Histoire

BARDOS (LABOURD)

– BARDOZE

BARDOS (la Salle) « Losangé d'or et d'azur » (RH)
alias « Losangé d'argent et d'azur » (LAN)

Maison noble, Sala, Bardoz-jauregi, citée en 1203 domus de bardos
Armes des seigneurs de Bardos .Ramon de Bardos assista en 1270 à la deuxième croisade avec Saint Louis, en compagnie de Thibaut II, roi de Navarre et de nombreux chevaliers.

En 1257, Marie, dame de Bardos et Sanche Loup de Bardos, engagent au chapitre de Bayonne, la moitié des trois quarts de la dîme de Berriotz, seigneurie d'Ustaritz qui devait à l'époque leur appartenir.
Raymonde de Bardos épouse vers 1285 Raymond Brun III de Gramont, seigneur de Gramont. Leur fils Arnaud Guillaume IV de Gramont, baron de Gramont est seigneur de Bardos ; marié vers 1320 à Miramonde d'Aspremont, son sixième fils Auger de Gramont reçoit la seigneurie de Bardos.

Auger de Gramont, seigneur de Bardos, puis de Rada, épouse vers 1370 Hélène de Mauléon, fille et héritière d'un premier mariage de Jean II de Mauléon, seigneur de Rada en Navarre qui était le fils de Oger de Mauléon, dernier vicomte de Soule, réfugié en Navarre après avoir été dépossédé de sa vicomté par les Anglais.

Florestan I de Gramont, fils cadet de Auger de Gramont, hérite de la Salle de Bardos, son frère aîné Charles de Mauléon, continuera le lignage de Rada. Florestan I de Gramont se marie en secondes noces vers 1429 à Léonor Franger, demoiselle de la chambre de la reine Blanche de Navarre, qui à cette occasion, leur fera donation de la seigneurie de Monteagudo. Du premier mariage de Florestan I, naquirent Charles et Blanche de Gramont ; Léonor Franger lui donna une fille, Violente de Gramont, dame de Monteagudo, qui épousera vers 1450 Guillaume, bâtard de Carlos de Beaumont, alferez de Navarre, commandant du château de Mauléon.

Charles de Gramont, seigneur de Bardos, fit hommage au roi de France pour la seigneurie de Bardos le 25 novembre 1456 et en donna le dénombrement suivant : justice haute, moyenne et basse de la seigneurie ; la Salle de Bardos appelée Vintegaire ; la dîme de Bardos et de Briscous ; un moulin ; un bosquet appelé Hirigoyen ; une borde ; deux hôtels Anguelon et Larticulerie ; un lieu d'hôtel Beretabide. Cet hommage fut renouvelé à Louis XI le 26 novembre 1461. Charles de Gramont avait épousé en premières noces Maria Iñiguez de Gurpide et en secondes noces Esmène d'Aborde. Du premier lit naquirent Florestan II et Jeanne de Gramont (mariée vers 1467 à Sancho de Vergara) et du second : Charles II, Jean, Pierre, autre Florestan et Isabeau de Gramont.

Florestan II de Gramont, gouverneur de Navarre en 1497, meurt avant son père. Il ne laissera de son mariage avec Avaneda Fernandez de Oloriz qu'une fille, Francine de Gramont qui héritera de la seigneurie de Bardos. Elle se marie à Bernard d'Arette, abbé laïque d'Arette.

Francine de Gramont, assistée de son mari, vend en 1507 la seigneurie de Bardos, à Roger de Gramont, seigneur de Gramont, Bidache, Haux, Montory… Le seigneur de Gramont accorde à Francine un droit à réméré (droit de rachat au même prix) ; la seigneurie de Bardos revient ainsi dans la branche aînée des Gramont. Francine de Gramont, meurt vers 1517, ne laissant qu'une fille Jeanne qui vendra la même année le droit de rachat à Roger de Gramont pour 400 F bordelais.

Les seigneurs de Gramont et Bidache conserveront la seigneurie de Bardos jusqu'en 1605, date à laquelle Antoine II de Gramont vend à réméré pour 22680 livres, la baronnie de Bardos à son ancien curateur Pierre de Suhigaray (voir ci-dessous), capitaine du château de Guiche. Les Gramont étaient en proie à de graves difficultés financières, car Antoine II vendra la même année la Salle de Chéraute ; son père Antoine I s'était déjà séparé des terres de Haux et Olhaby en 1558.

*JJ- La Vasconie *JJ et R. Ritter- La Maison de Gramont *LOB *RH


ETCHEVERRY « D'argent à deux chaudières de sable accompagnées chacune en pointe d'un oiseau du même » (RH)
Maison citée en 1594 etcheverry
Adrien d'Etcheverry, écuyer, est gentilhomme au XVII° siècle ; son fils Adrien François Pierre était enseigne aux gardes. Cette maison passera aux Iribarne de Bardos.
*RH


SUHIGARAY « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'azur à trois colonnes d'or ; aux 2 et 3 de gueules au chêne d'argent et un ours d'or passant au pied de l'arbre » (RH)

Maison franche citée en 1594 zuhigarai
Les Suhigaray, sont seigneurs de la salle de Bardos au début du XVII° siècle. Le 23 mars 1605, Antoine II de Gramont, comte de Gramont, vend (à réméré pour 22680 livres) à Pierre de Suhigaray la seigneurie et la baronnie de Bardos, y compris les trois quarts de la dîme de Bardos (l'autre quart relevant de l'évêque de Bayonne) et tous les droits de justice et bailliage. Pierre de Suhigaray, était capitaine du château de Guiche et curateur (administrateur de biens) d'Antoine II de Gramont. Il se marie par contrat en 1574 à Marie de Colombots, fille d'Antoine de Colombots, seigneur de Fleur de Lys (maison noble de Mongelos) et de Marion de Lissave

Jean de Suhigaray dit de La Salle (de Bardos), fils de Pierre, est aussi seigneur des salles de Saint Pée et Iriberry en Cize par acquisition vers 1610. En secondes noces, il se marie en 1616 avec Sylvie de Gramont fille du second lit d'Antoine II, comte de Gramont. Claude, une de leurs filles cadettes, épousera en 1639, Pierre de Salha, seigneur de Salha à Aïcirits.

Antoine Roger de Suhigaray dit de La Salle ( on note comment un « nom dit » peut se transformer en patronyme) , fils aîné et héritier de Jean , seigneur de la Salle de Bardos et des Salles de Saint Pée à Saint Jean le Vieux, d'Iriberri à Bustince-Iriberry et de Ancesalle ( salle de Ansa à Saint Jean Pied de Port). Il obtient l'érection en baronnie de la salle de Saint Pée.

Issu d'un premier mariage de Antoine Roger de Suhigaray, Isabeau de La Salle, dame de la Salle de Bardos se marie le 2 mars 1676 à Antonin de Salha, son parent. D'un second lit naît Philippe de Suhigaray, seigneur de Saint Pée, qui meurt sans postérité et sa demi-sœur Isabeau de La Salle hérite de tous ses biens. Les Salha d'Aïcirits unissent alors à leurs biens les Salles de Bardos, Saint Pée, Iriberry et Ansa.

*APB *H * JJ. et R. Ritter- La Maison de Gramont


ARMES COMMUNALES DE BARDOS « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à trois pals d'or ; aux 2 et 3 de gueules à un chêne d'argent et à l'ours d'or passant sur le fût »

BASSUSSARRY (LABOURD)

– BASUSARRI





ARMES COMMUNALES DE BASSUSSARRY « De gueules à deux palombes d'argent rangées en pal , parti de sinople à trois feuilles de chêne d'argent 2 et 1 ; au chef cousu de sable chargé d'une onde d'argent »

BAYONNE (LABOURD)

  • BAIONA



Bayonne fut un port protégé à l'intérieur des terres (l'Adour se jetait à Capbreton jusqu'en 1578) ; les Romains s'en étaient déjà rendu compte. Plus tard, Bayonne devra le développement de son port fluvial et le formidable essor de son économie à la présence anglaise durant trois siècles. La ville obtint en 1215 une coutume propre de la part de Jean sans Terre. Si la population primitive de la ville fut sans doute basque, à partir du XII° siècle, les noms gascons apparaissent en majorité.

Il n'y avait pas à proprement parler de noblesse à Bayonne. Le titre le plus recherché était celui de bourgeois, car, outre qu'il permet d'accéder aux importantes fonctions municipales, il confère la qualité de notable, appelé à collaborer avec les Cent Pairs à la rédaction des règlements municipaux. La qualité de bourgeois était délivrée par le Corps de Ville ; après prestation de serment et paiement d'une importante somme d'argent, le récipiendaire recevait ses « Lettres de Bourgeoisie ».

Dans l'armorial de Bayonne, la majorité des bourgeois déclareront leurs armes lors de l'Edit Royal de 1696. Rappelons que cet Edit ordonnait le recensement de toutes les armoiries existantes et le droit d'enregistrement obligatoire était de vingt livres pour les particuliers, le but étant uniquement fiscal. Outre les bourgeois, sont aussi recensées les commerçants de l'importante communauté juive installée à Saint Esprit, les communautés religieuses et les armes corporatives. Les plus anciens métiers organisés sans doute dès le XII° siècle, furent les bouchers, les faurs et les marins. L'autorité municipale intervenait dans la réglementation interne des métiers.

A'COURT « D'azur à trois pals d'argent chacun chargé de trois mouchures d'hermine de sable ; au chef d'or chargé d'une aigle d'azur armé et becquée de gueules tenant dans son bec une rose de gueules tigée de sinople » (SVN)

Ce lignage est originaire de Normandie ; il apparaît à Bayonne durant l'occupation anglaise du Labourd. (SVN)

AGUERRE - « Ecartelé , au 1 d'azur à deux étoiles d'or rangées en fasce , au 2 de gueules à un croissant d'argent , au 3 ,de gueules à une flèche tombante d'or ferrée et empennée d'argent posée en pal; au 4 d'argent à cinq tourteaux de sable posés en sautoir » (APB)

Homme d'armes du château-neuf en 1700 ; armes enregistrées en 1696. (APB)
AGUERRE « Ecartelé au 1 de gueules au léopard d'or ; au 2 d'azur à une tête de cheval d'argent, bridé de sable ; au 3 d'azur à une aigle d'argent au vol abaissé ; au 4 de gueules au sanglier passant d'or » (DHB-APB)

Bourgeois de Bayonne; armes enregistrées en 1696 (DHB)

ALEXANDRE « De gueules à cinq étoiles d'argent posées en sautoir » (DHB)

Juif portugais qui portait ces armes en 1696. (DHB)

ALLEMAND-LAVIGERIE « D'azur au pélican avec sa pitié d'argent et une bordure du même » (JJL)

De cette famille Charentaise installée à Bayonne, est issue Charles Martial Allemand-Lavigerie, né à Bayonne en 1825, évêque de Nancy en 1863, archevêque d'Alger en 1867, cardinal et primat d'Afrique en 1882, décédé à Alger en 1892.

*JJL

ALVARO « D'azur à trois chevrons d'argent » (SSLAB- n°88)

Louis, marchand juif portugais à Saint Esprit.

