Histoire

CAMBO LES BAINS (LABOURD)

- KANBO

AGUERRE (ou Daguerre) « D'argent à l'arbre de sinople accompagné de deux chaudières de sable ; à la bordure d'azur chargée de six flanchis d'or » (RH-APB)

Maison noble citée en 1505 Agerreta
Cette famille est issue de Vera de Bidassoa ; l'une de ses branches s'installera à Cambo.
*LN
BURLASTEA « D'or au chevron de sable accompagné de trois léopards de gueules 2 et 1 et en pointe d'une onde d'azur et d'argent » (SVN)

Famille citée à Cambo au XVIII° siècle par le SVN.
Ces armes présentent des similitudes avec celles des Aran à Urrugne.

BURLASTEBERRI « D'or au chevron dentelé de sable accompagné de trois léopards de gueules et en pointe une onde d'azur et d'argent ; parti de gueules à la croix pommetée d'argent cantonnée de quatre panelles d'or ; à la bordure générale d'argent chargée de huit fleurs de lys de gueules » (SVN)

Armes d'alliance de la précédente famille toujours au XVIII° siècle.

ETCHEGOYEN « D'azur à une tour d'argent accostée de deux lions affrontés ; celui de dextre d'or, celui de senestre d'un lion d'argent » (APB)

Maison citée en 1541 chagoyen. (JBO)
Cette famille apparaît en 1572, avec Jean d'Etchegoyen, substitut du procureur général au bailliage de Labourd ; charge qui lui permit sans doute d'acquérir la condition nobiliaire. Des Etchegoyen sont installés au XVII° siècle à Sorhueta à Ustaritz. Catherine Etchegoyen, fille de Sorhueta, épouse Pierre Hayet, seigneur de Hirigoyen d'Ustaritz.
Plusieurs militaires sont issus des Etchegoyen, ils s'établiront également hors du Pays Basque donnant naissance à la branche landaise. Ainsi : Isidore d'Etchegoyen est député de Dax en 1789. Jean Louis Bernard, baron d'Etchegoyen, gentilhomme de la chambre de Charles X, décoré de plusieurs ordres. Adolphe d'Etchegoyen, marié à Pascaline d'Ibarrart d'Etchegoyen sa cousine.
Sophie d'Etchegoyen, fille de Jean Louis, lieutenant de la maréchaussée de la généralité d'Auch et Béarn, est mariée à Marie Arnaud de Joantho, famille souletine d'Aroue ; fils aîné de Jean Pierre, receveur de l'enregistrement et des domaines.

*AL *RH * APB * M.Duhart- Le Vieil Ustaritz * Cheryl Ithurralde –Archives Familiales

IBARRRAT d'ETCHEGOYEN « Ecartelé, au 1 d'azur à l'agneau pascal d'argent surmonté de trois étoiles d'or, au 2, d'azur à une tour d'argent ; au 3, d'or à trois pals d'azur ; au 4, d'argent à un arbre de sinople au pied fiché dans un cœur de gueules et accosté à senestre d'un lion du même » (RH)

Ces armes furent arborées par les descendants de la branche landaise des Neurisse, car les étoiles figurent dans le quartier principal. On reconnaît les diverses alliances des Etchegoyen : les étoiles sont de Neurisse de Dax, la tour est aux Etchegoyen de Cambo, l'arbre et le lion sont de Sorhueta d'Ustaritz ; le cœur est pour les Joantho d'Aroue.
Le seigneur d'Etchegoyen est présent à l'assemblée de la noblesse du Labourd en 1789, sous le nom de Dibarrart d'Etchegoyen.

*AL *RH *APB * Cheryl Ithurralde –Archives Familiales

LURO « De gueules au lion d'or accompagné de treize besants d'or posés en orle » (LAN)
alias « De gueules au lion léopardé d'argent, à la bordure componée d'or et de gueules » (RH)
Maison noble citée en 1456, 1505 lure toujours visible au Bas-Cambo.
Gracieuse de Peruerteguy, héritière de Luroa, épouse Pierre Diharce d'Alzuyet de la branche des Diharce d'Hasparren (Alzieta).
Leur fils Savat Diharce est seigneur de Luroa (1723-1794) ; il est capitaine au régiment du Labourd. Il épouse en 1763 Jeanne de Haitze d'Ustaritz. De cette famille sont issus Martin Diharce, curé de Cambo et Marie Anne Diharce, qui avait épousé Dominique Barrenetche de Lahet, seigneur de Lahet à Sare.

