°100 *JJ- Arnaud d'Oyhenart *RH

Réunion des deux villages le 16 août 1841.

ANGLET (LABOURD)

- ANGELU

ANGUELETA « D'or à trois chevrons d'azur chacun chargé de trois panelles d'argent » (SVN)
Signifie « de Angelu » mais on ne sait pas où se situait cette maison.
Anglet dans le haut Moyen Age, d'abord connu par ses quartiers : Sutar et Brindos en 1083, Balichon en 1141, est plutôt une banlieue rurale de Bayonne qu'une entité administrative autonome. Le nom d'Anglet est cité dans le Livre d'Or en 1253.

*MG- Histoire d'Anglet

ARMES COMMUNALES DE ANGLET « D'argent à trois pins au pied nourri de sinople futés de sable posés sur des ondes d'azur et d'argent, au chef de gueules au léopard d'or tenant de la dextre un dard du même posé en bande »

ANHAUX (BASSE NAVARRE)

- ANHAUSE

APESTEGUY « D'azur au pal d'argent accompagné de deux coquilles du même » (LAN – DN)
Maison fivatière citée en 1350 apezteguia, a été abbaye laïque au XVIII° siècle.
Vers 1720, selon P. Haristoy, les Apesteguy seront seigneurs de Jauregi, maison noble d'Anhaux, citée en 1366 « lassale danhaut ».

En 1683, les Etats rejettent la requête d'Antoine d'Apesteguy qui voulait être reçu pour la Salle Apesteguy au détriment de Jean d'Arrosteguy, maître des maisons de Apeztegia et Jauregia. Apesteguia était donc encore une terre noble à cette date.

*JBO *SSLAB- n° 98 *RH




ARMES COMMUNALES DE ANHAUX « D'azur à un pal d'argent accosté de deux coquilles du même »

ARANCOU (BASSE NAVARRE)

  • ERANGO

On ne recense dans ce village que les armes communales, adoptées en 2002. Arancou, situé dans le Pays de Gramont au nord du Pays de Mixe, était une entité autonome qui relevait de la suzeraineté des ducs de Bidache.
Arancou, située dans le Pays de Gramont, doit son origine à sa situation sur le chemin jacobite qui reliait Sorde l'Abbaye en Béarn à Garris en Basse Navarre. On y dénombrait deux hôpitaux prieurés : le plus ancien « Espitau d'Arancou », à la maison Gallaret, qui englobait l'église du XIII° siècle et « Espitau Nau », à la maison Lacoste, commanderie de Notre Dame de l'Ascension tenue par les Augustins de Roncevaux.
Une source d'eau vive alimentait « Espitau d'Arancou » ; les habitants d'Arancou ont toujours des droits sur cette source. On a également découvert une grotte magdalénienne dans le village.
Les armes d'Arancou reprennent les divers thèmes exposés ci-dessus : le pèlerin et l'église rappellent les hôpitaux et le passé jacobite de la paroisse ; les fasces ondées sont pour la source, où figure toujours la tête de lion ; les ossements sont ceux d'animaux préhistoriques mis à jour dans la grotte d'Arancou



ARMES COMMUNALES DE ARANCOU « Ecartelé au 1 de sinople à un pèlerin marchant de profil le tout d'argent tenant de la main senestre un bâton de sable , cantonné en chef de deux coquilles d'argent ; au 2 d'azur à l'église de profil d'or , surmontée à dextre d'un clocheton croisé du même , couverte au naturel et ajourée de sable ; au 3 d'azur à trois fasces ondées d'argent et un rencontre de lion d'or brochant ; au 4 de sinople à trois ossements d'or gravés d'animaux préhistoriques du même , sans forme et rangés en pal »

ARBERATS SILEGUE (BASSE NAVARRE)

ARBERATZE ZILHEKOA

ARBERATS « De gueules à dix coquilles d'argent, posées en pal 3, 4 et 3 » (LAN-DN)
Maison noble citée en 1316 arberatz, 1412 la salle darberatz

Lobet de Arberas est cité comme témoin dans deux actes du Cartulaire de Sorde vers 1125 et 1150
Auriane d'Arberats, perd son mari Garsie Arnaud de Leren en 1150 ; elle se remarie avec Arnaud d'Aincist et demande une terre à l'Abbé de Sorde.

La terre d'Arbérats fut érigée en baronnie en 1655 en faveur d'Arnaud d'Armendaritz. Les Armendaritz devinrent seigneurs d'Arberats sans doute par alliance.
Anne d'Armendaritz d'Arberats, est l'épouse de Jean de Lafargue, seigneur et abbé de Casaber (Béarn) au début du XVIII° siècle. Le 7 septembre 1755, Pierre d'Armendaritz, baron d'Arberats, épouse Catherine de Boeil (Béarn), dont la branche est issue du mariage de Jean de Boeil et de Jeanne d'Esquille. Les armes des Boeil étaient « D'or à un lion de gueules lampassé, armé et vilené d'azur ; écartelé d'azur à une aigle d'argent becquée et membrée d'or »

M. d'Arberats (Armendaritz) est reçu aux Etats de Navarre pour la Salle d'Arberats. Il y fut reçu également pour la Salle de Charitte d'Arberats en 1729 (autre maison noble à Arberats), Salle qu'il donna à son beau-père.

*JBO *SSLAB- n° 98 *AB *RH *CDS


IRATZE (ou Labezeche, à Silègue) « D'or au loup de sable à la bordure bretessée de gueules » (ABN- RH)

Maison noble citée en 1316 iratce, 1412 eliçetche ab yradçe.

M. d'Arberats, propriétaire de cette Salle, obtint l'admission de son fils aux Etats en 1789.

*JBO *SSLAB-N°100


BILHAIN ou MILHAIN (à Silègue) « De gueules à trois chevrons d'or » (JJ- La Vasconie)

Maison noble citée en 1346 milhahin, 1551 bilbain.
Ce sont les armes des Luxe ; cette seigneurie leur appartint très tôt. Elle fut détenue par la branche cadette. Arnaud de Luxe est seigneur de Milhain à Silègue vers 1330 ; il est mesnadier du roi de Navarre en 1346 ; son père Pierre de Luxe, était le fils cadet de Brasc Garcia III de Luxe qui prêta hommage en 1258 à Thibaut II, roi de Navarre.

*JBO *JJ- La Vasconie

Réunion d'Arberats et de Sillègue, le 14 avril 1841.