ARGOUT « D'or à quatre fasces d'azur » (APB)

Conseiller du roi, reçut d'office ces armes en 1698. (APB)

ARRETCHE « D'azur à une tour couverte d'argent, girouettée du même, accostée de deux couleuvres nouées et affrontées d'argent, languées de gueules » (DHB)

Laurent d'Arretche, bourgeois de Bayonne, fit enregistrer ces armes en 1700. (APB)

ASPREMONT d'ORTHE « D'or au lion de gueules ; écartelé de sable à l'ours passant d'or ; sur le tout de gueules à la croix d'argent » (AL-APB)
alias « De gueules au lion d'or » (APB)


Ces dernières armes furent présentées à l'enregistrement en 1700 par les Aspremont d'Orthe, la croix d'argent étant pour les Aspremont de Lorraine. Originaire de Peyrehorade, cette famille qui détient la vicomté d'Orthe depuis 1463, est connue entre autres par Adrien d'Aspremont, vicomte d'Orthe, gouverneur de Bayonne lors de la Saint-Barthélémy (1572). (APB)

BARNAVELT « De gueules à un chevron d'argent accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un lion du même » (DHB)

Bourgeois et échevin de Bayonne ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

BASTERRECHE « De gueules au château à trois tours d'argent, cantonné de quatre fleurs de lys du même, et une bordure toujours d'argent chargée de douze étoiles cousues d'or » (APB)

Cette famille de négociants a donné plusieurs maires de Bayonne dont : Pierre Basterrèche maire en 1792, député de 1800 à 1824 ; Joseph Basterrèche, fils du précédent, maire en 1832 et député des Landes de 1831 à 1834. (APB)

BATZ « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au lion de gueules armé et lampassé d'argent ; aux 2 et 3 d'azur à trois fasces d'or » (DHB)

Procureur du roi à la sénéchaussée de Bayonne, armes enregistrées en 1696. (DHB)

BEAUVAU DE RIVAU « D'argent à quatre lions de gueules couronnés armés et lampassés d'or » (DHB)

Chevalier, lieutenant de vaisseau ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

BEHIC « De gueules à trois gerbes d'or chacune sommée d'un croissant d'argent » (DHB)

Bourgeois et marchand ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

BERGOUGNAN « D'azur à une croix de gueules filetée d'argent et cantonnée de quatre fleurs de lys d'or » (SVN)

Famille originaire de Clermont Ferrand, citée à Bayonne et à Saint Etienne de Baïgorry. (APB)

BETBEDER « D'argent au chêne terrassé de sinople ; écartelé d'azur à trois étoiles à six raies d'or » (APB)

Cette famille qui a produit un maire de Bayonne sous la Restauration, s'est alliée aux Arcangues, marquis d'Iranda. (APB)

BOBY « D'azur à une montagne d'argent sur des ondes de gueules un pigeon d'argent posé sur la montagne et un soleil d'or naissant du chef » (DOH)

Bourgeois et homme d'armes de Bayonne ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

BOURSIER « D'argent à un chevron de gueules accompagné en pointe d'un chien courant du même au chef d'argent (plutôt d'azur) chargé de trois étoiles d'or » (DHB)

Enseigne de vaisseau ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

BRANDOU « D'or à une fasce de gueules » (SSLAB- n°88)

Jacob Pereyre Brandou, de la communauté juive de Saint Esprit.

BRETHOUS « D'argent à l'arbre arraché de sinople à deux lévriers dressés et affrontés de gueules, accolés d'or, posés contre le fût » (APB)

Famille bourgeoise bayonnaise connue à partir du XVII° siècle ; Léon Brethous, baron de Capbreton, fut maire de Bayonne vers 1750 (APB)

BRUIX « Ecartelé, au 1 d'or à une vache passante de gueules ; au 2 d'azur à une croix ancrée d'or ; au 3 palé de gueules et d'argent de six pièces ; au 4 de gueules à trois poissons d'argent posés en fasce et rangés en pal » (APB)

Ancienne famille bourgeoise, qui a produit des militaires, un conseiller du roi et un échevin de Bayonne. (APB)

BRUNET « D'azur à un agneau pascal d'argent à l'oriflamme d'or ; parti d'argent à une aigle bicéphale de sable becquée de gueules » (DHB)

Thomas, bourgeois et homme d'armes de Bayonne ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

CARVAILHO « D'argent à un chêne arraché de sinople fruité de gueules » (SSLAB- n°88)

Ces armoiries ne respectent pas la règle des émaux. Francisco Carvalho, marchand juif portugais de la communauté de Saint Esprit, portait ces armes en 1696. (DHB)

CARVAILHO « D'argent à sept tulipes de gueules feuillées de sinople liées en cœur et posées en orle » (DHB)

Jean, marchand juif portugais, portait ces armes en 1696. (DHB)

CASTELNAU « De gueules à un château donjonné de trois tours d'or ouvert et éclairé de sable, écartelé d'argent à un lion de gueules » (DHB)

Armes partiellement parlantes ; Saubat de Castelnau, d'une famille bourgeoise bayonnaise portait ces armes en 1696.
(DHB)

CASTERA « De gueules à un chevron d'or accompagné de trois croix pattées d'argent et au chef cousu d'azur à trois étoiles d'or » (PY)
Famille landaise qui s'installera à Bayonne vers 1638. Pierre de Castera, natif de Pontonx, épouse Françoise Ditieux, d'où trois fils : François, Jean et Thomas.
Le 2 février 1658, François, embarquera pour le Portugal ; il institue ses deux frères, mineurs à l'époque, légataires universels.
Jean eut un fils, Pierre de Castera, qui épouse le 28 janvier 1705, Angelique de Lalande-Berriots, famille bayonnaise. Sa sœur Anne de Castera, s'alliera à Jean de Gouzian, seigneur de Souhy, maison noble à Urcuit.
Pierre de Castera, sera lieutenant général (lieutenant criminel) auprès du bailli de Labourd de 1708 à 1712. Il avait succédé à Mathieu de Lalande-Berriots, son cousin par alliance.
Les armes ci-dessus furent enregistrées en 1696, par Jean de Castera, avocat au parlement.

*PY

CASTRO « De gueules à un chevron d'or accompagné de trois croix pattées d'argent , et un chef cousu d'azur chargé de trois étoiles d'or » (DHB)

Juge garde royal de la monnaie de Bayonne et avocat au parlement. Ces armes sont identiques à celles des Castera (ci-dessus).

COLLEGIALE SAINT ESPRIT « D'azur à trois fleurs de lys d'or surmontées d'une colombe du Saint Esprit d'argent » (E. Ducéré- Le Vieux Bayonne)

C'est Louis XI qui en 1464, fonde la Collégiale de Saint Esprit à l'emplacement de l'ancien prieuré établi en 1220.
Cet ancien prieuré-hôpital, fut fondé par trois bourgeois de Dax, en vue de l'accueil des pauvres et des malades ; il fut administré par l'Ordre de Saint Esprit de Montpellier. Les Chevaliers de Saint Jean, établis en bas de la rue Maubec, avait eux une vocation jacquaire.

* DHB *E. Ducéré- Le Vieux Bayonne

CORTIADE « D'argent à un lion de gueules écartelé d'azur à deux fasces d'or » (DHB)

Jean Cortiade, médecin ordinaire de la ville de Bayonne, portait ces armes en 1696. (DHB)

d'ALEMAN (ou DALEMAN) « D'or à un chevron de gueules accompagné en chef de deux merlettes de sable et en pointe d'un arbre arraché de sinople » (Archives familiales)

Vieille famille bayonnaise, originaire de la vallée d'Aspe, alliée aux Noailles et aux Bocher. (DHB)

DANTES « D'azur à une colombe essorante d'argent sur un mont de sable accosté de deux roses d'argent tigées du même posées en chevron et un soleil d'or naissant du chef » (APB)

Pierre Dantès, bourgeois et marchand ; armes enregistrées en 1696. (APB)

DAYMAR « D'or à un lion passant d'or » (DHB)

(Mathieu) Bourgeois ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

DELAUNAY « Ecartelé ; au 1 d'or à la fasce d'azur chargée de trois merlettes d'argent , cantonné en chef à dextre d'un soleil de gueules ; au 2 d'azur à la licorne galopant d'argent ; au 3 d'azur au trophée de drapeaux d'argent montés et cravatés d'or et surmontés d'un croissant du même ; au 4 de gueules à la tour d'argent , ouverte , maçonnée et ajourée de sable , surmontée de trois étoiles d'or ; au franc-quartier des barons militaires d'empire » (JJL)

Jean Marie Auguste Delaunay, né à Bayonne en 1765. Il est capitaine en 1793, général de brigade en 1794puis de division en 1815, baron d'empire en 1810 ; il meurt en 1841 à Aix en Provence. (APB)

DOLHONDE « Ecartelé au 1 d'argent au cheval passant de sable ; au 2 et 3 de gueules à trois losanges d'argent ; au 4 de sinople à une main appaumée d'argent » (DHB)

Roland Dolhonde bourgeois et marchand bayonnais portait ces armes en 1696. (DHB)

DUBROCQ « Parti au 1 d'azur à la licorne saillante d'argent ; au 2 de gueules à trois pals d'argent » (APB)

Cette famille a produit sept jurats et deux maires de Bayonne ; armes enregistrées en 1696. (APB)

DULIVIER « D'azur à une colombe essorante d'argent tenant un rameau d'olivier du même » (DHB)

Bourgeois ; armes parlantes enregistrées en 1696. (DHB)

DUMOUTIER « D'or à un cœur d'azur surmonté d'un soleil de gueules accompagné en chef de deux roses du même et d'une coquille de sable en pointe » (DHB)

Officier du roi à Bayonne, armes enregistrées en 1696. (DHB)

DURETCHE « De gueules à une croix d'or » (DHB)

Homme d'armes à Bayonne qui reçut ces armoiries d'office en 1701. (APB)

DURIER « Losangé d'or et d'azur » (APB)

Jean Durier, bourgeois bayonnais, reçut ces armes en 1701. (APB)

DUVERGIER de HAURANNE « De gueules à trois pals d'or ; au chef d'argent chargé de trois mouchetures d'hermine » (APB)

De cette famille est issu l'abbé de Saint Cyran, né en 1581, proche de Jansénius, fondateur du Jansénisme au XVI° siècle. Richelieu le fera emprisonner ; il le demeurera jusqu'à la mort du ministre. En 1663, Jean Duvergier de Hauranne est sieur de Campdeprats.

*APB *SSLAB-1933

ERDOY « Ecartelé au 1 d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable ; au 2 de gueules à une main gauche apaumée d'argent adextrée de deux cœurs d'or posés en pal ; au 3 d'argent à une hydre à trois têtes de sable ; au 4 d'or à deux clés adossées de sable posées en pal » (DHB)

Bourgeois, greffier au siège de l'amirauté ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

ETXEBERRI « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur à un oiseau (essorant) d'argent ; aux 2 et 3 de gueules à trois pals d'or » (DHB)

(Pierre de) Avocat à la sénéchaussée de Bayonne ; armes enregistrées en 1696.

EVECHE DE BAYONNE « De gueules à une tour d'argent ouverte et éclairé de sable terrassée de sinople, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or » (APB)

Ces armes ne respectent pas la règle essentielle des émaux. La tour rappelle sans doute la ville fortifiée de Bayonne, à moins que ce soit la tour que fit édifiée Mgr. Fouquet au XVII° siècle. La fleur de lys, est l'emblème de la Vierge Marie, patronne de la cathédrale (Saint Marie). L'évêché primitif « s'appuyait sur l'ancienne muraille » ; il devait se situer à l'emplacement de la bibliothèque municipale.
L'évêché de Bayonne fut fondé à la fin du VI° siècle pour certains (Dubarat- Daranatz) ; au début du XI° siècle pour d'autres (Jaurgain- Bladé).