*APB *RH
ARMES COMMUNALES DE CAMBO LES BAINS « D'azur au lion d'or à la bordure componée de gueules et d'or »

CAMOU CIHIGUE (BASSE NAVARRE)

– GAMERE ZIAGA


JAUREGI – CARSUSAN (dit de Sarrabere) « D'or à deux serpents d'azur affrontés et tortillés en pal, et une rose de gueules tigée et feuillée de sinople mouvante de la pointe » (AB)

Maison fivatière (quoique désignée Jauregi) du domec de Libarrenx citée jaureguyé en 1377. (CS)
Il s'agit ici des armes familiales des Carsusan- Sarrabere, famille béarnaise de Salies.
En 1748, Jean de Carsusan, seigneur de Sarrabère de Salies, épouse Marguerite Hegoburu de Licharre, fille de Clément d'Hegoburu, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel de robe longue, bailli royal de Mauléon et de Engrâce de Rospide d'Aroue.
Son fils Pierre de Carsusan-Sarrabère, né à Mauléon le 25 juin 1750, héritier de son père, est reçu aux Etats de Béarn pour Sarrabère en 1767. Il sera admis aux Etats de Soule en 1780 et 1789, pour le domec de Cihigue, qu'il avait acquis du baron d'Uhart (sans doute Jean Bernard d'Uhart, bailli d'Ostabarret, aussi seigneur de Sauguis) ; le domec de Cihigue était donc anoblie en 1780.
Du mariage de Pierre de Carsusan-Sarrabère et de Françoise de Laborde-Lacoste : Marguerite Agathe Pauline de Sarrabère, mariée en 1807 à François de Hagou Casuye d'Ithorots, maire de Mauléon de 1815 à 1830 et Anne de Sarrabère, femme de Jean Pierre d'Arraing, qui était maire de Mauléon en 1789, délégué du Tiers Etat de Soule aux Etats Généraux.

Réunion des deux villages en 1836.

*AB *DT *CS

CARO (BASSE NAVARRE)

– ZARO

JAUREGI - CARO « D'or à trois sangliers de sable passants l'un sur l'autre » (ABN)

Cette maison noble est cité en 1194 lop sanz de çaro ; 1243 dominus de caro jauregia. (JBO)
La paroisse de Caro était très tôt à la dame d'Ahaxe, comme elle possédait également Saint Michel. Elle refuse en 1194 de vendre Caro à l'abbaye de Roncevaux pour une somme de 1000 sous. Ce sera chose faite en 1199, Roncevaux possédera la paroisse et l'église Saint Martin de Caro.
Vers 1625 Martin de Caro, seigneur de la Salle de Caro, d'Aincille et de Bascassan, épouse Isabeau de Lacarry.
Bernard de Lohitegi est seigneur de Caro et d'Iparce (anoblie en 1614) en 1630 ; il avait épousé Gracianne de Logras. Leur fille Gracianne de Lohitegi épouse à cette date Tristan de Leizarazu, seigneur de Leizarazu.
Dominique de Lohitegi est seigneur de Caro en 1694.
Par alliance les Caro seront également seigneurs d'Athaguy à Alcay en Soule. Les Caro sont toujours cités seigneurs d'Athaguy jusqu'en 1716.
Le 27 juin 1740, Dominique Cazalong d'Alzu seigneur de la Salle de Saint Michel, est seigneur de Caro ; a cette date il laisse cette salle à son frère, curé de Saint Michel. En 1768, Bernard d'Alzu, est reçu aux Etats pour la Salle de Caro.
Ayant épousé Catherine de Caro le 16 avril 1731, Jean Claude Dubarbier, avocat au Parlement, seigneur de Noguès de Charre (Béarn), est reçu aux Etats pour cette salle le 15 octobre 1732.
Les Noguès portaient « D'or au noyer de sinople soutenu par deux ours affrontés de sable » (AB)
En 1793, Jauregi de Caro est aux Alzu de Saint Michel.