ARMES COMMUNALES DE ARBERATS SILEGUE « De gueules à dix coquilles d'argent rangées en pal 3, 4 et 3 »

ARBONNE (LABOURD)

– ARBONA

AMEZQUETA « D'or au chêne arraché de sinople, accompagné à senestre d'un ours de sable appuyé contre le fût de l'arbre et à dextre de deux clous de sable posés en chevron renversé » (SVN)
alias « D'argent à deux vaches de gueules rangées en pal » (LAN)

Jean d'Amezqueta, seigneur de Saint Pée vers 1372, acquiert la terre d'Arbonne vers 1408 de Jean de Saint Julien, seigneur de Sault. Jean d'Amezqueta, était le fils de Pero Lopez d'Amezqueta et de Jeanne de Saint Pée, héritière de la maison de Saint Pée. Les Amezqueta étaient originaires du Guipuzcoa ; les premières armes citées « au chêne de sinople », sont les armes primitives de la famille Amezqueta à Tolosa en Guipuzcoa.
*JJ-Urtubie *H. Dop –Les seigneurs de Saint Pée *SVN

ARMES COMMUNALES DE ARBONNE « D'or au chêne tauzin arraché de sinople accompagné à senestre d'un ours au naturel appuyé contre le fût de l'arbre et à dextre de deux clous de sable posés en chevron renversé »

ARBOUET SUSSAUTE (BASSE NAVARRE)

– ARBOTI ZOZUETA

ARBOUET (la Salle) « D'argent à une bande de gueules chargée de trois étoiles d'or » (LAN)
alias « D'argent à une bande de gueules chargée de trois étoiles du champ » (DN)
alias « D'argent à une bande de gueules » (ABN)
Maison noble citée en 1316 seynner darboet, 1412 la salle darboet
Arnaud d'Arbouet, seigneur d'Arbouet et de l'Abbadie de Parenties, épouse vers 1546 Jeanne de Camou, dame de Camou, héritière de la Salle de Camou de son frère Jean de Camou décédé sans postérité.
Leur fils Gaston d'Arbouet, seigneur d'Arbouet et de l'Abbadie de Parenties, né en 1549, épouse Catherine d'Erdoy ; leur fille Paule d'Arbouet est dame d'Arbouet, de l'Abbadie de Parenties et de Camou qu'elle hérite de sa grand-mère.
Philippe de La Place (alias Laplace, seigneur de Tabaille (en Béarn) épouse Louise de Vidart, fille et héritière de la Salle d'Arbouet en 1699. Louise est la fille de Salvat de Vidart et Louise d'Esquille ; les Vidart étaient aussi seigneurs de Béhasque.
Saubat de Laplace, héritier de Philippe, seigneur d'Arbouet, est qualifié de baron d'Arbouet en 1720.Il se marie à Jeanne Justine de Nays-Candau.
Issue de ce mariage, Marie de La Place, baronne d'Arbouet, épouse en 1757, Armand d'Uhart , fils cadet de Gabriel d'Uhart baron d'Uhart et de Sorhapuru, bailli d'Ostabarret; Armand d'Uhart sera reçu aux Etats comme seigneur adventice d'Arbouet en 1758.
Jean Alexandre d'Uhart, fils unique de Marie de Laplace, est baron d'Arbouet ; il exerçait encore sa charge de conseiller au parlement de Navarre en 1788, il meurt sans postérité.
Plusieurs héritiers se succèderont : le baron d'Arripe de Bonnecase ; directeur de la Monnaie à Bayonne, J.P. Dagueret, militaire ; Abbadie-Ithorrotz, baron de Saint Loup.

*JBO *AB *APB *SSLAB-n° 98 *JN

LAPLACE de ARBOUET « Ecartelé au 1 d'or à un loup de gueules attaché à un pin au naturel ; au 2 d'or à trois pies de sable ; au 3 d'or à une bande de gueules chargée de trois étoiles d'argent ; au 4 d'or à trois tourteaux d'azur » (AB)

Les Laplace, seigneurs de Béhasque, deviennent aussi seigneurs de la Salle d'Arbouet en 1699 avec le mariage de Philippe de Laplace et de Louise de Vidart, fille et héritière de Salvat de Vidart, seigneur d'Arbouet.
Ces armes ont été enregistrées dans l'armorial d'Hosier en 1696, au nom du seigneur d'Arbouet.

*AB *Charles d'Hosier- Grand Armorial de France- volume III Béarn 1696 (page 121)

ETCHEBERRI « D'azur à une étoile à huit rais d'or » (DN)

Le LAN et le SVN donnent ces armes aux Etcheberri à Estella, mais pas à Arbouet.
Elle est citée noble en 1729 par le DN à Arbouet.
En 1762, Mme d'Uhart-Arbouet donne la Salle d'Etcheberri d'Arbouet au sieur Casemajor-Salabert de Sauveterre, avocat qui sera reçu aux Etats. Il fera don de cette Salle à M. d'Uhart d'Arbouet qui fut admis aux Etats de Navarre le 16 février 1783.

*SSLAB-n°99 *RH

ARCANGUES (LABOURD)

- ARRANGOITZE

ARANGOIS (devenu Arcangues) « De gueules à trois chevrons d'or » (RH)

Maison noble citée en 1170 Jauregi archangos, 1303 argangois.
Ces armes (citées par Monlezun – selon P. Haristoy) sont sans doute les armes d'origine des Arcangues ; elles figurent en écusson sur les armoiries des seigneurs d'Arcangues.

*JBO *RH

ARCANGUES (Seigneurs de) « Ecartelé, au 1 d'argent à un arbre arraché de sinople, un lion passant de gueules contre le fût de l'arbre ; aux 2 et 3, d'azur à une croix d'or ; au 4 de gueules à trois pigeons d'argent rangés sur une terrasse de sinople ; et sur le tout, de gueules à trois chevrons d'or » (APB)
alias « Ecartelé au 1 d'argent à un arbre arraché de sinople, un lion passant de gueules contre le fût de l ‘arbre ; au 2 et 3 d'azur à la croix d'or ; au 4 de gueules à trois pigeons d'argent rangés sur une terrasse de sable et sur le tout d'azur à trois chevrons d'or » (RH-AL)

Ogerot d'Arcangues est un homme d'armes de la garnison de Bayonne en 1492. Ogier d'Arcangues se marie à Jeanne de Haitze en 1516. Son fils Pierre d'Arcangues épouse en 1548 Marie de Harizmendi ; il est seigneur de Kurutxeta à Ayherre en 1573.
Pierre d'Arcangues et Marie de Harizmendi auront quatre enfants : Jean d'Arcangues, l'aîné, procureur du roi au bailliage du Labourd, qui se marie à Jeanne d'Elissagaray, héritière de la Salle d'Elissagaray de Bunus (qui portera aussi les armes des Arcangues) ; Arnault, curé d'Arcangues et Jeanne d'Arcangues, marié en 1574 à noble Jehan de Lahet de Sare.

Du mariage de Jean d'Arcangues et Jeanne d'Elissagaray naîtront quatre enfants : Jean d'Arcangues marié à Isabelle d'Armendaritz, sans postérité ; Arnaud, curé d'Arcangues ; Jeanne, mariée à Laurent de Saint Martin de Larressore ; Laurent d'Arcangues, procureur du roi, qui épouse en 1614 Anne d'Ibarboure.

En 1752, Michel d'Arcangues épouse Rose d'Aragorry, fille de Nicolas d'Aragorry, seigneur d'Iranda à Hendaye, laquelle eut pour frère Simon d'Aragorry, qui bien que Français, fut ministre du roi d'Espagne Charles III. Pour services rendus, Simon d'Aragorry fut élevé en 1769 à la dignité de marquis d'Iranda et de vicomte d'Ascubea, pour lui et sa descendance. Louis XVI lui accordera en 1782, le droit de porter ces titres en France ; ce qui constituera un cas unique. En 1813, par ordonnance royale, le marquisat d'Iranda échut à Nicolas François Xavier, neveu de Simon d'Aragorry et fils de Michel d'Arcangues et de Rose d'Aragorry. Depuis cette époque, l'aîné des Arcangues porte le titre de marquis.
Miguel Louis d'Arcangues, fils de Nicolas, marquis d'Iranda ; en 1900, il reconstruit le château, tel qu'on peut le voir aujourd'hui.