*DHB

FERREIRE « D'argent à quatre bandes de gueules » (DHB)

Bourgeois portugais ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

GAILLARDIE « D'argent à un arbre arraché de sinople accosté de deux étoiles de gueules et soutenu d'un croissant d'azur » (DHB)

Bourgeois et homme d'armes ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

GALART « D'argent à une colombe essorante au naturel à la champagne de sinople chargée de trois fleurs d'azur tigées et feuillées de sinople » (APB)

Léonce Galart échevin de Bayonne, étudia pour Louis XIV la défense des ports de Bayonne et Saint Jean de Luz. (APB)
Ces armes ne respectent pas la règle des émaux.

GARAT Martin « Coupé, au 1 parti d'azur à la foi d'argent posée en barre, et des barons membres du collège électoral (qui est : de gueules à la branche de chêne d'argent posé en bande) ; au 2 de sable au lévrier couché, colleté, la tête contournée le tout d'or et posé sur une champagne du même » (PL)

A ne pas confondre avec les frères Garat d'Ustaritz, fils de Pierre Garat, médecin à Ustaritz et de Marie Hiriart. Les deux familles des Garat étaient en parenté, sans doute des cousins.
Martin Garat est né à Bayonne en 1748 ; son père Pierre Garat est originaire d'Hasparren (Urcuray) est maître menuisier à Bayonne en 1736, année où il épouse à Notre Dame Marie Darrigol. Martin était le dixième des treize enfants du couple. Il entre au trésor royal à Paris en 1785, ce qui lui valut d'être enfermé pendant dix mois par les instances révolutionnaires. Libéré en 1794, il épouse à Paris Catherine Charlotte Gebauer. En 1800, il participe avec un groupe de banquiers à la fondation de la banque de France, dont il sera le directeur. Ce projet fut initié par le Premier Consul qui était d'ailleurs actionnaire. L'Empereur l'élève à la dignité de Baron d'Empire le 15 août 1810. Il meurt en 1830 à la tête d'une fortune conséquente.

*H. de Clairval- SSLAB 1999- Le Baron Garat directeur général de la Banque de France.

GILIBERT « De gueules au cygne d'argent » (APB)

Receveur de l'amiral de Bayonne, reçut ces armes d'office en 1701. (APB)

GOMEZ « De gueules à la croix dentelée d'argent » (DHB)

Manuel Gomez, juif portugais, portait ces armes en 1696. (DHB)

GRENIER « Parti, au 1 d'azur à une fasce d'or accompagnée en chef de deux molettes et en pointe d'une vache passante, le tout du même ; au 2 d'argent au chevron de gueules accompagné de trois rocs d'échiquier de sable » (DHB)

N...Grenier, chevalier, lieutenant de frégate des vaisseaux du roi, armes portées en 1696. (DHB)

HARRIAGUE « D'azur à une ancre d'argent au chef cousu de gueules chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles d'or » (APB)

Famille bayonnaise connue dès le XVII° siècle. Plusieurs membres occuperont des fonctions communales. En 1748, Pierre Harriague, receveur des fermes du roi, épouse Jeanne Marthe de Roll Montpellier, fille du maire de Bayonne. (APB)

LABORDE-NOGUEZ « D'argent à un arbre de sinople terrassé de sable accosté de deux lions affrontés de gueules et soutenu d'un croissant d'azur (plutôt d'argent) » (APB)

Le même auteur donne le croissant d'argent (au lieu d'azur) dans l'Armorial de Bayonne, du Pays Basque et Sud Gascogne. Ceci est d'ailleurs beaucoup plus rationnel, car outre que cet émail charge le plus souvent les croissants, l'argent, contrairement à l'azur, respecte la règle des émaux.
De cette famille, on connaît Jean de Laborde, né à Bayonne en 1679 ; il épouse en 1702 Marie Laurence Dulivier, petite fille de Mr. Roll (fondateur de la branche des Roll-Montpellier). Jean de Laborde, après avoir acheté une propriété dans les barthes de Saint Martin de Seignanx au lieu dit Nougès, rajoute en 1702 Noguez à son patronyme. Il fut à partir de 1710, l'un des trois Laborde qui se succèderont à la Lieutenance Générale de l'Amirauté de Bayonne. (Mr. Dominique de Laborde-Noguez- Biarritz)

LA CROIX de RAVIGNAN « D'azur à la croix d'or cantonnée de quatre roses du même » (APB)

Famille de la haute bourgeoisie bayonnaise du XVII° siècle, qui a produit un notaire royal, un capitaine de cavalerie, un conseiller royal, ainsi qu'un célèbre jésuite au XIX° siècle. (DHB)

LADUCHS « Losangé d'or et de gueules à la bordure du même chargée de huit besants d'or » ( Dubarrat- Daranatz- Recherches sur la ville et sur l'église de Bayonne)

Famille bourgeoise bayonnaise, connue dès le XII° siècle. Boniface de Laduchs fut maire de Bayonne en 1426. Plusieurs membres de cette famille seront échevin, clerc de la ville ou lieutenant de la ville de Bayonne. Cette famille s'éteint au XVI° siècle. (APB)

LAFONT-CAVAILLERO « D'argent à une croix de gueules » (DHB)

Famille bourgeoise ; armes enregistrées en 1696.

LA HILLIERE « D'argent au lion de sable lampassé de gueules » (APB)

Denys de La Hillière est gouverneur de Bayonne de 1578 à 1595 ; il avait succédé au vicomte d'Orthe. (APB)

LA VOYE « D'or (plutôt d'azur) à trois massues appointées d'or, au chef cousu de gueules chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles d'or » (DHB)

Denis de La Voye, ingénieur royal, portait ces armes en 1696. (DHB)

LALANDE « D'azur à quatre fasces d'argent » (AL)

Pierre de Lalande est conseiller du roi et son lieutenant général à l'amirauté de Bayonne ; ces armes furent recensées en 1696. Les Lalande-Olce sont de cette famille. (DHB)

LALANDE « Ecartelé au 1 d'or à trois pals de gueules ; au 2 d'argent à une tête et col de cheval d'argent (plutôt d'azur) bridé de sable ; au 3 d'argent à une aigle de sable au vol abaissé ; au 4 d'or à un lion passant de gueules » (DHB)

Mathieu de Lalande est lieutenant général du bailliage du Labourd ; ces armes furent enregistrées en 1696. (DHB)

LALANDE –GAYON « D'argent à un écusson d'azur semé de larmes d'or » (DHB)

Bourgeois de Bayonne, seigneur de Gayon, secrétaire de Catherine de Navarre. Pierre de Lalande-Gayon, fut maire de Bayonne en 1705. Son fils Pierre de Lalande-Gayon épousera en 1733 Ursule d'Urtubie et , du chef de sa femme, il sera en possession du château d'Urtubie. (DHB)

LAROQUETTE « De gueules à six besants d'or 3, 2 et 1 » (APB)

Bourgeois de Bayonne, qui reçut ces armes d'office en 1701. (APB)

LARRE « D'argent à une croix ancrée de sable » (APB)

Ces armes furent attribuées en 1700 à Pierre Larre, bourgeois bayonnais. (APB)

LARRETEGUY « D'azur à une fasce vairée d'or » (DHB)

Bourgeois de Bayonne, armes recensées en 1696. (DHB)

LARREZET « Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à trois tourteaux de sable ; aux 2 et 3 d'or à une bande d'azur au chef cousu d'argent chargé de trois merlettes de sable » (DHB)

Conseiller et secrétaire du roi ; armes enregistrées en 1696.

LESPES de HUREAUX « D'argent à trois coquilles de sable; écartelé d'azur au léopard d'or » (DHB)

Pierre de Lespès de Hureaux, conseiller du roi et lieutenant général de Bayonne au XVII° siècle. Cité en 1698 dans l'armorial de Guyenne .
L'Armorial des Landes donne pour cette famille en Albret « D'azur au lion d'or accompagné de cinq coquilles du même ». (DHB)

LESSEPS « D'argent au cep de vigne terrassé de sinople , fruité de deux grappes de raisin de sable , et surmonté d'une étoile d'azur » (APB)

Famille bourgeoise de Bayonne, connue au XVII° siècle, avec Bertrand Lesseps puis Pierre Lesseps, notaire royal de Bayonne. Ferdinand de Lesseps, né à Versailles en 1805, diplomate, entreprend le percement du canal de Suez en 1859. (DHB)

LIGER « Bandé d'or et d'azur de six pièces » ( APB)

Trésorier de la commune de Bayonne, reçut ces armes en 1701. (APB)

LOPES GOMEZ BRITO « D'or à trois fasces de sinople » (DHB)

Marchand juif portugais ; armes déclarées en 1696. (DHB)

LOPES SILVA « D'argent à deux léopards de gueules » (DHB)

Jacob, marchand juif portugais, portait ces armes en 1696. (DHB)

LOUIS « D'azur à deux lions affrontés d'or » (APB)

Manuel Louis, marchand portugais, reçut d'office ces armes en 1701. (APB)

LUC « De sinople à la bande d'or » (DHB)

Famille de Bayonne (rue de Luc), vers la moitié du XV° siècle, l'héritière de cette maison épouse Laurens de Prat, seigneur de Berriots à Ustaritz, échevin, qui devint lieutenant de maire, c'est à dire son adjoint. Vers 1560, Mlle de Prat, héritière de Luc et Berriots, épouse Augier de Lalande de Bayonne. La maison de Luc, comme celle de Berriots, restera chez les Lalande-Berriots, jusqu'en 1755, date à laquelle Jeanne de Lalande-Berriots, se trouve apanagée de Luc, alors que sa sœur Placide de Lalande-Berriots hérite de Berriots.
La maison de Luc, fut anoblie en 1463 par Louis XI.

*PY- Le Pays de Labourd avant 1789

MANUEL « D'azur à deux lions affrontés d'or » (SSLAB-n°88)

Louis, de la communauté juive de Saint Esprit.

MARIGNE « D'azur à un chevron d'or accompagné de trois étoiles du même » (APB)

Gouverneur de la citadelle de Bayonne, fit enregistrer ses armes en 1696. (APB)

MENDES – DACOSTA « D'or à deux fasces de gueules » (SSLAB- n°88)

Louis Mendez -Dacosta, marchand de la communauté juive de Saint Esprit portait ces armes en 1696. (DHB)

MENDEZ- DACOSTA « D'azur à trois couronnes d'or » (DHB)

Fernando Mendez- Dacosta, marchand juif portugais, portait ces armes en 1696. (DHB)

MIMIAGUE « D'argent à une aigle d'azur au chef de gueules plain » (DHB)

Avocat à la sénéchaussée de Bayonne ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

MORACIN « D'argent à un écureuil de sable » (DHB)

Bourgeois et homme d'armes de Bayonne, portait ces armes en 1696. (DHB)

OLIVERA « D'or à trois merlettes de sable » (SSLAB- n°88)

Armes de Manuel Vaés Olivera, juif portugais.