*MG *RH *EK-n°43 *AB
*SSLAB-n° 99 et 100 *CU –Diez siglos de historia en Ultrapuertos


LOHITEGI IPARCE « D'azur à une épée d'argent posée en barre la pointe en haut, accompagnée en chef d'une étoile d'argent et en pointe d'un croissant du même » (DN)

alias« D'argent à cinq trangles de gueules ; parti d'azur à une épée d'argent la pointe en bas, senestrée d'un croissant d'argent surmonté d'une étoile du même » ( DOH- SVN)
alias « D'azur à une épée d'argent la pointe en bas; parti d'argent à trois fasces de gueules au chef d'azur à un croissant d'argent » (SVN)

Lohitegi obtint un titre de noblesse pour la maison Iparce à Caro en 1614 ; cette famille était originaire de Saint Jean Pied de Port.
Les Lohitegi seront seigneurs de la Salle de Caro vers 1630.
Gracianne de Lohitegi, fille de Bertrand de Lohitegi, seigneur de Lohitegi et Iparza épouse en 1630 Tristan de Leizarazu.
Antoine de Lohitegi, fils cadet de Domingo de Lohitegi, seigneur de la Salle de Caro, épouse en 1594 Jeanne d'Etchepare d'Ibarrole.
JC de Dubarbier Nogues, avocat au parlement, ayant épousé Catherine de Caro en 1731, est admis aux Etats de Navarre en 1732 pour la Salle d'Iparce.

*SSLAB-n° 100 *NB *EK-n°77 *APB *AB *RH


OLHONCE « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'or à une quintefeuille d'azur ; aux 2 et 3, de gueules à la tour d'argent » (ABN- CDS)
alias « Ecartelé aux 1et 4 de gueules à une étoile d'argent ; aux 2 et 3 de sinople à une tour couverte d'or » (DN)

Maison noble citée en 1120 berunce, 1150 burunza, 1412 lospitau dolhonz.(JBO)
Cette maison était censitaire de Ronceveaux au XVI° siècle. En 1552, Graciane de Sarasquette est dame d'Olhonce ; héritère de son frère Martin de Sarasquette, elle avait épousé Pierre de Logras, secrétaire de la ville de Saint Jean Pied de Port.
Pourtant en 1120, Olhonce était au vicomte de Baïgorry ; à cette date, la vicomtesse, veuve de Garcie Loup II, donne l'église de Sainte Marie d'Olhonce à l'abbaye de Sorde. Les bénédictins et Jean d'Olhonce, construiront plusieurs maisons autour de l'église. Cette donation fut comme souvent, remise en cause par Semen Garcia, vicomte de Baïgorry, lequel taira ses prétentions contre une somme de 100 sols Morlaas.
Cette seigneurie sera érigée en marquisat en 1758, en faveur de Jean de Logras, conseiller au Parlement de Navarre, qui avait épousé Madeleine Angélique Legendre (1720-1795).
Les Logras sont reçus aux Etats de Navarre pour Olhonce dès 1667, jusqu'en 1771.

*SSLAB-n°100 *CU *CDS *Les amis de la vieille Navarre 2006

CHARRITTE DE BAS (SOULE)