*SSLAB- 1920- * PY–Généalogie partielle des Arcangues *SSLAB-1932 *RH *APB *JN


ARAGORRY « D'or au château de gueules accompagné de deux lévriers (affrontés) de sable enchaînés (d'argent) à la porte et surmonté d'une fleur de lys d'azur, à la bordure du même chargée de quatre coquilles et de quatre flanchis d'or alternés » (APB)
Armes des Aragory, seigneurs d'Iranda à Hendaye. Simon d'Aragorry fut élevé en 1769 à la dignité de marquis d'Iranda par Charles III, roi d'Espagne, dont il fut le ministre ; Louis XVI l'autorisera à porter ce titre en France en 1782. En 1752, Rose d'Aragorry avait épousé Michel d'Arcangues ; leur fils Nicolas François Xavier d'Arcangues, hérite du titre de marquis d'Iranda par ordonnance royale en 1813.
* PY–Généalogie partielle des Arcangues

ARMES COMMUNALES DE ARCANGUES « Ecartelé au 1 d'argent à l'arbre arraché de sinople et au lion de gueules passant contre le fût de l'arbre ; aux 2 et 3 d'azur à la croix d'or ; au 4 de gueules à trois pigeons d'argent rangés en fasce sur une terrasse de sinople ; sur le tout de gueules à trois chevrons d'or »

ARHANSUS (BASSE NAVARRE)

  • ARHANTSUSI

ETCHEPARE « De gueules à un croissant versé d'or et au chef du même » (LAN)
alias « D'or plain coupé de gueules au croissant d'argent » (DN)
alias « D'or plain coupé de gueules à une lune d'argent » (SVN)

Maison noble citée en 1350 casamajor, 1365 case major darhansus.
Johan d'Etchepare, écuyer est seigneur de Etchepare en 1480. Sans d'Ospital, est seigneur de Etchepare en 1606. Simon Pierre d'Etchepare épouse vers 1720 Jeanne d'Abbadie d'Ithorots.
Simon Pierre est reçu aux Etats en 1731 pour la Salle d'Etchepare. Son fils Jean Louis est reçu lui en 1755. Ayant épousé Magdeleine d'Etchepare, héritière du fief, Dominique d'Iriart est admis aux Etats en 1764.
Les Etchepare ont également possédé Etcheberry d'Arhansus, citée comme maison franche en 1393, mais qui était anoblie en 1665, puisque à cette date M. d'Etcheberry est reçu aux Etats de Navarre. Les Etchepare vendront Etcheberry en 1755 à Mathieu Hedembaig de Salies.

*JBO *SSLAB-n°99 *APB

ARMENDARITZ (BASSE NAVARRE)

  • ARMENDARITZE

ARMENDARITZ « Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur à une tour d'argent ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules posées en pal » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au château d'argent ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules clarinées de sable rangées en pal » (DN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au château d'argent ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules accornées, onglées et clarinées d'azur rangées en pal » (ABN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au château d ‘argent ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules accornées, onglées et clarinées d'argent rangées en pal » (RH)

Maison noble citée en 1256 domus de armendaridz ; 1366 lassale.

Les seigneurs d'Armendaritz sont connus depuis Garcia en 1170, présent lors de l'hommage à Richard Cœur de Lion à Bayonne. Des Armendaritz sont installés en Navarre ; d'autres sont seigneurs d'Arberats en Pays de Mixe au XVII° siècle ; d'autres encore possèdent la seigneurie de Saint Pée en Cize au XV° siècle.
En 1228, Arnaud Sanz d'Armendaritz est présent au serment de fidélité que le seigneur de Luxe prête à Sanche le Fort. Arnaud d'Armendaritz suivit Saint Louis et Thibaut II, roi de Navarre, à la huitième croisade en 1270.
En 1307, le roi de Navarre Louis le Hutin rappelle au seigneur d'Armendaritz de s'en tenir aux usages pour les recouvrements. En 1385, d'Armendaritz est du nombre des gentilshommes qui suivirent le prince de Viane don Carlos au Portugal. Le prince aura avec Marie d'Armendaritz une fille naturelle nommée Alix qui fut élevée à Pampelune (connue sous le nom de Anna de Navarre).
Jean et Bertrand d'Armendaritz se distinguèrent en 1475 au siège de Perpignan où Jean fut tué. En 1494, le seigneur d'Armendaritz assiste au couronnement de Jean d'Albret et de Catherine. En 1514, soit à la veille de l'annexion de la Navarre par le roi de Castille, Bernard d'Armendaritz prête hommage au roi de Castille.
Vers 1400, par mariage avec l'héritière de Méharin, Bertrand d'Armendaritz est seigneur de Méharin La terre de Méharin est érigée en vicomté en 1424, par Charles le Noble, en faveur de Bertrand d'Armendaritz.
En 1499, Pedro d'Armendaritz, est écuyer, l'un des cent gentilshommes de la maison du roi de France. Il se marie avec Marguerite de Sauguis, dame de l'abbaye de Sauguis.
En 1508, Bertrand et Catherine d'Armendaritz -Méharin se marient avec une dispense de Rome, car ils étaient très proches cousins. Bertrand était sans doute un frère de Pedro.
En 1521, Marie d'Armendaritz-Méharin, fille de Bertrand, épouse Jean III de Belsunce. Leur fille, N. de Belsunce, épousera le 14 juin 1556, noble Jean de Leizarazu de Baïgorry.
En 1532, un autre Pedro d'Armendaritz se marie avec Jeanne de Belsunce.
En 1600, Marie d'Armendaritz- Méharin, peut être une arrière petite fille de la précédente, fille unique de Bertrand, vicomte de Méharin, épouse Armand II de Belsunce, avec les dispenses de Rome. Armand portera le nom et les armes de vicomte de Méharin ; il abandonnera le château d'Ayherre pour celui de Méharin.
Les Armendaritz prendront les armes contre les protestants, ils ne rentreront en grâce qu'avec l'avènement d'Henri IV.
Eteints avec Marie, dame d'Armendaritz (du château), alliée au seigneur de la salle de Saint Palais d'où une fille Marie, qui épousa en 1583 François de Montréal ; Armendaritz fut érigée en baronnie en 1634, par lettres patentes de Louis XIII, pour son fils Tristan de Montréal (fils de Jean, seigneur de Sault).Ses descendants porteront le nom et le titre de baron d'Armendaritz.
En 1606, Tristan d'Armendaritz, épouse Catherine d'Aroue. Leur fille Aimée d'Amendaritz épousera en 1640 le baron d'Olce.

En 1711, les deux branches d'Espagne et de Basse Navarre, s'unissent avec le mariage de Firmin Joaquin d'Armendaritz et de Claude de Montréal, héritière et baronne d'Armendaritz. De ce mariage sont issus cinq enfants : dont l'aîné Firmin, né en 1757, qui sert comme son père lieutenant général des ramées du roi d'Espagne ; il meurt à Armendaritz en 1733 sans postérité. Une de ses sœurs, Marie Josephe Claude, hérite des biens et épouse en 1778, Henry de Bachoué, comte de Barraute, famille béarnaise qui acquit la seigneurie de Berraute en 1699. Henry de Bachoué, fut emprisonné sous la Révolution durant deux ans et demi et meurt peu de temps après. Son petit-fils hérite et transmet les biens à sa fille mariée à Mr d'Antillon ; le domaine passe ensuite à Mr Illareborde d'Armendaritz.