OLIVES « D'azur à une croix de Lorraine fleuronée d'or, parti d'or à un arbre de sinople terrassé de sable » (DHB)

Armes que portait en 1696 Louis d'Olives, conseiller du roi, lieutenant civil de Bayonne. (DHB)

PINCQUEVERT « De sable à une bande losangée d'argent » (DHB)

Jacques Pincquevert, bourgeois et homme d'armes de Bayonne, portait ces armes en 1696. (DHB)

PIREGRE-BRANDON « D'or à une fasce de gueules » (DHB)

Marchand portugais ; reçut d'office ces armes en 1701. (DHB)

PONTAC « De gueules à un pont donjonné de deux tours le tout d'argent sur une rivière d'azur » (DHB)

Capitaine de vaisseau ; armes parlantes enregistrées en 1696. (DHB)

RODRIGUE-SILVA « De gueules à trois étoiles d'or » ( SSLAB 1959 – APB)

Marchand de la communauté juive portugaise de Saint Esprit, armes attribuées d'office en 1700. (APB)

RODRIGUES CARDOZE « D'azur à un cygne d'argent » (DHB)

Armes attribuées à Georges Rodigues Cardoze en 1700. (APB)


ROLL MONTPELLIER «D'or au mont de six coupeaux de sinople accompagné
en chef de deux roses de gueules ; au chef d'azur chargé d'un soleil d'or » (ANF-APB)

Ces armes , enregistrées en 1696, sont celles Léon Roll et de son frère Jean.
Léon Roll, est connu comme banquier. Jean Roll, marchand et bourgeois de Bayonne, jurat de la ville en 1690, acquit en 1699 de Jean de Bruix des terres où il édifia le château de Montpellier sur la rive droite de l'Adour. Il épouse Marie Monique de Bruix ; leur fils Jean Louis Roll Montpellier sera premier échevin puis maire de Bayonne de 1762 à 1764, il épouse Marie Etiennette de Pons en 1741. (APB)

ROMATET « Ecartelé au 1 de sinople à une tour d'argent donjonnée de trois tours du même éclairée de sable et ouverte du champ ; au 2 de gueules au lion d'or ; au 3 d'azur à un agneau pascal d'argent ; au 4 d'or à trois givres ondoyantes de sinople posées en pal et rangées en fasce » (APB)

Famille bourgeoise de Bayonne citée au XVII° siècle. (APB)

SAULT (du) « D'azur à trois sauterelles passantes d'or » (APB)

Sans doute des armes parlantes. Ancienne famille bayonnaise. Noël Dussault est homme d'armes au château vieux en 1692.

*SSLAB-1933

SAUVESTRE « D'or à un sauvage de carnation coiffé de feuillage de sinople, appuyé sur une massue de sable » (APB)

Famille bourgeoise de Bayonne qui reçut ces armes, sans doute parlantes, en 1701. (APB)

SORHAINDO « D'or à l'arbre de sinople accosté de deux fleurs de lys du même » (APB)
Saubat de Sorhaindo, lieutenant d'Antoine I de Gramont, maire et capitaine de Bayonne, est anobli en 1555 et nommé secrétaire du roi de Navarre. (APB)

TASTET « De gueules à deux pals de vair » (DHB)

Marchand bayonnais qui reçut ces armes en 1701. (APB)

TERRADE « D'azur à une tour couverte et girouettée d'or maçonnée de sable, ouverte du champ, soutenue de deux léopards lionnés et affrontés d'argent » (DHB)

(Charles de) écuyer ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

THIBAUD « D'azur à un pal échiqueté d'or et de gueules à trois tires accosté de deux roses d'argent » (APB)

Famille bourgeoise de Bayonne qui reçut ces armes d'office en 1701. (APB)

VERDALLE « De gueules à un croissant d'argent » (DHB)

Jacques Verdalle, marchand bayonnais, portait ces armes en 1696. (DHB)

VERDIER « De gueules à un franc quartier d'or fretté de sable » (DHB)

Armand Verdier, marchand bayonnais portait ces armes en 1696. (DHB)

VERGIER « De gueules à trois pals d'or au chef d'argent chargé de trois mouchures d'hermine de sable » (DHB)

(Jean Pierre du), procureur du roi, premier échevin de Bayonne ; armes enregistrées en 1696. (DHB)

VINATIER « D'hermine à une bande de gueules » (DHB)

Bourgeois et marchand de Bayonne, portait ces armes en 1696. (DHB)

VISNICH « Coupé au 1 de gueules à un lion contourné d'or parti d'argent à un lion de gueules ; au 2 d'argent à trois barres de gueules » (DHB)

Bourgeois, marchand et homme d'armes de Bayonne, portait ces armes en 1696. (DHB)

ARMES COMMUNALES DE BAYONNE « De gueules à la tour crénelée d'or , ouverte ajourée et maçonnée de sable posée sur une terrasse de sinople ondée d'or , surmontée d'une fleur de lys d'or et accostée par deux lions affrontés d'or , brochant chacun sur le fût de deux chênes de sinople englantés d'or »

BEGUIOS (BASSE NAVARRE)

– BEHAUZE

BEGUIOS (la Salle) « Echiqueté d'argent et de sable de trente pièces » (APB)
Maison noble citée en 1412 la salle de begioz dou seynor de lucxe
Cette Salle était aux Luxe.
Ces armes ne sont citées que par l'APB. Le DOH les donne en Navarre, mais pas en Mixe.
Arnaud et Bernard de Beguios prêtent hommage à Sanche le Fort, roi de Navarre, au château de Gramont, avec les autres gentilshommes de Mixe. Ce château fut incendié par les huguenots comme propriété des Luxe, lors des guerres de religion. Le comte de Montmorency, héritier de Luxe, demandera son admission aux Etats pour la Salle de Beguios. Les Etats rejettent cette demande le 11 juin 1760, au motif que cette Salle ne figure pas dans la liste des maisons donnant droit d'entrée aux Etats.
*SSLAB n° 98 *JBO
BIDART « D'or à un cœur de gueules, coupé d'azur à une coquille d'argent » (SVN-CU)
Cette maison est mentionnée à Béguios (avec ces armes) comme établissement jacquaire par C. Urrutibehety.
*CU- La traversée du Pays Basque.
BIDARTE (ou Vidarte) -ARDAITZ « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à une panelle (plutôt un cœur) de gueules , coupé d'azur à une coquille d'argent ; aux 2 et 3 d'or à trois pals de gueules et au chef d'azur chargé de deux étoiles d'argent » (SVN-HVN)
Armes d'alliance entre les lignages des Bidart et des Ardaiz, village navarrais dans le Val d'Erro.
*HVN
GARAT « D'or à deux chevrons de sinople accompagnés de trois étoiles de gueules » (SVN-DOH)
Cette maison est une branche des Garat d'Ahaxe dont elle porte les armoiries. Beltran de Garat, seigneur de Garat de Beguios, sollicite en 1604, certification de ses armes par le roi d'Armes du royaume de Navarre.
En 1766, M. Lacroix Jean est seigneur de la maison infançonne de Garat de Beguios.
*EK-n° 47 *SVN

BEHASQUE LAPISTE (BASSE NAVARRE)

– BEHASKANE LAPIZKETA


JAUREGI de BEHASQUEN « De gueules au sanglier de sable passant contre un arbre de sinople et huit flanchis d'or posés en orle » (DN)
alias « D'or à l'arbre de sinople au sanglier de sable brochant sur le fût et à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or » (SVN)
alias « D'or au palmier de sinople et au sanglier au naturel brochant » (LAN)

Maison noble citée en 1316 seyner de behasquen, 1412 la salle de behasque (JBO)

VIDART – BEHASQUE « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à un cyprès de sinople au sanglier de sable brochant sur le fût accompagné de huit flanchis d'or posés en orle ; au 2 de gueules à trois dards tombants d'argent futés et empennés d'or l'un en pal les deux autres en sautoir ; au 3 de gueules à trois dards tombants d'argent posés en pal futés et empennés d'or » (AL)

A la lecture de ce blason, qui propose aux 1 et 4 les armes de Jauregi de Béhasque, il est évident que les Vidart sont seigneurs de cette Salle sans doute vers le XVI° siècle. En 1543, Pierre Vidart est possesseur de l'office de régisseur des domaines royaux, à cette date il participe à la rédaction du nouveau For de Basse Navarre de 1611.
Salvat de Vidart est seigneur de la Salle d'Arbouet ; en 1694, Louise Vidart-Arbouet, héritière de Salvat, épouse Philippe de La Place.
En 1626, Aymé de Garro vend la Salle de Gaztanarena d'Ossés aux Vidart. Tristan de Vidart devient seigneur de Larceveau, après son mariage avec Jeanne Lacarry-Larceveau au XVII° siècle. En 1675, Julien Joseph de Vidart-Béhasque, épouse Charlotte de Lassalle, héritière de la Salle de Sibas.
Pierre de Vidart est seigneur de Aguerre de Béhasque en 1706.
Une branche de cette famille, Vidart-Soys, s'est établie à Tartas ; ils assistent aux assemblées de la noblesse d'Albret en 1651 et 1789.
Les Vidart-Béhasque sont reçus aux Etats de Navarre en 1708, 1725 et 1745 pour la Salle de Béhasque.


Les Vidart-Soys portaient « Ecartelé au 1 de gueules à un arbre de sinople au sanglier de sable brochant sur le fût et huit flanchis d'or posés en orle 3 , 2 et 3 ; au 2 d'argent à la croix tréflée de gueules ; au 3 d'azur à trois flèches tombantes d'argent en pal ; au 4 d'argent à un arbre de sinople accosté de deux coquilles de pourpre et une bordure de gueules » (AL)

*MG - For et Coutumes de Basse Navarre *SSLAB- n°98 *AL *RH *AB


AGUERRE (à Lapiste) -« D'or à un arbre arraché de sinople accosté de deux coquilles d'azur ; à la bordure de gueules chargée de huit flanchis d'or » (DN)

alias « D'argent à un arbre de sinople accosté de deux coquilles d'azur à la bordure du même chargée de huit flanchis d'or » (ABN)

alias « D'argent à un arbre de sinople accosté de deux coquilles d'azur à la bordure du même chargée de treize flanchis d'or » (LAN)

Maison franche citée en 1412 agere à Lapiste (JBO). Elle est citée dans un rôle de 1729.
L'héritière de Aguerre épouse Pelegrin de Masparraute, (fils puîné de Jean de Masparraute, seigneur de Masparraute et Gabat) au début du XV° siècle. Leur petit-fils Pierre Arnaud d'Aguerre, est homme d'armes du roi en 1501, sous la charge de Gracian d'Aguerre de Bustince.

En 1706, ce fief est à Pierre de Vidart de Béhasque. Il le vend à cette date au sieur Arnaud de Goyenetche, de Garris, assesseur au sénéchal de Navarre qui sera reçu aux Etats. Pierre Goyenetche, fils d'Arnaud, sera également admis aux Etats en 1748. Ce fief était toujours aux Goyenetche en 1783.

Les Aguerre sont originaires de la région de Pampelune ; ils formeront ensuite les familles d'Asme , Béhasque , Iholdy et Hélette , ainsi qu'à Occos de Baïgorry .

Les Aguerre de Pampelune portaient « D'or à un arbre de sinople au loup de sable brochant sur le fût »

*SSLA n° 98 * EK- n° 47 *LN *APB


ARRAIN (à Lapiste) « De gueules à la fasce d'argent accompagnée de trois croissants du même, un en chef et deux en pointe » (DN)

Maison noble citée en 1316 array, 1412 la salle darrayn (JBO) et dans les rôles en 1572 mais elle n'apparaît plus en 1729.
Les Arraing sont également présents à Mauléon, avec les mêmes armes mais plus tardivement.

*RH

Réunion des deux villages le 16 octobre 1842.