– SARRIKOTE PE

CHARRITTE (la Salle) « D'azur à trois épées d'or aboutées chacune d'un trèfle du même, posées en pal, celle du milieu appointée vers le chef, les deux autres vers la pointe » (AB-RH-APB)
Maison noble citée en 1388 la sale de charritte
Jeanne de Charritte, héritière de la Salle de Charritte et de la maison noble Jauregoien de Chéraute (citée en 1337), fille unique de Antoine de Charritte, potestat et de Jeanne Etchart, épouse en 1608 Josué de Casamajor, fils cadet de Guilhem-Arnaud de Casamajor, seigneur de Gestas. Les Casamajor, famille de Rivehaute en Béarn, se diviseront entre les branches de Jasses, Gestas et Charritte.
Josué de Casamajor, acquit en 1619 de Jean d'Abbadie, la maison noble de Casenave à Charritte et le domec de Lichos en Béarn.
De cette union, Marie, fille cadette, épouse Charles de Béloscar, d'Aroue, avocat royal et Isaac de Charritte, fils aîné, seigneur de Charritte et du domec de Lichos, qui épouse en 1642 Marie de Maytie de Mauléon, fille de Pierre de Maytie et d'Adrienne de Murie.
Henri de Charritte, seigneur de Charritte et de Lichos, épouse en 1672, Jeanne Marie d'Arhets de Cheraute, fille de Pierre d'Arhets, avocat à la cour, juge civil et criminel de Barcus. Trois enfants sont nés : Armand Jean l'aîné ; Angélique et Adrienne alliée à Jean Pierre de Jaureguiberri Casamajor d'Aroue.
Angélique de Charritte, hérite de Charritte et Lichos à la mort de son frère aîné Armand Jean, qui avait épousé en 1712 Jeanne de Philippes d'Abense, mort sans postérité en 1735. N'ayant pas elle-même de postérité, en 1737, elle cèdera tous ses droits à Jean Vincent de Charritte, son cousin, petit-fils de Isaac de Charritte.
Jean Vincent de Charritte, seigneur de Charritte et de Lichos, marquis de Charritte en 1743, il était en effet mousquetaire de la garde du roi. Il sera admis aux Etats de Soule en 1737 pour Charritte et en 1738, il sera reçu pour Lichos aux Etats de Béarn. Il épousera Marie Louise Charrette de la Colinière.
Marie Louise, fille et héritière de Jean Vincent de Charritte, épouse en 1753 Martin Simon Duplaa ; elle vendit le marquisat de Charritte à son cousin François de Casamajor de Charritte et le domec de Lichos à son oncle Charles de Casamajor de Charritte ; Charles était le frère de Jean Vincent et le père de François.
François de Casamajor de Charritte, marquis de Charritte, seigneur d'Andoins (qu'il tenait de son père Charles de Casamajor de Charritte), premier président au parlement de Navarre, épouse en 1792 Hippolyte Euphrasie de Montillet.

*AB *APB *JBO


CASAMAJOR (de Jasses) « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à un lévrier rampant d'argent accolé du même ; aux 2 et 3 d'azur à une tour d'argent, maçonnée ouverte et ajourée de sable » (AB)
alias (de Gestas) « De gueules à un dextrochère d'argent au chef dentelé cousu d'azur » (AL)

Ces dernières armes furent enregistrées dans l'armorial de Guyenne en 1698.
Les Casamajor, famille de Rivehaute en Béarn, se diviseront entre les branches de Jasses, Gestas et Charritte, ces deux dernières en Soule.
Josué de Casamajor, fils cadet de Guilhem-Arnaud de Casamajor, seigneur de Gestas épouse en 1608 Jeanne de Charritte, héritière de la Salle de Charritte et de la maison noble Jauregoien de Chéraute. Ils formeront la branche des Casamajor de Charritte.
Josué de Casamajor, acquit en 1619 de Jean d'Abbadie, la maison noble de Casenave à Charritte et le domec de Lichos.
Charles de Casamajor de Charritte épouse le 6 mai 1723 Marguerite d'Andoins de Castelnau
(maison anoblie en 1677), héritière de cette branche de la maison d'Andoins. Le 7 mai 1743, la potestarie de Charritte est érigée en marquisat en faveur de Jean Vincent de Charritte, frère aîné de Charles.

François de Casamajor de Charritte, héritier de Charles de Casamajor de Charritte, marquis de Charritte, seigneur d'Andoins (qu'il tenait de son père), premier président au parlement de Navarre, épouse en 1792 Hippolyte Euphrasie de Montillet.

Le 11 avril 1785, Charlotte Françoise de Casamajor de Charritte, fille de François de Casamajor de Charritte, marquis de Charritte, épouse Pierre François Désiré de Capdeville baron de Capdeville, capitaine de cavalerie.