*JBO *RH *AB *JN *RB *PN

AGUERRE « D'or à l'arbre de sinople au loup passant de sable brochant sur le fût de l'arbre » (ABN)

Maison noble citée dès 1256 de guerre
Cette famille porte les mêmes armes que les Aguerre de Bustince et d'Iholdy, sans doute une origine commune.
Jacques de Casamayor devient seigneur de la Salle d'Aguerre par cession de Ignace d'Armendaritz, baron d'Armendaritz; il est reçu aux Etats pour cette maison en 1734.

*JBO *NB


ELIZETXE « D'or à la croix de sable chargée d'une tresse d'or » (LAN-APB-DN)

Maison noble citée en 1366 eliçeche
Cette Salle était aux Armendaritz sans doute très tôt. En 1724, Pierre de Monein, baron d'Armendaritz et Claude d'Armendaritz son épouse, donnent la Salle d'Elizetxe à leur fils Armand de Montréal Monein d'Armendaritz.

*JBO *SSLAB-n°99


ARMES COMMUNALES DE ARMENDARITZ « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au château d'argent ouvert et ajouré de sable ; aux 2 et 3 d'or à deux vaches de gueules accornées, onglées et clarinées d'argent rangées en pal » (ALBNS- 2002)

AROUE - OLHAIBY - ITHOROTS (SOULE)


ARÜE – OLHAIBI – ITHORROTZE

ABBADIE d ‘ITHOROTS « Ecartelé, au 1 d'azur à l'épervier d'or contourné posé sur un rocher du même ; au 2 de gueules au lion léopardé d'or passant contre un arbre de sinople terrassé du même au 3 d'argent à la croix tréflée de gueules ; au 4 d'or à trois coquilles de sinople » (ANF- APB)

Maison franche citée en 1337 (Abadia), lostau de la abadie diptorrotz ez ostau deu rey.
Abbaye laïque ; Guillaume d'Abbadie épouse en 1619 Florence d'Abbadie d'Ithorots (sans doute une parente) ; d'où Charles d'Ithorots qui épouse en 1648 Jeanne d'Armendaritz d'Arberats.
Bertrand d'Abbadie, leur petit-fils, conseiller du roi et président à mortier au parlement de Navarre, épouse en 1728 Marie de Haran de Bizanos ; leur fils Jean, abbé laïque d'Ithorots, est reçu aux Etats de Béarn pour cette terre de Bizanos. Le château d'Abbadie existe toujours à Ithorots.

*DT *APB *CS

JOANTH0 (à Aroue) « De gueules au niveau de compagnonnage d'argent surplombant un cœur du même » (ADPA- Manuscrit de Jaurgain)
alias « De gueules à la bande d'or chargée de trois alérions de pourpre et accompagnée en pointe d'un croissant d'or » (ADPA- Manuscrit de Jaurgain)

JOANTHO (de Neurisse) « Parti, au 1 de gueules au niveau d'argent surplombant un cœur du même; au 2 coupé le I d'or plein au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or; le II d'azur à une tour d'argent accostée de deux lions affrontés, celui de dextre d'or et celui de senestre d'argent » (ADPA-Manuscrit de Jaurgain- AL)

Le 1 est de Joantho, le I est de Neurisse de Dax et le II est des Etchegoyen installés en Labourd, en Béarn et dans les Landes.
Quoique ancienne en Gascogne, on ne connaît les degrés de filiation de cette famille en Soule que lorsque Bernard de Joantho épouse le 4 septembre 1685 Marie d'Olhassary de Gamont d'Aroue.
Arnaud de Joantho, leur fils, est marié avec Magdelaine d'Abbadie le 1 mai 1714.
Jean Pierre de Joantho, fils de Arnaud, secrétaire du roi au parlement de Navarre, épouse en 1766 Catherine Françoise de Jarday.
Marie Arnaud Mendi de Joantho, fils aîné de Jean Pierre, est marié à Sophie d'Etchegoyen, fille de noble Jean Louis d'Etchegoyen, lieutenant de la maréchaussée de la généralité de Béarn vers 1795. Leur fils Adolphe de Joantho se marie avec Clotilde Ernestine de Cauna, fille du baron de Cauna, en août 1837.

*AL

CASAMAJOR « D'argent à la croix tréflée de gueules » (AB)

Maison noble citée en 1377 etxekapare lostau de casemayor.
Les Aroue étaient seigneurs de Casamajor et les armes de cette Salle figurent dans celles de Jean Valentin d'Aroue.

*JBO *AB

AROUE (Jean Valentin ) « Ecartelé au 1 d'argent à la croix tréflée de gueules; au 2 d'argent au lion d'azur armé et lampassé et vilené de gueules; au 3 d'argent à trois bandes de gueules; au 4 bandé d'hermine et de gueules de huit pièces » (AB)

Maison noble lostau de la sale daroe.

Dans ces armes, on reconnaît le 1 de Casamajor d'Aroue, le 2 de Lacarre ; le 3 d'Elizetxe de Suhast et le 4 de Saint Martin en Arberoue.
Charles d'Aroue devient seigneur de Saint Martin d'Arberoue en 1572, après que son oncle Tristan de Saint Martin, seigneur de Saint Martin, d'Elizetxe de Suhast, de Sormendi de Garris, ait testé en sa faveur.
Jean Valentin d'Aroue, seigneur de Saint Martin, de Casamajor, de Sormendi et d'Elizetxe, lieutenant du gouverneur de Soule, alcade et capitaine du Pays d'Arberoue, épousera vers 1620, Marie de Alzate Urtubie.
Les Aroue seront seigneurs de Casamajor et d'Arrospide, autres maisons nobles d'Aroue.

*JBO *AB

OLHASSARY de GAMONT (à Aroue) « D'argent à l'arbre arraché de sinople, une épée (de sable ?) en fasce brochante sur le fût, la garde à senestre et un loup de sable passant mouvant du flanc dextre la lame de l'épée dans la gueule » ( RH-APB)

Maison noble citée en 1520, olhassari.
Avant 1670, Louis d'Etchart était seigneur d'Olhassary. Les armes ci-dessus furent celles de Jean Louis d'Olhassary, écuyer, commandant à Schelestadt en 1700, chevalier de Saint Louis.
Marie d'Olhassary est mariée à Bernard de Joantho, également d'Aroue, le 4 septembre 1685 ; leur fils Arnaud de Joantho épouse en 1714 Magdeleine d'Abbadie.

*JBO *APB *AL

BELOSCAR (à Aroue) « D'or au chevron d'azur chargé d'un croissant du champ accompagné de deux roses de gueules en chef et d'un lion de sable en pointe » (A S )


Maison franche citée en 1257 Beloskar behere, en 1327 Beloscarr juson
Vers 1477, Beloscar (Beloscarr) est une maison fivatière du château de Mauléon, occupé par un châtelain au service du roi de France. Le roi de France possède la Soule depuis 1449, elle dépendait du roi d'Angleterre jusqu'à cette dâte.
En 1257, lors de l'invasion de la Soule, Garcie Arnaud de Navailles et le sénéchal Longue-épée s'emparent du château de Beloscar.
Vers 1600, Gachenaud de Beloscar, sergent royal, épouse Marie de Bertereche, héritière de Bertereche de Menditte d'où :
*Marie qui épouse vers 1700 Pierre de Casenave, procureur à la cour de Licherra
*Laurent, avocat au parlement, décédé le 19 mars 1719. Il avait épousé vers 1690 Catherine de Sibas d'où :

*Marguerite dame de Sallaberry de Larrebieu
*Thérèse née à Mauléon
*Pierre de Beloscar , avocat et juge-jugeant à la cour de Licharre
*Jean de Beloscar officier de dragon, décédé en 1795 et père de Laurence de Beloscar qui épouse le 15 octobre 1765 Julien de Sunhary de Licharre avocat au parlement et fils de Jacques et Marie de Larcabal d'Arrast.