BEHORLEGUY ( BASSE NAVARRE)

– BEHORLEGI


BEHORLEGUI « D'argent à cinq fleurs de lys d'azur posées en sautoir » (LAN- DN)
alias « De gueules à cinq fleurs de lys d'argent posées en sautoir » (SVN)
Ces armes, dérivent des Evreux-Beaumont, qui portaient de France et qui ont donné trois rois de Navarre : Philippe III le Bon, qui épousera Jeanne de Navarre, Charles II le Mauvais et Charles III le Sage.
Cette terre de Béhorleguy a été érigée en baronnie en 1391 par Charles III, roi de Navarre, pour Jean de Béarn, ricombre de Navarre, gouverneur du château de Lourdes, vassal de Charles III, qui avait épousé Jeanne, sœur naturelle du roi. Jean de Béarn reçut également la châtellenie de Rocafort, château royal d'Arberoue.
Très rapidement ce fief passe aux Beaumont ; il est probable qu'il devait doter la descendance de Charles de Beaumont, branche adultérine de Charles II, roi de Navarre.
La fille naturelle de Charles III, autre Jeanne épousera Luis de Beaumont en 1425. A cette occasion, Charles III créera le comté de Lerin et en dotera son gendre naturel Luis de Beaumont.
Luis de Beaumont était le fils de Charles de Beaumont, comte de Beaumont en Normandie. Charles de Beaumont était fils naturel de Louis de Beaumont, frère de Charles II, roi de Navarre, né (avec deux autres enfants) d'une liaison adultérine avec Marie de Leizarazu de Baïgorry.
Charles de Beaumont aura un autre fils Jean de Beaumont. Le fils de celui-ci, Martin de Beaumont, sera tige des barons de Béhorleguy.
*C. Urrutibehety- SSLAB n°129 (1973)
*PN *RH *B. Leroy- Le Royaume de Navarre

ARMES COMMUNALES DE BEHORLEGUY « D'argent à cinq fleurs de lys d'azur posées en sautoir »

BERGOUEY VIELLENAVE (BASSE NAVARRE)

– BURGUE ERREITI


ARMES COMMUNALES DE BERGOUEY-VIELLENAVE « Ecartelé au 1 d'azur à la croix de Saint Jacques cousue de gueules chargée en cœur d'une coquille renversée d'or ; au 2 d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur ; au 3 d'or à la vache passante de gueules ; au 4 d'azur au pont à trois arches d'or posé sur deux trangles ondées d'argent »

BEYRIE SUR JOYEUSE ( BASSE NAVARRE)

- BITHIRINE

BEYRIE (la Salle) « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à une aigle d'or ; aux 2 et 3 d'argent au lion de gueules » (ABN- RH)
Maison noble citée en 1150 domus de la salle ; 1316 seynner de beyrie ; 1350 la sala de beyrie
Dès 1118, Guilhem Arnaud de Beyrie est cité dans le CDS. A cette date, Les Luxe possédaient la dîme de l'église Saint Julien de Beyrie.

En 1276, Bernard de Beyrie est cité comme mesnadier de la reine Jeanne I. Quelques années plus tard, il est désigné seigneur des maisons de Beyrie et d'Amendeux. Les Beyrie accompagneront Charles III le Noble à Cherbourg. Arnaud Guilhem est le dernier représentant de la branche masculine. Sa fille héritière Jeanne de Beyrie épouse vers 1440 Guillaume de Domezain, les Domezain deviennent seigneurs de Beyrie.
Le lignage des Domezain s'éteint avec Valentin de Domezain. Lors des guerres de religion, il s'empara de Sauveterre et de Salies. Valentin de Domezain n'ayant pas eu de descendance, sa sœur Jeanne de Domezain hérite des biens, elle épouse en 1541 Jean de Montréal de Moneins.
Tristan de Montréal, leur fils, est seigneur de Beyrie, Domezain, Moneins, Amendeuix, Caresse.
Les Montréal possédaient le château de Beyrie en 1830, année où il fut vendu à Mr Etchats de Beyrie.

*AB *JN *EPV *CDS *JBO

BERETERBIDE « D'or au lion rampant d'azur armé, lampassé et villené de gueules » (RH-ABN)
Ce sont les armes des Méharin. Cette terre fut anoblie en faveur de Jean de Méharin en janvier 1614.
Jean de Méharin, doit être le petit-fils d'un autre Jean de Méharin, fils cadet de Bertrand d'Armendaritz-Méharin, vicomte de Méharin en 1424 et de Jeanne de Méharin, héritière de la seigneurie de Méharin. Jean de Méharin sera châtelain de Saint Jean Pied de Port et fondera la branche cadette.
Cette maison fut cédée par Ferrière de Belsunce, vicomte de Méharin, en 1709 à M. de Cestau de Saint Jean Pied de Port qui fut reçu aux Etats en 1710 .Sa fille Marie de Cestau la donne à Pierre d'Urtubie Garro en 1728 qui se vit refuser l'admission aux Etats. Il faut dire que nombre de cessions de droits et de donations furent combattues par les Etats de Navarre au XVIII° siècle. Seuls les propriétaires de Salles avaient droit d'entrée et les contournements de la règle furent très nombreux ; car le donateur ne pouvait se réserver la jouissance du bien et devait abandonner le droit d'entrée. A Mr de Garro, il fut signifié que sauf usage de faux, il ne pouvait jouir d'un droit d'entrée sans posséder la terre ; de plus, la maison de Bereterbide ne figurait pas dans le catalogue des Salles nobles de Navarre.
Cette salle fut récupérée par M. de Belsunce. Les Belsunce vendirent bon nombre de leurs biens pour faire face aux difficultés financières chroniques auxquels ils eurent à faire face. Toujours est-il que Dominique de Belsunce donne cette salle à Gratian d'Etcheberry de Beguios en 1771. Mais les Etats refuseront à nouveau l'admission de M. d'Etcheverry pour des irrégularités dans la donation ; après nombre de péripéties celui ci sera finalement reçu aux Etats en 1776.
*RH *SSLAB – n°99
ZABALE « D'azur à une bande de gueules filetée d'or accompagnée d'une étoile d'or en chef et d'un croissant d'argent en pointe » (HVN)
Famille du Guipuzcoa, installée à Beyrie et Saint Palais durant les guerres Carlistes.
*HVN

ARMES COMMUNALES DE BEYRIE SUR JOYEUSE « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à une aigle d'or ; aux 2 et 3 d'argent au lion d'azur » (ALBNS- 2001)

BERROGAIN LARUNS (SOULE)

– BERROGAÑE LAHÜNTZE


BARRECHE (de Laruns) « D'argent à une croix d'azur chargée de quatre losanges d'or » (ADPA – Manuscrit de Jaurgain)
Maison franche vers 1377 barreche ez ostau deu rey
Gracian de Barrèche est seigneur du Domec de Libarrenx en 1484. Vers 1550, Jean de Barrèche, seigneur du Domec épouse Marie de Tardets-Sauguis, fille cadette de Marie d'Armendaritz et Machin de Tardets.
Bertrand de Sauguis, sans doute après avoir hérité de sa tante Marie, est seigneur du Domec de Libarrenx en 1597.
Madeleine de Sauguis, héritière de Sauguis et du Domec de Libarrenx, épouse en 1710, Gabriel d'Uhart, baron d'Uhart, de Larribar et de Sorhapuru. En 1768, sans doute après achat, le Domec de Libarrenx était aux Bela.
Gracian de Barreche, fut seigneur du domec de Libarrenx en 1484. Le domec de Libarrenx se retrouvera dans les biens de l'Abbaye de Sauguis en 1597. Jean de Barrèche, seigneur de Barrèche de Laruns, épouse vers 1555, Marie de Tardets-Sauguis, dont c'était le second mariage, fille cadette de Marie d'Armendaritz, dame de l'Abbadie de Sauguis et de Machin de Tardets.
Pierre de Barreche, fils cadet, sans doute frère de Jean, épouse Jeanne d'Onizmendi, héritière d'Onizmendi ; leur fils Simon d'Onizmendi épouse Anne de Barrèche le 7 janvier 1596, dame de Carrère d'Abense et de Barrèche de Viodos. Charles de Barrèche, avec Jacques de Bela, fut une figure du protestantisme souletin.
Michel de Reyau-Laruns, épouse en 1728, la fille de Marie de Sibas et de Pierre d'Andurain, seigneur d'Andurain.
En 1765, Joseph de Reyau-Laruns, seigneur de Barrèche, épouse Marie Marthe d'Espalungue, famille béarnaise. L'Armorial de Béarn le cite comme juge-jugeant à la cour de Licharre ; la maison de Barreche n'ouvrant pas ce droit, il devait donc posséder une seigneurie de terre-tenants.

*AB *APB *CS *SSLAB-1937- M.Etcheverry *MG- Tomme III *JBO

BIARRITZ ( LABOURD)

- MIARRITZE

ZILOETA (Silhouette) « De sinople au vaisseau d'argent voguant sur une mer du même mouvant de la pointe de l'écu ; au chef de gueules à la croix ancrée d'or, parti d'or au lion de gueules » (Armorial Général de France 1742- RH)

Maison franche citée en 1362 Ziloetabehere et en 1498 Ziloetagarai
Arnaud de Silhouette, seigneur de Silhouette, conseiller et secrétaire du roi en 1712, fils de Dominique de Silhouette, riche négociant bayonnais et de Saubade de Saubagne. Arnaud avait épousé en 1704 Catherine Rose Roffai. Son fils aîné Jean de Silhouette, officier de marine, épouse Jeanne de Larralde, d'où Graçy de Silhouette, unique héritière de Silhouette.
Etienne de Silhouette, fils cadet de Arnaud, né à Limoges le 25 juillet 1709, conseiller du roi, fut pourvu le 23 juillet 1735 d'un office de conseiller au Parlement et commissaire aux requêtes du palais à Metz.
Ziloeta était noble à la veille de la Révolution.

*RH *APB *MG-Tome IV
*Grand Armorial de France 1742
*JBO

AYARROA « Ecartelé aux 1 et 4 d'argent à l'aigle bicéphale de sable armée et becquée de gueules ; aux 2 et 3 de sinople à deux étoiles d'argent posées en fasce » (SVN)
Issue de la famille anglaise Achesson
*SVN

ARMES COMMUNALES DE BIARRITZ « D'azur à une barque au naturel voguant sur une mer du même ondée de sable, montée par cinq pêcheurs au naturel : trois contournés ramants, un à senestre tenant la barre debout, un à dextre debout s'apprêtant à harponner une baleine cousue de sable brochante sur la mer ; au chef d'or à trois coquilles au naturel ; celle de senestre disparaissant sous un canton de gueules à l'étoile d'argent ».

BIDACHE (LABOURD)

– BIDAXUNE (Pays de Gramont)


GRAMONT ou AGRAMONT « D'or au lion d'azur armé, lampassé et vilené de gueules » (LAN)
alias « D'or au lion d'azur lampassé de gueules » (SVN)

Les Gramont sont issus des vicomtes de Dax ; ils étaient cousins des Luxe. Bergon Garcia, fils puîné de Garcie Arnaud vicomte de Dax, est apanagé lors de son mariage vers 1040, des seigneuries de Gramont, de Bergouey et de Garris en Pays de Mixe, ainsi que celles de Biron et Brassaly de la vicomté de Dax. Ces deux dernières seigneuries furent cédées à l'abbaye de Sorde vers 1110, par Bernard de Gramont, moine à Sorde, héritier de ces biens. Le château primitif des Gramont se situait à Viellenave.

Raymond Brun de Gramont, seigneur de Gramont et Bergouey vers 1160, combattit les Anglais avec Gaston V de Béarn ; il en périt vers 1175. Son fils Vivian II prête hommage à Sanche le Fort roi de Navarre, en 1203. Brun de Gramont, frère de Vivian II, fera bâtir le château de Bidache vers 1190.

Arnaud Guillaume I de Gramont renouvellera l'hommage à Thibaut I en 1237.Le roi d'Angleterre se considérant comme suzerain naturel, réagit violemment. Il sera emprisonné par Simon de Monfort, comte de Leicester, jusqu'en 1252. Le roi d'Angleterre occupera le château de Gramont, celui de Viellenave, en 1255 et en confie la garde à Guillaume Arnaud, seigneur de Tardets.