*AB *APB *AL


ANDOINS (de Castetnau) «Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à une main apaumée d'argent , aux 2 et 3 de sinople à une brebis passante d'argent » (AB)

CHERAUTE (SOULE)

– SOHÜTA


ARHETS « Losangé d'argent et de sinople, à la fasce d'argent » (AL-APB)

Armes attribuées d'office en 1696
Les Arhets ne sont pas cités avant le XVII° siècle.
Les Arhets, après un mariage avec Angélique d'Oyhénart, sont admis aux Etats de Navarre, comme seigneurs de la salle d'Elizetche à Arraute, en 1673. En 1690, ils reçoivent des lettres de noblesse pour un fief à Chéraute.
Jeanne Marie d'Arhets, épouse en 1672, Henry de Charritte, seigneur de Charritte et du domec de Lichos. Jeanne Marie d'Arhets est la fille aînée de Pierre d'Arhets , avocat en la cour , juge civil et criminel de Barcus et de Severine de Carrique.

* AB *AL *SSLAB-n°99

BELA -CHERAUTE (le Domec) « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au pin de sinople terrassé du même et un loup de gueules passant derrière le tronc de l'arbre ; aux 2 et 3 de gueules au lion d'or ; sur le tout de sable au lion regardant d'argent » (ADPA- Manuscrit Jaurgain)
Maison noble citée en 1337 domec dexeraute
Les seigneurs de Chéraute apparaissent au XIII° siècle ; en 1545, Roger de Chéraute est coupable de meurtre sur la personne de Pierre d'Irigaray de Chéraute, à propos d'une femme. Condamné à payer de fortes amandes au roi et à la veuve, il s'enfuit en Espagne et son domaine fut saisi et vendu. Arnaud d'Ohix, parent de Roger, bailli de Mauléon, se porta acquéreur.
D'après P. Haristoy, qui s'appuie sur des actes notariés familiaux, les Bela sont d'origine navarraise, ils sont issus du lignage des Belez (plutôt Velez) de Medrano. Ils étaient parents avec les seigneurs de Lacarre et apparaissent en Soule au début du XVI° siècle Garcia de Velez de Medrano épouse en 1525, l'héritière du domec de Chéraute. Leur fils Gratian de Bela (Belez s'est transformé en Bela) épouse vers 1543 la fille et héritière d'Arnaud d'Ohix, bailli de Mauléon ; Gratian de Bela deviendra syndic du Pays de Soule en 1553. Il était le fils de Garcia de Bela (alias Belez).
Cette origine navarraise des Bela, pourtant confirmée par le Chevalier de Bela en personne, est contestée par J. de Jaurgain qui leur attribue une provenance roturière et béarnaise. Jean Philippe de Bela se serait-il donc inventé une noble ascendance navarraise ? On a du mal à l'imaginer.
Son fils Gérard de Bela (1550-1633), se convertit au calvinisme ; contrairement au reste de la famille. Il obtint de son grand-père maternel, l'office de bailli royal de Mauléon en 1577. Il épousera Catherine de Johanne, fille de Jean de Johanne proche de Jeanne d'Albret, devenant ainsi baron de Chéraute et potestat de Soule, titre rattaché au domec de Chéraute. De son mariage sont issus deux fils.

L'aîné de ses deux fils Isaac de Bela, continuera la branche de Chéraute. Le fils cadet Jacques, épouse en 1614 Jeanne d'Arbide de Lacarre créera la branche des Bela-Othegain. Othegain, maison noble de Moncayolle, sans doute acquise par les Bela, car en 1528, elle appartenait au seigneur de Méritein.
Isaac de Bela (1585-1660) seigneur du domec de Chéraute, épouse en 1618 Isabeau de Lure ; d'où André de Bela qui obtient en 1679, l'érection de la seigneurie de Chéraute en baronnie et qui s'allie à sa cousine Jeanne de Belaspect ; il se convertit au catholicisme. L'aîné des fils d'André, Louis de Bela, baron de Chéraute, décède en 1655 sans postérité. Le domec de Chéraute fut occupé par Matalas (B. Goyenetche, curé de Moncayolle), lors du soulèvement populaire en 1661.