* AS – JM Regnier *CS Ricardo Cierbide
*JBO- Les noms des Maisons Médiévales en Labouird , Basse Navarre et Soule

ARRAST LARREBIEU (SOULE)

- ÜRRÜXTTOI LARREBILE




ABBADIE d'ARRAST « D'azur au château couvert d'argent ouvert et éclairé de sable girouetté d'argent et accompagné de trois étoiles d'or, deux aux cantons du chef et un en pointe » (Abbé Guilhen d'Abbadie d'Arrast – Généalogie des Arrast)

Abbaye laïque qui n'a pas de citation médiévale.
Arnaud d'Abbadie d'Arrast, abbé lay d'Arrast (né en 1645) épouse Marie de Larcabal, de la Salle de Larceveau, le 28 avril 1679.

*Abbé Guilhen d'Abbadie d'Arrast –Généalogie des Arrast

BEHETI de LARREBIEU « Ecartelé au 1 d'azur à la tour donjonnée d'or ouverte du champ ; au 2 de gueules à trois fasces d'argent ; au 3 de gueules au lion d'argent ; au 4 d'azur à une rose d'argent » (Abbé Guilhen d'Abbadie d'Arrast – Généalogie)

Maison citée au CS behetie juson

ARRAUTE CHARRITTE (BASSE NAVARRE)

  • ARRUETA SARRIKOA


ELIZAITZINE « De sinople au lion d'argent à la bordure du même » (DN-SVN)

Maison noble citée en 1316 lizaytcine, 1412 la salle deliça aycine.

En 1424, Robert de Gramont, fils puîné de Fortaner de Gramont seigneur de Bidegain à Biscay, épouse Isabelle d'Uhart, fille de Auger d'Uhart (baron d'Uhart et Sorhapuru) et de Léonor de Sorhaburu, deuxième femme d'Auger. Léonor de Sorhaburu est dame de Garra de Hélette et d'Elizaitzine. Robert de Gramont et Isabelle d'Uhart héritent de la seigneurie d'Elizaitzine.
Leurs descendants seront du lignage des Gramont ; ils serviront dans les compagnies des ducs de Gramont.
N…d'Elizaintzine, héritière de la Salle épouse vers 1515, Fortaner d'Echauz, homme d'armes dans la compagnie d'Odet de Foix.
Les Casamajor d'Orion seront reçus aux Etats pour cette Salle en 1685 ; ils le seront jusqu'en 1773.

* JBO *SSLAB-n°99 *APB *JJ et R.Ritter- La Maison de Gramont

BELERET « D'or à un arbre de sinople et un loup passant de sable attaché au tronc de l'arbre par une chaîne (au naturel ?) » (SVN)

Beleretecoa, maison citée à Arraute. (SVN)

SAGARDIBURU « D'argent au pommier de sinople » (SVN)

Armes parlantes ; maison noble en 1754.

*SVN

Réunion des deux villages le 27 juin 1842.

ASCAIN (LABOURD)

  • AZKAINE

ASCANIO-AGORRETA « D'or au chêne arraché de sinople au sanglier de sable brochant sur le fût les défenses baissées pour charger un homme au naturel armé d'un bouclier au bras gauche ; à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or » (SVN-APB)

Maison noble, citée en 1505 qui deviendra sans doute Azkubea.
Pour Ekaina (1991), Azkubea et la Salle d'Ascain étaient deux maisons différentes, mais alors, on ne voit pas où pouvait se situait la Salle d'Ascain.
Vers 1125, « Loup Anerii de Escan » (Loup Aner d'Ascain) est cité parmi les barons du Labourd , témoin de la donation du tiers du péage du pont sur l'Adour faite par le vicomte Bertrand au bénéfice de l'évêque de Bayonne Raymond de Martres. Salomon d'Ascain est cité dans un autre acte vers 1235. Martin Otxoa de Gaztelu, seigneur d'Ascain, épouse vers le milieu du XIV° siècle, Maria Garcia de Narbat, dame de Agorreta, maison noble navarraise. Martin de Agorreta- Ascanio, épouse Maria Galindez de Iriberri en Cize. Leur fille aînée Gracia Ana, dame d'Ascain, se marie à son cousin Jean de Agorreta et leur fille et héritière Maria s'alliera à Philippe de Beaumont. En 1556, la seigneurie d'Ascain était à Martissans d'Ossagorlo.
Vers 1574, la seigneurie d'Azkubea fut acquise et restaurée par Jean de Sossionde, évêque de Bayonne (1566-1578), natif d'Ascain et qui justement portait « D'argent à l'arbre terrassé de sinople et un sanglier de sable brochant sur le fût », soit les armes de la Salle. Sur le porche d'entrée d'Azkubea, sont gravés un cavalier accompagné en chef d'une fleur de lys à dextre et d'une croix pattée à senestre, sans aucun doute un sceau équestre, peut être celui des premiers seigneurs d'Ascain. Ce sont les Haraneder qui possédaient cette Salle en 1693.

*APB *SVN *LO *EK- Ascain- 1991 *JJL *RH *JBO *R. Moreau- Ascain

NARBAT « De gueules à une fasce d'or » (SVN)
Maria Garcia de Narbat, est dame de Agorreta, maison noble navarraise ; elle s'alliera vers le milieu du XIV° siècle à Martin Otxoa de Gaztelu, seigneur d'Ascain.

*EK- Ascain- 1991

MONSEGUR « D'argent à une fasce de gueules surmontée de trois roses du même » (AL)
Cette seigneurie se situe à Serres, qui fut une paroisse autonome avant d'être rattachée à Ascain en 1845. Serres, aujourd'hui quartier d'Ascain, s'étendait jusqu'au quartier de Chantaco à l'entrée de Saint Jean de Luz.
Fagosse, autre maison noble de Serres qui appartenait aux Urtubie, se situait sur l'actuel golf de Chantaco.
En 1650, Catherine de Morène dame de Monségur, épouse Jean de Haraneder, fils de Martin de Haraneder qui fut baile de Saint Jean de Luz vers 1660. De ce mariage est issu le lignage des Haraneder-Monségur.
Raymond de Monségur, garde du corps de Charles X fut maire d'Ascain.