Arnaud Guillaume II, seigneur de Gramont, Bergouey et Bidache, après avoir renouvelé l'hommage au roi de Navarre ; il suivra Thibaut II en croisade avec ses deux fils. Son fils cadet Auger de Gramont, est seigneur de Sorhaburu en Arberoue.

Arnaud Guillaume III, fils aîné de Arnaud Guillaume II, est seigneur de Gramont, Bergouey et Bidache, ricombre de Navarre. Marié vers 1260, il aura deux fils, dont le cadet, Auger de Gramont épouse vers 1300, l'héritière des seigneuries de Gabat et Masparraute.

Raymond Brun III de Gramont, fils aîné de Arnaud Guillaume III, seigneur de Gramont, Bergouey et Bidache, épouse vers 1285, Raymonde de Bardos, fille et héritière de Vivian, seigneur de Bardos.

Arnaud Guillaume IV de Gramont, fils aîné de Raymond Brun III, seigneur de Gramont, Bergouey, Bidache et Bardos, ricombre de Navarre, soutint une guerre contre la ville de Bayonne avec son frère Auger ; une paix sera signée en 1328. Il prête hommage à Philippe III et à la reine Jeanne en 1329 pour le château de Gramont mais pas celui de Bidache, car le roi de Navarre doutait de son appartenance à la Navarre. Cette question fut sans doute tranchée, car en 1342, Arnaud Guillaume IV prêtera hommage pour le château de Bidache. Il eut des démêlés sanglants avec Pées d'Albret, seigneur de Guiche, qui se terminent par un traité de paix en 1348. Il suivit Charles le Mauvais, roi de Navarre, lors de sa campagne en Normandie en 1355 ; il était accompagné de Guillaume Arnaud de Sault seigneur de Saint Vincent de Mendive, Garcie Arnaud de Berroeta, Espain d'Olhaiby. De son mariage avec Mirande d'Aspremont d'Orthe vers 1320 naquirent neuf enfants, dont l'aîné Brunat cède tous ses droits à son frère Arnaud Raymond, ne conservant que Bergouey pour sa vie ; Fortananer de Gramont seigneur de Bidegain à Biscay (dont un des fils Robert de Gramont sera seigneur d'Elitzaitzine d'Arraute après son mariage en 1424 avec Isabelle d'Uhart) ; Auger de Gramont, seigneur de Bardos, qui épousera vers 1370 Hélène de Mauléon, fille de Jean II de Mauléon, seigneur de Rada en Navarre.

Arnaud Raymond I de Gramont, héritier de Arnaud Guillaume IV de Gramont, seigneur et baron de Gramont, Bergouey et Bidache, ricombre en 1350, reçut la même année de Charles le Mauvais la ville de Labastide Clairence ; ville qu'il rendra au roi de Navarre en 1368, qui lui donna en échange les moulins de Saint Jean Pied de Port. De son mariage avec Marie de Gabaston sont issus treize enfants dont notamment Bernard de Gramont, marié à Gracianne de Haux, dame de Haux et Olhaby en Soule; leur fils Gracian de Gramont, sera seigneur de Haux, Olhaby, l'Abbadie d'Abense qu'il acquit en 1451, la Salle de Chéraute (Jauregia, à ne pas confondre avec le domec de Chéraute). De même, en 1438, Gracian de Gramont achètera à Doucine, dame d'Onizmendi d'Abense, divers fiefs que la maison Onizmendi possédait à Arrast, Larrau et Espès.

Arnaud Raymond II de Gramont, seigneur de Gramont, Bergouey, Bidache, devint seigneur de Came et Sames après avoir épousé vers 1367, Agnès de Came, fille de Jean de Came et Sames et de Claire de Làas ; elle devint héritière de ces seigneuries au décès de son frère Bernard.

Jean I de Gramont, seigneur de Gramont, Bergouey et Bidache, épouse en 1409, Marie de Montaut, dame de Mussidan, Blaye, Blanquefort, Pellegrue et Blagnac. François I de Gramont lui succède, puis Isabeau de Gramont, fille de ce dernier.

Léonor de Gramont, fille unique de Isabeau de Gramont, dame de Gramont, Bergouey, Bidache… épouse Bernard de Béarn. Leur fille unique autre Eléonor, épouse Roger de Gramont, branche cadette des seigneurs de Haux, Olhaby, Chéraute, Montory, l'Abbadie d'Abense, fils de Gracian de Gramont. Roger de Gramont réunit ainsi sur sa tête les biens des deux principales branches des Gramont. Vers 1507, il acquiert également de Francine de Gramont, sa cousine éloignée d'une autre branche cadette, la seigneurie de Bardos.
Roger de Gramont est capitaine du Château Vieux de Bayonne en 1492 ; il participera avec son fils aux guerres d'Italie ; il meurt en 1519 de l'épidémie de peste à Bayonne.

François II de Gramont, fils aîné de Roger de Gramont, seigneur de Gramont, Bergouey, Bidache, Bardos Haux… épouse en 1494 Catherine d'Andouins, fille de Jean II d'Andouins. Il eut quatre enfants, dont Claire de Gramont qui s'allie en 1526 à Menaud d'Aure, seigneur et vicomte d'Aster.

Jean II de Gramont, fils aîné de François II, seigneur de Gramont, Bergouey, Bidache, Came, Bardos, Montory, Haux … maire et capitaine de Bayonne. Marié en 1526 à Françoise de Polignac, il meurt en 1528 sans descendance au siège de Naples et tous les biens des Gramont vont à sa sœur Claire de Gramont.
En 1523, le château de Bidache fut incendié par le prince d'Orange qui commandait l'armée de Charles Quint et les 300 hommes de la garnison tués. Mise en échec devant Bayonne, l ‘armée espagnole saccage, Peyrehorade, Hastingues, Sorde fut brûlée et le Labourd pillé.

Menaud d'Aure, est seigneur de Gramont, il avait épousé en 1526 Claire de Gramont, héritière des Gramont. Il assuma le capitanat et la gouvernance de Bayonne et reçut en 1528 la charge de maire de la ville. Devenue veuve en 1534, Claire de Gramont, entreprend de restaurer le château de Bidache vers 1530.

Antoine I de Gramont, vicomte d'Aster, baron de Gramont, Bergouey et Bidache est baron de Guiche après acquisition auprès des Beaumont. Il épouse en 1548 Hélène de Clermont de Traves. Brillant militaire, il compte au nombre de gentilshommes ordinaires de la chambre du roi ; il participe activement à la prise de Calais en 1558. Malgré les honneurs, la vie militaire avait un coût et Antoine I se voit obligé de vendre la terre d'Olhaby à Jean de Casamajor pour la somme de 15000 livres.
Lors des guerres de religion, il prend le parti des Huguenots et en 1564, Jeanne d'Albret le nomme lieutenant-général du royaume de Navarre ; il sera le bras armé de la fanatique reine de Navarre et mâtera une révolte des seigneurs bas-navarrais. Il meurt en 1576. Il eut cinq enfants, Philibert, Jean Antoine de Gramont vicomte d'Aster, Théophile de Gramont, seigneur de Mussidan ; Marguerite de Gramont alliée à Jean Durfort, vicomte de Duras et Suzanne de Gramont, vicomtesse d'Aster, sans doute au décès de son frère, marié à Henry de Prez, seigneur de Mompezat.

Philibert de Gramont, fils aîné d'Antoine I, baron de Gramont, souverain de Bidache, comte de Guiche et de Louvigny, baron de Lescun, d'Andoins, d'Hagetmau, seigneur de Bergouey, Bardos, Escos, Mussidan, Montory, Haux… épouse en 1567 (il a 15 ans) Diane (elle se fera appeler Corisande en 1578) d'Andoins, dame d'Andoins, Lescun, Hagetmau, comtesse de Louvigny.
Philibert de Gramont est tué en 1580 au siège de Fère ; Corisande, qui avait alors 26 ans, se retira à Hagetmau, ne faisant plus que quelques apparitions à Bidache. Contrairement à certains écrits, il semble que l'idylle avec Henri IV ne commencera qu'en 1581, alors qu'elle entrait en veuvage.

Antoine II de Gramont succède à Philibert, il est duc de Gramont, pair de France, souverain de Bidache…se mettra au service du roi de France, il fut particulièrement choyé par Henri IV. Etant altier et emporté, il eut des rapports des plus houleux avec les Bayonnais surtout en 1596. En 1610, Antoine surprit sa femme dans les bras de son écuyer Marsilien de Gramont ; il le tuera sur le champ et enfermera sa femme à Bidache ; elle mourra quelques mois plus tard, sans doute empoisonnée.
Il épouse en 1601 Louise de Roquelaure. En proie à des difficultés financières, il vend en 1605 à réméré pour 1000 écus la Salle de Chéraute (Jauregia) ; puis, toujours à réméré en faveur de Pierre Suhigaray, ce sera au tour de la baronnie de Bardos pour 22680 livres.
En secondes noces, Antoine II de Gramont épouse en 1618, Claude de Montmorency, fille de Louis de Montmorency et de Charlotte Catherine de Luxe, héritière des Luxe et veuve à cette date.

Antoine III est duc, pair et maréchal de France en 1648. Le duché pairie comprend Bidache et Guiche.
Louis Antoine devient pair de France héréditaire en 1815 ; la descendance se poursuit toujours de nos jours.

La baronnie de Gramont est érigée en comté en 1563, en duché en 1643, en duché-pairie en 1648
En 1570, Bidache est érigée en principauté.

Le château de Bidache fut saisi par l'Etat en 1794, qui en fait un hôpital militaire. Frappé d'enquête sur son état de délabrement, le gouverneur y mettra le feu en 1796.

*APB *J J- La Vasconie * JJ et R.Ritter – La Maison de Gramont

GRAMONT-ASTER « Ecartelé au 1 d'or au lion d'azur armé et lampassé de gueules ; aux 2 et 3 de gueules à trois flèches tombantes d'or posées en pal empennées et armées d'argent ; au 4 d'or à la levrette de gueules accolée et bouclée d'azur à la bordure de sable chargée de huit besants d'or ; et sur le tout de gueules à quatre otelles d'argent adossées et posées en sautoir » (AL)

Armes d'alliance : le 1 est de Gramont ; le 2 et 3 d'Aster, le 4 d'Aure ; sur le tout de Comminges.

Les vicomtes d'Aster sont originaires de Bigorre ; les seigneuries d'Aure et d'Aster sont réunies avec le mariage d'Agnès d'Aster héritière de la vicomté, qui épouse vers 1450 Sance Garcie d'Aure, fils puîné de Raymond de Comminges, vicomte d'Aure. Sance Garcie d'Aure périt au siège du château de Garris, où il avait suivi Gaston de Foix vers 1458.

En 1525, Menaud d'Aure, vicomte d'Aster, épouse Claire de Gramont, sœur de Jean II de Gramont, seigneur de Bidache , Came, Bardos, Urt, Montory, Haux ,Olhaby, Bideren…capitaine et maire de Bayonne. Jean II de Gramont meurt sans descendance en 1528 ; Claire de Gramont hérite et se trouve à la tête de biens considérables, à la condition de prendre le nom et les armes des Gramont.

Menaud d'Aure récupèrera également la charge de capitaine et maire de Bayonne. Il meurt en 1534, Devenue veuve en 1534, Claire de Gramont entreprend de restaurer le château de Bidache qui avait été incendié par le prince d'Orange en 1523.