Son frère, Philippe de Bela (1682-1735)) lui succèdera ; potestat de Soule, il avait épousé Jeanne d'Espès ; il était aussi seigneur de Jauregoyen et Arembeaux de Chéraute. De ce mariage sont issues deux filles, dont l'aînée Marguerite de Bela Chéraute, décédée en 1791, baronne, avait épousé en 1726 Barthelemy Joseph Maximilien de Casamayor (famille originaire d'Aramits en Béarn), qui devient baron de Chéraute et potestat d'Espes.

Leur fils Jean Baptiste de Bela-Chéraute (1727-1799), baron de Chéraute, est reçu aux Etats de Soule en 1757 pour le potestat d'Espes qu'il tenait sans doute de sa grand-mère. Il épousera en 1769, Dorothée de Lafutzun de Lacarre, fille cadette de Henri de Lafutzun, baron de Lacarre et de Françoise de Saint Martin.

Sophie de Casamajor, née en 1770, est baronne de Chéraute ; elle épouse en 1803 Jean Claude Rouilhan, son beau-frère.
En 1767, Jean Philippe de Bela (1709-1796), dit le Chevalier de Bela, acquiert le Domec de Libarrenx. Il était de la branche cadette des Bela-Othegain (voir ci-dessus). Militaire, on le trouve à Grenoble puis en Suède, il créera le régiment Royal Cantabre.

*APB *RH *NB *JN *MG-Tomme III *Ekaina 1985 *L. Colas- Gure Herria 1925
*AS - Histoire de la Soule

CASAMAYOR (de Aramits ) « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à la vache passante d'argent ; au 2 d'azur à trois croissants versés d'or ; au 3 d'azur au cerf passant d'or » (JJ-Nobiliaire de Béarn)

BELA « D'argent au coq de gueules à la bordure de sinople chargée de quatre coquilles d'argent » (DOH)
Ces armes d'origine sont données par le DOH qui n'hésite pas à citer cette famille en Soule en 912. Elle est présente en Navarre en 1265, ce qui laisse supposer une origine bien plus ancienne que celle généralement admise. On connaît un peu mieux les Bela depuis le mariage de Garcia de Belez avec l'héritière du domec de Chéraute en 1525. Garcia était le fils de Jaymes de Belez de Medrano, gentilhomme de Haute Navarre exécuté en 1522, et qui s'était réfugié auprès du seigneur de Lacarre.
*RH

ARMES COMMUNALES DE CHERAUTE « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au pin de sinople terrassé du même et au loup de gueules passant derrière le tronc de l'arbre ; aux 2 et 3 de gueules au lion d'or ; sur le tout de sable au lion regardant d'argent »

CIBOURE (LABOURD)

– ZIBURU

LARRALDE- DIUSTEGUY « D'azur à trois coquilles d'or rangées en pal ; parti d'azur à trois têtes arrachées de loup d'or rangées en pal ; à la bordure d'argent chargée de dix chiens passants de sable » (APB)

Famille d'origine navarraise qui s'installe à Ciboure vers 1560 avec Claudio de Larralde y Sejada.
Les Larralde sont originaires de Etchalar et les Diusteguy de Hernani.
Selon P. Haristoy, les Larralde-Diusteguy étaient en parenté avec les Larralde de Villefranque ; les deux familles apparaissent certes vers 1550. Leurs armes respectives présentent effectivement une certaine similitude : présence conjointe de trois coquilles et trois têtes de loup.
Michel de Larralde II, épouse Grâce de Haraneder.
Pierre de Larralde, officier de marine, épouse en 1733 Manuela Francisca de Diusteguy de Saint Sébastien. Leur descendance prit le nom de Larralde-Diusteguy. Leur fils François de Larralde-Diusteguy, officier de marine, épouse en 1761, Jeanne Marie d'Urtubie de Garro, fille de Pierre baron de Garro et de Marie Anne de Ville. François de Larralde-Diusteguy obtint en 1770, l'anoblissement de ses biens d'Ascain (Vignemont), Bidart (Moulina) et Guiche (Lagaillardie, Chagrin)
Pierre Noêl Marie de Larralde-Diusteguy, épouse en 1784 Marie Betbeder ; devenue veuve, elle se remariera en 1788 à Nicolas d'Arcangues, marquis d'Iranda.
François Louis de Larralde-Diusteguy, acquit en 1830 le château d'Urtubie de Pierre Eloi de Lalande.
Marie Gabrielle Lucile de Larralde Diusteguy, semble porter l'héritage après le décès de son frère qui avait pourtant une descendance ; elle épouse en 1845 Jules Labat qui fut maire de Bayonne.
Les Diusteguy portaient « D'argent au loup de sable à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or » (APB)