*EK 1991 * RH *R. Moreau- Ascain



ARMES COMMUNALES DE ASCAIN « D'or au chêne terrassé de sinople fruité d'or au tronc au naturel et un sanglier d'argent brochant sur le fût de l'arbre, à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or »

ASCARAT (BASSE NAVARRE)

– AZKARATE

LARREGOYEN « D'argent à deux fasces de gueules » (LAN-SVN )
alias « D'or à deux fasces de gueules » (DN)

Maison noble citée en 1316 larregoyena (JBO)
Les Larregoyen étaient installés au château de Fargues (Farguesenea), sans doute sur le lieu de la Salle primitive.
La maison Larregoyen est, on l'a vu, citée en 1350. Mais on la connaît mieux à partir de la fin du XVI° siècle.
Félix Larregoyen (1590-1670), épouse en 1624 Françoise Lalanne, fille de Théophile Lalanne (et de Aimée d'Aroue) de la Salle d'Ispoure, titulaire de la charge de châtelain de Navarre.
Leur héritier Pierre Larregoyen (1625-1665), épouse Catherine Baratziart de la maison Etxexuri à Hélette.
Dominique Larregoyen (1647-1710), fille unique et héritière épouse en 1666 Martin Irigoin de la maison du même nom (irygoyen) à Masparraute.
Lui succède Pierre Larregoyen (1670-1740) épouse en 1704, Isabelle de Jauregiberri de Salartia (salarte) à Amendeuix.
Leur fils Pierre Larregoyen (1706-1785), héritier, épouse en 1744 Engrâce de Carrica de la Salle d'Ainziondo à Ascarat. Pierre Larregoyen héritera aussi d'une situation financière peu reluisante.
On sait portant que les biens fonciers des Larregoyen étaient conséquents ; ils possédaient : les Salles de Larregoyen, Jauregia et Orza, le moulin d'Ascarat, les dîmes de Bidondo, Etxegoin, Harispe, Intzauspe, Iriart et Larre. A sa décharge, il faut imaginer que la Salle de Larregoyen abritait quand même une douzaine de personnes qu'il devait entretenir.
En 1720, Pierre de Larregoyen emprunte donc l'importante somme de 8700 livres ; mais la situation financière ne s'améliore pas pour autant. En 1741, il est contraint de vendre Larregoyen et Jauregia ainsi que toutes leurs dépendances à Jean Bertrand de Guiroye de Saint Jean Pied de Port. En 1772, il se retirera à la maison Haritzague à Amendeuix ; il reçut ce bien par héritage du côté de sa mère en même temps que plusieurs maisons à Amendeuix, Orsanco, Charritte de Bas et Masparraute.
On a vu que la Salle Larregoyen (avec Jauregia et Orza) est revendue en 1777 à Salomon Barthélemy d'Etchepare d'Ibarrolle, capitaine au régiment Royal la Marine, dénommé le Chevalier d'Etchepare, demi-frère de Bernard seigneur d'Etchepare à Ibarrolle. Barthélémy d'Etchepare était un militaire de carrière. C'est sans doute lui qui reconstruira dans cette fin du XVIII° siècle la Salle de Larregoyen, qui se dénommera Farguesenia, le château de Fargues aujourd'hui (ou autrement le manoir de Vergues).
Durant la Révolution, Salomon Barthélemy et son frère Jean Baptiste sont inscrits au tableau des émigrés du 3 novembre 1793 ; c'est-à-dire, que comme bon nombre de nobles, ils avaient fui devant les troupes révolutionnaires. Dans cette situation, les émigrés voyaient tous leurs biens saisis comme « biens nationaux » et vendus aux enchères. C'est ainsi que les biens des Etchepare à Ascarat sont vendus le 2 mars 1794 pour 56 222 livres.
Bien que ruiné, Salomon Barthélemy n'aura de cesse d'être rayé de la liste des émigrés ; d'une part en raison du caractère infamant que revêtait une telle inscription, et d'autre part cela lui permettait de rentrer en possession des biens aliénés, mais non vendus. Ils concernaient une résidence à Paris. Ce fut chose faite le 31 mars 1802, et pour son frère jean Baptiste ce sera le 26 avril 1802. Salomon Barthélemy d'Etchepare décède sans descendance, à Paris le 9 février 1814.
François Larregoyen (1745-1826) est héritier de Pierre ; il sera capitaine des milices de Mixe. En 1773, il reçoit en héritage (ou en don) la Salle Sallejusan de Masparraute de sa cousine Florence d'Amendeuix.
Pendant la Révolution, il se battra pour récupérer l'héritage du domaine de Larrea à Ispoure. Cette seigneurie qui était aux Lalanne (lointains cousins de François Larregoyen) se trouvait par héritage à Bernard d'Alçu. Seulement en 1793, ce bien fut décrété « bien national » après la fuite de d'Alçu pour Pampelune. François Larregoyen contesta cette décision. Il s'en suivit quatre procès. François pouvait rentrer en possession des biens d'Alçu à condition de verser deux très importants « retours de dot ». Ne pouvant assurer ces paiements, les biens de Lalanne furent vendus aux enchères et ce sont les propres beaux-frères de François Larregoyen qui se portent acquéreurs pour la somme de 46 550 livres.
François de Larregoyen sera maire d'Amendeuix.

*Louis Baratchart- Le Palacio de Larrea d'Ispoure (Les Amis de la Vieille Navarre)
*Xavier d'Iribarne- La Salle d'Etchepare d'Ibarrolle en Ostabarret (Ekaina n°78)
*SSLAB-n°100


JAUREGIA- ASKARATE « Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à une aigle essorante de sable sur un rocher de sinople ; aux 2 et 3 d'azur à trois fasces d'argent chacune d'elles chargée de trois loups passants de sable » (SVN-HVN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 au rocher surmonté d'un oiseau (s. c.); au 2 et 3 fascé d'argent et d'azur et neuf loups de sable posés 3 , 3 et 3 sur l'argent » (LAN)

Cette maison est citée vers 1350.
Il cite comme maisons nobles la Salle d'Ascarat et la maison Larre (sans doute Larregoyen), celle-ci est déjà connue en 1350. C'est par contre la première fois qu'est mentionnée la « Salle d'Ascarat ». Où se trouvait cette Salle ? Est-ce cette même Salle d'Ascarat qui se dénommera Jauregia au XVIII° siècle ? C'est fort probable. De plus, cette Salle est armoriée. Les armes de la « Sala de Azcárate (Ascarat) en el valle de Baïgorry » nous sont données par le Libro de Armerίa édité vers 1572.
Plusieurs lignages des « Azkarate » se retrouvent (encore aujourd'hui) en Navarre et Guipúzcoa, avec les mêmes armes ou des armes différentes ; mais le lignage est originaire d'Ascarat.
C'est sans doute cette Salle d'Ascarat qui en 1741, est mentionnée « Jauregia d'Ascarat ». Elle était à cette date (mais sans doute bien avant) aux Larregoyen, qui possédaient également Orza.
Par contrat du 9 juillet 1741, Pierre de Larregoyen vend les Salles de Larregoyen et Jauregia à Jean Bertrand de Guiroye de Saint Jean Pied de Port. De Guiroye demanda et obtint son admission aux Etats de Navarre la même année pour lui et son fils. Il renouvellera cette demande en 1748. L'admission aux Etats confirmait la nobiliarité des fiefs déclarés.
En 1777, Jean Bertrand de Guiroye vend les Salles de Jauregia et de Larregoyen, ainsi que la maison Orza, à Salomon Barthélemy d'Etchepare d'Ibarrolle, capitaine au régiment Royal la Marine, dénommé le Chevalier d'Etchepare. Salomon était frère consanguin, issu d'un second lit, de Bernard seigneur d'Etchepare à Ibarrolle. Salomon Barthélemy d'Etchepare et son frère Jean Baptiste occuperont la maison Larregoyen à Ascarat.
A la Révolution, Salomon Barthélemy d'Etchepare seront inscrits sur le tableau des émigrés ; la Salle de Jauregia sera saisie comme bien national et vendue aux enchères avec Larregoyen le 2 mars 1794 pour 56 222 livres.
Salomon Barthélemy d'Etchepare décède sans descendance, à Paris le 9 février 1814.