*JJ et R.Ritter- La Maison de Gramont

BIDARRAY ( BASSE NAVARRE)

– BIDARRE

ARMES COMMUNALES DE BIDARRAY « De gueules à la crosse croisée d'or de Ronceveaux accostée de deux coquilles du même »

BIDART (LABOURD)

– BIDARTE

ARMES COMMUNALES DE BIDART « Parti au 1 de sinople et posée sur le flanc dextre une falaise d'argent surmonté d'un phare crénelé du même enflammé de gueules , une onde d'argent au pied de la falaise ; au 2 de gueules au navire d'argent de face voguant sur une onde du même équipé d'une voile toujours d'argent chargée d'un Lau Buru de sable et girouetté de sinople une vergette d'argent brochant sur la partition et accostée de dix billettes du même posées en pal 5 et 5 »

BIRIATOU (LABOURD)

- BIRIATU

ARMES COMMUNALES DE BIRIATOU « Coupé , au 1 parti , en A de gueules au lion d'or tenant en sa patte dextre un dard de gueules péri en barre parti d'azur à la fleur de lys d'or ; en B de gueules à la rose des vents d'argent les pointes de d'or et de sable 8 et 8 à la flèche d'azur brochante en barre la pointe en bas ; au 2 au saumon d'argent nageant dans une onde d'azur et d'argent »

BONLOC (LABOURD)

– LEKUINE

GUICHENE (ou Guichaner) « D'azur au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même » (RH-AL)

Guichaner est cité en 1692 et 1702, dans l'état des gentilshommes de la sénéchaussée de Saint Sever, comme seigneur de Bonloc qui a deux enfants dans le régiment de Guiche dont un est capitaine ; il possédait un bien noble dans les Landes.
François Guichené est cité avec les mêmes armes à Mont de Marsan en 1698, comme capitaine dans le régiment de Guiche.

* AL


ARMES COMMUNALES DE BONLOC « Parti, au 1 d'or à la croix crossée de sinople ; au 2 d'azur au bourdon de pèlerin d'or accompagné de trois coquilles du même une en chef et deux sur les flancs »

BRISCOUS (LABOURD)

- BESKOITZE

JAUREGI (la salle) « D'or au griffon de gueules » (RH)
Il s'agit sans doute de la maison noble Jauregi citée en 1249 beraiscojtz.
En 1330, Briscous est détachée de la souveraineté du Labourd pour être intégrée à la seigneurie de Guiche ; cette seigneurie est vendue par Athalia, dame de Guiche à Pées d'Albret en 1340.
Guiche est érigée en baronnie en 1444 par le roi d'Angleterre en faveur de Charles de Beaumont. Cette baronnie, sujet de discorde entre les Beaumont et les Gramont, ennemis héréditaires et après intervention du roi de France Charles VIII, est acquise par les Gramont en 1485. Mais en 1567, lors du Biltzar, Briscous figure à nouveau parmi les paroisses labourdines ; à cette date elle n'était donc plus vraisemblablement sous la souveraineté des Gramont.
*J.Garat de Saint Martin - Guiche *EG *JBO

ARMES COMMUNALES DE BRISCOUS « Parti au 1 d'or au lion d'azur ; au 2 de gueules à l'encrier et la plume posée en barre le tout d'argent ; coupé de sinople à une tour de saline d'or à la façade cousue de gueules et à la bordure générale d'argent chargée sur les flancs de six gerbes de sinople 3 et 3»

BUNUS (BASSE NAVARRE)

- BUNUZE

ELISSAGARAY « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'azur à trois colombes d'argent; aux 2 et 3 de gueules à la croix d'argent ; sur le tout : de gueules à trois chevrons d'or » (DN)
Maison noble citée en 1350 eliçagaray
La famille Elissagaray s'alliera aux Arcangues – Kurucheta (d'Ayherre) en 1582, avec le mariage de Jeanne d'Elissagaray, héritière de la Salle, (fille d'Arnaud et Gratianne de Larronde) avec Jean d'Arcangues.
Les armes ci-dessus, quoique différentes, sont inspirées de celles de Jean d'Arcangues, héritier et chef d'armes de la seigneurie labourdine.
A cette famille appartenait le chevalier Bernard, dit Renaud d'Elissagaray, (1652-1719) lieutenant général des armées du roi d'Espagne, réformateur de la marine française, nommé inspecteur général de la marine par Louis XIV.
En 1683, Dominique de Rospide était seigneur d'Elissagaray. A la suite de contestations, les Etats partagèrent la succession de cette Salle entre les deux prétendants : Dominique d'Orsaiteguy, de Saint Jean (sans doute Saint Jean Pied de Port) et d'Etchemaite d'Ostabat. En 1730, Jean Louis d'Orsaiteguy, fils du précédent, sera reçu aux Etats pour cette Salle d'Elissagaray, le 31 août 1730.
Jeanne d'Orsaisteguy, héritière, épouse Paul d'Elissagaray de Méharin qui en qualité de seigneur adventice sera reçu aux Etats le 14 juin 1746. Son fils, autre Bernard d'Elissagaray, est reçu aux Etats en 1769.

*APB *RH *SSLAB- n°99 *JBO

BUSSUNARITS - SARASQUETTE (BASSE NAVARRE)


BUZUNARITZE - SARRASKETA

APAT (à Bussunarits) « De gueules à la croix pommetée d'or » (DN- ABN)
alias « De gueules à la croix tréflée d'or » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'or à un arbre de sinople sommé d'une pie au naturel ; au 2 de gueules à la croix fleuronnée d'argent ; au 3 d'azur à trois coquilles d'argent posées en pal, parti d'or à trois pals de gueules » (DN)

Dans l'écartelé ci-dessus, on reconnaît les armes des seigneuries d'Apat, d'Ahaxe et de Saint Esteben en Arberoue. Ces dernières étant en position principale (aux 1 et 4), cet écartelé fut porté assurément par les Saint Esteben d'Apat.
Maison noble citée en 1313 appate, 1366 el palacio dapate.
Le nom Apat est à rapprocher d'Aphat-Ospital, commanderie tenue par les Chevaliers de Saint Jean, qui se situait à quelques centaines de mètres de la Salle. Le château d'Apat, cité en 1313, aurait-il été à l'origine une dépendance de la Commanderie citée en 1194 ? La croix pommetée portée par les Apat fait certainement référence à la croix portée par les chevaliers de Saint Jean.

Oger I d'Ahaxe, seigneur du palais d'Apat, est compris dans un rôle de chevalier qui servait le roi de Navarre en 1388. En 1412, Johanicot d'Ahaxe, est seigneur d'Apat, il servait le roi de Navarre.
Oger II d'Ahaxe, seigneur d'Apat en 1444, fut père de Félix d'Apat, son successeur et de N… d'Apat, mariée à Francisco d'Armendaritz, seigneur de Saint Pée en Cize (Saint Jean le Vieux) vers 1466. Juanicot d'Ahaxe, seigneur d'Apat et alcalde du château de Viana en 1507 ; il fut père d'Adrienne (voir ci- après) et d'Isabelle qui épousera Pierre de Lalanne, seigneur de Larrea d'Ispoure.
Adrienne, héritière d'Apat, épouse vers 1520 Pierre de Saint Esteven, chevalier, un des cent gentilshommes de l'hôtel du roi de 1522 à 1549 et son lieutenant au château neuf de Bayonne, issu de la famille vicomtale d'Arberoue.

Jean de Saint Esteben, fils de Pierre, est seigneur d'Apat, capitaine de trois cent hommes et gouverneur de Dax de 1564 à 1584.

Bertrand de Saint Esteben, seigneur d'Apat, gentilhomme de la maison du roi. Il fut le beau-frère de Charles d'Aroue seigneur d'Aroue et de Saint Martin d'Arberoue. Il meurt sans postérité et la seigneurie d'Apat est à Jeanne de La Mothe en 1602, sans doute par achat, est dame de Maucor, d'Ermont de Saint Palais (anoblie en 1611) et d'Apat. Elle était la fille de Michel de La Mothe, vice- chancelier de Navarre et de Jeanne de Serres dame de Maucor.
Jeanne de La Mothe, épouse Pierre de Lostal, seigneur de Cardesse, Daibt et Buziet, vice-chancelier de Navarre en 1597 après résignation de son père. Est issu de cette union, Jean de Lostal, seigneur de Maucor et d'Apat, marié avec Jeanne d'Erdoy, dame d'Erdoy, Cibits et Gainçuri (qui épousera en secondes noces l'historien Arnaud d'Oyhénart). Jean de Lostal meurt sans postérité en 1618.
C'est à son frère Isaac de Lostal, dit Roquebrune de Lostal que revient la seigneurie d'Apat. Mort en 1669, il avait épousé Isabelle d'Iratze de Sillègue. De cette union sont nés Dominique d'Apat, héritier de la Salle, décédé sans postérité en 1686 à 23 ans et Catherine de Lostal, dite d'Apat, qui hérite de la seigneurie au décès de son frère.

Catherine d'Apat, épouse en 1664, Guillaume d'Etchepare, seigneur d'Etchepare de Sarasquette ; la seigneurie d'Apat passe alors chez les Etchepare. De cette union naissent quatre enfants, dont l'aîné Pierre d'Etchepare, seigneur d'Etchepare et d'Apat, qui épouse en 1686 Dominique de Saint Marin, fille naturelle de Bernard de Saint Martin, vicomte d'Echauz.
Jean Baptiste d'Etchepare, fils aîné de Pierre, seigneur d'Apat et d'Etchepare, épouse en 1737 (contrat post nuptial en 1740), Claire d'Urdos, fille aînée de Guillaume d'Urdos, seigneur d'Urdos, Etcheverry d'Irouléguy et Sorhoeta. Quinze enfants sont issus de ce mariage, dont Jean Pierre d'Etchepare, marié en 1778 à Anne Marie de Bréhic, fille de Pierre de Bréhic et Jeanne Rol Montpellier, bourgeois bayonnais.

La seigneurie d'Apat ne fut pas saisie à la Révolution. Joseph Edouard d'Etchepare-Apat, est maire de Bussunarits, il épouse en 1819 Anne Josèphe Clémence de Sicart d'Aloigny.
Son fils aîné Jules d'Apat, lieutenant de vaisseau, prend sa retraite en 1864 à Bussunarits ; il reprend les armes en 1870, il est lieutenant-colonel en 1875. Il fut maire de Bussunarits de 1865 à 1890 et syndic du Pays de Cize. Il avait épousé en 1857 Françoise Marthe Durand de Linnois ; il décède sans postérité en, 1890.
Adélaïde Victoire d'Apat (1826-1910), sœur puînée de Jules, hérite du château ; elle épouse en 1852 Louis Ferdinand Van den Zande, famille originaire d'Anvers, inspecteur des douanes. Geoffroy Van den Zande (1911-2006) fut à 24 ans le plus jeune maire de France ; il exerça sa fonction à Bussunarits de 1935 à 1965. Son fils Bernard occupe à ce jour le château d'Apat.