*APB *RH
LOPETEGUY « D'or à trois fasces d'azur chargées chacune d'une étoile du champ » (DOH-SVN)

ARMES COMMUNALES DE CIBOURE « D'azur à la mer au naturel au cheval contourné d'argent brochant sur le fût au naturel d'un chêne écimé de sinople terrassé du même et englanté d'or accompagné de deux vaisseaux au naturel flottants sur la mer »

DOMEZAIN BERRAUTE ( SOULE)

– DOMINTXAINE BERRUETA



ARROKI (d') « D'argent au roc de sinople surmonté d'une aigle de sable » (APB)
Maison noble citée en 1353 arroqui, 1455 garcia sr darroqui de domesang
Les seigneurs d'Arroquy de Domezain étaient juges à la cour de Licharre. Selon l'APB, une branche cadette établie à Ossès portait des armes brisées (inversion des émaux), qui furent adoptées par la commune.

*APB *JBO

BIMEIN (à Domezain) « De gueules à deux haches d'or adossées posées en pal et rangées en fasce, accompagnées en pointe de de trois coquilles du même posées 2 et 1 » (AS)

L'un des dix potestats de Soule. Ce potestat sera assimilé à la Salle de Domezain, sans que l'on sache pourquoi ni comment, à partir du XVI ou XVII° siècle ; on trouvera quand même des seigneurs de Bimein et des seigneurs de Domezain jusqu'au XVIII°.
En 1477, Bertrand, seigneur de Bimein, assiste à la Cour de Licharre ; en 1520, Gratian, seigneur jeune de Bimein assista à la publication de la Coutume de Soule. En 1657, Pierre d'Etcheverry est potestat de Bimein ; en 1689, c'est François de Soler qui est seigneur de Bimein.

*AS *CS

DOMEZAIN (la Salle), alias Bimein « Ecartelé, aux 1 et 4 de gueules au faucon d'argent ; aux 2 et 3 d'or au lion de gueules » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à une aigle d'or ; aux 2 et 3 d'argent au lion de gueules » (SVN)
Maison noble, potestat, citée en 1377 la salle de domesainh, 1520 Bimein, la salle de domezainh (JBO)
Espagnol de Domezain est cité dès le XII° siècle.

Vers 1365 , Martin Sanche de Domezain , Ricombre de Navarre , épouse N.....de Sault , fille et héritière de Guillaume Arnaud de Sault Signalons que Guillaume-Arnaud II de Sault-Neuf avait épousé vers 1300 , N ; de Domezain , sœur de Guicharnaud de Domezain , chanoine de Bayonne.

En 1370 Martin, seigneur de Domezain, prête serment de fidélité en 1402 à Jeanne, infante de Navarre ; il est exécuteur testamentaire de Milhayen de Silègue.
Arnaud Guilhem de Domezain, seigneur de Domezain, Caresse, Auterive et Beyrie, épouse vers 1440 Jeanne de Beyrie dame dudit lieu.

En 1404, le roi fait remise d'une amende à Saora, dame de Luxe, femme de Arnaud Sanche IV de Tardets (seigneur de Ahaxe, Tardets …) qui 1376) en présence de Arnauton, fils de Saora, de Martin de Domezain accompagné de son fils Jean de portait l'héritage des Luxe (après le décès de sa sœur Jeanne de Luxe en Domezain ; ces deux actes, montrent que les Domezain sont du lignage des Luxe.

Gilles de Domezain, seigneur de Domezain, Beyrie, Caresse, Auterive, épouse en 1504, Jeanne de Garro, dame d'honneur de la reine de Navarre ; leur fille cadette épousera Bernard de Tartas de Etcharry.