*EK-n° 78 *SSLAB-n° 100


ARMES COMMUNALES DE ASCARAT « Ecartelé au 1 d'azur au cep de vigne pampré d'argent et fruité d'or ; au 2 d'argent à une aigle essorante de sable sur un mont de sinople ; au 3 d'argent à deux fasces de gueules ; au 4 d'azur à un cheval passant gai d'or surmonté de deux étoiles d'argent posées en chef au franc quartier des barons militaires d'Empire : de gueules à une épée haute d'or » (2004)

AUSSURUCQ (SOULE)

– ALTZÜRÜKÜ

RUTHIE (ou Urruti) « D'or au chêne terrassé de sinople fruité d'or et un ours de sable passant à senestre » (SVN-RH)
alias « D'or au chêne de sinople terrassé du même et un ours de sable levé à senestre contre le fût de l'arbre » (APB)

Maison noble citée en 1327 urrutie (JBO)
Marie de Ruthy, héritière de Urruti, épouse vers 1400, André de Suhare, seigneur de Casenabe maison noble de Suhare.
Menauton, seigneur de Ruthie, épouse vers 1422, Domenge d'Ahetze, sœur du seigneur d'Ahetze maison noble d'Ordiap.
Arnauton, seigneur de Ruthie, confirme en 1463 la donation à sa sœur Gracianne, de la Salle de Casenave de Suhare. Il se marie vers 1450. Son fils Pierre Arnaud de Ruthie, seigneur de Ruthie, épouse en 1477 Marguerite de Navailles.
Pierre ou Peyrot de Ruthie, seigneur de Ruthie, capitaine châtelain de Mauléon, gouverneur de Soule ; militaire, il acquit la seigneurie de Cheveny près de Blois ; il décède en 1542 sans postérité. Sa sœur Marguerite devient héritière de Ruthie, elle épouse vers 1500 Jean de Tardets, seigneur d'Arangoiz, maison noble de Garris, puis en secondes noces Pées d'Haramburu.
Du premier mariage est issu Jean de Tardets, seigneur de Ruthie et d'Arangoiz. Il succède à son oncle Pierre de Ruthie comme capitaine châtelain de Mauléon et gouverneur de Soule, cette cession se fait à la condition que son fils prenne le nom et les armes de Ruthie. Tristan de Ruthie, fils de Jean de Tardets, vend en 1551, la seigneurie de Cheveny à Diane de Poitiers ; il reçoit en contrepartie la potestaterie du domec de Cheraute, la seigneurie de Gestas, Casamajor, maison noble de Trois Villes et les droits seigneuriaux de Berterèche de Menditte.
* JM. Régnier- La Soule *APB *JN

AYHERRE (BASSE NAVARRE)

– AIHERRA

APHARA ou APARA « D'argent au taureau de sable » (DN-LAN)
Famille noble citée en 1291 pauraga , 1366 apaura .
Cette maison qui existe toujours, a donné son nom au quartier Apairy d'Ayherre, elle passera chez les Belsunce-Harriague au XVII° siècle.

Jean de Belsunce, fils cadet d'Armand de Belsunce et de Marie de Méharin, frère de Charles I le vicomte de Méharin et de Jacques seigneur de Soccobie, épouse vers 1630 Françoise de Harreguy, héritière de cette maison à Gréciette.
Leur fils cadet, autre Jean de Belsunce, né en 1652 à Gréciette, épouse en 1680 Gratianne de Berhueta, héritière de la maison noble de ce nom à Ayherre (fille de Joanes Bidegain et de Catherine Vidart). Jean de Belsunce, est seigneur de Berhueta et Apara, sans que l'on sache exactement s'il tenait cette dernière maison des biens de sa mère, ce qui paraît le plus probable, ou s'il l'avait acquise. Jean de Belsunce s'alliera en 1710 à Claire de Gardera, de Labastide Clairence.

Catherine de Belsunce, fille de Jean, née le 8 novembre 1751, héritière de la maison d'Apara, s'allie par contrat de mariage du 20 février 1766 à Dominique Harriague de la maison Carica à Bonloc. Ils auront onze enfants, dont seront issus notamment Justin Mirande, chanoine et curé d'Hasparren et Dominique Harriague, médecin, conseiller général d'Hasparren.

*JB. Daranatz – SSLAB -1920- JM. Régnier- Ekaina 1982


BELSUNCE « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à deux vaches passantes de gueules rangées en pal ; au 2 d'azur à l'arbre d'argent ; au 3 d'azur à une hydre à trois têtes d'argent » (SVN)
alias « Ecartelé, aux 1 et 4 d'or à deux vaches passantes de gueules rangées en pal aux 2 d'azur à l'arbre de sinople ; au 3 d'azur à l'hydre d'argent à trois têtes » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à deux vaches passantes de gueules rangées en pal ; au 2 d'azur à l'arbre de sinople ; au 3 d'azur à l'hydre d'argent à trois têtes » (DN)

Maison noble citée en 1249 belsunsa

Les Belsunce, famille navarraise, portaient au XIII° siècle un sceau avec « une vache passante ». Gracie Arnaud utilisera en 1276 « une vache colletée et clarinée accompagnée en pointe de deux coquilles », peut être à la suite de la croisade à laquelle il participe en 1270 aux côtés de Saint Louis et Thibaut II , roi de Navarre. En 1387, le sceau devient « deux vaches passantes l'une sur l'autre ».

Dans les armes de Belsunce, selon J. de Jaurgain, l'arbre au naturel est des Pagandure à Macaye et l'hydre est des Lissague à Saint Pierre d'Irube, pourtant les armes de Pagandure et de Lissague nous sont inconnues par ailleurs. Mais il faut aussi remarquer que l'arbre des Pagandure pourrait être « parlant »; Pagandure pouvant découler de « pago » ou « phago », désignant le hêtre en Basque.
J. de Jaurgain tient pour fausse l'acquisition d'une vicomté à Macaye en 1154 par les Belsunce; pour lui, il ne pouvait exister de vicomté à Macaye à cette date, ce qui paraît le plus vraisemblable. Le plus ancien document donnant le titre de vicomte de Macaye à un seigneur de Belsunce porte la date du 29 mai 1535.

Vers 1275, Garcie Arnaud I, est seigneur de Belsunce en Basse Navarre (c'est à dire à Ayherre), et de Pagandure, maison noble citée à Macaye en 1245. Il participe à la croisade de 1270. Il sera, ainsi que ses fils, pensionné par le roi de Navarre. C'est par achat ou par alliance que les Belsunce deviennent seigneurs de Pagandure à cette époque.
Garcie Arnaud II, seigneur de Belsunce et Pagandure, bailli de Labastide Clairence, signe en 1321 la paix entre Labastide et l'Arberoue ; c'est peut être lui qui construit le château d'Ayherre.