*J. Curuchet- Jakintza n° 34- année 2006 (Archives privées d'Apat)
*APB *RH *JN

ERREKALDEA « D'azur à trois léopards lionnés mal ordonnés d'or coupé d'argent à un pal d'azur chargé de deux vergettes d'or » (JJ- Archives du château d'Apat)

Maison noble citée en 1307 seynor de recalde
Errekaldea était une Commanderie des Augustins de Roncevaux et comme toutes les autres Commanderies de l'abbaye, elle était affermée à un Commandeur et avait le statut de maison noble. J. de Jaurgain cite Gilles de Récalde (et ses descendants) comme « seigneur de la Commanderie de Récalde », ceci pour désigner le Commandeur.
Les chanoines se plaignaient du peu de rentabilité de la Commanderie d'Errekaldea ; à leurs dires « la majorité des paysans étaient des bandits sans vergogne et la production couvrait à peine les salaires »
En 1605, la vente de la Commanderie fut envisagée par Roncevaux, en faveur de Fernand de Saint Martin de Janiz de Lecumberry et de noble Jean de Etchepare. Malgré les accords du pape et du roi d'Espagne, cette vente ne se réalisera pas.
Gilles de Récalde qui vivait vers 1518. Il avait épousé Suzanne de Varcelle, dont il aura Joseph qui suit et Juan Martinez de Récalde, amiral du roi d'Espagne Philippe II.
Joseph de Récalde, épousa Jeanne d'Etchepare, héritière de la Salle de Sarasquette vers 1535. Trois enfants sont issus de ce mariage, dont Johannet-Antoine d'Etchepare-Récalde qui transigea avec ses frères et sœurs sur la succession de leur oncle l'amiral Jean de Récalde vers 1558. Johannet-Antoine épousera une femme dont le nom nous est inconnu ; en est issu Jean d'Etchepare qui épouser Jeanne de Saint Julien.

*J. Curuchet- Jakintza n° 34- année 2006 (Archives privées d'Apat)
*CU Casas Ospitalia Diez Siglos de Historia en Ultrapuertos

ETCHACON ou CHACON (à Bussunarits) « Ecartelé, aux 1 et 4 d'argent au chêne de sinople, au sanglier au naturel brochant sur le fût ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'argent » (LAN)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au chêne de sinople, au sanglier de sable brochant sur le fût ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'argent » (SVN)

Maison noble citée en 1412 echecon
Les Etchecon, deviendront seigneurs de Saint-Pée sur Nivelle, après le mariage de Jean Etchecon et de Jeanne de Salazar, dame de Saint-Pée vers 1455. Ils eurent deux enfants : Jean de Chacon, seigneur de Saint Pée, qui épousera Isabeau de Gramont et Marie de Chacon qui épousera Louis de Montréal d'Urtubie.
Jean de Chacon et Isabeau de Gramont eurent une fille Françoise, héritière de Saint Pée, qui portera la seigneurie chez les Caupenne d'Amou après son mariage avec Jean III de Caupenne en 1535.
Isabeau de Caupenne sera dotée de la seigneurie d'Etchacon lors de son mariage avec François de Méritein en 1592.

En 1722, cette salle d'Etchacon appartenait aux Apesteguy (d'Anhaux) car Mlle d'Apesteguy, héritière de Chacon, épouse M. de Haramburu d'Etcharry, qui fut reçu aux Etats pour Chacon le 24 juillet 1723.

*SSLAB-n°99 *PY *H.Dop- Les seigneurs de Saint Pée *JBO

ETCHEPARE (à Sarrasquette) « De gueules à l'aigle d'argent au vol abaissé et à la bordure engrêlée du même. » (LAN-DN)

ETCHEPARE (Bernard de) « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à l'aigle d'argent au vol abaissé et à la bordure engrêlée du même ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'argent rangées en pal parti d'argent à deux fasces de gueules » (LAN)

Maison noble citée en 1294 etchegapare
L'écartelé ci-dessus est porté par Bernard de Etchepare, seigneur d'Etchepare, cité comme « voisin » à Saint Jean Pied de Port en 1539. Le 2 et 3 sont les armes des Ansa de Saint Jean Pied de Port, sans doute après une alliance. (LAN)
Vers 1535, Jeanne d'Etchepare, héritière de la Salle, épouse Joseph de Récalde, de la Commanderie Errekaldea de Bussunarits. Trois enfants sont issus de ce mariage, dont Johanet d'Etchepare-Récalde qui transigea avec ses frères et sœurs sur la succession de leur oncle l'amiral Jean de Récalde vers 1558.
Jean d'Etchepare, sans doute fils du précédent, épouse siècle Jeanne de Saint Julien d'Ahaxe ; leur fils Bertrand s'allie à Marie de Saint Martin en 1598.
Lui succède, Guillaume d'Etchepare qui épouse en 1624 Mlle de Lohitegi.
Leur fils, autre Guillaume d'Etchepare, seigneur d'Etchepare, épouse en 1664 Catherine de Apat-Lostal, héritière de la Salle d'Apat, après le décès sans descendance de son frère Dominique.
De cette union naissent quatre enfants, dont l'aîné Pierre d'Etchepare, seigneur d'Etchepare-Apat, qui épouse en 1686 Dominique de Saint Marin, fille naturelle de Bernard de Saint Martin, vicomte d'Echauz.

Jean Baptiste d'Etchepare, fils aîné de Pierre, seigneur d'Etchepare-Apat, épouse en 1737 (contrat post nuptial en 1740), Claire d'Urdos, fille aînée de Guillaume, seigneur d'Urdos, d'Etcheverry, d'Irouléguy et de Sorhoeta. Quinze enfants sont issus de ce mariage, dont Jean Pierre d'Etchepare, marié en 1778 à Anne Marie de Bréhic, fille de Pierre de Brebis et Jeanne Rol Montpellier, bourgeois bayonnais.
A la demande de son père, seigneur de Sarrasquette et d'Apat de Bussunarits, M. Etchepare fut reçu le 16 juin 1702 pour cette Salle. En 1727, Bertrand d'Etchepare donnera la Salle d'Etchepare à son frère cadet Jean d'Etchepare-Lassalle qui fut admis aux Etats à cette date. Il semblerait donc que les deux Salles furent séparées vers 1727, ce qui ne correspond pas avec la généalogie ci-dessus.

Il est admis que c'est aussi de cette famille Etchepare de Sarrasquette, qu'est issu Bernard d'Etchepare, curé de Saint Michel de Cize et Vicaire Général de l'évêque de Bayonne, qui sera l'auteur du premier ouvrage entièrement écrit en basque ; c'était en 1545. Le titre était en latin « Linguae Vasconum Primitiae per Dominum Bernardum Detchepare, rectorum Santi Michaelis Veteris »

*SSLAB-n°99 *APB *J. Curuchet- Jakintza n° 34- année2006 (Archives privées d'Apat)
*EG

ITURRIZTE (à Bussunarits) « D'or à l'arbre de sinople senestré d'un ours levé de sable appuyé contre le fût , adextré d'un croissant d'argent » (ABN-RH)
alias « D'or à un arbre de sinople et un ours levé au naturel brochant » (LAN)
alias « D'or à un arbre de sinople et un ours levé au naturel contre le fût et surmonté d'un croissant d'argent » (SVN)

Maison noble citée en 1189 ithurriaycita, 1307 ithurriayçeta, 1366 ythurrizte
Cette maison était rattachée à une chapellenie par contrat du 3 novembre 1683, fondée par Guillaume de Curuchet d'Ahaxe. Les Etats de Navarre, sollicités par le chapelain M. Curuchet, pour admission en 1685, reportèrent la décision. En 1710, les Etats se détermineront de la même manière. Devenu chapelain, Dominique de Gorriateguy demande son admission aux Etats en 1719 ; la demande sera rejetée en 1721. Dominique Etcheverry, sollicita son admission en 1786 pour Iturrizte sans plus de succès. Comme souvent pour les maisons nobles rattachées à une prébende, les Etats estimaient que ces biens étaient sortis de la classe ordinaire des biens nobles pour être passés chez des gens de mainmorte.

*SSLAB-n°100 *JBO

ITHURBIDE (à Bussunarits) « D'argent à trois fasces de sinople » (SVN-LAN)

Maison noble citée en 1350 yturbide
Cette famille est originaire du Baztan ; elle est citée à Oronoz et Garzain au XVII° siècle. De ce lignage est issu Augustin de Ithurbide qui se fit nommer empereur du Mexique en 1822 et qui sera fusillé en 1824.

SALLABERRI (à Bussunarits) « Ecartelé aux 1 et 4 d'or au lion au naturel ; au 2 de gueules aux chaînes de Navarre d'or ; au 3 d'argent à deux vaches de gueules rangées en pal et accompagnées de huit flanchis d'or posés en orle » (SVN)
alias « Parti, au 1 d'or au lion de gueules, coupé de gueules aux chaînes de Navarre d'or ; au 2 d'or à deux vaches de gueules en pal ; à la bordure générale de gueules chargée de huit flanchis d'or » (ABN)

En 1400, Catherine de Sallaberri épouse Jean d'Irumberri, seigneur d'Irumberri à Saint Jean le Vieux.
M. d'Irumberri est reçu aux Etats de Navarre pour Sallaberri en 1787.
Jean d'Irumberri est seigneur de Sallaberri en 1745.

*SSLAB-n°100 *EK- n°43 *SVN

Réunion des villages de Bussunarits et Sarrasquette le 12 mai 1841.

ARMES COMMUNALES DE BUSSUNARITS- SARRASQUETTE « Ecartelé ; au 1 de gueules à la croix pommetée d'argent ; au 2 d'or au chêne arraché de sinople au sanglier de sable brochant sur le fût ; au 3 d'or à l'aigle de gueules au vol abaissé armé et lampassé du même ; au 4 d'azur à quatre coquilles d'argent rangées deux et deux »

BUSTINCE IRIBERRY (BASSE NAVARRE)

- BUZTINTZE IRIBERRI


AGUERRE « D'or à l'arbre de sinople au loup de sable brochant sur le fut » (DN- APB)
Maison noble citée en 1350, salle daguerre (1366), aguerre en 1412.
Cette famille porte les mêmes armes que les Aguerre de Iholdy et ceux d'Armendaritz, ils ont sans doute une même origine.
Jeanne d'Aguerre, dame d'Aguerre, de Lasse, d'Argave et Berroetagibel d'Uhart Cize, de Ganaberro de Jaxu, épouse vers 1580, Jean d'Echauz vicomte de Baïgorry, portant cette seigneurie chez les Echauz.

Les seigneurs d'Aguerre avaient entrée aux états de Navarre. Gracian d'Aguerre est conseiller et chambellan du roi en 1501.

*APB

IRIBERRI (ou Villeneuve) « Ecartelé aux 1 et 4 d'azur au lévrier d'argent ; aux 2 et 3 d'argent à un oiseau de sinople » (LAN)
alias « Ecartelé ; aux 1 et 4 d'azur au lévrier d'argent, celui du 1 contourné ; aux 2 et 3 d'argent au corbeau de sable, celui du 3 contourné » (ABN-RH)
alias « Ecartelé aux 1 et 4 de gueules au lévrier d'argent ; aux 2 et 3 d'or à un oiseau de sable » (DN)

Maison noble citée en 1120 arnaut sanz de sirsa et de villanova, 1366 la salle
En 1294, Pedro Aybar d'Iriberri était commandant du château de Leguin en Navarre. En 1599, Jean de Socarro, de la maison noble de Saint Jean le Vieux, est seigneur de Villenueva. En 1670 Antoine d'Elizetxe est seigneur d'Iriberri.
Cette maison avait droit d'entrée aux Etats de Navarre. J.F. de Gout, chevalier de Lassaigne, seigneur adventice de cette Salle, fut admis et reçu en 1740.

*SSLAB-n°100 *RH *JBO


ETCHEBARNE « De sinople à la tour d'argent et issant des créneaux, un guerrier armé d'une épée le tout du même » (DOH)
alias « D'or (ou d'argent) au chêne de sinople un sanglier de sable brochant sur le fût, accosté de deux fleurs de lys d'azur ( ?) » (SVN)

Maison noble citée en 1366 echevarne, en 1412 etchevarren
Cette maison s'est alliée à celle des Sallaberry de Bussunarits.

*JBO *SVN