Jean de Domezain, seigneur de Domezain, Beyrie, Caresse, Auterive, épouse en 1532 Catherine (alias Marguerite) de Moneins, fille de Gaston seigneur de Moneins, sœur et héritière de Tristan de Moneins, baron de Moneins, qui fut assassiné en 1549 à Bordeaux.

Valentin de Domezain, fils de Jean de Domezain, seigneur de Domezain, Beyrie, Caresse, Auterive et baron de Moneins, bailli de Mixe. Il combattra Jeanne d'Albret lors des guerres de religion ; il s'empare de Sauveterre de Béarn . Il décède sans postérité en 1574, léguant l'héritage des Domezain-Moneins à sa sœur Isabeau de Domezain, unie à Jean de Gamboa d'Alzate de Garro.

Isabeau de Domezain épousera en 1541 Jean de Montréal d'Urtubie, seigneur de Sault et de Miotz, militaire, qui est tué en 1562 devant Lectoure. En secondes noces, Isabeau de Domezain épouse en 1572 Jean de Gamboa d'Alzate de Garro, seigneur de Garro ; on a vu qu'elle deviendra l'héritière des Domezain-Moneins au décès de son frère aîné Valentin de Domezain.

Les biens des Domezain-Moneins se trouvent alors chez les Montréal d'Urtubie, par les enfants du premier mariage d'Isabeau de Domezain.
Du premier mariage de Isabeau de Domezain et de Jean de Montréal d'Urtubie, étaient nés trois enfants : le second fils François de Montréal qui épouse Marie de La Salle , fille de Marie d'Armendaritz (ils formeront la branche des Montréal-Armendaritz) ; Aimée d'Urtubie qui épouse en 1574 Jean de Gamboa d'Alzate, ce mariage mettra fin au long conflit opposant les deux familles, suite au double mariage de Marie d'Urtubie .

L'aîné Tristan de Montréal , seigneur de Sault , Miotz , Domezain , Beyrie , Caresse , baron de Moneins , puis seigneur de Barcus après son mariage avec Claude de Belsunce , héritière de Barcus ( fille de Armand de Barcus et de Catherine d'Arbide de Lacarre) ; il meurt en 1608 .

Son descendant Armand Jean de Montréal ajoutera à ces nombreux titres et biens ceux liés au Comté de Trois Villes et à la Vicomté de Tardets . Au début du XVIII° siècle, Joseph Henri de Peyrer, comte de Trois Villes, vicomte de Tardets, baron de Montory, maréchal de camp des armées du roi, fait donation de ses biens à Armand Jean de Montréal ; celui-ci fut capitaine –châtelain de Mauléon.

*CDS *APB *AB *J J. Urtubie

DOMINTXAINEA (ou Domenchina) « De gueules à un château d'argent et à sa porte un guerrier casqué, armé d'une épée dans la main dextre et d'un bouclier dans celle de senestre ( le tout d'or), accompagné d'une fleur de lys du même en chef » (DOH)

Sans doute une maison fivatière du potestat de Domezain, citée domesainhete. (CS)


DUPLAA-GARAT « De gueules à un écusson d'argent à un chevron de sable » (AB)

Maison noble citée en 1377 (CS) lostau de guarat ez caber et gentiu, la sale de guarat
Il s'agit ici des armes des Duplaa, famille béarnaise.
Arnaud de Garat épouse en 1674 Marie d'Irumberri. Leur fille Anne de Garat, héritière, épouse Pierre d'Algarre de Recalde, fils de Domingo d'Algarre, maître de la maison Recalde de Domezain .Catherine d'Algare de Recalde, fille aînée de Anne et héritière de Garat, épouse Jean Joseph de Duplaa (Béarn) en 1718, avocat au parlement de Navarre. A la suite de ce mariage, leur descendance portera le nom de Duplàa de Garat

*AB
Réunion des deux villages le 25 juin 1842.

ARMES COMMUNALES DE DOMEZAIN-BERRAUTE « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules au geai essorant d'argent ; aux 2 et 3 d'argent au lion de gueules »