La vicomté de Macaye voit le jour vers 1534 avec Jean III de Belsunce qui était l'un des cent gentilshommes de l'hôtel du roi François I. Jean III de Belsunce, épouse en 1525, Marie d'Armendaritz, fille du vicomte de Méharin.
Jean IV de Belsunce, seigneur de Belsunzea, vicomte de Macaye, est châtelain de Mauléon et gouverneur de Soule. Il épouse en 1555 Catherine de Luxe et son beau- frère Charles de Luxe, s'empare de Mauléon alors qu'il guerroyait dans la suite de Henry IV.
Jean V de Belsunce, seigneur de Belsunzea, vicomte de Macaye, hérite des charges de son père. Il vend Lissague à Marie d'Arbeletche, bourgeoise de Bayonne, pour 15000 livres, le 27 janvier 1615 ; les difficultés financières des Belsunce deviennent évidentes, elles ne cesseront plus.
Les Belsunce abandonnent Ayherre vite après le mariage de Armand II de Belsunce avec Marie de Méharin en 1600 (Méharin est une vicomté depuis 1424), sans doute à la mort de Jean V vers 1630. A cette date le château d'Ayherre était en très mauvais état et les moyens financiers manquaient pour une réhabilitation.

De ce mariage viendront huit enfants dont : Charles I , héritier de la vicomté de Méharin; Jeanne , mariée à Jacques Castalounes vicomte de Macaye ; Rachel , dont nous parlerons plus loin ; Esther , mariée à du Pont avocat général au parlement de Navarre ; Jacques, qui sera seigneur de Soccobie à Isturits, maison anoblie en 1435 ; Jean, qui sera seigneur d'Harreguy à Gréciette après son mariage avec Françoise d'Harreguy en 1630 et dont la descendance s'alliera avec les maisons nobles de Aphara (Apairi) et Londaits , toutes deux à Ayherre ; notons enfin Charles dit Doyenart , bâtard légitimé .
Jacques de Belsunce épouse en 1654 Marie de Soccobie –Berhouet, héritière de Soccobie. En 1672, Catherine de Belsunce, héritière de Soccobie se marie avec Salvador d'Eyharce de Labastide Clairence, neveu de l'évêque de ce nom à Tarbes. Leurs descendants s'allieront aux Londaits en 1707. Jacques Diharce, héritier de Socobie à Isturits, épouse en 1721 Catherine de Urketa, maison anoblie en 1435 à Ayherre.
Du mariage de Jean de Belsunce avec Françoise Harreguy, sont issus :
Jean de Belsunce, né vers 1652 à Gréciette et qui épouse en 1679 Gratianne de Berhouet dame de Berhouet (fille de Joanes Bidegain et de Catherine Vidart). Leur fils Jean de Belsunce, héritier de Berhouet et Aphara, épouse en 1711 Marie Claire de Gardera de Labastide Clairence. D'où :
Jean de Belsunce, héritier de Berhouet et Aphara, se marie en 1746 avec Jeanne Lambert de Labastide Clairence.
Catherine de Belsunce, troisième fille de Jean et de Marie Claire, épouse en 1766 Dominique Harriage de Bonloc (fils de Martin Harriague et de Jeanne Hiriart, dame de Carrica à Bonloc). On ne sait trop comment, Catherine devient héritière de Berhouet et Aphara (certainement suite au décès de son frère Jean sans descendance, preuve que Aphara et Berhouet étaient aux Belsunce) ; elle confiera ces maisons à des métayers et suivra son mari à Carrica à Bonloc. Ils auront au moins cinq enfants, dont Marie Anne (4° fille) qui hérite de Carrica et épouse J.P. Londaits, juge de paix d'Ayherre et Marie (5° fille) qui épouse en 1793 J.B. Lorda de Sautenea à Hasparren.
Valentin de Belsunce, qui se marie à Etxe Berria de Bildarritz à Ayherre.
Autre Joanes de Belsunce, marié à Macaye à la maison Buhartia (Uhartia).
Un autre fils se marie à Mendionde avec Marie d'Arraidou, à la maison Garatia.

Pierre de Belsunce marié à Urcuray, maison Dagorete en 1778 avec Kattalin Bidegaray. Leur fils Pierre se marie à Marie Etchessarry, fille de Piapatenia, maison de Labiri à Hasparren. Leur descendance s'installe à Guillentoenea, du même quartier à Hasparren ; en est issu Jean de Belsunce, prêtre, né en 1851 et qui sera missionnaire toujours à Hasparren.
Le château d'Ayherre date sans doute du XIV° siècle, les tours d'angle circulaires sont d'origine ; les fenêtres à meneaux ont été crées certainement au XVI° siècle. Mais les Belsunce devaient occuper une maison sur le même site avant la construction du château.

*RH *RB *JB. Daranatz – SSLAB -1920 *AB *APB


KURUTXETA ( ou Kurutzalde)« D'azur à trois croix pommetées d'or » (DN-SVN)
alias « D'azur à trois croix tréflées d'or » (LAN)

Maison noble citée en 1249 curuchete
Armes parlantes ; en basque « kurutze » signifie croix.
Pierre d'Arcangues est seigneur d'Arcangues et de Kurutcheta en 1573 ; les Arcangues la possédaient encore au XVIII° siècle.

*APB *RH


LONDAITZ « D'or à l'arbre de sinople fruité d'or, à la bordure de gueules chargée de cinq panelles d'or » (SVN)
alias « D'or à un arbre de sinople sommé d'une aigle de sable, parti de sinople à une tour d'argent » (SVN)

Maison noble citée en 1249 londais
Ces armes, données par le SVN, sont pour les Londaiz à Hernani et en Basse Navarre.
Londaitz existe toujours. En 1700, Joannes de Londaitz-Jaureguy était député du Tiers Etat pour l'Aberoue.

*RH


MENDIGORRI « D'or au chêne de sinople au sanglier passant de sable brochant sur le fût » (LAN)
alias « D'or au chêne de sinople au sanglier de sable levé contre le fût de l'arbre » (SVN)
alias « De gueules à l'arbre de sinople au sanglier de sable levé au pied de l'arbre » (DN)

Ces dernières armes ne respectent pas la règle héraldique des émaux.

Maison noble citée en 1291 mendigorri (JBO)
Cette seigneurie est aux Armendaritz au début du XVIII° siècle. M. d'Armendaritz est admis aux Etats de Navarre en 1710 ; en 1730 ce sera Jacques Golar Mouhet, curé d'Armendaritz qui est reçu. Puis en 1755, M. d'Armendaritz (à cette date, les Moneins sont seigneurs d'Armendaritz) donne cette Salle à Dominique Jauregizahar Dugange ; Ugange étant le nom de l'ancienne paroisse d'Uhart Cize.

*SSLAB-n°100

UHAGON « De sinople à une tour d'argent ouverte de gueules surmonté de six besants d'or posés en fasce 3 et 3 et un bras d'argent issant de la tour tenant le besant du milieu de la seconde fasce » (SVN)
alias « De sinople à une tour d'argent ouverte de gueules accompagné de six besants d'or posés en orle » (ALBNS-2002)

Ces dernières armes sont celles de Uhagunea à Ayherre, choisies par son propriétaire actuel Claire Noblia en 2002.
La maison Uhagon fut anoblie en 1435 avec les 135 autres en Arberoue. Originaire d'Ayherre, elle est également connue à Hasparren et à Bilbao où elle est citée dès 1300. Au XIX° siècle, les Uhagon posséderont de nombreuses maisons à Ayherre (Ilagindea, Elizaldia, Antondea, Karlatea, Bikaldea) et Ortesenea à Hasparren

*EPV *DOH *RH

ARMES COMMUNALES DE AYHERRE « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à deux vaches passantes d'or posées en pal, accornées, colletées et clarinées d'azur ; au 2 d'argent à un chêne arraché au naturel ; au 3 d'azur à l'hydre d'argent à trois têtes »